CINETOM

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26 novembre 2008

DECES DU PRODUCTEUR CHRISTIAN FECHNER

Décès du Producteur  Christian Fechner

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A 64 ans,ce grand producteur laisse derrière lui un grand nombre d'oeuvres de cinéma populaire de qualité. Certains l'auront même décrit comme un "grand producteur, d'une discrétion égale à son flair redoutable."

Né le 26 juillet 1944 à Agen (Lot-et-Garonne), ce fils d'un aristocrate autrichien en fuite après l'Anschluss avait débuté comme producteur du chanteur Antoine et des humoristes "Les Problèmes" devenus Les Charlots.

Producteur de cinéma aux doigts d'or, on lui doit des comédies populaires telles que "L'aile ou la cuisse" ou "Les Bronzés 3" : Christian Fechner, l'homme dont les films ont cumulé "500 millions d'entrées dans le monde", est mort d'un cancer, à l'âge de 64 ans.

"L'important, c'est de fabriquer des films avec le maximum de sincérité. Il n'y a pas de recette. S'il y en avait, on serait formidablement riches !", disait le producteur, mort dans la nuit de mardi à mercredi.

"Même si finalement j'ai produit plus de films populaires que de films d'auteur, j'assume tous les choix que j'ai faits", ajoutait-il.

Il était devenu producteur de cinéma par hasard, pour concrétiser l'envie de tourner des Charlots, produisant "Les fous du stade" et "Les Bidasses en folie", où il fait une apparition.

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Nombre de ses productions ont été de grands succès populaires : "Papy fait de la résistance" (1983) de Jean-Marie Poiré, "Marche à l'ombre" (1984) de Michel Blanc ou plus récemment "Chouchou" de Merzak Allouache (2003) et surtout "Les Bronzés 3" (2006) de Patrice Leconte et ses 10,3 millions de spectateurs.

Grâce à ces succcès au box-office, Christian Fechner avait lancé ou conforté de nombreuses carrières, celle de Claude Zidi en particulier, de Patrice Leconte ("La fille sur le pont"), ou des acteurs Pierre Richard ("La moutarde me monte au nez", "La course à l'échalote"), Louis de Funès ("L'aile ou la cuisse") et Jean-Paul Belmondo ("L'animal).

Il s’est lancé également dans des projets plus risqués et dramatiques, comme "CAMILLE CLAUDEL" de Bruno Nuytten (1988)  . Sa dernière production était "L’AUBERGE ROUGE" avec Christian Clavier et Josiane Balasko.Il a aussi produit " "LES AMANTS DU PONT NEUF" de Leos Carax (1991), qui fut un retentissant échec commercial, prenant à défaut son flair légendaire.

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Le président du Festival de Cannes, Gilles Jacob, a salué "l'un des grands producteurs de l'après-guerre, un prestidigitateur de grand talent, qui avait constitué l'une des plus belles collections d'affiches du cinéma français".

"C'était un homme pudique, très discret et bienveillant" a-t-il dit à l'AFP.

"Il a fait tourner les plus grands du rire, comme De Funès et Belmondo, et ensuite Clavier et tant d'autres", a rappelé le réalisateur Jean-Pierre Mocky.

La devise de ce producteur "aux 150 millions d'entrées en France, 500 millions dans le monde" selon les chiffres fournis par sa société, était de "faire des films plus jolis que la vie".

Au fil d'une carrière à rebondissements, il avait été PDG de Gaumont Studio et directeur de la chaîne musicale TV6 lancée en 1986, avant de vendre sa société la même année, celle de son cent millionième spectateur.

En 1993 il avait pris le risque de passer derrière la caméra en tournant un film de cape et d'épée à gros budget, "Justinien trouvé ou le Bâtard de Dieu", adapté d'un livre de Michel Folco.

Magicien à ses heures, Christian Fechner avait été sacré deux fois champion du monde en 1979 au Congrès mondial de la magie, créé des illusions pour Siegfried and Roy et David Copperfield, et rédigé des ouvrages sur l'histoire de la prestidigitation.

Le président de la République Nicolas Sarkozy a dit avoir appris "avec beaucoup de tristesse" son décès, saluant un "grand producteur, d'une discrétion égale à son flair redoutable".

"Grand entrepreneur de cinéma, il aura produit les plus grands films pour le plus grand public, accompagnant des comédiens qui font partie de notre histoire commune, de Louis de Funès et Pierre Richard jusqu'à l'équipe du Splendid", a souligné le chef de l'Etat dans un communiqué transmis par l'Elysée. "Nombreux sont ceux qui peuvent citer, avec un peu de nostalgie sans doute, les grands succès populaires de notre cinéma qui étaient aussi très souvent les siens. Christian Fechner était aussi le producteur d'un cinéma d'auteur exigeant, celui de Patrice Leconte, Leos Carax, Jean Becker", a-t-il rappelé présentant ses condoléances "à sa famille, et à la famille du cinéma français". AP

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25 novembre 2008

UNE HIRONDELLE A FAIT LE PRINTEMPS de Christian Carion

Une Hirondelle

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Coup de Coeur *****

de Christian Carion                           2001

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Adrien
Michel SERRAULT
Sandrine                                                      
Mathilde SEIGNER
Jean
Jean-Paul ROUSSILLON
Gérard
Frédéric PIERROT
Stéphane
Marc BERMAN
La mère de Sandrine
Françoise BETTE
Le receleur Paul CRAUCHET

Réalisateur                                Christian CARION 
Scénariste                                 Eric ASSOUS - Christian CARION

D'après le roman de                   

Adaptation et dialogues               

Directeur de la photo                  Antoine HEBERLE
Décors                                     
Compositeur                             Christophe ROUSSIGNON 

Producteur                               Nord-Ouest Productions -Studio Canal
Producteur délégué                    Artémis Prod. - Rhône-Alpes Cinéma

Distributeur                                Mars Films

Date de sortie : /Date de sortie : 05 Septembre 2001

Durée et synopsis :
105mn  - France -Comédie 
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A trente ans, Sandrine en a assez de Paris. Décidée à devenir agricultrice, son rêve depuis toujours, elle achète une ferme dans le Vercors. Mais la cohabitation avec l'ex-propriétaire, Adrien, resté sur les lieux, n'est pas de tout repos. Il n'a guère envie de transmettre son savoir, surtout à une Parisienne. Seule, Sandrine va s'occuper des chèvres, veiller à l'aménagement de l'ancienne étable en gîte de montagne, utiliser un site Internet pour vendre ses produits et faire «dans l'hôtellerie».

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Avis/ Ces 24 derniers mois, de nombreux acteurs ont disparu et j'avoue avoir été très peiné par la disparition de cet immense acteur qui a innondé le cinéma français plus d'une cinquantaine d'année, même si certains considèrent que le public a commencé par mettre un nom à ce visage si familier depuis "Les diaboliques" de Clouzot, en passant par les nombreux films qu'il a fait pendant les années 60 aux côtés de son partenaire prévilégié avec lequel, il créera un un véritable tandem, dans un premier temps du côté du Music-Hall, Jean Poiret, puis avec Bernard Blier, Francis Blanche, Darry Cowl, Jean Lefebvre...Pierre Tchernia, son complice de toujours lui donnera son premier grand rôle au début des années 70 avec "Le viager" puis "Les Gaspards", "La gueule de l'autre",  mais aussi pour la télévision "Le passe-muraille " de Marcel Aymé....

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Ce film représente toutes les qualités requises pour en faire un très grand film. Personnellement, il me semble que ce film est l'un des plus émouvants dans la carrière de Michel Serrault dans les années 2000. Souvent, comme Sandrine (Mathilde Seigner) l'envie de tout quitter et partir se resourcer près des montagnes, là ou le ciel est souvent bleu, près d'un paysage ou le calme règne...

Christian Carion réalisait là son premier long métrage, inspiré d’une histoire vécue dans le Vercors. Fils de paysan, il voulait donner plus de « réalisme » à son film ; pour cela, Mathilde Seigner dut suivre un stage d’agriculture dans le Vercors afin d’apprendre à traire les chèvres, à mettre bas, à conduire un tracteur ou à saigner un cochon… Le film fut tourné en deux parties, la première en été, la seconde en hiver avec Antoine Héberlé, un des deux directeurs de la photographie de SOUS LE SABLE (François Ozon, 2001).
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24 novembre 2008

FESTIVAL DE CANNES 1956

   

FESTIVAL DE CANNES 1956

9ème Festival Internation du Film de Cannes

Président Maurice Lehmann

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ARLETTY, Maurice LEHMANN, Louise de VILMORIN

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Ginger Rogers et Susan Hayward (élue meilleure actrice)

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Le Jury : Henri-Georges Clouzot - Arletty - Christian-Jaque - Martine Carol...

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Ginger Rogers et Kim Novak

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Françoise Fabian et le Commandant Cousteau

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Brigitte Bardot au Festival de Cannes 1956 -François Mitterand

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François et Danielle Mitterrand

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BB et Kim Novak

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Edwige Feuillère -BB -Daniel Gélin....

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Le festival de Cannes 1956 ouvrit ses portes avec le film de Jean Delannoy : MARIE ANTOINETTE, en présence du garde des sceaux,François Mitterrand, qui venait d'assister au mariage de Grace Kelly avec le prince Rainier de Monaco. La vedette de l'HOMME AU BRAS D'OR et de PICNIC, Kim Novak, obtint un énorme triomphe.
Après la projection de NUIT ET BROUILLARD d'Alain Resnais, M. Globke, sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères et ancien conseiller de Joseph Goebbels, ordonna le rappel des délégués allemands.
Gérard Philipe qui tournait à Nice TILL L'ESPIÈGLE présenta aux journalistes LA MEILLEURE PART d'Yves Allégret. Parmi les films en compétition, notons : LA MÈRE de Mark Donskoï; L'HOMME QUI EN SAVAIT TROP, d'Alfred Hitchcock; UN PETIT CARROUSEL DE FETE, de Zoltan Fabri; LE TOIT, de Vittorio De Sica.


JURY
Président : Maurice Lehmann (France)

JURY
Pour les longs métrages
ARLETTY (France), Maria ROMERO (Chili), Louise de VILMORIN (France), Jacques-Pierre FROGERAIS (France), Henri JEANSON (France), Domenico MECCOLI (Italie), Otto PREMINGER (Etats-Unis), James QUINN (Grande-Bretagne), Roger REGENT (France), Serge VASSILIEV (U.R.S.S.).

Pour les courts métrages
Francis BOLEN (Belgique), A.M. BROUSIL (Tchécoslovaquie), Henri FABIANI (France), Paul GRIMAULT (France), Jean PERDRIX (France).

En Compétition

  • AFACEREA PROTAR - Haralambie BOROS
  • CHABAB EMRAA - Salah ABOU SEIF
  • CIEN - Jerzy KAWALEROVICZ
  • DALIBOR - Vaclav KRSKA
  • EL ULTIMO PERRO - Lucas DEMARE
  • LES AMOUREUX -GLI INNAMORATI - Mauro BOLOGNINI
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  • les_amoureux
  • HANKA - Slavko VORKAPIC
  • UNE FEMME EN ENFER -I'LL CRY TOMORROW - Daniel MANN
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  • IKIMONO NO KIROKU (Si les oiseaux savaient) - Akira KUROSAWA
  • IL FERROVIERE - Pietro GERMI
  • LE TOIT -IL TETTO  - Vittorio DE SICA
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  • KORHINTA - Zoltan FABRI
  • LA ESCONDIDA - Roberto JAVALDON
  • LE MONDE DU SILENCE - Jacques-Yves COUSTEAU
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  • LE MYSTERE PICASSO - Henri Georges CLOUZOT
  • MABOROSHI NO UMA - Koji SHIMA
  • MARIE ANTOINETTE - Jean DELANNOY
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  • MATI - Marc DONSKOI
  • MEEUWEN STERVEN IN DE HAVEN - Rik KUYPERS, Ivo MICHIELS, Rolan VERHAVERT
  • MOZART - Karl HARTL
  • OTHELLO - Serge YOUTKEVITCH
  • PATHER PANTCHALI - Satyajit RAY
  • PEDAGOGUITCHESKAIA POEMA - A. MASIIOUKOV, M. MAIEVSKAIA
  • SEIDO NO KIRISUTO - Minoru SHIBUYA
  • SEVEN YEARS IN TIBET - Hans NIETER
  • SHEVGYACHYA SHENGA - Shantaram ATHAVALE
  • SOB O CEU DA BAHIA - Ernesto REMANI
  • Sourires d’une nuit d’été- Ingmar BERGMAN
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  • TALPA - Alfredo B. CREVENNA
  • TARDE DE TOROS - Ladislao VAJDA
  • PLUS DURE SERA LA CHUTE - Mark ROBSON
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  • THE MAN IN THE GRAY FLANNEL SUIT - Nunnaly JOHNSON
  • L'HOMME QUI EN SAVAIT TROP- Alfred HITCHCOCK
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  • THE MAN WHO NEVER WAS - Ronald NEAME
  • TO KORISTI ME TA MAVRA - Mikhali CACOYANNIS
  • TOTCHKA PARVA OT DNEVNIA RED - Boian DANOWSKI
  • TOUBIB EL AFFIA - Henry JACQUES
  • WALK INTO PARADISE - Lee ROBINSON
  • YIELD TO THE NIGHT - J. LEE THOMPSON
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  • PALMARÈS
    Long métrages :
  • Palme d'or du festival:
    LE MONDE DU SILENCE
    de Jacques-Yves Cousteau 
    Prix du Festival international du film

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    Prix spécial du jury :
    LE MYSTERE PICASSO, de
    Henri-Georges Clouzot (France)
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    Prix international de la meilleure interprétation :
    SUSAN HAYWARD, pour Une femme en enfer, de Daniel Mann (États-Unis) 

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    Prix international de la meilleure réalisation :
    SERGE YOURKEVITCH, pour Othello (URSS)
    Prix de l'humour poétique :
    SOURIRES D'UNE NUIT D'ETE (Sommarnattens Leende), d'
    Ingmar Bergman (Suède)

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          Prix du document humain :
          
    PATHER PANCHALI, de Satyajit Ray (Inde
    )

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  • Palmarès - Courts métrages

  • Palme d'or du Festival International du Film - court métrage :
    Le Ballon rouge, d'
    Albert Lamorisse 

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    Prix du documentaire - court métrage (ex-æquo) :
    André Modeste Gretry, de
    Lucien Deroisy 
    Prix du documentaire - court métrage (ex-æquo) :
    La Course des « Tours » (La Corsa delle Rocche), de
    Gian Luigi Polidoro
    Prix du film de fiction - court métrage :
    Le Petit âne de Magdana (Lordja Magdany) de
     
    Tenguiz Abouladze et R. Tchkheidze
    Mention spéciale - court métrage :
    Les Marionnettes de Jirí Trnka (Lotky Jiriho Trnky), de
    Bruno Sefranek 
    Mention au film de recherche - court métrage (ex-æquo) :
    Tant qu'il y aura des bêtes, de
    Braissai
    Mention au film de recherche - court métrage (ex-æquo) :
    Ensemble (Together), de Lorenza Mazzetti
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    23 novembre 2008

    JEAN MARAIS, Dix ans déjà !

