28 février 2009
CESAR DU CINEMA FRANCAIS 2009
34ème Cérémonie des CESAR
La Soirée fut présidée par :
CHARLOTTE GAINSBOURG
CESAR DU CINEMA FRANCAIS 2009
CESAR 2009
L'EFFRONTEE (1985) de Claude Miller avec J-C Brialy et Bernadette Laffont
CHARLOTTE FOR EVER (1986) de Serge Gainsbourg
LA PETITE VOLEUSE (1988) de Claude Miller
AMOUREUSE (1991) de Jacques Doillon avec Yvan Attal
LA BUCHE (1999) de Daniele Thompson avec Sabine Azéma et Claude Rich
FELIX ET LOLA (2000) de Patrice Leconte
ILS SE MARIERENT ET EURENT BEAUCOUP D'ENFANTS (2004) d'Yvan Attal
LA SCIENCE DES REVES (2006) de Michel Gondry
PRETE MOI TA MAIN (2006) d'Eric Lartigau avec Alain Chabat
I'M NOT THERE (2007) de Tod Haynes avec Heath Ledger
GOLDEN DOOR (2007) d' Emanuele Crialese
César du meilleur espoir féminin en 1986
et tant d'autres....
La trente quatrième Cérémonie du cinéma français s'est déroulé le vendredi 27 février 2009, au Théâtre du Châtelet à Paris.La soirée fut présentée par Antoine de Caunes et présidée par Charlotte Gainsbourg. Le film "Séraphine" de Martin Provost est sorti vendredi soir grand vainqueur, remportant sept César dont ceux du meilleur film et de la meilleure actrice, décerné à Yolande Moreau, qui vient d'être consacrée pour la deuxième fois, César de la meilleure actrice pour son interprétation de "Séraphine", quatre ans après celui pour "Quand la mer monte", incarne avec force une femme de la campagne un peu illuminée, employée comme domestique au début du vingtième siècle, avant d'atteindre une brève notoriété comme peintre primitif. Le film "Le premier jour du reste de ta vie" est reparti avec trois récompenses : meilleurs espoirs féminin et masculin pour Déborah François et Marc-Antoine Gondrin ainsi que le meilleur montage. Le César du meilleur film étranger est revenu à "Valse avec Bachir" de l'Israélien Ari Folman, qui met en images d'animation, dans un original documentaire autobiographique, la première guerre au Liban.
Antoine de Caunes , dans une parodie du film "Chantons sous la pluie"
Sandrine Bonnaire
Monica Bellucci et Vincent Cassel
Elie Semoun
Aissa-Meiga
Nomination pour le meilleur acteur de l'année
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César du cinéma 2009 
Meilleur film français de l'année : "Séraphine" de Martin Provost



Meilleur réalisateur : Jean-François Richet pour "Mesrine"


Meilleure actrice : Yolande Moreau pour"Séraphine"
Meilleur acteur : Vincent Cassel pour "Mesrine"



Meilleure actrice dans un second rôle : Elsa Zylberstein "Il y a longtemps que je t'aime"


Meilleur acteur dans un second rôle : Jean-Paul Roussillon pour "Un conte de Noël"
Meilleur espoir féminin : Déborah François pour "Le premier jour du reste de ta vie"

Meilleur espoir masculin : Marc-André Grondin pour "Le premier jour du reste de ta vie"
Meilleur film étranger : "Valse avec Bachir" d'Ari Folman

Meilleur premier film : "Il y a longtemps que je t'aime" de Philippe Claudel
Meilleur scénario original : Marc Abdelnour, Martin Provost pour "Séraphine"
Meilleure adaptation : Laurent Cantet, François Begaudeau, Robin Campillo "Entre les murs"
Meilleure musique écrite pour un film: Michael Galasso ("Séraphine")
Meilleur court métrage : "Les miettes" de Pierre Pinaud
Meilleure photo : Laurent Brunet ("Séraphine")
Meilleurs décors : Thierry François ("Séraphine")
Meilleur son : Jean Minondo, Gérard Hardy, Alexandre Widmer, Loïc Prian, François Groult et Hervé Buirette ("Mesrine")

Meilleurs costumes : Madeline Fontaine ("Séraphine")
Meilleur montage : Sophie Reine ("Le premier jour du reste de ta vie")
Meilleur film documentaire : "Les plages d'Agnès" d'Agnès Varda
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La Palme d'or 2008 "Entre les murs" de Laurent Cantet, tiré du livre de François Bégaudeau, a remporté le prix de la meilleure adaptation.
L'écrivain Philippe Claudel a reçu le César du meilleur premier film pour "Il y a longtemps que je t'aime", qui a valu le prix du meilleur second rôle féminin à Elsa Zylberstein.
L'humoriste, acteur, réalisateur Dany Boon a fait irruption sur scène en pantalon jaune en lançant : "C'est mon smoking des César... quand je l'ai acheté ils m'ont dit, c'est pas la peine qu'on vous vende le bas, vous l'aurez jamais, le César !"
Déçu par l'unique nomination, pour le scénario, de sa comédie aux plus de 20 millions de spectateurs, "Bienvenue chez les Ch'tis", il avait pourtant annoncé qu'il serait absent. Son film est reparti bredouille.
La cinéaste Agnès Varda a reçu le prix du meilleur documentaire pour son autoportrait empreint de tendresse et d'auto-dérision, "Les plages d'Agnès".
Les deux César du meilleur espoir sont allés aux jeunes comédiens du "Premier jour du reste de ta vie": Déborah François et Marc-André Grondin.
Un hommage émouvant a été rendu à Georges Cravenne le fondateur des César, et aux producteurs Christian Fechner et Claude Berri, disparus ces derniers mois.
Venu décerner le César du meilleur film, Sean Penn a été célébré par les jeunes acteurs d'"Entre les murs" à qui il avait décerné la Palme d'or 2008.
"Vous voulez pas être notre président? Parce que nous on est d'accord pour changer !" a lancé l'un d'eux.
Emma Thompson remit un "César d'honneur à Dustin Hoffman
CESAR D'HONNEUR :
DUSTIN HOFFMAN
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Guillaume Depardieu -Chiara Mastroianni-Yvan Attal -Charlotte Gainsbourg
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27 février 2009
LA POISON de Sacha Guitry
LA POISON
Coup de Coeur *****
de Sacha Guitry 1951
Paul Braconnier |
Michel SIMON |
Blandine Braconnier |
Germaine REUVER |
Maître Aubanel |
Jean DEBUCOURT |
Le Pharmacien |
BEVER |
Victor |
Nicolas AMATO |
Me Michon, la mercière |
Pauline CARTON |
| et Jeanne FUSIER-GIR,DUVALLEIX,Louis DE FUNES |
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Paul Braconnier ne peut plus supporter sa femme, vieille et sale pocharde. Elle, de son côté, a acheté secrètement de la mort-aux-rats pour supprimer son époux. Impressionné par l'habileté de Maître Aubanel, qui vient de fêter son centième acquittement, Paul Braconnier va le trouver et le questionne avec suffisamment d'adresse pour apprendre dans quelles conditions il peut tuer sa femme en étant à peu près assuré d'être acquitté.
De retour chez lui, il exécute les " instructions " de l'avocat à la lettre : il tue, d'un coup de couteau dans le ventre, sa femme, qui avait commencé à lui verser du poison. Brillamment défendu par Maître Aubanel, Paul Braconnier est triomphalement acquitté.
Dès le générique, Sacha Guitry dédicace le manuscrit de "LA POISON" à Michel Simon, pour lequel il a écrit le film, qu'il réalise avec deux caméras, et en moyenne deux prises par plan, en quinze jours, à compter du 6 septembre (sortie : le 30 novembre). Ce film peut être considéré comme le premier volet d'une trilogie, qui comprend "LA VIE D'UN HONNETE HOMME" (1952, où Michel Simon incarne deux frères jumeaux qui se détestent) et "LES TROIS FONT LA PAIRE" (1957, où le comédien, que Guitry considérait comme le plus grand vivant, est le commissaire Bernard, admirateur de Maigret). Avec "ASSASSINS ET VOLEURS" (1956), interprété par Michel Serrault et Jean Poiret mais que Sacha Guitry avait d'abord esquissé pour Michel Simon et lui-même, ces quatre films sont peut-être les plus sarcastiques de l'auteur, qui y règle quelques comptes : toutes réflexions faites, il n'avait pas digéré, après quatre ans d'occupation, de faire soixante jours de prison. Par ailleurs, on aperçoit dans "La Poison" un petit rôle qui deviendra grand : Louis de Funès.
Ce film reflète une certaine noirceur dans l'oeuvre de Guitry, un de mes préférés. Michel Simon est au mieux de sa forme...
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22 février 2009
CESAR DU CINEMA FRANCAIS 1998
22ème Cérémonie des CESAR
La Soirée fut présidée par :
JULIETTE BINOCHE
CESAR DU CINEMA FRANCAIS 1998
RENDEZ-VOUS (1985) d'André Téchiné avec Lambert Wilson
MAUVAIS SANG (1986) de Léos Carax
L'INSOUTENABLE LEGERETE DE L'ETRE (1988) de Philip Kaufman
LES AMANTS DU PONT-NEUF (1991) de Léos Carax
FATALE (1992) de Louis Malle avec Jeremy Irons
TROIS COULEURS : BLEU (1993) de Krzysztof Kieslowski
LE HUSSARD SUR LE TOIT (1995) de Jean-Paul Rappeneau avec Olivier Martinez
LE PATIENT ANGLAIS (1998) d'Anthony Linghella
LES ENFANTS DU SIECLE (1999) de Diane Kurys
La vingt-troisième cérémonie des César du cinéma français se déroula au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris, le 28 février 1998. Auréolée de son Oscar, Juliette Binoche assure la fonction de Présidente, la soirée fut présentée par Antoine de Caunes.
Charlotte Rampling remit un "César d'honneur" à Michael Douglas, et, à l'occasion du 40e anniversaire de la Nouvelle Vague, Johnny Hallyday en fit de même avec Jean-Luc Godard, qui en remit un lui-même à Clint Eastwood.
Si Luc Besson remporte enfin le César du meilleur réalisateur, c'est "On connaît la chanson" d'Alain Resnais qui gagne le plus de statuettes (sept). Quant à Ariane Ascaride (sacrée meilleure actrice), elle coiffe au poteau Sandrine Kiberlain et Miou-Miou. Signalons que Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri avaient déjà reçu l'Oscar du meilleur scénario pour SMOKING et NO SMOKING, d'Alain Resnais, (César du meilleur film en 1993) et pour UN AIR DE FAMILLE, en 1995. André Dussollier, lui, avait obtenu le César du Meilleur Second Rôle Masculin en 1992 pour UN CŒUR EN HIVER. Rappelons enfin qu'en 1977, PROVIDENCE, autre film de Resnais, avait été déclaré meilleur film de l'année.
CESAR D'HONNEUR :
MICHAEL DOUGLAS
JEAN-LUC GODARD
CLINT EASTWOOD
Alain Resnais-Sabien Azéma-Clint Eastwood-André Dussolier-Ariane Ascaride
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Michael Douglas 1944
LES RUES DE SAN-FRANCISCO (Série) avec Karl Malden
MORTS SUPECTES -COMA (1978) de Michael Crichton
LE SYNDROME CHINOIS (1979) de James Bridges avec Jane Fonda
LA NUIT DES JUGES (1983) de Peter Hyams
A LA POURSUITE DU DIAMANT VERT (1984) de Robert Zemeckis
A CHORUS LINE (1985) de Richard Attenbourough
LE DIAMANT DU NIL (1985) de Lewis Teague avec Kathleen Turner
LIAISON FATALE (1987) d'Adrian Lyne avec Glenn Close
WALL STREET (1987) d'Oliver Stone avec Charlie Sheen
LA GUERRE DES ROSE (1989) de Danny de Vito avec Kathleen Turner
UNE LUEUR DANS LA NUIT (1992) de David Seltzer avec Melanie Griffith
BASIC INSTINCT (1992) de Paul Verhoeven avec Sharon Stone
CHUTE LIBRE (1993) de Joel Schumacher
HARCELEMENT (1994) de Barry Levinson avec Demi Moore
- César du meilleur film :
- On connait la chanson, d'Alain Resnais