    JEAN MARAIS     1919  - 1998     

    Acteur  français

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    "Sa beauté, sa noblesse, sa fougue, son humanité sont imbattables." Jean Cocteau

    De Jean Marais, le redoutable Charles Spaak a dit que c'était un "très mauvais acteur de théâtre et de cinéma". Quelle surprenante erreur de jugement ! Certes, au début de sa carrière, Jean Marais a connu quelques difficultés pour maîtriser une voix aux inflections enfantines fort déroutante puisqu'elle sortait d'une poitriner d'athlète. Cette voix était l'impression d'une pureté juvénile qui devait faire merveille dans certains rôles de jeune premier. C'est à trente ans, après avoir "trainé" pendant dix ans dans les studios et sur les scènes que Jean Marais rencontra brusquement la célèbrité avec "L'eternel retour" qui fit de lui avec son rpole wagnérien de Tristan une authentique vedette.

    Jean Marais n'avait jamais caché la gratitude qu'il doit à Jean Cocteau de qui il fut l'interprète préféré et qui lui assura une solide notoriété. Dans "La belle et la bête", "L'aigle à deux têtes", "Les parents terribles", "Orphée", pour ne citer que les principaux films du poète, furent mises en évidence les qualités marquantes du comédien : beauté du visage, clarté du regard, prestance un peu hautaine, sans oublier une sensibilité voilée d'ironie. Devenu une idole, Jean Marais fut amené à jouer un peu tout, avec des hauts et des bas. Il acquit une nouvelle popularité avec les films de cape et d'épée "Le bossu", "Le capitan", "Le capitaine Fracasse", "Le masque de fer", ou il se dépensait sans compter, accomplissant le plus souvent lui-même les prouesses des cascades. Jean Marais est maintenant un solitaire paradoxalement sociable et affectueux. Charles Ford

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    C'est la rencontre avec Jean Cocteau qui devient son pygmalion, son amant, son mentor et lui ouvre les portes de sa destinée. Jean Marais fut le prince charmant du cinéma français. Apollon au regard clair, voix rauque et juvénile, d'une simplicité naturelle, il aborde divers registres,  de la transposition d'un Tristan moderne dans "L'eternel retour"  au masque du fauve tendre et cruel dans "La belle et la bête".  On peut citer aussi "L'aigle à deux têtes"  , sa partenaire  et amie Edwige Feuillère nous quitta quelques jours à peine, après le décès de Jeannot (Jean Marais).

    Il est le poète amoureux de la mort qui traverse les miroirs, dans "Orphée". Il entame dans la seconde partie de sa carrière cinématographique, les films de cape et d'épée, on se souviendra particulièrement "Le bossu", "Le capitan", mais aussi "Le miracle des loups" avec la complicité du cinéaste André Hunebelle, avec qui, il tournera aussi la série des "Fantomas" aux côtés de Louis de Funèsigle à deux têtes", il aura su nous émouvoir avec son insouciance joyeuse.

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    Jean Marais de son vrai nom Jean Alfred Villain-Marais est né le 11 décembre 1913 (à 13 heures) à Cherbourg. Il décède le 8 novembre 1998 à Cannes. Quand ses parents se séparent, Jean a quatre ans, il part avec sa mère et son frère Henri habiter Le Vésinet, dans la banlieue parisienne. Il est renvoyé successivement de plusieurs lycées, pour " turbulence et distraction". Dès son enfance, il sait ce qu'il veut faire dans la vie : dessiner et jouer la comédie. Dès 1932, il est appelé à effectuer son service militaire à Versailles. Après son service militaire, il fit divers petits métiers : retoucheur de photographie, cady de Golf. Il se présente chez Marcel l'Herbier, pour essayer d'obtenir un rôle au cinéma. Marcel l'Herbier l'aide en lui achetant un de ses tableaux à l'exposition des Indépendants, et lui fait faire un essai (avec Ève Francis) pour "ÉTIENNE" (1933) de Jean Tarride, d'après Jacques Deval. L'essai est un échec, mais Jean Marais y fait cependant de la figuration. Il se présente au Conservatoire, mais est refusé au concours d'entrée. Il décide donc de suivre les cours de Charles Dullin, en faisant de la figuration dans son théâtre, (un petit rôle dans "Jules César") et ainsi payer ses cours et par la même occasion, il découvre  les grands classiques. Marcel l'Herbier lui procure également des petits rôles dans ses films "L'ÉPERVIER" en 1933, "LE SCANDALE" (1934) et "L'AVENTURIER" (1934).

    Sa grande chance c'est, en 1937, de faire la connaissance de Jean Cocteau. Il gagne (mal) sa vie chez Dullin, où il fait surtout les hallebardiers (jusqu'à quatre dans la même soirée). Une amie lui fait faire un essai pour " Œdipe-Roi ", de Cocteau, au théâtre. Essai concluant, même si c'est finalement Michel Vitold qui joue le rôle principal. Jean Marais sera le chœur, et Malcolm dans " Macbeth ", monté simultanément. Puis Cocteau lui propose de créer " Les chevaliers de la table ronde " à la place de Jean-Pierre Aumont, retenu par un film. C'est le succès.

    Cocteau donna naissance à la pièce " Les parents terribles ", ce fut un énorme succès au point que cela se jouait à guichets fermés. L'hôtel de Ville consacra sa séance du 20 décembre 1938 à la mise en accusation de la pièce au nom de la morale publique. Les censeurs parlaient d'inceste entre la mère et le fils.  Une première tentative de " cinématographier " cette pièce échoue en 1939, puis c'est la mobilisation. Jean Marais découvre son futur chien Moulouk dans la forêt de Compiègne en 1940, ce fut le "coup de foudre". A sa démobilisation Marais rejoignit Cocteau à Perpignan

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    Les vrais débuts de Jean Marais au cinéma, dans un grand rôle, seront pour 1941 "LE PAVILLON BRULE", de Jacques de Baroncelli,ce ne fut pas un grand succès en dépit d'une distribution impréssionnante :Jean Marchat, Bernard Blier, Pierre Renoir, Marcel Herrand,Michèle Alfa et Elina Labourdette après l'échec de plusieurs projets importants, dont certains avec Marcel Camé, avec qui Jean Marais ne tournera finalement jamais.Jean Marais poursuit au cinéma avec "Le lit à colonnes" (1942) de Roland Tual, d'après le roman de Louise de Vilmorin aux côtés de Michèle Alfa, Fernand Ledoux, Odette Joyeux et Pierre Larquey. A cette même période, Charles Dullin proposa à Marais de tenir le rôle de Cléante dans "L'Avare, puis toujours au théâtre dans "Les Amants de Galice".

    Puis il enchaîne avec un nouveau film, "CARMEN" dirigeait par le cinéaste Christian-Jaque avec Viviane Romance.La naissance de cette CARMEN, tournée durant la guerre, connut de nombreux aléas. Les autorités allemandes, furieuses d'apprendre cette co-production avec l'Italie fasciste, bloquèrent l'équipe à Nice en lui refusant les visas pour l'Italie. Ensuite, le tournage du film ne dura pas moins de neuf mois dans les studios romains, où André Paulvé, le producteur, fit venir un peintre espagnol pour rendre les décors authentiques. Des plans d'ensemble furent aussi tournés en Espagne et des extérieurs... dans les Abruzzes ! La première du film eut lieu au "Normandie", à Paris, le 8 août 1944, tandis que les convois militaires allemands quittaient précipitamment la capitale... Marais connaîtra ses premières cascades...

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    La grande consécration au cinéma, Jean Marais la devra encore à Jean Cocteau qui ecrivit le scénario et, pour qui en 1943, Delannoy filmera "L'ÉTERNEL RETOUR" avec Madeleine Sologne.Il s'agissait de l'adaptation moderne de "Tristan et Iseult". Le tournage eu lieu aux Studios de la Victorine. Le film fut un triomphe,et très important dans la carrière de Jean Marais, qui sera, parait-il le premier Fan-Club en France avec son pull-over jacquard et sa coupe de cheveu. Il s'agit  sûrement du plus beau film de Jean Delannoy,  très poétique, sans oublier la partition musicale de Georges Auric.

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    Peu après "L'eternel retour", Marais fut dirigé à nouveau par Christian-Jaque dans "VOYAGE SANS ESPOIR", d'après le roman de Pierre Marc Orlan, aux côtés de Simone Renant, Louis Salou et Lucien Coedel. Après un an de préparatifs, Jean Cocteau tourna "LA BELLE ET LA BETE" , l'oeuvre de Madame Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Le début du tournage fut reporté en août 1945, le film vit le jour à Paris le 29 octobre 1946 et sera considéré comme un film mythique. Outre l'interprétation exceptionnelle de Jean Marais dans un triple rôle, celui d'Avenant, de la Bête et du prince charmant, il y eut aussi Josette Day (la Belle), Marcel André, Mila Parély et Michel Auclair. Ce film renforca la popularité de Jean Marais.

    Le film fut présenté au Festival de Cannes 1946 et fit partie de la selection française. Il obtint le Prix Louis Delluc.Dans son livre "Histoires de ma vie", Jean Marais déclare : "Le maquillage durait cinq heures. Trois pour le visage, une pour chaque main. Il était fait comme une perruque, chaque poil monté sur tulle, en trois parties que l'on collait. Certaines de mes dents étaient recouvertes de vernis noir afin de paraître pointues; les canines étaient pourvus de crocs tenus par des crochets d'or. C'est Pontet, un grand perruquier qui confectionna le masque. Je lui donnai pour exemple le pelage de mon chien Moulouk. Remarquez, lui dis-je, combien la nature diversifie les coloris du poil. Pontet comprit parfaitement. Il fit un travail extraordinaire, et mon masque prit une tournure tragiquement réelle. Le parc et le château de Raray, près de Senlis, servirent de décors naturels pour le château de la Bête

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    Jean Marais -Jean Cocteau "Pendant le tournage"

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    Il enchaîne dans le rôle du marquis de Montauran dans "LES CHOUANS" (1946) d'Henri Calef, d'après Balzac. Puis ce fut, "RUY BLAS" (1947) de Pierre Billon, d'après Victor Hugo dan ce film, Danielle Darrieux  lui donne la réplique. Dans " Histoires de ma vie " (Éditions Ramsay), Jean Marais raconta quelques-unes des périlleuses cascades qu'il tint à effectuer luimême durant le tournage : traverser un vitrail suspendu à un lustre, monter à cheval sans étriers et, surtout, descendre à la nage un torrent. Le pompier engagé pour lui servir de doublure pendant les répétitions refusa de plonger dans les eaux furieuses et il fut alors décidé de tourner avec Marais. Celui-ci, roulé par les flots, se retrouva coincé dans un trou de rocher, pieds en l'air, tête en bas. Évidemment, la caméra l'avait perdu et l'acteur dut faire appel à ses réserves d'énergie pour sortir du piège liquide agrippé à une corde lancée par des techniciens. Et il fallut recommencer la scène trois fois !....

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    Jean Marais tourne deux films successifs avec Jean Cocteau : "L'AIGLE A DEUX TETES" qui avait été un gros succès théâtral, Jean Cocteau poursuivait la mise en film de sa pièce. Pour restituer la splendeur baroque des châteaux autrichiens ou bavarois, il demanda au décorateur Christian Bérard d'assumer la direction artistique de l'œuvre. Lui, Cocteau, voulait "se promener, invisible, sur la scène, et saisir les innombrables aspects, nuances, violences et regards qui échappent au spectateur, incapable de les suivre en détail, d'un fauteuil d'orchestre". Cocteau soulignait que sa pièce n'est pas de l'histoire, toutefois le personnage créé par Edwige Feuillère s'inspire largement de l'impératrice Elisabeth, souveraine presque mythique, comme l'affectionnait l'auteur de L'AIGLE A DEUX TETES. A signaler dans un tout petit rôle, tourné par amitié, la présence extraordinaire de la grande artiste que fut Yvonne de Bray. Produit par Alexandre Mnouchkine "L'aigle à deux têtes" avait la même distribution qu'au théâtre.

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    Puis "LES PARENTS TERRIBLES" en 1948, Jean Marais déclara que le film qui l'a comblé fut celui-ci.Il retrouva trois ans plus tard,sa partenaire de "La belle et la bête, Josette Day. Écrite par Jean Cocteau en 1938 pour son protégé Jean Marais, la pièce s'intitula primitivement - dans l'esprit de son auteur - "La Roulotte" puis "La Maison des Portes". C'est Roger Capgras, alors directeur du Théâtre des Ambassadeurs qui suggéra a Cocteau d'appeler cette œuvre "Les Parents terribles". La pièce fut créée le 14 novembre 1938 aux Ambassadeurs : elle fit scandale et fut un triomphe. Jean Marais s'est souvenu dans ses mémoires de cette époque : "Il (Cocteau) écrivit huit jours et huit nuits de suite, sans rature, presque sans repos. Et la pièce fut terminée". Le directeur de la photo Michel Kelber a fait, sous les directives de Cocteau, un travail admirable. "Il m'a donné le trou de serrure par lequel j'observe la famille des portes qui claquent. Mais ce trou de serrure est celui où l'enfance colle son œil et déforme le monde à son usage." (J. Cocteau). Les autres interprètes de ce film sont Marcel Vallée,Gabrielle Dorziat et Yvonne De Bray.

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    Suivront deux films sous la direction de Jean Delannoy, "AUX YEUX DU SOUVENIR" (1948) avec Michèle Morgan et "LE SECRET DE MAYERLING" (1949) avec Dominique Blanchar (fille de Pierre Blanchar) et Jean Debucourt. Le cinéaste défendait la thèse de l'assassinat de Rodolphe et Marie Vetsera.

    "Aux yeux du souvenir" fut sélectionné au Festival de Venise 1949 et obtint la " Victoire " du meilleur film français de 1948 et connut un franc succès. " Nous sommes partis du fait divers réel : l'incident de vol survenu en 1947 sur la ligne atlantique entre les Açores et Dakar, au cours duquel le commandant de bord Lechevalier et son équipage ont sauvé leur avion en perdition. (..) Les faits réels étaient vraiment extraordinaires. Par exemple, le D.C. 6 transportait peu de passagers mais un fret énorme : des traités de paix destinés à toutes les ambassades d'Europe... Lechevalier aurait pu larguer tout cela pour s'alléger avant l'atterrissage en catastrophe à Dakar. Il a préféré vider les réservoirs. (..) Lechevalier a été fait officier de la Légion d'Honneur et le mécanicien chevalier. " (" Jean Delannoy ", Éd Dujarric, 1985).

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    "Moulouk" le chien de Jean Marais s'en alla le 28 octobre 1949. En 1950, c'est "ORPHÉE", sans doute le chef d'œuvre de Cocteau. La pièce d'origine est cette fois complètement remaniée en fonction des exigences de l'écran. Le film parvient à  captiver le spectateur tout en étant bâti sur cetet complexe dissertation métaphysique. On subit un véritable enchantement, au sens propre du terme, un enchantement qui aurait fait les beaux temps du cinéma muet à la Méliès.Tout au long de sa vie, les thèmes de la légende d'Orphée hantèrent l'œuvre de Cocteau. Sous forme d'une pièce d'abord écrite en 1925, bien plus tard dans "LE TESTAMENT D'ORPHÉE", enfin et surtout avec ce film primé à la Biennale de Venise ("Prix de la Critique Internationale") où, à côté d'idées chères à l'écrivain, notamment celle que le poète doit mourir plusieurs fois pour naître, on assiste au rajeunissement inspiré de la fable antique. L'ange Heurtebise est ici devenu chauffeur mais les miroirs entretiennent toujours l'idée de la mort qui se rapproche puisque, en eux on se voit vieillir. Les références au SANG DU POÈTE sont nombreuses. Comme l'a dit l'auteur : "C'est toute ma vie que j'ai mise là-dedans."

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    François Périer

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    Il retrouve sa partenaire Michèle Morgan avec qui, il forme le couple idéal du cinéma français dans "LE CHATEAU DE VERRE" (1950) de René Clément. Le film fut très bien accueilli par la critique, Le château de verre" dérouta le public : "Clément construisit son dénouement en insérant un fragment de futur dans le présent - Michèle Morgan fait avancer la montre de Jean Marais - A ce moment, l'auteur désamorce tout suspense, intercale l'épisode de l'accident d'avion dans lequel elle trouvera la mort et qui, chronologiquement et logiquement, prend sa place à la fin du film. La légende veut que la paresse du public et la veulerie des producteurs aient contraint Clément à modifier son film. L'accident fut d'abord présenté une seconde fois à la fin, puis on supprima tout bonnement la première apparition. " (Gilles Jacob, " Le Cinéma moderne ", éditions Serdoc).

    Dans "Les lettres françaises", Georges Sadoul écrivit ("Les Miracles n'ont lieu qu'une fois" (1951) est le contraire d'un film noir. Le destin  qui sépare les amants, loin de toute métaphysique, est bien concret : d'une réalité tragique, la guerre...Dès lors, la tragédie de ce couple nous touche profondément". Le film ne fut pourtant qu'un demi-succès. Les extérieurs du film furent tournés à Florence, Rome et San Gimignano, dans la Province de la Sienne.

    Quelques mois plus tard, Jean Marais rejoignit Yves Allégret qui réalisa "NEZ DE CUIR", d'après le roman de Jean de la Varende, avec Françoise Christophe et Jean Debucourt dans les principaux rôles. Jean Marais fait une apparition dans le comédie de Gilles Grangier "L'amour madame". Puis se joint au mythique cinéaste allemand Georg W. Pabst qui l'a sollicité  pour le tournage de "La maison du silence" en 1952 aux côtés de Daniel Gélin et Franck Villard dans un film à sketches. Ce film n'aura pas le même impact que ses précèdentes oeuvres...

    Après 1950, Jean Marais va donner au public l'image d'un jeune premier sportif, sachant manier l'épée et monter à cheval. Il est volontiers cascadeur, et a la réputation de ne jamais se faire doubler pour les scènes dangereuses

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    Marais enchaîne avec "Les Amants de minuit" (1952) de Roger Richebé avec Dany Robin, puis avec Henri Decoin, ce fut "DORTOIR DES GRANDES" (1953), il donna la réplique à Françoise Arnoul, Denise Grey, Jeanne Moreau et Louis De Funès (son partenaire avec qui, il tournera une décennie plus tard, le début de la série "Fantomas".Drame policier, réalisé avec un sens parfait du rythme, "DORTOIR DES GRANDES" est le vingt-sixième film d’Henri Decoin et l’une des nombreuses adaptations à l’écran d’un roman du Belge Stanislas-André Steeman. Jean Marais retrouve Jeanne Moreau dans "JULIETTA" (1953) de Marc Allégret, d'après le roman de Louise de Vilmorin, Dany Robin fait-elle aussi partie de la distribution. Marais refusa de tourner le film tel que celui-ci était présenté, trouvant que toute la partie humoristique du film avait été retiré, purement et simplement, ce qui décida le cinéaste Allégret à revoir la totalité du scénario avec un débutant nommé Roger Vadim. 

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    Jean Marais et Denise Grey

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    Louis de Funès

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    On le voit aussi dans "LE GUERISSEUR" (1954) d'Yves Ciampi, consacré à la médecine empirique et aux thaumaturges, présente le docteur Laurent comme l'antithèse exacte du chirurgien. Aux côtés de Jean Marais, Danielle Delorme, Maurice Ronet et Pierre Mondy. Il apparait également dans le rôle de Louis XV dans "SI VERSAILLES M'ETAIT CONTE" (1953) de Sacha Guitry, avec une pléiade de vedettes, il aura le privilége de particper à deux autres films du maître Guitry : "NAPOLEON" (1954) et "SI PARIS NOUS ETAIT CONTE" (1955) dans le rôle de François 1er. 

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    Il sera Edmond Dantès, l'illustre personnage célèbre de la littérature populaire:  dans "LE COMTE DE MONTE-CRISTO" (1953) est le remake, après beaucoup d'autres adaptations d'Alexandre Dumas du film de Robert Vernay tourné en 1942 avec Pierre-Richard Wilm, le cinéaste récidiva avec Jean Marais dans un film en deux époques, en couleur. Au même moment, il répèta le soir au théâtre de la Rue Pigalle, "La machine infernale" ou il fut interpréte et metteur en scène. Il y eut plus de cent représentations dont Marais interrompu pour cause de tournage dans "FUTURES VEDETTES" (1955) de Marc Allégret avec Brigitte Bardot, Pascale Audret et Mylène Demangeot. La disparition de la comédienne Yvonne de Bray affecta le moral de Jean Marais qui fut anéanti par la terrible nouvelle, au début de l'année 1954.

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    Après un voyage aux Etats-Unis,Jean Marais revint en France, au chevet de Cocteau, après son infarctus du myocarde. L'acteur consacra toute l'année 1955, au cinéma. Tout d'abord "GOUBBIAH"  en Yougoslavie, il incarna un pêcheur d'éponges en quête de l'amour, puis "Toute la ville accuse"  de Claude Boissol (un ecrivain bienfaiteur trouve un sac rempli de billets de banque devant sa porte...), le film fut bien accueillit et l'acteur retrouva à nouveau  Claude Boissol en 1958, pour tourner "Chaque jour a son secret", aux côtés de Danièle Delorme et Françoise Fabian.

    Unique collaboration de Jean Renoir avec Jean Marais, dans "ELENA ET LES HOMMES"(1955) avec Ingrid Bergman, Mel Ferrer, Dora Doll, Pierre Bertin et Magali Noel. Jean Marais déclara avoir conservé  un souvenir mitigé du tournage, ainsi que de son prestigieux metteur en scène.

    Entièrement tournée à Nagasaki avec des techniciens japonais, ce fut la première coproduction franco-japonaise avec "TYPHON SUR NAGASAKI" (1956) mise en scène par Yves Ciampi, et Danielle Darrieux donna la réplique à Jean Marais, il ne s'était pas retrouvé depuis "Ruy Blas". 

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    Documentariste renommé grâce à "FARREBIQUE" (1947) long métrage sur la paysannerie française, Georges Rouquier a réalisé ce film de fiction "S.O.S. NORONHA" (1957). Ce film apporte un beau rôle à Jean Marais.Frédéric Coulibaud, pionnier de l'aéropostale et toujours radio-naviguant sur les lignes d'Air France au moment du tournage, a vécu cette histoire racontée par Pierre Viré dans sa nouvelle, adaptée par Rouquier avec un évident souci de réalisme documentaire. C'est ainsi que la station de Noronha fut reconstituée en Corse par le décorateur Eugène Pierrac d'après les souvenirs et les plans de ceux qui l'avaient édifiée ou connue à l'époque.

    Dans un "AMOUR DE POCHE" (1957), premier long métrage de Pierre Kast est l’adaptation de la nouvelle “Diminishing Draft” écrite dans les années 20 par un pionnier de la littérature américaine de science-fiction, Waldemar Kaempfert, chroniqueur scientifique d’un grand quotidien. Sur un scénario de France Roche.Outre Jean-Pierre Melville, plusieurs cinéastes amis de Kast font une apparition dans le film : Alexandre Astruc, Christian-Jaque, Léo Joannon, Alex Joffé, André Michel et Victor Vicas. Boris Vian y figure aussi, en directeur d’un établissement de bains où Jérôme/Jean Marais espère, en vain, ressusciter Monette/Agnès Laurent.

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    Marais interpréte un héros de la littérature dans "LA TOUR PRENDS GARDE !" (1957) de Georges Lampin, aux côtés de l'actrice Eleonora Rossi-Drago, (disparue récemment), d'après Alexandre Dumas, ce fut un film à gros budget.

    Il participe également au film testamentaire de Sacha Guitry dans "LA VIE A DEUX", son rôle ne fut point, le plus intéressant dans ce film à sketches, il interpréta un séducteur illusionniste qui séduit Lili Palmer.

    Jean Marais accepta le rôle proposé par le genie qu'était Luchino Visconti dans "LES NUITS BLANCHES" (1958), Marcello Mastroianni et Maria Schelle étaient les deux principaux interprètes du film.En dépit de la controverse suscitée par les partis pris esthétiques et narratifs de Visconti, LES NUITS BLANCHES atteignit les buts de ses auteurs. En fonction de son coût relativement modeste (en prenant en considération le fait que le décor de tout un quartier fut construit) et du Lion d'Argent dont il fut gratifié à la 18e Mostra de Venise, le film prouva aux producteurs que Visconti était une valeur sûre. Quant à Mastroianni, il obtint le Ruban d'Argent (l'Oscar italien) du meilleur acteur, de même que Rota, Chiari et Garbuglia reçurent respectivement, celui de la meilleure musique et de la meilleure direction artistique. (Visconti qui le dirigea sur scène dans "Deux sur une balançoire", avec Annie Girardot)

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    Quelques temps avant le tournage du film de Jean Cocteau, "LE TESTAMENT D'ORPHEE" (1960), Jean Marais fit une tentative de suicide, lié à sa séparation avec le danseur George Reich, qui lui même était amoureux d'un autre homme...Cocteau soucieux de la vie désespérée de Jean, lui proposa de  jouer dans son film pour oublier sa mésaventure...Cependant des difficultés financières obligea le premier assistant du film, Claude Pinoteau à trouver l'aide financière auprès de divers artistes qui ont contribués au tournage du film, certains d'entre eux, ont même participé au tournage du film, tels que Nicole Courcel, Maria Casarès, Yul Brynner, François Périer, Daniel Gélin et bien sûr Jean Marais, sans oublier François Truffaut, Alain Resnais, et François Reichenbach. Jean Marais considéra ce film comme l'un des meilleurs films du poète. Il déclara : "C'est sans doute le film de Jean Cocteau que je préfère parce qu'il est unique dans l'histoire du cinéma."

      Cette somme poétique ce testament farci de clés où brille l'étoile de Jean Cocteau fut la dernière réalisation cinématographique de l'auteur qui, trente ans durant, avait joué avec la caméra comme avec un jouet merveilleux. L'interprétation en est étonnante puisqu'aux noms énumérés au générique il faut ajouter ceux, prestigieux à divers titres, de quelques-uns de ses amis : Pablo Picasso, Luis-Miguel Dominguin, Lucia Bose, Serge Lifar, Me Henri Torrès et Charles Aznavour : Alice Sapritch figure une gitane et Madame Weisweiller la dame à l'ombrelle. Enfin Jean Cocteau a trouvé là le rôle de sa vie, lui dont on entendait souvent la voix mais qui n'avait fait que de fugitives apparitions...

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    Abel Gance attendit plus de trente ans pour pouvoir donner un complément à son chef d'oeuvre "Napoléon" du temps du muet pour donner naissance en 1960 d'"AUSTERLITZ" avec une pléiade de vedettes de l'époque, dont Pierre Mondy (Napoléon 1er), Martine Carol, Jean Marais (Carnot), Georges Marchal, Vittorio de Sica, Michel Simon, Orson Welles, Elvire Popesco, Jack Palance, Leslie Caron, Claudia Cardinale et Jean-Louis Trintignant....

    En 1959, Jean Marais interprèta "LE BOSSU" réalisé par André Hunebelle, fut un énorme succès, il fut préparé pour le centenaire du célèbre roman de Paul Féval, restitue la flamme et la droiture généreuse du chevalier de Lagardère auquel Jean Marais confère son charme et la popularité que lui a conquise son intrépidité de "premier cascadeur de France". Sa composition dans la seconde partie demeure légendaire et l'association avec Bourvil se reproduira l'année suivante, avec "LE CAPITAN" (1960), toujours sous la houlette de Hunebelle, aux côtés du tandem Marais-Bourvil, Elsa Martinelli, Pierrette Bruno et Lise Delamare. Marais devait executer une cascade plus périlleuse que dans ses autres films de cape et d'épée, il devait escalader les hautes murailles du château de Val, en prenant appuis sur des poignards qu'il devait glisser dans les interstices des pierres... Marais apprécia la présence de son ami Bourvil, il éprouva une grande peine au décès prématuré de celui qui était devenu son ami au bout de deux films ensemble...

    En 1961, Marais tourna une nouvelle version du "CAPITAINE FRACASSE" réalisé par Pierre Gaspard-Huit, avec Louis De Funès, Géneviève Grad, Gérard Barray, Philippe Noiret et Jean Rochefort,  le film connaîtra un énorme succès populaire.

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    Louis de Funès et Philippe Noiret

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    Puis il joua le rôle du Prince de Clèves dans "LA PRINCESSE DE CLEVES" (1961)Delannoy et Cocteau avaient eu l'idée d'adapter le roman de Madame de La Fayette en 1944 immédiatement après la fin du tournage de L ÉTERNEL RETOUR. Ils avaient alors pensé confier à Jean Marais le rôle de Nemours et à Danielle Darrieux et Alain Cuny ceux des Clèves " Mais la fin de la guerre est arrivée et, avec elle, les jeeps et les films américains. Plus question de " Princesse de Clèves". Dix-sept ans après. à l'époque des blousons noirs, (...) au moment où intervenait la Nouvelle Vague dans un réalisme bien opposé, j'ai pensé qu'il y avait place aussi pour mon film. Je voulais faire une recherche picturale, absolument nécessaire aux sentiments exprimés, à la fois subtils et extraordinairement guindés, chez ces personnages engoncés dans leurs fraises espagnole (" Jean Delannoy ", Editions Dujarric 1985).

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    Jean Cocteau, pendant le tournage du film

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    Après avoir achevé le tournage de "PONCE PILATE"  en Italie en 1961, sous la direction d'Irving Rapper et Gian Paolo Callegari, aux côtés de Jeanne Crain et Basil Rathbone, il retrouva le chemin des ses exploits dans un film de cape et d'épée : "LE MIRACLE DES LOUPS" (1961) dirigé par André Hunebelle. Il y retrouva Jean-Louis Barrault, qu'il connaissait depuis la Comédie Française avec à ses côtés  Charles Dullin. Ce film comportait de nombreuses acrobaties, au point que Jean-Louis Barrault, qui interprétait le rôle de Louis XI, s'étonna un jour de voir Marais passer par une porte, il rétorqua "Mon Dieu ! moi qui t'attendais par la fenêtre !".

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    Cette même année, Marais joua le rôle du général Montholon dans "Napoléon II l'Aiglon" de Claude Boissol avec Bernard Verley dans le rôle de l'Aiglon. Il devait jouer auprès d'Alain Delon dans une nouvelle version de Marco Polo, qui n'eut jamais lieu...En 1962, Jean Marais tourna "LE MASQUE DE FER" réalisé par Henri Decoin avec Sylvia Koscina, Gisèle Pascal et Claudine Auger. Puis il enchaîna aussitôt avec le cinéaste Andre Hunebelle, à nouveau, avec la dixième adaptation des " MYSTERES DE PARIS" du roman d'Eugène Sue, avec une brillante distribution : Pierre Mondy, Dany Robin, Raymond Pellegrin , Georges Chamarat et Noel Roquevert. Le film d'Hunnebelle fut l'un des moins réussi de tous ceux tournés avec Jean Marais.