- César du meilleur réalisateur :
Luc Besson, pour Le Cinquième Élément 


- César de la meilleure première œuvre :
Alain Chabat, pour Didier


- César du meilleur scénario original ou adaptation :
Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, pour On connaît la chanson 
- César de la meilleure musique :
Bernardo Sandoval, pour Western - César de la meilleure photographie :
Thierry Arbogast, pour Le Cinquième Élément - César des meilleurs costumes :
Christian Gasc, pour Le Bossu - César du meilleur décor :
Dan Weil, pour Le Cinquième Élément 
- César du meilleur son :
Pierre Lenoir et Jean-Pierre Laforge, pour On connaît la chanson - César du meilleur montage :
Hervé de Luze, pour On connaît la chanson - César du meilleur court-métrage :
Des majorettes dans l'espace, de David Fourier 
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18 février 2009
MARCEL PAGNOL
Cinéaste, Poéte,Ecrivain, Scénariste, Producteur français
Si le cinéma était resté muet, on peut penser que Marcel Pagnol ne serait jamais devenu cinéaste, tant son oeuvre est d'abord une oeuvre parlée, ou le dialogue joue un rôle prépondérant. Et pourtant, nous savons aussi qu'elle constitue bien autre chose que le "Théâtre filmé" à quoi on a voulu longtemps la réduire avec dédain, et qu'elle représente de l'authentique cinéma.
Pour ma part, les trois films que j'ai le plus aimé sont : "La femme du boulanger", "Angèle" et "La fille du puisatier".
Marcel Pagnol est né à Aubagne le 28 février 1895.Il passe son enfance dans une villa au-dessus de La Treille, en pleine garrigue, paysage qui lui inspirera plus tard d'étonnants "Souvenirs". Son père, instituteur, lui fait poursuivre des études au terme desquelles il sera nommé répétiteur d'anglais.
Mais le jeune professeur rêve surtout de littérature et de théâtre. Il a déjà publié, à seize ans, des poèmes et un drame en vers dans des revues locales, et en 1925, en collaboration avec Paul Nivoix, une pièce satirique, "Marchands de Gloire". La gloire, justement, lui vient avec "Topaze" comédie représentée pour la première fois à Paris en 1928, qui va l'arracher (comme son héros) à l'enseignement.
En 1930, Pagnol n'est encore que l'auteur à succès de deux pièces "Topaze" et "Marius", quand il fait la connaissance de Robert T. Kane, le tout puissant directeur américain de la Paramount française qui vient de s'installer somptueusement dans ses studios de Saint-Maurice, près de Vincennes. Celui-ci à la charge de constituer pour la filiale française un "comité littéraire" prestigieux avec (Sacha Guitry, Tristan Bernard, Pierre Benoît...) qui ne servira jamais à rien.Le succès de "Marius" au théâtre avait incité Pagnol à écrire une suite à "Fanny", qui fut jouée pour la première fois au Théâtre de Paris, le 5 décembre 1931 (alors que le film MARIUS triomphait déjà sur les écrans). Quelques modifications étaient intervenues dans la distribution : Raimu, à la suite de dissensions avec Léon Volterra, abandonnait le rôle de César à Harry Baur, Pierre Fresnay était relayé par Berval, Alida Rouffe par Marguerite Chabert.
Quand Pagnol propose à Kane d'adapter "Marius" à l'écran, ce dernier qui ne va jamais au théâtre, se contente de hausser les épaules. Un an plus tard, beaucoup d'argent ayant été englouti dans une série d'échecs désastreux sur tous les plans, c'est Kane lui même qui revient à la charge. Pagnol accepte, mais en profite pour imposer ses conditions : on gardera les interprètes de la pièce (Qu'est-ce que c'est que ce Raimiou?" demande Kane) et lui même, prétention exorbitante, sera payé au pourcentage des recettes, comme au théâtre. Kane qui ne croit guère au succès du film, accpete tout, et n'y met qu'une condition : la présence d'un grand réalisateur international d'origine hongroise, qui sera Alexander Korda. Ignorant tout du cinéma, Pagnol à son tour accepte Korda, avec qui il s'entendra fort bien et dont il dira par la suite qu'il lui a tout appris. En fait, c'est ensemble que les deux hommes réaliseront "MARIUS" (1931) qui connaîtra un immense succès public. Pourtant Kane reste méfiant et quand en 1932, il chargera Louis Gasnier de réaliser "TOPAZE", il fera ecrire l'adaptation et les dialogues par Léopold Marchand, ami personnel de Marcel Pagnol qui l'avait introduit au fameux comité littéraire!.
En 1932 encore, personne ne voudra produire "Fanny" sous pretexte "qu'on sait bien à Hollywood qu'aucune suite n'a jamais marché". Pagnol qui a été impressionné par les recettes de "Marius", décide de devenir producteur et s'associe avec Roger Richebé pour produire "FANNY" (1932). Il en confie la réalisation à Marc Allégret, car il ne se sent pas encore devenu vraiment cinéaste. (Pour la petite histoire, c'est sur ce tournage que débute une jeune script-girl de seize ans nommée Gourdji et dite "Bouchon", qui deviendra plus tard Françoise Giroud, secrétaire d'Etat). "FANNY" remporta un succès égal, si non supérieur, à celui de "Marius".
Les critiques se déchaînent alors contre Pagnol, accusé de conduire l'art cinématographique dans l'impasse du théâtre filmé. Pour leur répondre, Pagnol fonde une revue, "Les Cahiers du film" (seul trois numéros ont paru), ou il publie une série de textes sous le titre "Cinématurgie de Paris". Loin de chercher à confondre ses détracteurs, il les provoque à plaisir, réduisant le cinéma à un rôle d'appareil à enregistrer des bons textes, joués par de bons acteurs. Trente ans après encore, il répétera : "Au fond, le théâtre et le cinéma, c'est la même chose. Le plus difficile c'est d'écrire la belle oeuvre dramatique. La réaliser, ce n'est pas grand chose". Et pourtant, presque toute son oeuvre à venir s'inscrira en faux contre ces propos et les remettra à leur place de séduisants paradoxes, inspirés, pour une bonne part au moins, par l'esprit de contradiction.
En 1933, Marcel Pagnol se lance enfin dans la mise en scène, mais comme s'il voulait encore donner raison à ses adversaires et justifier ses écrits, il s'appuie sur un texte célèbre, la vieille pièce d'Emile Augier et Jules Sandeau, "LE GENDRE DE MONSIEUR POIRIER" avec Fernand Charpin,Annie Ducaux et Jean Debucourt.Ce premier long métrage réalisé par Marcel Pagnol et produit par la société indépendante qu’il avait fondée en 1933 avec son frère René, «Les Auteurs Associés» (ce sigle s’inspirant de la firme américaine «Les Artistes Associés»).
Le film adapte scrupuleusement la comédie écrite en collaboration par Émile Guillaume Victor Augier et Léonard Sylvain Julien (dit Jules) Sandeau, qui avait connu un vif succès depuis sa création en 1855. Les extérieurs furent tournés dans la propriété de Pagnol dans la Sarthe. La critique loua cette réussite du «théâtre filmé» et l’adroite «résurrection de l’époque Louis-Philippe, dans les idées, les costumes, les accessoires et petits travers du temps» (in “Cinaedia”). Le public fut plus réticent.
Le négatif du film ayant disparu pendant l’Occupation, LE GENDRE DE MONSIEUR POIRIER fut longtemps réputé invisible. Une copie – sous-titrée en anglais – fut retrouvée aux États-Unis, et l’œuvre fit l’objet d’une nouvelle distribution en 1995, à l’occasion du centenaire de la naissance de l’auteur.
Comme le précise le générique, Léon Bernard était à l’époque sociétaire de la Comédie française.
Dans son livre “Marcel Pagnol ou le cinéma en liberté” (Éditions de Fallois, Paris 1995), Claude Beylie écrit : «Le Gendre de Monsieur Poirier, c’est bien autre chose qu’une bouffonnerie, c’est un conflit entre deux castes, un reflet de la lutte des classes sous la Restauration, une œuvre de contestation, comme "TOPAZE". Qui se résout, il est vrai dans une euphorie de convention, mais les bons principes n’en sont pas moins durement égratignés, l’hypocrisie d’un siècle dénoncée.»