    Cocteau fatigué, usé et frappé d'un deuxième infarctus du myocarde, pendant que Jean Marais continuait de tourner "L'honorable Stanislas" (1963) de Jean-Charles Dudrumet avec Géneviève Page. Marais accourrut au chevet de son ami Cocteau, Marais savait (par des amis) que le poète avait repris de l'opium et s'était remis à fumer. Il se remis doucement du mal être de son "coeur". Le poète s'installa dans la maison de Jean Marais à Marnes.

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    Jean Cocteau apprend le décès de son amie Edith Piaf, le 10 octobre 1963, lui-même s'éteindra, le lendemain des suites d'un oedème pulmonaire d'origine cardiaque. A l'annonce du décès, Jean Marais se précipita devant la dépouille de son tendre ami, qui était étendu devant la glace de la grande armoire du salon. Marais sanglota...

    André Hunebelle lui proposa d'interpréter "FANTOMAS" (1964), d'après l'oeuvre de Pierre Souvestre et Marcel Allain, aux côtés de Jean Marais, Louis De Funès et Mylène Demangeot. Ce fut Jean Cocteau qui lui demanda d'accepter ce rôle, lui-même adoré la littérature populaire... André Hunebelle venait de signer des films d'espionnage et d'aventures inspirés de Jean Bruce quand, après Louis Feuillade, Edward Sedgwick, Paul Fejos, Jean Sacha et Robert Vernay, il tourna sa version de Fantômas. Ce qui en orienta le ton et celui de ses deux suites: "FANTÔMAS SE DÉCHAINE" (1965) et "FANTÔMAS CONTRE SCOTLAND YARD" (1966), dans un registre proche, auquel concourra l'image de Jean Marais à l'époque vedette de films de ce genre. La présence de Louis de Funès, lequel venait de tourner "Le gendarme de Saint-Tropez "qui allait faire de lui une vedette, fit glisser l'intérêt sur Juve, Fantômas devenant secondaire. Le courant ne passait pas entre les deux grands acteurs...

    Cette même année, Marais tourna un film peu intéressant "Patate" de Robert Thomas, adapté d'une pièce de Marcel Achard, Danielle Darrieux, Pierre Dux, Sylvie Vartan et Noel Roquevert. Il fut aussi le récitant de "THOMAS L'IMPOSTEUR" (1964), film tiré du roman de Jean Cocteau et réalisé par Georges Franju. Et pour clôturer l'année 1964, Christian-Jaque proposa à Marais de venir se joindre à lui pour une aventure en Côte d'Ivoire dans "Le gentleman de Cocody"

    Jean Marais fut Chevalier de la Légion d'honneur et accepta de tourner la suite de "L'honorable Stanislas, agent secret" à nouveau réalisé par Jean-Charles Dudrumet, ce fut "Pleins feux sur Stanislas", tourné en 1965, et Nadja Tiller remplaca Géneviève Page. Un tragique accident survint pendant le tournage du film "Le Saint prend l'affût" de Christian-Jaque, tourné à Epinay avec Jean Yanne, Dario Moreno, Henri Virlojeux. Le cascadeur Gil Delamare se tue sur l'autoroute du Nord,le 31 mai 1965, en faisant plusieurs tonneaux. Marais fut très affecté...et un film endeuillé...

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    JEAN MARAIS (II)

    JEAN MARAIS (2ème Partie)

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    Au théâtre des Célestins à Lyon, il crée son "Cyrano de Bergerac" la célèbre pièce d'Edmond Rostand.Après avoir participé à un hommage consacré à Cocteau "Cocteau l'enchanteur", en 1971, il présenta; à Lyon, "Tartuffe" réalisé par Jean Meyer, aux côtés de Brigitte Fossey. Il délaisse le cinéma au profit du théâtre, et poursuit le temps de quelques représentations "L'ange heurtebise" , un spectacle signé Cocteau-Béjart du ballet du XXème siècle au Cirque royal de Bruxelles. Il enchaîne avec une nouvelle version du "Bossu" au théâtre Montansier. Puis il participe au tournage d'un téléfilm mise en scène par Pierre Bureau "Robert Macaire" (1971).

    En 1972, il accepte d'interpréter "JOSEPH BALSAMO"  médecin diabolique,possédant un étrange pouvoir hypnotique et cela avec une réalisation de son ami André Hunebelle, dans un feuilleton en sept épisodes.

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    Le 15 août 1973, le décès de sa mére frappe à nouveau le moral de l'acteur, il se réfugie en donnant un sens à des différents arts : la poterie, le dessin, la peinture, la sculpture.Il est Don Diegue dans "Le Cid" de Corneille mis en scène par Francis Huster; il donne la réplique à Edwige Feuillère dans "La maison du lac" (1986) pièce américaine d'Ernest Thompson (qui avait été iun énorme succès au cinéma avec Henry Fonda (oscar du meilleur acteur à titre posthume et Katharine Hepburn).En 1988, met en scène et interprète "Bacchus" de Cocteau. Georges Cravenne lui proposa d'être le président de la cérémonie des César du cinéma français en 1980, depuis la salle Pleyel. Après Jean Gabin, Lino ventura, Charles Vanel et Jeanne Moreau, Marais reçoit l'hommage qu'il méritait par toute la profession. L'actrice Michel Morgan, avec il a joué plusieurs fois, lui remet un César d'honneur, pour l'ensemble de sa carrière.

    En 1986, Edwige Feuillère lui remet les insignes d'officier de la Légion d'Honneur dans les salons de l'Elysée. Il faudra attendre une douzaine d'années, avant que Jean Marais retrouve le chemin des tournages,Le cinéma le sollicite à nouveau : il est le dieu des Enfers dans "PARKING" (1985) de Jacques Demy, la jeune génération d'acteurs lui donnent la réplique : Francis Huster,Laurent Mallet et Gérard Klein, il est un vieux clochard solitaire dans "LIEN DE PARENTÉ" (1986) du cinéaste Willy Rameau. Jean Marais hésitant, fini par accepter de participer au tournage du  film de Jerôme Foulon avec deux comédiens appréciés de Marais, Brigitte Fossey et Jacques Dufilho dans "LES ENFANTS DU NAUFRAFEUR (1991). En 1992, il publie "L'inconcevable Cocteau. A la demande de Michèle Morgan, Marais joue dans "Les Monstres sacrés" au Théâtre des Bouffes parisiennes. En 1995, il fit une courte apparition dans la nouvelle version des "MISERABLES DU XXème SIECLE" filmé par  Claude Lelouch. (Annie Girardot obtiendra le César du meilleur second rôle  féminin). En janvier 1996, à l'Elysée, Jacques Chirac lui remet les insignes de commandeur des Arts et Lettres 

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    En 1988, on décèla un cancer de la moelle épinière, les médecins lui donnent cinq à six années à vivre, la vérité lui sera caché  jusqu'à son terme. 1997, il atteint d'une double pleurésie, on lui administre de la cortisone et un traitement en chimiothérapie sans avoir été au courant. Il souffre de plus en plus. Il ecrit à Dabadie une lettre-testamentaire. Jean Marais est mort le 8 novembre 1998 d'un oedème pulmonaire comme Jean Cocteau 35 ans auparavant....Jean Marais fut très déçu du comportement de son soi-disant fils adoptif qui n'a eu qu'un but : l'héritage, Marais souhaitant l'annulation de cette adoption....

    Tombe de Jean Marais à Vallauris

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    L'adieu d'un monstre sacré

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    Jean-Pierre Aumont

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    Jean Desailly et Simone Valère

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    Jean-Claude Brialy

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    Michèle Morgan- Gérard Oury - Dominique Zardi

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    Récompenses :

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    Photo inédite (Tomas) -Marais-Morgan "Les Monstres sacrés" aux Bouffes parisiennes

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    Tom et Jean Marais

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    Autoportrait peint en 1935. Jean Marais a 22 ans.

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    L'homme-enfant

    Jean Marais -1938

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    Le poète

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    Marais-Cocteau

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    Marais-Clouzot-Cocteau

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    Serge Reggiani -Jean Cocteau -Jean Marais

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    Son amie Yvonne de Bray -Line Renaud

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    L'enfant terrible aux côtés de deux monstres sacrés du cinéma français

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    Romy Schneider "Les César"

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    "Son Jeannot" - Edwige Feuillère

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    Bernard Blier

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    Jean Marais-Jean Tissier -Sacha Guitry-Jacques Jouanneau-Louis de Funès

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    Son eternelle Iseult -Madeleine Sologne

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    L'immense acteur qu'était Fernandel

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    Line Renaud - Annie Cordy - Marcel Amont

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    Mai 68 est en route....

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    Jean-Claude Pascal  (j'ai eu la chance de le rencontrer, Rue du beaujolais à Paris, dans un restaurant ("aux canons" ou il avait ses habitudes.  C'est ainsi que j'ai pu voir quelques uns de nos comédiens français Daniel Auteuil avec Yolande Folliot...)

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    Jean Marais, Michèle Morgan et Gérard Oury,  au gala du Lido, à Paris, en décembre 1962

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    En compagnie de Caroline Chérie -Martine Carol

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    Marlene Dietrich, Gérard Philipe, Micheline Presle, Françoise Arnoul. Paris, 1959

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    Revue Joséphine Baker. Paris, Olympia, 1959.

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    Dario Moreno,  Paris - Olympia, décembre 1961

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    Revue Joséphine Baker.

    Renata Tebaldi, Jean Marais, Georges Reich (son petit copain), à l'Olympia. Paris, juin 1959

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    Nicole Croisille, Harold Nicholas, Albert Raisner, Marie Daems et Jean Marais. Paris,

    Club Saint-Hilaire, 1962

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    Georges de Caunes -Gilbert Bécaud et Jean Marais. Paris, Olympia, 1960

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    Jean-Claude Brialy et Jean Marais. Gala de L'Union des Artistes. Paris, 1961

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    Annie Girardot et Jean Marais répétant "Deux sur la balançoire" de William Gibson. Paris, théâtre des Ambassadeurs, décembre 1958

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    Eddie Constantine

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    Jean Renoir -Ingrid Bergman - Mel Ferrer

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    Jean Cocteau,Serge Reggiani et  Jean Marais, dans son appartement du Palais-Royal. Paris, septembre 1941

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    ____________________des magazines aux livres_______________

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    Exposition "L'eternel retour-Jean Marais du 4 novembre 2008 au 3 mai 2009

    Musée Montmartre

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    Jean Marais et l'univers de Fantomas

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    FILMOGRAPHIE

    1933
    ÉTIENNE (Jean Tarride)
    L'ÉPERVIER (Marcel l'Herbier)
    DANS LES RUES (Victor Trivas).
    - 1934
    LE SCANDALE (Marcel l'Herbier)
    L'AVENTURIER (Marcel l'Herbier).
    - 1935
    LE BONHEUR (Marcel l'Herbier).
    - 1936
    LES HOMMES NOUVEAUX (Marcel l'Herbier).
    - 1937
    NUITS DE FEU (Marcel l'Herbier)
    ABUS DE CONFIANCE (Henri Decoin).
    - 1941
    LE PAVILLON BRULE (Jacques de Baroncelli).
    - 1942
    LE LIT A COLONNES (Roland Tual)
    CARMEN (Christian-Jaque).
    - 1943
    L'ÉTERNEL RETOUR (Jean Delannoy)
    VOYAGE SANS ESPOIR Christian-Jaque).
    - 1945
    LA BELLE ET LA BETE (Jean Cocteau) 

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    - 1946
    LES CHOUANS (Henri Calef).
    - 1947
    RUY BLAS (Pierre Billon)
    L'AIGLE A DEUX TETES (Jean Cocteau).
    - 1948
    AUX YEUX DU SOUVENIR (Jean Delannoy)
    LES PARENTS TERRIBLES (Jean Cocteau)
    LE SECRET DE MAYERLING (Jean Delannoy).
    - 1949
    ORPHÉE (Jean Cocteau).
    - 1950
    LE CHATEAU DE VERRE (René Clément)
    LES MIRACLES N'ONT LIEU QU'UNE FOIS (Yves Allégret).
    - 1951
    NEZ DE CUIR (Yves Allégret).
    - 1952
    LA MAISON DU SILENCE (G.W. Pabst)
    L'APPEL DU DESTIN (Georges Lacombe)
    LES AMANTS DE MINUIT (Roger Richebé)
    DORTOIR DES GRANDES (H. Decoin).
    - 1953
    JULIETTA (Marc Allégret)
    LE GUÉRISSEUR (Yves Ciampi)
    SI VERSAILLES M'ÉTAIT CONTÉ (Sacha Guitry)
    LE COMTE DE MONTE CRISTO (Robert Vernay).
    - 1954
    FUTURES VEDETTES (Marc Allégret)
    NAPOLÉON (Sacha Guitry).
    - 1955
    GOUBBIAH (Robert Darène)
    TOUTE LA VILLE ACCUSE (Claude Boissol)
    ÉLÉNA ET LES HOMMES (Jean Renoir)
    SI PARIS NOUS ÉTAIT CONTÉ (Sacha Guitry).
    - 1956
    TYPHON SUR NAGASAKI (Y. Ciampi).
    - 1957
    SOS NORONHA (Georges Rouquier)
    UN AMOUR DE POCHE (Pierre Kast)
    LA VIE A DEUX (Clément Duhour)
    LA TOUR, PRENDS GARDE (G.Lampin).
    - 1958
    CHAQUE JOUR A SON SECRET (Claude Boissol)
    LES NUITS BLANCHES (Luchino Visconti).
    - 1959
    LE BOSSU (André Hunebelle)

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    AUSTERLITZ (Abel Gance).
    - 1960
    LE CAPITAN (André Hunebelle)
    LE TESTAMENT D'ORPHÉE (J.Cocteau).
    - 1961
    LE CAPITAINE FRACASSE (Pierre Gaspard-Huit)
    LA PRINCESSE DE CLÈVES (Jean Delannoy)
    PONCE PILATE (Irving Rapper et G. Callegari)
    LE MIRACLE DES LOUPS (André Hunebelle)
    NAPOLÉON II, L'AIGLON (Claude Boissol)
    LENLÈVEMENT DES SABINES (Richard Pottier).
    - 1962
    LE MASQUE DE FER (Henri Decoin)
    LES MYSTÈRES DE PARIS (André Hunebelle).
    - 1963
    L'HONORABLE STANISLAS, AGENT SECRET (J.-Ch. Dudrumet).
    - 1964
    PATATE (Robert Thomas)
    FANTOMAS (André Hunebelle)
    LE GENTLEMAN DE COCODY (Christian-Jaque).
    - 1965
    PLEINS FEUX SUR STANISLAS (J.-Ch; Dudrumet)
    TRAIN D'ENFER (Gilles Grangier)
    FANTOMAS SE DÉCHAINE (André Hunebelle).
    - 1966
    LE SAINT PREND L'AFFUT (Christian-Jaque)
    SEPT HOMMES ET UNE GARCE (Bernard Borderie)
    FANTOMAS CONTRE SCOTLAND YARD (André Hunebelle).
    - 1968
    LE PARIA (Claude Carliez).
    - 1969
    LA PROVOCATION (A. Charpak)
    LE JOUET CRIMINEL (Adolfo Arrieta)
    - 1970
    PEAU D'ANE (Jacques Demy)
    - 1978
    CAGLIOSTRO IN WIEN (Richard Genée, Friedrich Zell)
    - 1985
    PARKING (Jacques Demy).
    - 1986
    LIEN DE PARENTE (Willy Rameau).
    - 1992
    LES ENFANTS DU NAUFRAGEUR (Jérôme Foulon).
    - 1995
    LES MISERABLES (Claude Lelouch).
    - 1996
    BEAUTE VOLEE (Stealing Beauty, Bernardo Bertolucci).

    _________________________________________________

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    *A noter : Toutes les pages de ce blog vont être vérifié du fait que le fond noir a éffacé la visibilité de certaines ecritures des différents sujets évoqués, au fur et à mesure, je vais rectifier l'erreur afin que tout le monde puisse lire les biographies ou anedoctes.

    Merci à vous tous, plus de 5000 internautes ont visité le blog CINETOM depuis le début de l'année. Avec un record absolu pour l'évocation de ZORRO "Guy Williams".

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    22 novembre 2008

    LE CERCLE ROUGE de Jean-Pierre Melville

    LE CERCLE ROUGE

    Coup de Coeur *****

    de Jean-Pierre Melville                         1970

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    Alain DELON
    Commissaire Mattei                                                      
    André BOURVIL
    Jansen
    Yves MONTAND
    Santi
    François PERIER
    Vogel
    Gian-Maria VOLONTE
    Rico
    André EYKAN
    Le receleur Paul CRAUCHET
    Réalisateur                                Jean-Pierre MELVILLE 
    Scénariste                                 Jean-Pierre MELVILLE

    D'après le roman de                   

    Adaptation et dialogues               

    Directeur de la photo                  Henri DECAE
    Décors                                     Théo MEURISSE
    Compositeur                             Eric de MARSAN 

    Producteur                               CORONA (Films)
    Producteur délégué                    SELENIA (Rome)

    Distributeur                                CORONA FILMS

    Date de sortie : /1970

    Durée et synopsis :
    140mn  - France -POLICIER
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    Le commissaire Matteï, de la brigade criminelle, est chargé de convoyer par le train Vogel, un détenu. Mais celui-ci s'enfuit en pleine nuit et demeure introuvable, malgré un important dispositif policier. Pendant ce temps, à Marseille, un gardien de prison propose une "affaire" à Corey au moment de sa libération. Après s'être rendu chez Rico, Corey gagne Paris en voiture. Il recueille par hasard Vogel qui, dans la forêt de Fontainebleau, lui sauvera la vie en abattant deux hommes de la bande de Rico, lancés à sa poursuite. Matteï, chargé de retrouver Vogel, cherche à faire parler l'un de ses indicateurs, Santi, patron d'une boîte de nuit. Corey et Vogel montent "l'affaire" donnée par le gardien : le cambriolage d'une joaillerie place Vendome. Ils décident de s'adjoindre un tueur d'élite, Jansen, ancien policier radié pour ivrognerie. Le "coup" réussit parfaitement, mais lorsque Corey se rend comme convenu chez le receleur, celui-ci refuse de traiter avec lui, prétextant l'importance de l'affaire. Il découvre alors que cette affaire avait été montée par Rico, dans le seul but de dénoncer Corey à la police. Afin de trouver un autre receleur, Jansen demande conseil à Santi, dont le fils vient d'être arrêté par Matteï pour affaire de drogue. Se faisant passer pour un éventuel acheteur de diamants, Matteï attirera les trois hommes dans une maison isolée où ils trouveront la mort sous les balles de la police.

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    AVIS/"LE CERCLE ROUGE" porte en exergue une phrase de Bouddha : "Cakyamuni, dit le Bouddha, se saisit d'un morceau de craie rouge et, traçant un cercle, déclara : "Quand des hommes même s'ils s'ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d'entre eux, et ils peuvent suivre des chemins divergents, au jour dit, inexorablement, ils seront réunis dans le cercle rouge. " "Ce film, déclara Melville, est de loin le plus difficile de ceux que j'ai tournés parce que j'en ai écrit toutes les péripéties et que je ne me suis pas fait de cadeaux en l'écrivant... et je suis arrivé à tourner ce que j'avais écrit." Pour interpréter cette histoire d'un casse, histoire sans rôle féminin, Jean-Pierre Melville avait initialement prévu une distribution différente : Lino Ventura (Matteï), Paul Meurisse (Jansen), Jean-Paul Belmondo (Vogel).

    Bourvil tenait ici son dernier rôle. Le cinéaste Jean-Pierre Melville avait décidé d'ajouter le prénom de Bourvil (André Bourvil au générique de ce film). Lorsque j'ai vu pour la première fois "Le cercle rouge" je resta émmerveiller par le jeu d'acteurs des quatre principaux interprètes : Bourvil-Delon-Montand et Gian Maria-Volonté, que j'ai découvert plus tard, dans les films d'Elio Petri, "Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon" mais aussi dans "Sacco et Vanzetti".

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    17 novembre 2008

    LINO VENTURA

    LINO VENTURA    1919  - 1987     

    Acteur  français

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    Il restera l'un des acteurs préférés des français. Après avoir été longtemps cantonné dans les rôles de "dur", ce populaire acteur de cinéma français a su en effet prouver qu'il peut être un grand comédien.-   Lino Ventura disait : -"Etre un homme, c'est d'abord assumer complètement un certain nombre de responsabilités qui font partie complètement de la vie d'un homme. Mais je pense qu'il faut une grande part de dignité pour petre un homme tel que je le considère, moi. La dignité, ça englobe beaucoup de choses...Je ne suis pas du tout intimidé par une position dans la hiérarchie des hommes, par exemple président, vice-président, peu importe. Pour moi, l'homme n'a de valeur en tant qu'homme que quand il assume quelque chose...C'est vrai que j'ai un goût prononcé pour les personnages de "solitaire", de "silencieux"", c'est peut être mon caractère, mais j'aime bien les gens qui assument..." L.Ventura

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    C'est ainsi que Lino Ventura a pris une place à part dans le cinéma français. Il a été l'un des acteurs français les plus appréciés du public, mais il n'est jamais devenu une "star". Car  une "étoile" est lointaine...l'immense popularité de Ventura n'est pas due à cette inaccessibilité qui fascine les foules et façonne les mythes. Elle tient au contraire à une extraordinaire proximité avec son public. Lequel sympathisait immédiatement avec ce personnage si familier, auquel il pouvait s'identifier. Sous le costume de l'acteur, on devinait un homme sans artifices, généreux et discret, fidèle à ses conceptions, à ses racines et aux siens, grande gueule sans prétention, tendre sous ses airs renfrognés, amateur de repas intimes entre amis, plutôt que des coktails mondains. Un homme qu'on aimerait compter parmi ses amis.

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    Lino Ventura, de son véritable nom Angiolino Ventura (Angelo Borrini), est né le 14 juillet 1919, à Parme (Italie). Il quitte l'Italie à l'âge de sept ans, en compagnie de mère, Luisa Ventura, née Borrini, qui comptait rejoindre son mari à Paris. La jeune femme issue d'une famille très modeste, avait 19 ans à la naissance de son fils unique. Elle avait épousé Giovanni Ventura, originaire du Sud de l'Italie, qui s'était expatrié peu après leur mariage. Lino Ventura résumait ainsi la situation familiale : "Mon père était parti pour des raisons mi-politiques mi-financières d'Italie. Nous l'avons rejoint ici, en France. Quelques temps plus tard, il a disparu".

    Une disparition qui, sans aucun doute, a profondément marqué son fils, car ce dernier n'aimait guère évoquer ce père volage qu'il ne revit jamais. Il n'en parlait que très rarement et très brièvement, même à son épouse. Par contre Ventura fut toujours extrêmement attaché à sa mère, une femme au caractère bien décidé et à la personnalité haute en couleurs. Et malgrè l'absence du père, la famille était là, protectrice et soudée.

    De son enfance, on ne sait rien ou presque tant cette antistar, venue accidentellement au cinéma, fut peu loquace sur sa vie privée.Ses parents sont exportateurs et, en 1927, quittent l'Italie pour s'installer à Paris. Le petit Lino fréquente l'école du quartier mais son tempérament de bagarreur se révèle déjà et il est renvoyé à sa famille. Il quitta l'école à lâge de quatorze ans, il n'avait guère de goût pour les études et, très jeune, exercera plusieurs métiers : groom, mécanicien, représentant de commerce et employé de bureau, on le retrouve finalement entrepreneur de bonneterie pour enfant.

    Mais dès cette époque, il manifesta deux passions: la lutte gréco-romaine, dont il dira plu stard qu'elle fut pour lui "une école d'humilité extraordinaire" (pour José Giovanni, futur durecteur de l'acteur, il ne fait aucune doute que c'est là que Ventura apprit son métier de comédien et acquit sa "présence physique"), et le cinéma dont ces acteurs favoris ont alors pour nom : Humphrey Bogart, Gary Cooper, Spencer Tracy, et, surtout, James Cagney, qu'il s'amuse à imiter.

    C'est finalement dans une activité plus accordée à son tempérament et à sa carrure qu'il semble trouver sa voie : il devient lutteur professionnel. En 1950, il est champion d'Europe de lutte. Malheureusement, un accident survenu au cours d'un combat l'oblige à abandonner le ring. Mais, conquis par le milieu du sport et pour lui rester fidèle, il décide d'organiser des matches. Il devient un habitué de la salle Wagram à Paris. En 1953, alors qu'il s'occupe de son affaire de bonneterie, le cinéma va faire appel à lui. C'est là que Jacques Becker le remarque et l'engage pour un rôle important dans "TOUCHEZ PAS AU GRISBI", celui d'Angelo, un chef de gang opposé aux personnages incarnés par Jean Gabin et René Dary. C'est ainsi, sous le double parrainage du film policier et de son aîné, Jean Gabin, qu’il admire et qui le prend en amitié, que Lino Ventura débute dans un métier auquel il était, de toute évidence, destiné. Non seulement par un physique dont la virilité convient aux personnages du genre, qu'ils soient policiers ou gangsters, mais par son aisance, un naturel et un talent qui n'attendaient qu'une occasion pour se révéler. Ventura se taille un honnête succès personnel.

    L'année suivante, le cinéaste Henri Decoin lui donne une nouvelle chance, toujours avec Jean Gabin, dans "RAZZIA SUR LA SCHNOUFF" (1955). Tourné en grande partie en décors naturels, le film passionna le public par son aspect documentaire, montrant sans détours les effets de la drogue sur le comportement des intoxiqués -ce qui ne s'était encore jamais vu à l'écran.Scandalisée par cet "étalage des tares de notre société", la critique s'insurgea de voir "tant de crimes et de vices complaisamment décrits". Les autres protagonistes du film aux côtés de Jean Gabin et Lino Ventura furent Magali Noel, Albert Rémy, Jacqueline Porel, Marcel Dalio, Armontel, Paul Frankeur, Lila Kedrova et Pierre-Louis.

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    Bien que voué aux rôles de deuxième couteau, Lino Ventura retient pourtant l'attention par son gabarit, très inhabituel dans le cinéma français de l'époque. Il enchaîne successivement plusieurs tournages de films dont "La Loi des rues" (1956) de Ralph Habib,"Le Feu aux poudres" (1957) d'Henri Decoin, "Action immédiate" (1957) de Maurice Labro, Puis deux autres films avec Gilles Grangier "LE ROUGE EST MIS" (1957) de Gilles Grangier (à nouveau avec Jean Gabin), et "TROIS JOURS A VIVRE" (1958) aux côtés de Jeanne Moreau et Daniel Gélin.

    Le public découvre au milieu des années 50, les classiques américains du film noir et de la littérature policière, Lino Ventura, avec son physique à la fois puissant et clame, va tout naturellement incarner les policiers, truands ou agents secrets à la française, ce qui lui vaut d'emblée une très grande popularité. Une popularité bientôt encombrante d'ailleurs : Ventura aura en effet quelque mal à se défaire de l'étiquette du "Gorille", héros bien français de toute une série de films d'espionnage auquel le public l'identifie bien malgrè lui.

    Depuis sa première apparition dans "TOUCHEZ PAS AU GRISBI" en 1954, l'ascension de Lino Ventura a été rapide et régulière. Il a très vite prouvé qu'il savait être autre chose qu'un "bagarreur" LE GORILLE VOUS SALUE BIEN" (1958) de Bernard Borderie et, "LE FAUVE EST LÂCHÉ" (1959) de Maurice Labro pour passer, grâce à son incontestable instinct de comédien, à des rôles plus complexes. Son véritable grand départ lui est donné par Claude Sautet, qui lui fait partager la vedette avec Jean-Paul Belmondo, en 1960, dans "CLASSE TOUS RISQUES". Un film qui marquait également sa première rencontre avec un auteur de la "Série Noire", José Giovanni. Ce constant élargissement du registre du comédien, le métier acquis et le poids qu'il sait donner à ses personnages vont permettre à Lino Ventura de s'affirmer définitivement comme l'un des meilleurs interprètes du cinéma français. Dans le rôle traditionnel du truand – ou du policier – vieilli, fatigué, de l'homme d'expérience sensible à l'amitié virile.

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    Avec "ASCENSEUR POUR L'ECHAFFAUD (1957) de Louis Malle, Ventura s'essaye donc à un autre registre ce qui lui vaut l'attention des critiques qui signale son excellent prestation dans le rôle du commissaire Cherier. Il en est de même avec "MONTPARNASSE 19" (1958) ou, à nouveau dirigé par Jacques Becker, il compose un portrait tout à fait ambigu de spéculateur en oeuvres d'art. Promu tête d'affiche, Ventura peut désormais choisir ses rôles : il le fera avec prudence et circonspection, ce qui l'amènera trop souvent hélas à opter pour une certaine facilité. C'est ainsi qu'il restera totalement en marge de la "Nouvelle Vague" dont les cinéastes admirent pourtant, comme lui le cinéma américain.

    Ainsi, après avoir échappé à l'image du "Gorille" et à la suprématie de Jean Gabin, Lino Ventura s'enferme de film en film dans un nouveau stéréotype : le dur au coeur tendre. Si cette image lui confère un surcroît de popularité auprès du grand public.

    Il faut signaler aussi sa prestation dans le film de Julien Duviver en 1959 dans "MARIE-OCTOBRE", un véritable huit-clos ou de nombreux prestigieux acteurs vont s'en donner à coeur joie pour connaître l'assassin qui se trouve autour des invités, interprétés par Danielle Darrieux, Bernard Blier, Paul Meurisse,Paul Frankeur, Serge Reggiani, Noel Roquevert, Robert Dalban,Paul Guers, Daniel Ivernel et Jeanne Fusier-Gir. Puis avec Michel Boisrond "LE CHEMIN DES ECOLIERS" (1959) avec Bourvil, Alain Delon, Jean-Claude Brialy et Françoise Arnoul.

    Avec Edouard Molinaro ce fut "UN TEMOIN DANS LA VILLE" (1959), une intrigue policière donnant l'occasion de décrire, à travers de nombreux éléments quasi-documentaires, le milieu des chauffeurs de taxi, plus spécialement ceux équipés de radio-téléphones reliés à un standard, relative nouveauté alors. Lino Ventura  y jouait un de ses rares rôles antipathiques.

    Egalement en 1959, il tourne sous la direction de Gilles Grangier "125, Rue Montmartre",  qui fut l'adresse des Messageries de la Presse Parisienne, tiré du roman d'André Gillois sur des dialogues d'Audiard. Le film fut tourné en partie en extérieurs, rue Montmartre, de jour comme de nuit...