"JOFROI" (1933) est le deuxième film réalisé par Marcel Pagnol, et sa première adaptation à l'écran d'un récit de Giono (que celui-ci devait contester par la suite). Il s'agissait d'un court film de moins d'une heure mais important à plus d'un titre. Il marque la première rencontre de Pagnol avec Jean Giono. Il marque aussi le début de ces tournages en décors naturels, dont Pagnol devient alors le prophète, et pratiquement l'unique adepte, avec dix ans d'avance sur le néo-réalisme italien, qui reconnaîtra d'ailleurs ce qu'il lui doit. Le film fut tourné entièrement en extérieurs, en Haute-Provence, non loin d'Aubagne, pays natal de Pagnol. La plupart des interprètes étaient des "amateurs" : Henri Poupon était compositeur et parolier, Blavette, fabricant de boîtes de conserve (ils deviendront comédiens en titre peu après, dans l'équipe de Pagnol), quant à Vincent Scotto, déjà célèbre comme musicien et auteur d'opérette, c'est Pagnol qui eut l'idée de lui confier le rôle principal : ce fut son unique interprétation à l'écran, qui lui valut un prix décerné par la critique américaine, en 1950 ! Le film fut présenté pour la première fois au public en janvier 1934, en complément du GENDRE DE MONSIEUR POIRIER. Il connut un franc succès, ce qui incita peut-être Pagnol à puiser à nouveau son inspiration de cinéaste dans l'œuvre de Jean Giono.
Un an après, ce discret essai trouve son épanouissement avec la réalisation d'un premier chef d'oeuvre "ANGELE" (1934) d'après le roman de Jean Giono "Un de Baumugnes". Le maître maçon Marius Brouquier, vieil ami de Pagnol et qui sera son fidèle décorateur, reconstituera "en dur", sur les lieux mêmes de l'action dans une ferme de Marcellin, non loin de Camoins, dans le massif d'Allauch, les décors du film et d'abord "La ferme d'Angèle",on avait retiré le plancher du premier étage pour installer les projecteurs. La séquence de Marseille fut tournée à l'aide d'une caméra dissimulée dans une camionnette. " C'était, dira l'ingénieur du son Jean Lecocq, le premier film naturel, le premier film-vérité. " Son influence se fera sentir au lendemain de la guerre sur l'école "néoréaliste" italienne. Admirablement interprété par Orane Demazis et Fernandel, le film consacra ce dernier, qui trouvait là son premier emploi dramatique, comme un des plus grands acteurs du cinéma français, capable de sortir de ses éternels rôles de comique troupier.Tourné dans des conditions voisines de l'amateurisme, ce film fut un énorme succès commercial.
Après ce premier coup d'éclat, Pagnol semble reprendre du souffle, en 1935, avec deux courts sujets d'une heure environ, "MERLUSSE" (1935), composé en partie avec ses souvenirs de jeune professeur. Ce film est chronologiquement, le premier film non tiré d'une pièce de théâtre ou d'un roman, dont Pagnol est l'auteur complet (scénariste, dialoguiste, réalisateur, producteur). Il le conçut comme un moyen métrage, qui devait être couplé avec "CIGALON" ,une galéjade provençale réalisée la même année (1935). Un premier tournage, fin 1934, l'ayant laissé insatisfait, notamment sur le plan de l'enregistrement sonore, il le reprit entièrement, tout comme d'ailleurs le film de complément (dont il changea même la distribution). "MERLUSSE" fut tourné dans les bâtiments du lycée Thiers de Marseille, grâce - comme le précise le générique. Tous les acteurs étaient des familiers de l'équipe Pagnol, avec en tête Henri Poupon, qui venait de triompher dans le rôle du père d'ANGÈLE. Dans son livre (Ed. Losfeld, 1973). Raymond Chirat note l'influence qu'a pu exercer MERLUSSE sur le personnage du professeur d'anglais joué par Erich von Stroheim dans "Les Disparus de Saint-Agil" de Christian-Jaque.
Cigalon
Dans le même soucis de mieux faire, il réalise une deuxième version de "TOPAZE" (1936) qui, bien qu'étant cette fois son oeuvre, ne sera pas pour autant une réussite et connaîtra une brève carrière. La même année, Pagnol prend une belle revanche avec "CESAR", suite et fin de la trilogie commencée avec "MARIUS" et "FANNY". Contrairement aux deux premiers, ce troisième volet est écrit directement pour le cinéma, et ce n'est que plusieurs années après que l'auteur en tirera une pièce qui n'aura jamais le succès du film. Juste revanche du cinéma sur le théâtre et qui consacre la métamorphose de l'ancien dramaturge en cinéaste authentique.
Une nouvelle preuve, magistrale, de cette métamorphose est fournie avec "REGAIN" (1937), nouveau chef d'oeuvre inspiré par Giono, et pour beaucoup le plus beau film de Marcel Pagnol, le plus lyrique, le plus provençal et qui nous aide à comprendre pourquoi Pagnol, des années plus tard, éprouvera le besoin de traduire "Les Bucoliques" de Virgile. Tel que l'avait décrit Giono dans son livre, Aubignane était à peu près inaccessible par les cameras. Pagnol décida de reconstruire entièrement, pierre par pierre, quelques kilomètres plus has, sur la colline Saint-Esprit, un village... en ruines ! Maçons, carriers, charpentiers et jusqu'au compositeur Arthur Honneger qui s'était rendu sur les lieux pour suivre le tournage, tout le monde se passionna pour cette tâche peu banale. L'église elle-même (que l'on ne fait qu'apercevoir dans le film) fut reconstruite avec tellement de soin qu'un prêtre des environs s'y trompa et voulut venir y célébrer la messe !. Le clocher de l'église mesurait 20 m de haut, et 40 tonnes de matériaux furent hissées dans les collines par téléphérique. On appela à l'époque ce complexe insolite le village Pagnol, ou "village des poètes". Des vestiges en subsistent encore aujourd'hui.
On retrouve dans "REGAIN" (qui devait d'abord s'intituler ARSULE) plusieurs des interprètes d'ANGÈLE : Orane Demazis, Fernandel, Delmont, Henri Poupon. Seuls, Marguerite Moreno et Gabriel Cabrio furent des éléments "rapportés" : ils s'intègrent cependant avec aisance à l'univers de Pagnol.
A la même période, Pagnol réalisa "LE SCHPOUNTZ" (1938). C'est pendant le tournage d'ANGÈLE que Marcel Pagnol eut, dit-il, l'idée du "SCHPOUNTZ". Ce nom à consonance slave lui avait été suggéré par son directeur de la photographie, Willy (Faktorovitch), pour désigner les "mordus " de cinéma. L'un d'eux, se prenant pour Charles Boyer, fut victime d'un canular monté par son équipe et se présenta effectivement, quelques semaines plus tard, au bureau du producteur Roger Richebé (qui le mit promptement à la porte). Pagnol s'aperçut que " le monde était plein de schpountz " et décida de leur consacrer un film. Il y entremêla des souvenirs de ses débuts aux studios de Joinville, parmi la faune des réalisateurs de troisième zone et des producteurs-margoulins. Le tournage n'alla pas sans une certaine confusion (Pierre Brasseur et Roger Forster y interprètent le même rôle, dans des séquences différentes), Fernandel y fit une création mémorable (notamment dans la fameuse scène où il mime un texte du Code civil : "Tout condamné à mort aura la tête tranchée "). La critique de l'époque fut assez réticente; on parla de "pochade d'atelier " et on reprocha à Pagnol un soupçon de xénophobie (dans le personnage du producteur juif Meyerboom). Le succès publie fut (et demeure) moindre que celui des autres films de Pagnol.
En 1938, nouveau retour à Giono et nouveau chef d'oeuvre avec Raimu dans un des ses plus grands rôles : c'est "LA FEMME DU BOULANGER" qu'un connaisseur aussi autorisé qu' Orson Welles saluera plus tard comme un des grands films du cinéma mondial. Dans le rôle assez court de l'épouse de Raimu, Ginette Leclerc se fait remarquer et amorce une carrière de femme fatale. Sur ce grand succès prend fin une décennie fructueuse pour Pagnol, et qui, en dépit d'une critique qui ne désarme guère, l'a vu consacré grand cinéaste français et reconnu comme tel par ses pairs, au premier rang desquels le grand Jean renoir (qu'il avait d'ailleurs aidé à produire "TONI" (1934).
Dans une interview qu'il a accordée aux " Cahiers du Cinéma" (décembre 1965), Marcel Pagnol raconte pourquoi LA FEMME DU BOULANGER ne fut pas entièrement tourné en décors naturels: " Je vais vous dire pourquoi, c'est une chose intéressante. Raimu ne pouvait jouer une longue scène en extérieur. Le vent le gênait! Et il était meilleur à 21 heures que dans la journée. C'est qu'il jouait au théâtre depuis 30 ans. Aussi a-t-il fallu recopier les troncs de platanes qui se trouvaient près de la terrasse du café. Le résultat d'ailleurs était remarquable. C'était l'œuvre duit de nos maçons. En fait, tous les plans moyens et rapprochés ont été réalisés sur nos plateaux à Marseille".
Pendant plusieurs années une petite salle new-yorkaise a programmé "La femme du boulanger". C'est ainsi que le film de Marcel Pagnol est devenu le plus célèbre film français Outre-Atlantique. Et c'est dans ce cinéma qu'Orson Welles découvrit Raimu dont il affirmait qu'il était un des plus grands acteurs du monde. Il faut noter que le rôle tenu par Ginette Leclerc avait été initialement prévu pour la grande comédienne américaine Joan Crawford qui ne connaissait que quelques mots de français ce qui explique que les répliques de ce personnage étaient réduites à l'essentiel.
A la veille de l'armistice de juin 1940,Pagnol avait entrepris un nouveau film, "LA FILLE DU PUISATIER" qui fut commencé le 20 mai 1940, et, pour la première (et unique) fois, il réunissait ses acteurs fétiches, Raimu et Fernandel. Interrompu par les évènements, vite repris après, le film sera le premier du cinéma français de l'occupation. Fernandel pour sa part remplissait ses obligations militaires entre deux prises de vues... La sortie commerciale eut lieu en zone libre fin décembre de la même année, avant Paris, qui ne vit le film qu'à partir d'avril 1941.
Longtemps sous- estimé par les historiens, peut être parce qu'on y entend le discours du Maréchal Pétain annonçant l'armistice (mais il est faux que ce discours, comme on l'a écrit, fut remplacé en 1945 par l'appel du 18 juin du Général de Gaulle), le film n'est en rien indigne des autres grandes oeuvres de Pagnol, et certains le préfèrent même à "La femme du boulanger", avec qui il forme un beau diptyque. Le rôle féminin y était tenu avec beaucoup de grâce par Josette Day, qui avait pris dans la vie de Pagnol la place précèdemment occupée par Orane Demazis. Un autre film écrit pour elle, "LA PRIERE AUX ETOILES", sera entrepris en 1941, et pour des raisons obscures, abondonné en cours de réalisation.
La Prière aux étoiles
A partir de là, l'oeuvre cinématographique de Pagnol subit une éclipse de quelques années. "NAIS" (1945) adaptation de Zola, n'est que supervisé par Pagnol qui laisse la réalisation à l'obscur Raymond Leboursier. Malgré Fernandel et Jacqueline Bouvier, future Madame Pagnol, ce n'est pas un succès. En 1948, Marcel Pagnol (qui a été élu à l'Académie française en 1946) entreprend "LA BELLE MEUNIERE" , biographie de Schubert, lequel est interprété par Tino Rossi. Destiné à expérimenter un nouveau procédé français de cinéma en couleurs, le Rouxcolor,- du nom de ses inventeurs, les frères Lucien et Armand Roux. Ce système consistait en l'emploi d'un objectif spécial permettant d'enregistrer, sur pellicule ordinaire, les quatre radiations chromatiques fondamentales (vert, bleu, jaune et rouge), celles-ci étant restituées à la projection à l'aide de filtres colorés. Ce principe, dit du, ne put Étre appliqué que dans quelques salles équipées en conséquence le film est un échec sur tous les plans.En 1985, un nouveau tirage de "LA BELLE MEUNIÈRE" fut effectué, en Eastmancolor, à partir du négatif d'origine : l'unique projection de cette version eut lieu à la Télévision, le 3 janvier 1986, dans le cadre du "Cinéma de Minuit" sur France 3 (FR3). Les extérieurs du film furent tournés au château de Castellaras, près de Grasse, et au moulin de La Colle-sur-Loup.
Raymond Pellegrin et Jacqueline Pagnol
Après une adaptation de Maupassant destinée à Bourvil, "LE ROSIER DE MADAME HUSSON" (1950) mis en scène par Jean Boyer, Pagnol refait la même année une troisième et dernière version de "TOPAZE" (1950) avec Fernandel, Pierre Larquey et Jacqueline Pagnol. C'est incontestablement la meilleure, et Pagnol fait mentir l'idée reçue sur les "remakes" comme jadis sur les suites. Toutefois le grand Pagnol ne se retrouve vraiment qu'en 1952 avec "MANON DES SOURCES", grande fresque de quatre heures, ramenée à trois heures dix, hommage superbe aux collines provençales de son enfance et à la beauté de Jacqueline Pagnol qui est comme la gracieuse figure allégorique. Ce film, un de ses chefs-d'oeuvre avec "Regain", "La femme du boulanger" et "La fille du puisatier", est aussi, malheureusement, son dernier grand film.
Sa carrière dès lors se confond avec sa filmographie. Pagnol ne reviendra au théâtre qu'en 1955 avec "Judas" et en 1956 avec "Fabien", (deux échecs). De cette époque datent également ses célèbres souvenirs d'enfance "La gloire de mon Père", "Le Château de ma Mère" et "Le Temps des Secrets" et une vaste fresque romanesque, "L'Eau des Collines". Entre-temps il a été élu à L'Académie française (le 4 mai 1946).
Marcel Pagnol a publié un essai sur le cinéma intitulé "Cinématurgie", où il déclare notamment : "Le film parlant est la forme presque parfaite, et peut-être définitive, de l'écriture. “
"LES LETTRES DE MON MOULIN" (1954) avec Henri Vilbert, Rellys, Robert Vattier, Fernand Sardou, Edouard Delmont, Pierrette Bruno et Michel Galabru se solde par un échec qu'on a du mal à expliquer. Seuls trois contes furent tournés ("Les trois messes basses", "L'Elixir du Révérend Père Gaucher", et "Le secret de Maître Cornille" ; d'autres qui étaient prévus ne le furent pas, parmi lesquels on regrettera "La chèvre de Monsieur Seguin" et surtout "Les étoiles", pour qui étaient pressentis Georges Brassens et Jacqueline Pagnol. Après cet échec regrettable, Pagnol abondonna le cinéma. Il fit un peu de télévision, sans grande conviction et, surtout, il consacra ses dernières années à la rédaction de ses souvenirs d'enfance et de jeunesse, devenus aujourd'hui classiques.
Il avait d'ailleurs le projet de filmer "Le château de ma mère", mais il était déjà trop tard et Marcel Pagnol mourut à Paris, le 18 avril 1974. Sur sa tombe, au cimetière de Camoins-lès-Bains, on peut lire cette citation de Virgile : Fontes, amicos, uxorem dilexit (il a aimé les fontaines, les amis, sa femme)…
Aujourd'hui avec le recul, il est plus facile de voir qu'au moment ou elle s'élaborait l'importance de cette oeuvre cinématographique unique. L'amour de la Provence, la sensibilité aux paysages, le lyrisme, le naturel des sentiments familiers toujours prêts à déboucher dans la fable ou la tragédie, voilà qui concourt à faire des films, à la fois proches et insolites, des oeuvres exceptionnelles dans le cinéma français.
Le soi-disant homme de théâtre, le cinéaste malgré lui, est un des rares, avec Jean Renoir, qui ait su faire voir le sol de son pays et la vie de ses habitants. Combinant naturellement l'image avec la parole, il fut un authentique poète de l'écran.
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Pagnol et Josette Day
Pendant le tournage de la trilogie de Pagnol : Raimu, Maupi, Charpin...)
Marcel Pagnol à l'Académie française
Marcel Pagnol et Jacqueline Bouvier (Pagnol)
aux côtés de Marcel Pagnol, Brigitte Bardot, Jean-Pierre Aumont, Van Johnson
Avec l'équipe de tournage
avec Orson Welles
avec Henri-Georges Clouzot
Avec Charles Trénet
Avec Georges Brassens
Avec Tino Rossi
Avec Pierre Tchernia
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Scénario et dialogues seulement :
- 1931
MARIUS (Alexander Korda).