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    "CLASSE TOUS RISQUES" est le premier vrai film de Claude Sautet. Celui-ci avait remarqué Lino Ventura quelques années auparavant dans "Touchez pas au grisbi" de Jacques Becker, où il avait un petit rôle. Il fit sa connaissance en écrivant pour lui, ensuite, le scénario du "FAUVE EST LÂCHÉ" (1958) et c'est Ventura qui lui donna à lire le roman de José Giovanni et lui proposa de le tourner. Quant à Jean-Paul Belmondo, il n'était pas encore une vedette. Sautet eut des difficultés à terminer son film. Les producteurs, à cause de la censure, ne voulaient pas de la fin du livre, que Sautet aimait beaucoup. Il ne voulait pas non plus que son personnage se rende à la police. Le tournage ne fut pas terminé. Deux mois après, il eut l'idée du dernier plan : Abel marche dans la foule, pendant qu'une voix off conclut : "Quelques jours plus tard, Abel Davos fut arrêté, condamné et exécuté."

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    En 1960, il participe au tournage d' "UN TAXI POUR TOBROUK" de Denys de la Patellière, ce huit clos dans le désert est dialogué par Michel Audiard, et interprétés en dehors de Ventura par Charles Aznavour, Maurice Biraud et Hardy Kruger. Amitié, solidarité, absurdités de la guerre sont dépeintes avec précision tout au long des 175 minutes du film.Le tournage se déroula en Espagne dans la région d'Almeria. Du roman à succès de l'écrivain-comédien René Havard, Denys de La Patellière a tiré un film fort spectaculaire dont le scénario original était titré : "Commando perdu". "Ce scénario fut modifié car il prônait un peu trop, déclare La Patellière, la solidarité entre militaires." A la demande des producteurs, le film fut projeté en avant-première à des officiers qui ne trouvèrent rien à lui reprocher. 

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    Lino Ventura tourna son premier film avec le cinéaste Henri Verneuil, en 1961 dans "LES LIONS SONT LACHES" aux côtés de Michèle Morgan, Danielle Darrieux, Claudia Cardinale et Jean-Claude Brialy, puis enchaîne à nouveau avec Denys de la Patellière dans "LE BATEAU D'EMILE", d'après une nouvelle de Georges Simenon, avec une pléiade d'acteurs, Annie Girardot,Pierre Brasseur, Michel Simon, Jacques Monod, Edith Scob.(Et toujours Michel Audiard, comme dialoguiste...Sa sortie au cinéma eut lieu le 3 mars 1962. Lino Ventura et Annie Girardot s'étaient côtoyés dans "LE ROUGE EST MIS" (1957) et "MAIGRET TEND UN PIEGE" (1958).

    Après une escapade avec le Maître de la comédie italienne Vittorio de Sica, dans  "Le jugement dernier", il participe au tournage d'un film à sketches de Julien Duvivier dans "LE DIABLE ET LES DIX COMMANDEMENTS"  (1962) ou l'on peut voir quelques uns des plus grands noms du cinéma français, d'Alain Delon à Fernandel, de Louis de Funès à Michel Simon, de Micheline Presle à Charles Aznavour, de Françoise Arnoul à Claude Dauphin, et bien d'autres...

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    Un film culte qu'on ne se lasse pas de voir ou revoir, celui de Georges Lautner avec "LES TONTONS FLINGUEURS" (1963), Ventura rencontre un certain bonheur à faire de la comédie. En travaillant avec Albert Simonin, dont son roman s'intitulait "Grisbi or not grisbi"  et auquel Lautner utilisa l'ecrivain en tant que dialoguiste, étant donné qu'il était spécialiste de la "langue verte" ou "argot du milieu". Aux côtés de Ventura, Bernad Blier, Francis Blanche, Claude Rich, Robert Dalban,Jean Lefebvre et Venantino Venantini. Pourtant étrillé par la critique. "Les tontons flingueurs" séduit le public : 470 935 entrées en première exclusivité sur Paris-périphérie. A tout majeur du film, les dialogues au vitriol d'Audiard.Georges Lautner récidiva avec "LES BARBOUZES" en 1964, mais le film ne rencontra pas le même succès que le précèdent.Ventura, Blier, Francis Blanche et Robert Dalban se retrouvèrent à nouveau, à l'affiche de ce film, aux côtés de Mireille Darc qui allait être "Galia" dans un film de Lautner. Il y eut au total trois films sous la direction de Georges Lautner, trois des plus grands succès de sa carrière. Le troisième fut "NE NOUS FACHONS PAS" (1965) avec la même équipe Ventura-Lefebvre-Darc-Audiard.

    A propos de "NE NOUS FÂCHONS PAS" Louis Chauvet (in "Le Figaro", 22 avril 1966) écrivait : "Lino Ventura, dont les mines accablées les colères - contenues - et les colères moins bien contenues - forment un récital des plus réjouissants (...). Lautner s'offre une parodie personnelle de James Bond : Lino Ventura contre les Beatles du crime(...). Georges Lautner a décidément un style très personnel, cursif et joyeux. Depuis l'anglais Mackendrick (TUEURS DE DAMES), aucun auteur de film n'a pratiqué l'humour noir avec plus de malice."

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    "CENT MILLE DOLLARS AU SOLEIL" d'Henri Verneuil fut choisi pour représenter officiellement la France au Festival de Cannes 1964, ce qui provoqua un tollé général de la part de la critique non seulement française mais également étrangère. En Italie, le journal «Paesa Sera» le qualifia de «sorte de sous-Clouzot qui s'adresse aux plus bas instincts», à Londres, le "Guardian" déplora «Si c'est là un exemple du goût populaire français, que Dieu sauve la France». Et en France, Pierre Billard s'étonna. «Comment supporter, en 1964, cette image purement colonialiste de l'Afrique où un petit groupe de Tarzans européens vient faire la loi parmi les peuplades de dégénérés tout juste hons à recevoir des coups de pieds au derrière et des paires de claques '» in « Cinéma 64» n° 86). Toutefois, le public fut loin de partager cette opinion puisque le film totalisa la meilleure recette de l'année avec 447 000 entrées à Paris en 18 semaines d'exclusivité. Ventura retrouva le Belmondo de "Classe tout risques",le Blier des "Tontons flingueurs" et les dialogues d'Audiard.

    Après le coup de maître de "CLASSE TOUS RISQUES", unanimement salué par la critique comme un grand film noir; les cinéphiles s'étonnèrent de ne pas voir un autre film de Claude Sautet. À cette époque, il était surtout scénariste et adaptateur. “Entreprendre un film comme je le fais, devait-il déclarer dans une interview en 1970, c'est se consacrer toute une année à ce film, sacrifier.sa vie privée, et il faut vraiment que ça en vaille la peine. Alors je préférais aider les autres à faire leurs films”.

    Jusqu'au jour où “l'angoisse de ne pas tourner a été la plus forte”. Sautet jeta alors son dévolu sur un roman de Charles Williams, “Ont-ils des jambes ?” (“Aground”),pour certains aspects qui l'intéressaient plus particulièrement : le fait que le héros était passif durant la majeure partie de l'histoire, l'idée d'un bateau “immobile sur la mer”. La construction du film est celle de l'attente, de l'accumulation de force et de haine, avant une explosion de violence retardée au maximum et qui ne peut manquer de se produire. Ce fut "L'ARME A GAUCHE" (1965).Ce fut une année importante dans la vie de Lino Ventura. Elle correspond, en effet, à la création du Comité "Perce-Neige" pour l'aide à l'enfance inadaptée et au mariage, en mars de sa fille ainée, Milène, avec Claude Lasserre. Enfin, le mois de décembre voit l'organisation de lap remière opération grand public au profut de "Perce-Neige".

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    Lino Ventura tourna trois films avec le cinéaste Pierre Granier-Deferre qui mit en scène  "LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES" (1965) avec à l'affiche Aznavour, Maurice Biraud, Françoise Rosay, Pierre Brasseur et Irina Demick. Puis "ADIEU POULET" en 1975, Ventura donna la réplique au grand acteur qu'était Patrick Dewaere. Puis "LA CAGE" (1975), un huit-clos entre Ventura et Ingrid Thulin.

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    Avec "LES GRANDES GUEULES" tourné au printemps 1965 et sorti en octobre, Lino Ventura signe son quarantième film. Dans ce film réalisé par Robert Enrico d'après le roman "Le haut-fer" de José Giovanni; il retrouve Bourvil avec qui il avait tourné "Le chemin des écoliers", six ans plus tôt. Figurent également au générique Marie Dubois, Michel Constantin, Jess Hahn, Paul Crauchet et Jean-Claude Rolland. Robert Enrico affirma qu'il s'agissait d'un projet de Lino Ventura. À l'origine José Giovanni avait écrit une nouvelle sur les libérés conditionnels embauchés dans un haut-fer (une scierie). Sur les conseils de Lino, Giovanni a transformé la nouvelle en scénario. Puis, comme personne ne voulait le tourner, il a repris son scénario et cette fois l'a transformé en roman." (Nouvelles Littéraires, 28 octobre 65). Le producteur Michel Ardan s'intéresse alors au sujet et envisage d'en confier la réalisation à Jean Becker, puis à Claude Sautet.
    Le film a été tourné sur les lieux où Giovanni a situé son roman, dans la clairière de Cellet, près de Gérardmer.

    L'action du roman de Gilles Perrault se déroulait pendant la guerre froide, autour du mur de Berlin qui a disparu de l'adaptation de José Giovanni car, raconta celui-ci, ni Lino Ventura, ni Jacques Deray, ni Eugène Tucherer, le producteur, ne voulaient d'un film « politique ». « Je prends la température chez Lino, heureux de tourner un film d'espionnage. Et il aime bien Deray. J'ai besoin d'un ancrage. Jacques pense à Vienne. Nous partons en repérage pour que je m'imprègne. Je travaille sur le registre majeur de Lino, qui est également le mien : l'amitié. J'invente un deuxième agent secret. Je livre un premier scénario. Je n'aime pas replâtrer. Je recommence tout. Le film s'intitulera "AVEC LA PEAU DES AUTRES" (1966). Deray apportera son style. » (José Giovanni, in "Mes Grandes Gueules", Fayard, 2002).

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    "LE DEUXIEME SOUFFLE" (1966) de Jean-Pierre Melville d'après un roman de José Giovanni, avec notamment Lino Ventura, Raymond Pellegrin et Paul Meurisse. Un fleuron du film noir français. Une des plus belles réussites de Lino Ventura.Dès sa parution en 1958, le livre de José Giovanni intéresse producteurs et réalisateurs, dont Jacques Becker, Melville faillit tourner le film en 1964. La distribution était alors la suivante: Serge Reggiani (Gu), Simone Signoret (Manouche), Lino Ventura (Blot), Roger Hanin (Jo Ricci), Raymond Pellegrin (Paul Ricci). Dans le projet de Denys de La Patellière, Gabin interprétait Gu et Ventura gardait celui de Blot.

    Avec "LES AVENTURIERS" (1967), Robert Enrico emprunta à José Giovanni le sujet de son nouveau film, mais ne garda que certains épisodes du roman. De plus, il supprima un personnage masculin pour le remplacer par une femme. Il pensa tout d'abord confier le rôle à Bibi Andersson mais finalement le donne à une jeune actrice canadienne, Joanna Shimkus.Le film fut tourné à Djerba, en Lozère et au Fort Boyard, au large de La Rochelle. Huit ans après "Le chemin des écoliers", Lino Ventura retrouve Alain Delon dans ce film d'aventures qui fonctionna à merveille.

    "LE RAPACE" (1968) fut tourné au Mexique, avec des acteurs locaux dont Rosa Furman."La réussite de José Giovanni me paraît assez exceptionnelle pour mériter un hommage (..). LE RAPACE est un défi délibéré à ceux qui doutent d'un cinéma français capable d'aborder des sujets réservés au western (..). A mon sens, LE RAPACE est l'un des meilleurs films d'aventures de classe internationale qu'on ait faits en France depuis le temps qu'on s'évertue à imiter le cinéma étranger" (Henry Chapier in "Combat" 24 avril 1968). Paraît-il que Ventura considérait ce film, comme son préféré dans sa filmographie.

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    Retour devant les caméras du cinéaste Jean-Pierre Melville dans "L'ARMEE DES OMBRES" (1969), Lino Ventura est l'ingénieur Gerbier, membre de la résistance de "l'armée des ombres" et partage l'affiche avec Paul Meurisse, Simone Signoret, Jean-Pierre Cassel, Paul Crauchet, Christian Barbier et Serge Reggiani. Le film est, bien sur, l'adaptation à l'écran du célèbre roman de Joseph Kessel. A propos de ce film, Melville déclara "Je l'ai porté en moi 25 ans et 14 mois exactement. Il fallait que je le fasse et que je le fasse maintenant, complètement dépassionné sans le moindre relent de cocorico. C'est un morceau de ma mémoire, de ma chair." (Cinéma 69. No 140). Ce fut un véritable chef d'oeuvre.

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    "LE CLAN DES SICILIENS" fut une superproduction à "l'américaine". Avec 829 580 entrées en première exclusivité sur Paris-périphérique, le film sorti le 5 décembre 1969 fut un immense succès populaire. Comment aurait-il pu en être autrement avec, à l'affiche, le trio Gabin-Ventura-Delon ?.Le film sera d'ailleurs l'une des vedettes de la 25ème Nuit du Cinéma qui se déroula le 18 décembre 1970. Henri Verneuil, pour la réalisation, et Lino Ventura, pour l'interprétation, y recevront chacun un "triomphe" des mains de Denise Fabre.

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    Pendant le tournage du "Clan des siciliens"

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    Avec Henri Verneuil

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    "Car la vie est un bien perdu quand on n'a pas vécu comme on l'aurait voulu"... Cette phrase du poète roumain Mihai Eminescu, José Giovanni l'a placée en conclusion de son film, à propos duquel il déclarait : "L'idée m'avait passionné de montrer un flic qui marchait à pied dans la ville, qui ne prenait pas de bagnole rapide, ni tout ce folklore qu'on voit dans les films. Je l'ai fait pour cette raison, ce film, en contrepoint de tout ce qui existait." DERNIER DOMICILE CONNU (1969) est devenu depuis un classique du cinéma policier français. les principaux interprètes furent Lino Ventura,Marlène Jobert et Michel Constantin.

    "BOULEVARD DU RHUM" (1971) de Robert Enrico avec Brigitte Bardot et Lino Ventura donnait l'impression d'une affiche a priori alléchante, et pourtant ce fut un résultat médiocre. Le courant d'ailleurs, ne passa pas du tout entre le sex-symbol national et l'acteur le plus discret du cinéma français. Il fut très choqué par le tapage médiatique fait autour de la star. Tous deux se regardent en chien de faience et selon le réalisateur, cette anthipathie aurait nuit au succès du film...

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    Pendant le tournage avec José Giovanni et Marlène Jobert

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    Robert Enrico -Brigitte Bardot -Lino Ventura

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    Au début des années 70, Lino Ventura fait de nouvelles rencontres, lie de nouvelles amitiés. Ainsi, il s'embarque dans une extraordinaire aventure, celle de Lelouch, en compagnie de Jacques Brel. Le 10 novembre 1971, remise des Etoiles de Cristal de l'Académie du Cinéma. Outre Marie-José Nat et Marina Vlady, sont récompensés Lino Ventura et Charles Denner qui vont tourner ensemble dans "L'AVENTURE C'EST L'AVENTURE" en 1971 sous la direction de Claude Lelouch, ils partageront la vedette avec Jacques Brel, Charles Gérard et Aldo Maccione. Un film qui viendra à point pour redorer le blason de Ventura. 