- 1932
FANNY (Marc Allégret).
- 1933
L'AGONIE DES AIGLES, d'après Georges d'Esparbès (Roger Richebé).
- 1934
TARTARIN DE TARASCON, d'après Alphonse Daudet (Raymond Bernard).
- 1939
MONSIEUR BROTONNEAU, d'après Flers et Caillavet (Alexandre Esway).
- 1950
LE ROSIER DE MADAME HUSSON, d'aprés Maupassant (Jean Boyer).
- 1953
CARNAVAL, d'après Émile Mazeaud (Henri Verneuil).
- 1962
LA DAME AUX CAMÉLIAS, d'après Alexandre Dumas fils (François Gir) (TV)
Scénario, dialogues, réalisation :
- 1933
LE GENDRE DE MONSIEUR POIRIER (d'après Émile Augier et Jules Sandeau)
JOFROI (d'après Jean Giono, c.m.).
- 1934
L'ARTICLE 330 (d'après Georges Courteline, c.m.)
ANGÈLE (d'après "Un de Baumagnes" de Jean Giono).
- 1935
MERLUSSE
CIGALON.
- 1936
TOPAZE (deuxième version française, avec Arnaudy)
CÉSAR.
- 1937
REGAIN (d'après Giono).
- 1938
LE SCHPOUNTZ
LA FEMME DU BOULANGER (d'après un épisode de "Jean le Bleu" de Giono).
- 1940
LA FILLE DU PUISATIER.

- 1941
LA PRIÈRE AUX ÉTOILES (inachevé).
- 1945
NAIS (d'après Émile Zola, co-réal Raymond Leboursier).
- 1948
LA BELLE MEUNIÈRE (en couleurs, procédé Rouxcolor).
- 1950
TOPAZE, troisième version française (avec Fernandel).

- 1952
MANON DES SOURCES.
- 1954
LES LETTRES DE MON MOULIN (d'après Alphonse Daudet).
- 1967
LE CURÉ DE CUCUGNAN (pour la Télévision, d'après Daudet, c.m.).
Productions seulement :
- 1933
LÉOPOLD LE BIEN-AIMÉ (Arno-Charles Brun)
- 1934
TONI (Jean Renoir).
- 1942
LA CROISEE DES CHEMINS (André Berthomieu).
VHS
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14 février 2009
LA VIE DEVANT SOI de Moshe Mizrahi
LA VIE DEVANT SOI
Coup de Coeur *****
de Moshe Misrahi 1977
Madame Rosa |
Simone SIGNORET |
Momo |
Samy Ben YOUB |
Docteur Katz |
Claude DAUPHIN |
Monsieur Hamil |
Gabriel JABBOUR |
Madame Lola |
Stella ANICETTE |
Ramon |
Costa GAVRAS |
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Un immeuble vétuste dans le quartier populaire de Belleville, à Paris. Au dernier étage, Madame Rosa, la soixantaine, tient une sorte de pension pour enfants de prostituées. C'est une femme de tête et de cœur qui s'illustra elle-même jadis sur le trottoir et connut un assez grand nombre de malheurs, notamment la déportation en Allemagne, parce que juive.
Parmi ses enfants adoptifs, un adolescent, Momo, nord-africain débrouillard et sensible, l'aide aux tâches domestiques et se rend bien compte que la situation de la maisonnée est précaire. Le nombre des pensionnaires diminue, les ressources aussi, et la santé de Madame Rosa décline irréversiblement. 
Momo s'initie à la religion musulmane grâce à l'enseignement d'un vieux sage aveugle, Monsieur Hamil. Ce qui tourmente secrètement Momo, c'est le mystère de ses origines. Il apprendra un jour que son père est un habitué des prisons et surtout des asiles psychiatriques et qu'il fut, avant de l'avoir abandonné, un proxénète brutal et jaloux, assassin de la mère de Momo.
L'adolescent rencontre une jeune femme amicale et compréhensive, Nadine, qui l'accueille chez elle et le présente à son mari et à ses enfants. Il leur raconte son histoire.
Malgré la bonté et les efforts d'un vieux médecin juif, la santé de Madame Rosa empire. Elle se refuse à être hospitalisée. Momo, bouleversé par la mort de la vieille dame, organise tout seul, dans une chambre ardente, une liturgie conforme à ses souhaits.
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Le roman dont le film est tiré obtint un énorme succès (et même le Prix Goncourt) en 1975 : plus d'un million d'exemplaires vendus ! Son auteur, Romain Gary, s'est longtemps caché derrière le pseudonyme d'Émile Ajar sous lequel il publia "Gros Calin", "Pseudo" et "L'angoisse du roi Salomon". Le 4 février 1978, un des plus grands cinéastes du monde, Orson Welles, avait remis à Simone Signoret le César de la meilleure actrice, pour son interprétation de Madame Rosa dans LA VIE DEVANT SOI; il la présenta au public et aux millions de téléspectateurs comme " l'une des plus grandes comédiennes du monde". Comédienne, certes, mais engagée.
Perso: je garderai un excellent souvenir de ce film, du rôle de Madame Rosa interprétée par l'immense actrice qu'était Simone Signoret.
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10 février 2009
JEAN-PAUL BELMONDO, Le Magnifique ( 1ère Partie)
Acteur,producteur français
François Truffaut déclara : "Il est capable de jouer avec autant de naturel un aristocrate ou un garçon du peuple, un intellectuel ou un gangster, un prêtre ou un clown. C'est la "nouvelle vague", qui l'impose d'emblée avec ce nouveau physique, mais aussi un nouveau jeu d'acteur, une franche désinvolture, qui font aujourd'hui de lui la figure la plus marquante du cinéma français, depuis les années 60. Il est devenu, en quelques années, le champion du Box-Office français avec Louis de Funès et l'acteur le plus adulé du grand public.
Le cinéaste René Clair déclara : Belmondo a des qualités mais un physique difficile pour le cinéma. Comme quoi , on peut se tromper...
Ses plus grans films : "Classe tout risques" de Claude Sautet,"A bout de souffle" de Godard, "La Viaccia" de Mauro Bolognini, "La Ciociara" de Vittorio de Sica, "Léon Morin prêtre" de Jean-Pierre Melville, "Un Singe en hiver" d'Henri Verneuil, "Le Doulos" de Melville, "L'homme de Rio" de Philippe de Broca, "100 000 dollars au soleil" de Verneuil, "Pierrot le fou" de Jean-Luc Godard, "Le voleur" de Louis Malle, "La sirène du Mississipi" de François Truffaut, "Borsalino" de Jacques Deray, "Les Marié de l'An II" de Jean-Paul Rappeneau, "Le Casse" à nouveau de Verneuil, "Stavisky" d'Alain Resnais, "Peur sur la ville" (Verneuil), "L'alpagueur" de Philippe Labro et "Le Professionnel" de Georges Lautner.
Bien sûr on peut citer "Le Magnifique" ou "Le corps de mon ennemi" avec Blier, de même avec "Week end à Zuydcoote" . Cette selection est mienne, je laisse chacun d'entre nous, son propre arbitre pour selectionner ces films qui nous ont marqué...
Acteur français, né à Neuilly-sur-Seine, le 3 avril 1933, son père, Paul Belmondo, d'origine sicilienne, est un sculpteur réputé et sa mère est artiste-peintre. Indiscipliné, chahuteur et peu enclin aux études, le jeune Belmondo s'adonne plus volontiers au football, à la boxe, ou aux bagarres dans la cour du lycée, bagarres qui marqueront à jamais le futur héros de l'écran. Il raconte que c'est au cours d'une altercation avec des élèves d'une classe de philo qu'il a eu "le nez écrasé comme une pomme de terre à l'anglaise" : un handicap qui deviendra bientôt un atout. Il fréquente l'école de la rue Henri Barbusse, l'École Alsacienne - d'où il est renvoyé ... - puis divers autres établissements : Louis-le-Grand, Henri IV, etc. Jean-Paul fréquente, en cachette de ses parents, l'"Avia-Club", un gymnase où il rencontre le boxeur Maurice Auzel - qui deviendra champion de France. Belmondo dispute, en amteur, neuf combats de boxe : quatre victoires, autant de défaites, un match nul. "Il avait une belle allonge, une méchante droite et possédait ce dont rare qu'est l'intelligence du ring", dira son entraîneur Son frère, Alain, fut directeur de production; sa sœur, Muriel, danseuse À seize ans.
Mais la maladie va avoir raison de cette belle vitalité : à l'âge de seize ans, Belmondo est atteint d'une primo-infection, ses parents l'expédient alors en Auvergne; c'est à cette époque, dans le calme et l'air vivifiant, que le jeune homme décide de devenir comédien.
A son retour d'Auvergne, son père contribue à lui faire rencontrer Raymond Girard ancien directeur des études classiques à l'Odéon) qui l'accepte dans son cour. Pendant six mois, Girard va l'aider à préparer le concours du Conservatoire d'art dramatique, ou, reçu en 1951, Jean-Paul Belmondo devient l'élève de Pierre Dux. Il y restera quatre ans durant lesquels son jeu énergique est loin de faire l'unanimité des professeurs.Le 3 juillet 1950, il débute sur scène avec une tournée dans les hôpitaux de Paris, dans le rôle du Prince de "La Belle au Bois Dormant".
En 1955, espérant couronner toutes ces années de travail par une juste récompense, il présente devant le jury de l'école "L'ardent artilleur" de Tristan Bernard. Mais le prix tant espéré se solde par un accessit. Il réitère l'année suivante avec "Amour et piano" de Feydeau. Le jury, présidé par Marcel Achard est courroucé par l'insolence de l'élève Belmondo qui, sous couvert de Feydeau, les nargue. Et une fois de plus le premier prix lui échappe. Mais la salle en délire fait un triomphe au jeune comédien. Scandale ! la photo de Belmondo fait la une de tous les quotidiens du soir. Ce soir de juillet 1956 marque ainsi ses fracassants débuts.
Belmondo échappe à la Comédie Française. Il débute néanmoins sur les planches l'année suivante dans "La Mégère apprivoisée" montée par Vitaly, donnant la réplique, dans un rôle de bouffon, à Pierre Brasseur et Suzanne Flon. La presse apprécie la truculence et "la drôlerie bondissante" du jeune comédien. Louanges encore en 1959 avec "Trésor-Party" : les critiques soulignent sa désinvolture et sa gouaille. Belmondo gagne ainsi ses galons de comédien en imposant un jeu moins théâtral, plus naturel, ce qui lui vaut un public aussi enthousiaste que ses anciens condisciples du Conservatoire. Il fait la connaissance de ses condisciples qui deviendront ses amis fidèles : Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Michel Beaune, Françoise Fabian et Pierre Vernier. Le 4 décembre 1953, il épouse Elodie - la meilleure danseuse de Saint-Germain-des-Prés - dont il aura trois enfants : Patricia, Florence et Paul.
En 1957, il débute à l'écran dans de petits rôles : "SOIS BELLE ET TAIS-TOI" de Marc Allégret, il sert de faire-valoir à Mylène Demangeot la vedette du film, l'autre second rôle est tenu par Alain Delon. La même année Marc Allégret fait à nouveau appel à lui pour " UN DROLE DE DIMANCHE", en lui confiant encore un petit rôle aux côtés de Bourvil, Arletty et Danielle Darrieux. Belmondo végète quelque peu malgrè son indéniable talent. Son jeu, son physique,, sa gouaille, sa virilité ne touchent guèrent d'éventuels employeurs. Mais à l'approche des années 60, les jeunes-Turc des "Cahiers du cinéma" vont bouleverser la routine de la production commerciale et faire appel à des jeunes inconnus : l'heure de Jean-Paul Belmondo va bientôt sonner......
Les débuts d'Alain Delon et Jean-Paul Belmondo
Arletty et Danielle Darrieux
A Pied, à cheval et en voiture (1957) de Maurice Delbez
Cette même année 57, Belmondo tourne "Les Copains du dimanche" d'Henri Aisner aux côtés de Paul Frankeur, Julien Bertheau, Yves Deniaud, Marcel Pérès et Michel Piccoli.Le film, tourné sous le titre “Dimanche nous volerons”, fut financé par une Coopérative de Production proche de la C.G.T. Le film ne sortit jamais en salles, à l’exception d’une projection au Marché du film du Festival de Cannes 1957. Le grand public le découvrit le 2 juillet 1967, lors de sa diffusion sur la deuxième chaîne de l’O.R.T.F. 