    Ventura tourna un deuxième film avec Lelouch,"LA BONNE ANNEE" (1973), on le retrouve ensuite en voyageur de commerce, tueur à gages à ses heures perdues affligé d'un encombrant candidat au suicide (Jacques Brel) dans "L'EMMERDEUR" toujours en 1973, noire comédie d'Edouard Molinaro. Ce fut un succès qui repose entièrement sur la comique association de deux personnages opposés : Brel, tendre et pitoyable rêveur, s'accroche aux basques de ventura, tueur cynique, méticuleux et glacial, et l'empêche d'exécuter sa mission. Mais si à l'écran, les deux hommes, semblaient totalement antagonistes, dans la vie, ils se rejoignaient sur bien des points : On avait les mêmes principes sur les hommes, sur la dignité, sur la liberté.

    Claude Lelouch

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    Jacques Brel -Lino Ventura -Claude Lelouch

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    Enfin, Lino Ventura apparait par amitié dans des films beaucoup plus confidentiels : "La raison du plus fou" écrit par Raymond Devos (1972), et "Le Far-West" (1973) réalisé par Jacques Brel. En 1972 c'est "LE SILENCIEUX" de Claude Pinoteau, l'histoire d'un homme traqué tiré d'un roman de Francis Ryck "Drôle de pistolet". Trois autres succès de Claude Pinoteau, viendront encore couronner sa collaboration avec Ventura : "LA GIFLE" (1974), "L'HOMME EN COLERE" (1979) et "LA SEPTIEME CIBLE" en 1984.

    Dans "LA GIFLE", l'acteur interprète avec maestria un rôle inhabituel d'intellectuel (un prof de géographie) et de père inquiet, face à la jeune Isabelle Adjani. "Le sujet    m'a plus car Dabadie (qui écrit les dialogues,) Pinoteau et moi-même, avions des filles. Nous avons voulu faire une comédie inter-générations en faisant appel à nos propres expériences de pères". Isabelle Adjani raconte avec amusement : "Lino était plein de gentillesse et de chaleur. A tel point qu'il finissait par se prendre pour mon père, et qu'il n'était pas d'accord sur la scène d'amour un peu déshabillée au moment ou je cède à Jacques Spiesser..."

    Dans "L'HOMME EN COLERE", Lino se bagarre avec son fils interprété par Laurent Mallet. (Ventura manqua de mettre K.O, le jeune acteur !) Ce fut la première fois que Lino Ventura fit un véritable baiser sensuel à l'actrice américaine Angie Dickinson.

    "LA SEPTIEME CIBLE" , Lino est, aux côtés de Jean Poiret, Léa Massari, Elizabeth Bourgine et Jean-Pierre Bacri. Le film fut à l'affiche au cinéma le 19 décembre 1984'.Ce fut véritablement son dernier grand film français à Lino, mise à part son apparition au film de son ami Roger Hanin dans "LA RUMBA" (1987).  Après, on le vit que dans un film de TV de Michael Anderson  "Vengeance" et au final, un film inédit italien "Maladetto ferragosto" en 1987, l'année de sa disparition.

    A propos du scénario de "LA SEPTIÈME CIBLE", le réalisateur a déclaré qu'il ne voulait pas "écrire seul" - son ambition étant "purement cinématographique" - et qu'il avait besoin d'un excellent scénariste.. ceux-ci étant rares dans le cinéma français. "Avec Dabadie, a ajouté Pinoteau, "nous avons essayé de donner au "thriller" une couleur un peu différente. Ainsi, le film est construit comme le concerto de Vladimir Cosma qui l'illustre, avec des andante, des vivace des alternances de sourires et de violence... Nous voulions aussi que le "héros" ne soit ni un truand ni un policier, mais un homme de tous les jours, avec un entourage, une famille, des amis..."

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    Claude Pinoteau

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    Francesco Rosi décida de confier le rôle principal de "CADAVRES EXQUIS" (1976) à Lino Ventura. Rosi à qui l'on demandait de justifier ce choix, répondit "Il me fallait un héros solide, un homme qui n'ait rien d'un naif mais qui soit honnête." Et c'est bien ce que fut le populaire acteur français dans le rôle de l'inspecteur Amérigo Rogas chargé d'enquêter sur des mystérieux assassinats de juges italiens. Après cette expérience concluante, unaniment saluée par la critique, Lino Ventura se voit proposer des rôles plus fouillés dans lesquels la nuance prime enfin sur la puissance physique. "Jusqu'à maintenant dans mes films j'avançais les  mains pleines de mitraillettes. Pour la première fois j'avance les mains nues", déclara Ventura après "UN PAPILLON SUR L'EPAULE" (1978) de Jacques Deray, ou il compose le rôle d'un vacancier anonyme en villégiature à Barcelone, est embringué dans une véritable machination. Tout commence par la découverte d'un cadavre ensanglanté  dans sa propre chambre d'hôtel, puis son réveil dans un lit d'hôpital, après qu'il ait été assommé par des inconnus. Ce film est un thriller haletant. Au cours d'un " Grand échiquier " à la télévision, le 31 mai 1979, Lino Ventura disait avoir été choqué par l'indifférence des gens, constatée lors du tournage de la dernière scène, où il s'effondre, devant la gare, filmé en caméra invisible, au téléobjectif. Il est ainsi resté plusieurs dizaines de secondes, gisant par terre, sans que personne n'intervienne.

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    Dans "La Grande Menace" (1978) de Jack Gold, Lino cotoie un autre grand nom du cinéma américain : Richard Burton. A partir des années 80, Lino Ventura prend d'ailleurs ses distances avec le cinéma : Après "ESPION LEVE TOI" (1981) un thriller  d'espionnage d'Yves Boisset, qui permet à Lino Ventura de retrouver un de ces rôles d'homme traqué tels qu'il les affectionne et dans lesquels il excelle. Les autres interprètes du film sont Michel Piccoli, Bruno Cremer, Bernard Fresson et Krystina Janga.

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    LINO VENTURA

    Avec "GARDE A VUE" (1981) le réalisateur du film, Claude Miller eut l'idée géniale de réunir pour la première fois Ventura aux côtés de Michel Serrault et Romy Schneider. Ce fut un face à face entre Ventura et Serrault, soupçonné du viol et du meurtre de deux petites filles. Serrault remporta le César du meilleur acteur. C'est Michel Audiard qui découvrit le roman de Wainwright "Brainwash" (littéralement : "lavage de cerveau"), et le porta chez Ariane Films qui, à son tour, le proposa à Claude Miller. Ce dernier fit remarquer que, bien qu'il s'agisse d'un film de commande, il aurait lui-même cherché à le tourner si le hasard lui avait fait rencontrer le roman. En adaptant celui-ci, le personnage de Martinaud est devenu plus fort alors qu'à l'origine il n'était qu'un rond-de-cuir terrorisé par sa femme.

    "GARDE À VUE" fut entièrement tourné en studio d'après un story-board (le film dessiné plan par plan) du réalisateur Lam Lê.En 2000, Stephen Hopkins tournait un remake de "Garde à vue" intitulé "Suspicion" (Under Suspicion), avec Morgan Freeman (le policier), Gene Hackman (le notable) et Monica Bellucci (son épouse).

    Comme Jean Gabin, 24 ans plus tôt sous la direction de Jean-Paul Le Chanois, Lino Ventura accepta d'interpréter Jean Valjean dans "LES MISERABLES" de Robert Hossein qui énonca : C'était un grand acteur. "C'était un homme tout à fait rare, tout à fait remarquable, tout à fait humble, tout à fait discret qui a consacré une grande partie de sa vie, avec sa femme, à essayer de faire du bien à des enfants handicapés. J'admirais et je respecte énormément sa démarche et l'homme. Il faut absolument qu'on perpétue et continue de parler de son oeuvre à laquelle il tenit plus que tout au monde avec Odette, sa femme. Il faut continuer à en parler beaucoup pour que tout le monde puisse y contribuer". Robert Hossein.

    Outre Ventura, "Les Misérables" regroupaient une pléiade d'acteurs parmi lesquels Michel Bouquet, Fernand Ledoux, Evelyne Bouix, Roger Hanin, Louis Seigner, Armand Mestral, Robin Renucci, Paul Preboist...

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    Avec son ami Michel Audiard, sur le plateau de "Garde à vue"

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    "LE RUFFIAN" ("rufian" ou "rufien", mot ancien signifiant - selon le dictionnaire "homme débauché", de l'italien "ruffian") est, après "LE RAPACE" et "DERNIER DOMICILE CONNU", le troisième et dernier film tourné par Lino Ventura avec José Giovanni. Lino Ventura participa d'ailleurs à la production, via sa société Parma Films (du nom de sa ville de naissance). Le tournage s'effectua sur les lieux-mêmes de l'action, dans les Montagnes Rocheuses, en Colombie britannique, ainsi qu'à Montréal, où l'équipe eut la surprise de devoir partager, f espace d'une journée, un même décor naturel avec l'armada du film de Sergio Leone "IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE".

    Même s'il ne s'inscrit pas parmi les meilleures réalisations de José Giovanni, "Le Ruffian" obtint un beau succès à sa sortie en salles. Ce fut une ambiance détendue  et bonne humeur sur les sites du tournage canadien. Pourtant Lino a la tête ailleurs. Il a laissé sa mère malade en Europe. Elle décèdera au mois d'août 1982.

    Lino Ventura est excellent dans le rôle de ce général incorruptible qui fort de son succès sur les "Brigades rouges", décide de s'attaquer à la mafia sicilienne. Ce général fut assassiné avec sa femme en 1982. "CENT JOURS A PALERME" réalisé par Giuseppe Ferrara est loin d'être une oeuvre de fiction. Le personnage l'avait conquis : "Cétait un homme de justice et de rigueur...Et ce genre d'hommes m'attire énormément parce que ce sont des solitaires qui assument.

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    En 1985, son ami Michel Audiard meurt d'un cancer, après Georges Brassens et Jacques Brel, ce fut le troisième ami proche que le cancer enelevait prématurément. Des décès qui ont touché profondèment Lino, mais qui ont aussi désemparé l'acteur.

    Il refusa de nombreux scénarios, ainsi qu'un rôle prévu pour le film de Francis Ford Coppola dans "Apocalypse Now", mais aussi un refus catégorique pour le film de Steven Spielberg dans "Rencontres du troisième type"

    Le 12 octobre 1987, Jacques Chirac remet la légion d 'honneur à Odette Ventura : l'acteur, qui fuyait ce genre de récompenses, n'avait pas voulu en entendre parler. "Donnez la à Odette, elle l'a mérite plus que moi. Et ça lui fera plaisir" ! (L. Ventura)

    Quelques jours à peine après cette cérémonie, le 22 octobre 1987, Lino Ventura meurt brutalement, foudroyé par une crise cardiaque. Ce colosse, dont la santé avait toujours parue à toute épreuve avait passé une journée comme il les aimait : Il avait déjeuné avec sa femme et des amis, à Vaucresson. Parmi eux le sculpteur César : Comme souvent, les deux hommes plaisantèrent sur leur mort prochaine, discutant duquel des deux enterrerait l'autre. L'après-midi, il le passa à Paris, avec son ami Jean Hamon. Les deux hommes regagnèrent Saint-Cloud en début de soirée. Et au cours du repas qui clôturait cette journée tranquille, Lino Ventura eut un malaise totalement imprévisible. Malgrè tous les efforts des médecins appelés d'urgence, il décèda très peu de temps après, sa femme à ses côtés.

    Lino Ventura fut inhumé un samedi 24 octobre 2007, au cimetière du Val-Germain, dans l'Essonne. Une silhouette familière avait déserté pour toujours l'écran....

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    FILMOGRAPHIE et DVD________________

    - 1954
    TOUCHEZ PAS AU GRISBI (Jacques Becker).

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    - 1955
    RAZZIA SUR LA CHNOUF (Henri Decoin).

    - 1956
    LA LOI DES RUES (Ralph Habib)
    CRIME ET CHÂTIMENT (Georges Lampin).
    - 1957
    LE FEU AUX POUDRES (Henri Decoin)

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    ACTION IMMÉDIATE (Maurice Labro)
    LE ROUGE EST MIS (Gilles Grangier)
    L'ÉTRANGE MONSIEUR STEVE (Raymond Bailly)
    TROIS JOURS À VIVRE (Gilles Grangier).

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    - 1958
    CES DAMES PRÉFÈRENT LE MAMBO (Bernard Borderie)

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    MAIGRET TEND UN PIÈGE (Jean Delannoy)
    ASCENSEUR POUR L'ÉCHAFAUD (Louis Malle)
     

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    MONTPARNASSE 19 (Jacques Becker)
    LE GORILLE VOUS SALUE BIEN (Bernard Borderie).

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    - 1959
    SURSIS POUR UN VIVANT (Victor Merenda)
    LE FAUVE EST LÂCHÉ (Maurice Labro)

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    DOUZE HEURES D'HORLOGE (Geza Radvanyi)
    MARIE OCTOBRE (Julien Duvivier)

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    UN TÉMOIN DANS LA VILLE (Édouard Molinaro)
    125, RUE MONTMARTRE (Gilles Grangier)

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    LE CHEMIN DES ÉCOLIERS (Michel Boisrond).
    - 1960
    CLASSE TOUS RISQUES (Claude Sautet)

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    LES MYSTÈRES D'ANGKOR (Herrin der Welt, William Dieterle).
    - 1961
    LE ROI DES TRUANDS (Il Re di Poggioreale, Duilio Coletti)
    UN TAXI POUR TOBROUK (Denys de La Patellière)

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    LA FILLE DANS LA VITRINE (La Ragazza in Vetrina, Luciano Emmer)
    LES LIONS SONT LÂCHÉS (Henri Verneuil).
    - 1962
    LE BATEAU D'ÉMILE (Denys de La Patellière)

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    LES PETITS MATINS (Jacqueline Audry)
    LE JUGEMENT DERNIER (Il Giudizio Universale, Vittorio De Sica)
    LE DIABLE ET LES DIX COMMANDEMENTS (Julien Duvivier)

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    - 1963
    CARMEN 63 (Carmen di Trastevere, Carmine Gallone)
    LES TONTONS FLINGUEURS (Georges Lautner)

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    L'OPÉRA DE QUAT'SOUS (Die Dreigroschenoper, Wolfgang Staudte).
    - 1964
    CENT MILLE DOLLARS AU SOLEIL (Henri Verneuil)

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    LES BARBOUZES (Georges Lautner)

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    LLANTO POR UN BANDIDO (Carlos Saura)
    LE MONOCLE RIT JAUNE (Georges Lautner, apparition).
    - 1965
    L'ARME À GAUCHE (Claude Sautet)

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    LA MÉTAMORPHOSE DES CLOPORTES (Pierre Granier-Deferre)
    LES GRANDES GUEULES (Robert Enrico).

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    - 1966
    NE NOUS FÂCHONS PAS (Georges Lautner)

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    AVEC LA PEAU DES AUTRES (Jacques Deray)

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    LE DEUXIÈME SOUFFLE (Jean-Pierre Melville).

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    - 1967
    LES AVENTURIERS (Robert Enrico).

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    - 1968
    LE RAPACE (José Giovanni)
    - 1969

    L'ARMEE DES OMBRES (Jean-Pierre Melville)

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    LE CLAN DES SICILIENS (Henri Verneuil).