À l'origine des "TRICHEURS" (1958) un scénario écrit par Charles Spaak et Marcel Carné qui fut le réalisateur. "Les Mains Vides", une sorte de Roméo et Juliette à Saint-Germain-des-Prés. Le scénario fut revu et réécrit de nombreuses fois par Carné et Jacques Sigurd. Restait le choix des acteurs. " Mes acteurs, déclare Carné, se sont imposés à moi pour les trois principaux tout au moins. Terzieff, je l'ai vu à la Télévision et je l'ai engagé de préférence à Jean-Paul Belmondo (on me le reproche) parce qu'il avait plus de mystère.
LES TRICHEURS obtint un très vif succès auprès du public. Lors de la première, le 10 octobre 1958 les jeunes spectateurs portèrent en triomphe Marcel Carné. Le film entièrement accompagné de musique de jazz, obtint les Victoires du meilleur film, de la meilleure actrice (Pascale Petit), du meilleur acteur (Jacques Charrier); il reçut le Grand Prix du Cinéma français et fut le champion des recettes pour la saison 1958/1959. 

A nouveau cinéma, nouveau héros. mais c'est le hasard semble t-il qui décide de la carrière de Belmondo. il rencontre pour la première fois Claude Chabrol qui fait appel à lui pour remplacer Jean-Claude Brialy, malade, pour le rôle de Lazlo Kovacks, l'anarchiste désabusé d'"A DOUBLE TOUR" (1959). Cette même année Claude Sautet réalisa son premier film "CLASSE TOUS RISQUES" (1959). Celui-ci avait remarqué Lino Ventura quelques années auparavant dans "Touchez pas au grisbi" de Jacques Becker, où il avait un petit rôle. Il fit sa connaissance en écrivant pour lui, ensuite, le scénario du "Fauve est lâché" et c'est Ventura qui lui donna à lire le roman de José Giovanni et lui proposa de le tourner. Quant à Jean-Paul Belmondo, il n'était pas encore une vedette, Ventura insista pour l'avoir comme partenaire...
Sautet eut des difficultés à terminer son film. Les producteurs, à cause de la censure, ne voulaient pas de la fin du livre, que Sautet aimait beaucoup. Il ne voulait pas non plus que son personnage se rende à la police. Le tournage ne fut pas terminé. Deux mois après, il eut l'idée du dernier plan : Abel marche dans la foule, pendant qu'une voix off conclut : "Quelques jours plus tard, Abel Davos fut arrêté, condamné et exécuté."
"LA FRANCAISE ET L'AMOUR" Réalisé en 1960 par des cinéastes de renommer : René Clair,Jean Delannoy, Christian Jaque,Henri Decoin, Henri Verneuil, Michel Boisrond et Jean-Paul le Chanois .Ce film est un véritable document sociologique et chacun des sketches permet de mesurer l'évolution des mœurs et de constater la disparition de cette femme objet qui nous est montrée, naïve, mal informée, soumise au mari ou à l'amant, en tout cas victime assurée, même si les aventures sont peintes en rose et relevées par un dialogue alerte. C'était aussi l'époque où des ouvrages comme le rapport Kinsey étaient à la mode et où l'on entrevoyait assez confusément l'aube d'une libération de la femme. Tout ce que le film peut avoir de démodé est donc compensé par la valeur, insoupçonnée alors, que comporte un tel témoignage.
Si l'on examine le générique de "LA FRANÇAISE ET L'AMOUR", on constate tout de suite que les producteurs n'ont fait appel qu'à des valeurs commerciales sûres, aussi bien au niveau de la réalisation qu'à ceux du scénario ou de la musique. La permanence du chef opérateur choisi une fois pour toutes adoucissant en quelque sorte les contrastes que la présence de tel ou tel metteur en scène pouvait mettre en relief. L'interprétation marque, en revanche, une tentative de renouvellement. À côté de comédiens chevronnés du Boulevard qui ont fait leur preuve dans des rôles bien définis (Paul Meurisse, Jean-Paul Belmondo, Annie Girardot, Martine Carol, François Périer, Dany Robin, Claude Rich, Marie-José Nat et tant d'autres) et qu'ils animent avec une verve infaillible, une série de silhouettes marquantes a été confiée dans la plupart des sketches à des artistes venus du cabaret: Pierre-Jean Vaillard et Darry Cowl, Roger Pierre et Jacques Fabbri, Yves Robert et Robert Lamoureux, Francis Blanche, Jean Poiret et Michel Serrault. Sacha Guitry, qui aimait et savait choisir ses interprètes, avait été l'un des premiers à mettre en pleine lumière les qualités de ces transfuges en leur faisant jouer la comédie au lieu de les utiliser en filmant simplement l'un ou l'autre de leurs numéros éprouvés
Paul Meurisse
Michel Serrault-François Périer -Annie Girardot- Jean Poiret
En 1959, c'est enfin le succès critique et public ainsi que la révélation de "À BOUT DE SOUFFLE", dont il est la vedette, aux côtés de Jean Seberg, dans une mise en scène de JeanLuc Godard. Ce film phare de la "Nouvelle Vague", grâce auquel Belmondo, en Michel Poiccard, petit truand instinctif et désinvolte, accède du jour au lendemain à la notoriété. Jean-Paul Belmondo devient célèbre. François Truffaut déclara : "Pour moi, cela ne fait aucun doute, Jean-Paul Belmondo, est le meilleur "jeune premier" actuel, le meilleur et le plus complet. Belmondo peut jouer avec autant de vraisemblance et de naturel un aristocrate ou un garçon du peuple, un intellectuel ou un gangster, un prêtre ou un clown. Cette disponibilité est telle que Jean-Paul pourrait même jouer un homme aimé des femmes, un séducteur, ou au contraire un homme rejeté par elles et ces deux rôles contradictoires il serait capable de les conduire vers le drame ou vers la comédie, "à la demande".
A cours de la décennie 60, il tournera plus de trente films, faisant preuve d'une aisance égale sur tous les registres, de la comédie au drame. Jean-Paul Belmondo, Bébel pour le grand public, se taille une popularité qu'entretiennent ses rôles de héros sans peur ni reproche, bondissant d'un film d'aventures ou policier, exécutant lui-même les cascades les plus périlleuses...mais avant cela, il poursuit sa carrière cinématographique en étant complémentaire dans trois films italiens intéressants : "LA NOVICE" (1960) d'Alberto Lattuada, "LA VACCIA" (1960) film dramatique de Mauro Bolognini avec Claudia Cardinale et Pietro Germi. Pour incarner Amerigo, le choix se porta immédiatement sur Belmondo qui tournait "La Ciociara". Mais, celui-ci ayant déjà des engagements, Bini contacta Sami Frey (qui tomba malade) et Delon (coincé par le retard de "Plein soleil. Finalement, Belmondo ayant "un trou" de vingt jours, put tourner la moitié du film et une doublure le remplaça le reste du temps. Enfin celui pour lequel, Sophia Loren remporta l'Oscar de la meilleure actrice "LA CIOCIARA" (1960) du cinéaste Vittorio de Sica.
Peter Brook réalisa son deuxième film "MODERATO CANTABILE" (1960). De belles images poétiques et de beaux jeux de lumière pour nous présenter symboliquement la destinée morose de Me Desbaresdes. Si le choix du livre de Marguerite Duras et celui de Jeanne Moreau pour interpréter Anne se sont imposés à Brook, celui de Jean-Paul Belmondo, par contre, incombe à la comédienne. Il semble que le jeune acteur ait accepté cette proposition plus par courtoisie que par enthousiasme. Sur le tournage, en Charente, il paraît en effet agacé par les méthodes de travail de P. Brook. Chaque fois qu'il le peut, il rentre à Paris en voiture. Au retour dune de ses nombreuses escapades, il prend à son bord Jérôme. le jeune fils de dix ans de Jeanne Moreau Un terrible accident survient dont Belmondo sort indemne; mais Jérôme semble très gravement blessé. L'enfant tiré d'affaire, le comédien dut néanmoins faire face à une violente campagne d'une certaine presse qui l'accusait d'imprudence et d'immaturité. Présenté au Festival de Cannes 1960, le film valut à Jeanne Moreau le prix d'interprétation féminine ex-aequo avec Mélina Mercouri pour son rôle dans "Jamais le dimanche".
En 1961, Jean-Pierre Melville adapte à l'écran,le roman de Béatrix Beck qui avait obtenu le prix Goncourt en 1952. Dès sa parution, Melville pensa l'adapter à l'écran, mais il ne vit pas alors quels acteurs pourraient interpréter les deux principaux rôles du film "LEON MORIN PRETRE". Melville avait certes croisé Jean-Paul Belmondo dans un plan dun film "A bout de souffle", mais c'est la prestation du jeune acteur dans "Classe tous risques"qui convainquit le cinéaste que son prêtre idéal était bien ce mauvais garçon, sympathique et cynique.
La version initiale du film durait 193 minutes et comportait de nombreuses séquences décrivant les conditions de vie sous l'Occupation italienne et allemande dans une ville de province (le film a été tourné, en extérieurs, à Grenoble). C'est Melville lui-même qui tint à recentré le film sur le personnage de Léon Lorin en le faisant apparaître au bout de quinze minutes, alors qu'il n'intervenait, dans la version longue, qu'après une heure et quart d'action et en "gommant" presque tout ce qui concernait l'Occupation, le maquis et la Libération.
"UNE FEMME EST UNE FEMME" fut le second film, que Jean-Paul Belmondo tourna sous la direction de Jean-Luc Godard. Son personnage s'appelle Alfred Lubitsch en hommage au célèbre cinéaste Ernst Lubitsch dont le film "Sérénade à trois" (Design for living, 1933). Malgré un accueil critique assez favorable. ce film, dans lequel Godard utilisait pour la première fois de sa carrière la couleur et le scope, ne rencontra pas le publie escompté. Alors que son précèdent film avait dépassé les 250 000 spectateurs en exclusivité parisienne, "UNE FEMME EST UNE FEMME", sorti le 6 septembre 1961, ne réalisa qu'un peu plus (le 50 000 entrées et disparut rapidement des écrans.
Après une brève escapade dans le film à sketches "Les Amours célèbres" (1961) (Lauzun) de Michel Boisrond, l'acteur poursuit sa carrière en jouant dans un film de Jean Becker, "UN NOMME LA ROCCA" (1961) aux côtés de nombreux comédiens dont Pierre Vaneck, Henri Virlojeux, Mario David, Jean-Pierre Darras, Claude Piéplu...Ce film fut adapté d'un roman de José Giovanni, "L'Excommunié", ce dernier fut très mécontent du résultat et en réalisa lui-même, une nouvelle version en 1972 : "LA SCOUMOUNE".
Connu pour des comédies intimistes, Philippe de Broca abordait ici pour la première fois le film d'aventures à grande mise en scène avec "CARTOUCHE" (1962), genre qu'il allait tout particulièrement cultiver, avec son acteur fétiche Jean-Paul Belmondo. Ce film est une sorte de "Robin des Bois", mais en plus cabossé, plus sarcastique et plus truculent. Une pléiade d'acteurs ont participés à ce film dont Claudia Cardinale, Odile Versois, Marcel Dalio, Noel Roquevert, Jess Hahn, Jean Rochefort, Philippe Lemaire et Jacques Charon.
1962, l'année de la première collaboration entre Bebel et Henri Verneuil dans "UN SINGE EN HIVER" avec cette rencontre unique de ces deux grands acteurs Gabin-Belmondo. Lors de la sortie du film "A bout de souffle", la critique avait comparé Jean-Paul Belmondo à Jean Gabin. Mais cette confrontation faillit ne pas avoir lieu car le ministre de la Santé craignait que le film ne soit qu'une apologie de l'alcool.