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    - 1970
    DERNIER DOMICILE CONNU (José Giovanni).

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    - 1971
    FANTASIA CHEZ LES PLOUCS (Gérard Pirès)

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    BOULEVARD DU RHUM (Robert Enrico)

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    - 1972
    L'AVENTURE C'EST L'AVENTURE (Claude Lelouch)

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    COSA NOSTRA (The Valachi Papers, Terence Young).

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    - 1973
    LE SILENCIEUX (Claude Pinoteau)

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    LA RAISON DU PLUS FOU (François Reichenbach, apparition)
    LA BONNE ANNÉE (Claude Lelouch)

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    LE FAR WEST (Jacques Brel, apparition)
    L'EMMERDEUR (Édouard Molinaro).

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    - 1974
    LES DURS (Uomini Duri, Duccio Tessari)
    LA GIFLE (Claude Pinoteau).

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    - 1975
    LA CAGE (Pierre Granier-Deferre)
    ADIEU POULET (Pierre Granier-Deferre).
    - 1976
    CADAVRES EXQUIS (Cadaveri Eccellenti, Francesco Rosi).
    - 1978
    LA GRANDE MENACE (The Medusa Touch, Jack Gold)

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    UN PAPILLON SUR L'ÉPAULE (Jacques Deray).
    - 1979
    L'HOMME EN COLÈRE (Claude Pinoteau).
    - 1980
    LES SÉDUCTEURS (sketch "La Méthode Française", Édouard Molinaro).
    - 1981
    GARDE À VUE (Claude Miller).

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    - 1982
    ESPION LÈVE-TOI (Yves Boisset)

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    LES MISÉRABLES (Robert Hossein)

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    - 1983
    LE RUFFIAN (José Giovanni) 

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    - 1984
    CENT JOURS À PALERME (Cento Giorni a Palermo, Giuseppe Ferrara) 

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    LA SEPTIEME CIBLE (Claude Pinoteau).

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    - 1987
    LA RUMBA (Roger Hanin) - "Sword of Gideon" (Michael Anderson, téléfilm)

    MALADETTO FERRAGOSTO (Francesco Mavaro).

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    12 novembre 2008

    PHOTOS PHOTOS PHOTOS

    Du 15 au 30 Nov 2008/*Evocation de Jean Marais, prévue pour le dixième anniversaire de sa disparition, (mardi 18 novembre prochain). Suivront Alain Delon, le samedi 22 /11- et enfin le jeudi 27/11- Annie Girardot-

    Du 1er au 31 Déc 2008/* Evocation de Marcel Pagnol, prévue le Mardi 2/12, suivront Fernandel le 8 décembre prochain, le 15/12 -Walt Disney et enfin le 25 décembre -Charles Chaplin.

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    PHOTOS PHOTOS PHOTOS

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    Marcel Cerdan

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    Gary Cooper 

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    Gary Cooper ("The First Kiss", un de ses plus beau film de cette époque, fut sans doute "Peter Ibbetson" aux côtés d'Ann Harding, mais aussi "L'extravagant de Monsieur Deeds" de Frank Capra). 

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    Maurice Chevalier (Bien différent de ce dont a eu l'habitude de voir...)

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    Clark Gable et Joan Crawford ("Le king" aux côtés de la future "Johnny Guitar"

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    Wallace Beery et Freddie Bartholomew (1924-1992) (l'un fut  Pancho Villa ou l'un des personnages de "L'île au trésor de Victor Fleming, l'autre fut "David Copperfield" L'enfant prodige du cinéma américain, il connu son heure gloire comme  Shirley Temple, Elizabeth Taylor, Roddy McDowall ou Mickey Rooney...)

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    W.C. Fields et Freddie Bartholomew (David Copperfield)

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    Deanna Durbin et Judy Garland

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    Robert Ryan ("Nous avons gagné ce soir" de Robert Wise)

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    Marilyn Monroe et Robert Mitchum ("Rivière sans retour" d'Otto Preminger)

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    Tony Curtis -Janet Leigh -Orson Welles

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    Geraldine Chaplin - Charles Chaplin -Marlon Brando ( Pendant le tournage de "La Comtesse de Hong Kong")

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    Charles Chaplin 1949 

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    Elvis Presley 

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    Montgomery Clift et son amie Liz Taylor ("Soudain l'été dernier", Une place au soleil","L'arbre de vie" une amitié solide entre eux, comme le fut James Dean ou Rock Hudson à son égard)

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    Zarah Leander (je me souviens avoir vu "Paramatta, bagne de femmes" au cinéma de minuit, actrice et chanteuse sudéoise)

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    Greta Garbo ("La divine", on se souvient de la Reine Christine,mais aussi d'Anna Karénine"

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    Ramon Novarro (Brillant dans la version muette de "Ben-Hur" de Fred Niblo, parait-il qu'il fut assassiné en 1969, à cause d'une relation homosexuelle ...!) 

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    Ben-Hur (1925) de Fred Niblo

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    Joan Crawford et Franchot Tone (Franchot Tone, il me semble qu'il jouait dans "Les trois lanciers du Bengale d'Henry Hathaway avec Gary Cooper, quant à Joan Crawford, si vous n'avez pas vu "Maman très chère" film tiré du roman de la fille adoptive de l'actrice, elle ne ménage pas sa mère, puisqu'elle avoue avoir été battu par sa propre mère...)

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    Paul Muni (il restera incontestablement "Scaface", dans la version d 'Howard Hawks, il est sublime, un grand nom du cinéma américain, si vous n'avez pas "Je suis un évadé" allez y, visonnez le, vous ne serez pas déçu...)

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    Cary Grant et Randolph Scott (Il y a certaine biographie qui insite sur la liaison des deux acteurs, franchement, ya bien autre chose à faire, qu'à vouloir à tout prix,vouloir unir des acteurs entre eux...

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    Peter Lorre et John Guilbert (M le Maudit et le partenaire de Greta Garbo...)

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    John Gilbert et Greta Garbo

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    Warner Baxter

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    Debra Paget (On pouvait voir son nom à de nombreux génériques de films américains)

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    Walt Disney (En décembre, une évocation de Walt Disney sur ce blog et en fin d'année, (normalement) des extraits de films, de documentaires, biographies sur ce même blog)

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    Martine Carol (Gamin, j'adorais cette actrice, France 3, anciennement Fr3, diffusait la plupart de ces grands films, certains films historiques, un peu romancé "Nana", "Madame Du Barry", "Lucrèce Borgia", mais surtout "Lola Montès" de Max Ophuls.

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    Margaret Loockwood

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    Sean Connery et Ursula Andress (c'est du "James Bond"...)

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    Stewart Granger ("Le prisonnier de Zenda" "Scaramouche" mais surtout "Les contrebandiers de Monfleet" de Fritz Lang, à découvrir pour ceux et celles qui ne connaissent pas...)

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    Maria Montez ("Epouse de Jean-Pierre Aumont, une mort prématurée, on la retrouva morte dans sa baignoire, hélas sa fille Tina Aumont mourrut elle aussi bien trop jeune!)

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    Tina Aumont

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    Eleanor Parker (On se souviendra d'elle, dans plusieurs films reconnus tel que "La mélodie du bonheur", mais aussi "Celui qui par le scandale arrive" de Minnelli", "Femmes en cage" avec Agnès Moorehead, "La vallée des rois"...)

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    Maria Schell (Immense actrice dans "Gervaise" de René Clément avec Suzy Delair, Armand Mestral et François Périer)

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    Lilli Palmer

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    Margaret Loockwood

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    Michèle Morgan (Evocation de l'actrice,sur ce blog en octobre dernier)

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    Kirk Douglas (Lui aussi a été evoqué sur ce blog, avec les comémorations de l'armistice de la grande guerre 14-18, j'ai regardé "Les sentiers de  la gloire" de Stanley Kubrick, et franchement, quelle belle connerie la guerre, tant de soldats tués pour faire plaisir à ces hommes qui nous gouvernent, eux, ne sont pas fous, ils n'iront pas sur le front se battre, ou plutôt se faire tuer. Les lâches furent eux, de tuer des pauvres innocents qui n'ont plus supporter de voir l'horreur devant eux. 3 films sont à voir absolument (Celui de Kubrick avec Kirk Douglas, le film fut interdit pendant de longues années, à voir aussi celui de Joseph Losey "Pour l'exemple", "Les hommes contre" de Francesco Rosi, et enfin "A l'ouest rien de nouveau" de Lewis Milestone avec Lew Ayres. 

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    Kim Novak (Sueurs froides, un classique signé Hitchcock")

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    John Wayne

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    Juliette Gréco (Quand je suis arrivé à Paris, j'ai eu le privilège de voir cette grande dame de la chanson, du cinéma, à Maubert Mutualité) Bien sûr son nom est aussi associé au Saint-Germain des Près, il ya quelques decennies...)

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    Cyd Charisse (Disparue récèmment)

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    Tony Curtis

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    Elizabeth Taylor

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    Marilyn Monroe (En 2009, j'évoquerai sur ce blog différentes actrices américaines et européennes dont Marilyn, Vivien Leigh,Natalie Wood, Judy Garland, Jean Seberg, Romy Schneider, Martine Carol, Pier Angeli et Jean Harlow, ses héroines fragiles...) 

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    Peter O'Toole

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    Liselotte Pulver

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    Pier Angeli (La petite protégée de James Dean, se suicida en 1971, on se souvient de son rôle de "Teresa" de Fred Zinnemann)

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    Romy Schneider ( mon trio d'actrices : Romy, Simone Signoret, Susan Hayward)

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    Claudia Cardinale (Je viens de revisionner "Mayrig" d'Henri Verneuil, elle est grandiose dans le rôle de la mère du cinéaste Henri Verneuil, je sais que la film avait été mal accueilli et pourtant, le film est exceptionnel, les décors, la prise de vues, le scénario auraient du attirer les foules, certes le second volet est de moindre qualité, les critiques s'acharnent toujours sur les mêmes, et pourtant Verneuil possède dans sa filmographie quelques uns des fleurons du cinéma français : "La vache et le prisonnier", "le mouton à cinq pattes", "Le singe en hiver", "Le président", "Mélodie en sous-sol", "Peur sur la ville", "Le clan des siciliens","La table aux crevés" etc)

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    Brigitte Bardot et Alain Delon (Après avoir évoqué BB en oct dernier, on pourra voir l'évocation d'Alain Delon sur ce blog, dans la deuxième quinzaine du mois de novembre 2008)

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    Jean Seberg (Une évocation de l'actrice sur ce blog en février 2009)

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    09 novembre 2008

    VOLPONE de Maurice Tourneur

    VOLPONE

    Coup de Coeur *****

    de Maurice Tourneur                         1940

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    Volpone
    Harry BAUR
    Mosca                                                                     
    Louis JOUVET
    Corbaccio
    Charles DULLIN
    Colomba
    Jacqueline DELUBAC
    Corvino
    Fernand LEDOUX
    Voltore
    Jean Temerson
    Le Capitaine Leone Alexandre RIGNAULT
    Réalisateur                               MAURICE TOURNEUR 
    Scénariste                               Jules ROMAIN - Stephan Zweig

    D'après la traduction de              Ben JOHNSON

    Adaptation et dialogues              J. ROMAIN-S. Zweig

    Directeur de la photo                  Armand THIRARD
    Décors                                    
    Musique                                   Marcel DELANNOY 

    Décors                                     André BARSACQ
    Producteur                               ILE DE FRANCE Films
    Producteur délégué                   

    Distributeur                                A. Z. Distribution

    Date de sortie : /1940

    Durée et synopsis :
    94mn  - France -Comédie dramatique
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    Volpone est un commerçant levantin établi à Venise qui connaît quelques ennuis parce qu'un de ses navires est annoncé comme disparu. Emprisonné pour dettes, il rencontre en prison Mosea qui lui remonte le moral. Libéré à l'arrivée inespérée de son bateau, Volpone paie les dettes de Mosca, le prend comme confident et homme à tout faire et, pour se venger de ses créanciers qui l'avaient accablé, monte avec la complicité de Mosea une farce macabre : il va se faire passer pour mourant. Il envoie ce dernier répandre le bruit qu'il laissera son héritage à celui des Vénitiens qui lui témoignera la plus vive amitié !


    Ainsi l'usurier Corbaccio ira jusqu'à déshériter son fils à son profit, tandis que Corvino, le plus jaloux des maris de Venise, amènera sa femme fidèle dans le lit de Volpone. Mais la pudeur effarouchée de la belle attire le fils de Corbaccio et le scandale serait éclatant si Mosca ne retournait la situation, mais à son profit. Volponc, déclaré mort, devrait être pendu. Il ne le sera pas, mais Mosca, devenu unique héritier, jette les pièces d'or de Volpone par la fenêtre à la foule...

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    Costume de Volpone (Charles Dullin)

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    Volpone, comédie de Jules Romains et Stefan Zweig, d'après Ben Jonson fut créé au théâtre de l'Atelier en 1928. Mise en scène et interprétée par Charles Dullin, la pièce eut une énorme succès qui se prolongea dans le film de Maurice Tourneur en 1940 et où Dullin cédait le rôle de Volpone à Harry Baur pour prendre celui de Corbaccio.

    Ce succès marque aussi celui d'André Barsacq, jeune décorateur de 19 ans à qui Dullin a manifesté toute sa confiance en lui passant commande des décors et des costumes.

    Formé à l'école de l'Atelier, Jean-Louis Barrault, en hommage à son maître, reprendra Volpone en 1955 au théâtre Marigny, avec le concours d'André Barsacq.

    __Avis/"Volpone" représente initialement le début de ma passion pour le cinéma, ce fut un dimanche  soir vers minuit au "Cinéma de minuit" que j'ai découvert,  la version cinématographique de "Volpone" avec Hary Baur et Louis Jouvet. Je fus passionné par la composition des grands maîtres de la scène théâtrale. Quelle merveille de voir Jean Temerson, Fernand Ledoux (qui m'avait é crit de la Trinité sur Mer, là ou il demeurait les dernières années de sa vie), Charles Dullin, Jacqueline Delubac... 

    Adapté d'une pièce de Ben Jonson (1605) par Jules Romains et Stefan Zweig (1928), VOLPONE qui fut au théâtre un des succès de Charles Dullin (qui tient dans le film le rôle de Corbaccio) devient un film en 1940. Il sera présenté à Paris le 10 mai 1941. Son réalisateur, Maurice Tourneur, suit fidèlement le texte et dirige des comédiens qui font du film un véritable panthéon du théâtre français. Plusieurs fois réédité, VOLPONE (où débutait, dans un rôle de page, Pierre Sabbagh), demeure le témoin d'un certain cinéma français de prestige. Parmi les collaborateurs du film : André Barsacq, dont la carrière fut essentiellement théâtrale, avait mis la pièce en scène. Outre les décors du film, il signa les décors, entre autre de L'ARGENT (1927, M. l'Herbier), de GARDIEN DE PHARES (1928, J. Grémillon), de l'HONORABLE CATHERINE (1942, M. L'Herbier). Quant à Maurice Tourneur, il avait débuté comme régisseur chez Antoine; après une carrière américaine (19141927), il devait réaliser en France L'ÉQUIPAGE (1928), LES DEUX ORPHELINES (1932), KOENIGSMARK (1935), KATIA (1938), MAM'ZELLE BONAPARTE (1941), LA MAIN DU DIABLE (1942) avec Pierre Fresnay et Noel Roquevert.

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