Avec "LE DOULOS" (1963), le film de Jean-Pierre Melville s'ouvre sur trois inserts fixes... "En argot, "doulos" veut dire "chapeau". Mais dans le langage secret des policiers et des hors-la-loi "doulos " est le nom que l'on donne à "celui qui en porte un" : l'indicateur de police. Le "doulos" est le seul mot d'argot employé dans le film : en effet, Melville, qui parlait pourtant très bien la langue verte, ne la supportait pas au cinéma.
Une autre clé du film est donnée par une citation qui apparaît au début de celui-ci : "Il faut choisir, mourir... ou mentir". Cette phrase tronquée est de Louis-Ferdinand Céline, elle se termine par "moi, je vis". Aux côtés de Belmondo, Serge Reggiani, Jean Desailly, Michel Piccoli et René Lefévre.
Cette même année 63, Belmondo retrouva le cinéaste Jean-Pierre Melville pour le tournage de "L'AINE DES FERCHAUX" , à l'origine, c'est Alain Delon qui devait interpréter le rôle de Michel, ayant signé un contrat avec le producteur Fernand Lumbroso. A la suite d'un désaccord sur le nom du metteur en scène, il y eut une rupture de contrat. C'est alors que l'impresario de Jean-Paul Belmondo contacta Melville car l'acteur, après leurs deux premières collaboration "Léon Morin prêtre" et "Le Doulos" souhaitait une nouvelle collaboration. Il se trouva que Jean-Pierre Melville avait déjà écrit une adaptation qui s'éloignait singulièrement de l'œuvre originale. Et Lumbroso (le producteur) avait payé seize millions les droits d'adaptation du livre le pria de revenir à une histoire intermédiaire. Toutes les séquences américaines nécessitant la présence de Belmondo et Vanel furent tournées en France, y compris celle de l'autoroute. Il s'agissait de l'autoroute de l'Esterel garni de voitures américaines.
Il y eut trois autres films en 1963 : "LA MER A BOIRE" de Renato Castellani, "PEAU DE BANANE" de Marcel Ophuls avec Jeanne Moreau et enfin "DRAGEES AU POIVRE" de Jacques Baratier avec une affiche impréssionnante : Guy Bedos, Sophie Daumier, Jean-Pierre Marielle, Jacques Dufilho, Sophie Desmarets, Simone Signoret, J-P Belmondo, Claude Brasseur, Anna Karina, Marina Vlady, Francis Blanche, Jean Richard, François Périer, Jean-Marc Bory, Monica Vitti, Georges Wilson, Roger Vadim...
La collaboration de Belmondo avec le cinéaste Philippe de Broca furent au nombre de cinq films, après "Cartouche" ce fut "L'HOMME DE RIO" (1964) avec Françoise Dorléac, ce film fut un grand succès populaire avec Bébél en grande forme. Ce film aux allures décontractées et désinvoltes, qui l'apparentent à la Nouvelle Vague, est surtout un hommage à Hitchcock de "La mort aux trousses", dont il retrouve le rythme frénétique, le goût pour les situations insolites et l'hyperréalisme spatial. "LES TRIBULATIONS D'UN CHINOIS EN CHINE" (1965), un scénario inspiré du roman de Jules Verne avec Ursula Andress, Jean Rochefort et Darry Cowl. Puis "L'INCORRIGIBLE" (1975), et enfin "LE MAGNIFIQUE" (1975) avec Jacqueline Bisset.
Pendant le tournage
Après avoir tourné son deuxième film "ECHAPPEMENT LIBRE" (1964) avec le cinéaste Jean Becker, Belmondo participa au tournage du film d'Edouard Molinaro "LA CHASSE A L'HOMME" (1964). Quant à "CENT MILLE DOLLARS AU SOLEIL" ; le film fut choisit pour représenter officiellement la France au Festival de Cannes 1964, ce qui provoqua un tollé général de la part de la critique non seulement française mais également étrangère. En Italie, le journal «Paesa Sera» le qualifia de «sorte de sous-Clouzot qui s'adresse aux plus bas instincts», à Londres, le "Guardian" déplora «Si c'est là un exemple du goût populaire français, que Dieu sauve la France». Et en France, Pierre Billard s'étonna. «Comment supporter, en 1964, cette image purement colonialiste de l'Afrique où un petit groupe de Tarzans européens vient faire la loi parmi les peuplades de dégénérés tout juste hons à recevoir des coups de pieds au derrière et des paires de claques '» in « Cinéma 64» n° 86). Toutefois, le public fut loin de partager cette opinion puisque le film totalisa la meilleure recette de l'année avec 447 000 entrées à Paris en 18 semaines d'exclusivité. Huit mois plus tard, "WEEK-END A ZUYDCOOTE", toujours de Henri Verneuil et avec Jean-Paul Belmondo, atteignit 478 000 ennées et ce beau diptyque confirma l'association Verneuil-Belmondo qui devait se reformer par la suite pour "LE CASSE" (1971), "PEUR SUR LA VILLE" (1974) "LE CORPS DE MON ENNEMI" (1976) et "LES MORFALOUS" (1984).
Aux côtés de Bébel, Jean-Claude Brialy et Claude Rich
Georges Géret
Jean-Pierre Marielle
Henri Verneuil -Albert Rémy
De "PIERROT LE FOU" (1965) , déclara Godard, je voulais faire un petit film avec Michel Piccoli et Sylvie Vartan; elle n'a pas pu. Alors Belmondo m'a permis de faire un film avec plus de moyens : ça compte l'argent qu'une vedette amène". Le film, présenté au Festival de Venise, suscite de vives polémiques. Aragon, dans les Lettres Françaises (9-15 septembre 1965), prend la défense du film : "j'aime le langage et c'est pour ça que j'aime Godard qui est tout langage " et précise plus loin : "ce qu'on reproche surtout à Godard ce sont les collages parlés " On peut reconnaître en effet au début du film un extrait de "L'Histoire de l'art" d'Elie Faure (lu par Pierrot), des citations de "Guignol's band" de Céline... Et aussi de nombreuses références au monde de la publicité, de la B.D. ou de la peinture (Renoir, Picasso...). Le réalisateur américain Samuel Fuller joue son propre rôle.
Avec Raymond Devos
Un troisième film complète le tandem Belmondo-Becker avec "TENDRE VOYOU" (1966), puis Bébél participe à l'une des plus brillantes distributions du cinéma français dans "PARIS BRULE-T'IL ? ", avec pour cinéaste René Clément (Jeux Interdits). Film tourné selon le principe américain du grand spectacle : une foule de comédiens célèbres jouent de petits rôles et des acteurs de nationalité correspondant à leur personnage s'expriment dans leur langue originelle. La production bénéficia du soutien actif du gouvernement français qui permit ainsi de filmer Paris désert (le tournage avait lieu tous les matins à partir de cinq heures).
Le film a pour base le best-seller international de Dominique Lapierre et Larry Collins, deux journalistes (l'un français, l'autre américain) qui unirent leurs efforts pour écrire ensemble l'histoire de la libération de Paris après avoir retrouvé tous les témoins célèbres et encore vivants de l'événement. Il faut remarquer que le scénario fut écrit avec la collaboration de Francis Ford Coppola, le futur réalisateur du "Parrain".Le film nécessita cent quatre-vingts lieux de tournage.
Aux côtés de Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Simone Signoret, Kirk Douglas, Orson Welles, Jean-Louis Trintignant, Michel Piccoli, Anthony Perkins, Charles Boyer, Leslie Caron, Jean-Pierre Cassel, Claude Dauphin, Yves Montand, Claude Rich, Robert Stack, Glenn Ford, Daniel Gélin, Gert Froebe, Bruno Cremer, Pierre Dux, et tant d'autres...
En 1967, Louis Malle réalisa "LE VOLEUR", adapté d'un roman de Georges Darien; plus qu'un film policier est un film psychologique qui donne l'occasion à Louis Malle d'exercer une nouvelle fois ses griffes contre une bourgeoisie traditionnelle. " LE VOLEUR c'est l'histoire d'un échec, dit Louis Malle. Dès 1968, François Truffaut disait du célèbre acteur - "Un film à tourner, c'est une route à ouvrir et, avec Belmondo, un bout de chemin est tracé d'avance"
Avec le film "HO ! ", Jean-Paul Belmondo qui n'avait rien tourné depuis dix-huit mois, effectuait une rentrée attendue. Robert Enrico, souhaitait renouveler le succès de son film "Les Aventuriers", avec Delon, en faisant de Bébel la vedette de cette autre adaptation d'un roman de José Giovanni. Il lui adjoignit la jeune et jolie Joanna Shimkus.
Une rencontre cinématographique inédite : Gérard Oury et Jean-Paul Belmondo, Bourvil et David Niven complètent l'affiche du film "LE CERVEAU" (1969). Le cinéaste a travaillé deux ans sur ce film. Il voulait, en effet, qu'à aucun moment il ne rappelle ses deux plus grands succès : "Le Corniaud" et "La Grande Vadrouille",La Compagnie Générale Transatlanlique a accepté que Gérard Oury attache entre les cheminées du "France" une gigantesque reproduction de la statue de la Liberté.
Jean-Paul Belmondo dit de lui : "Je ne vis que pour jouer et continue à jouer quand je vis. Ce que j'apprécie le plus dans ma gloire, c'est la possibilité de pouvoir jouer ce que je veux. Je suis fier d'être une vedette populaire, comme l'étaient avant-guerre Aimos, Carette et... Gabin. Si dans dix ans, j'ai disparu du podium, j'espère que certains de mes films passeront dans les cinémathèques et que l'on dira de moi : il a fait une belle carrière". "(...) L'idéal serait de pouvoir taper dans le mille à chaque fois (...). L'idéal serait de pouvoir se dire à chaque film : "Il est formidable". Mais je crois que le type qui pourrait faire ça, on le mettrait dans un musée, parce que ça n'existe pas. (...) Souvent, j'entends des jeunes dire : "Je ne ferai pas ci, je ne ferai pas ça". C'est bien d'avoir de la rigueur, mais ça n'est pas possible tout le temps; en tout cas, je n'ai pas fait de choses que je juge, moi, déshonorantes... " .
Avec Gérard Oury
François Truffaut a pris pour sujet du scénario de son film "LA SIRENE DU MISSISSIPI" (1969) un roman de William Irish, l'un des maîtres du "roman noir" américain. Jean-Paul Belmondo et Catherine Deneuve réussissent à tenir en haleine les spectateurs par un film totalement réussit.
Avec "UN HOMME QUI ME PLAIT" (1969) c'est une nouvelle rencontre importe pour Bébel, Claude Lelouch, sa partenaire féminine n'est autre qu'Annie Girardot. Il enchaîne l'année suivante aux côtés d'Alain Delon dans "BORSALINO" (1970), Delon producteur fournit 700 millions sur les 2 milliards que coûta le film. La rencontre entre Delon et Belmondo était bien sûr l'évènement majeur d'un film dont les aventures étaient inspirées de celles de deux gangsters marseillais: Carbone et Spirito, rois de la pègre des années 30.
Avec "LES MARIES DE L'AN II" (1971) de Jean-Paul Rappeneau, Jean-Paul Belmondo, qui refusait de se faire doubler dans les cascades, n'a jamais laissé travailler sa doublure qui lui ressemblait de façon étonnante. Il a tourné lui-même les chutes de cheval, il est tombé d'un toit, a plongé dans un fleuve glacé, a sauté dans les flammes d'un incendie.
Comme les distractions manquaient, Belmondo, dont le rôle est très prenant, ne pouvant s'offrir de détente à Paris, était arrivé avec son équipement sportif complet et avait tout de suite créé son équipe de foot avec les techniciens. Parallèlement au tournage, il organisait des rencontres franco-roumaines... et c'est en costume d'époque qu'il gardait les buts. Les autres interprétes du films sont Marlène Jobert, Michel Auclair, Laura Antonelli, Sami Frey, Pierre Brasseur, Julien Guiomar, Charles Denner, Mario David, Patrick Dewaere et Jean-Pierre Marielle.
Dans tous les cinéma, on pouvait voir l'affiche du film "LE CASSE" en 1971. – Ce fut deux ans de travail et un budget d'un milliard et demi d'anciens francs – est le cinquième film qu'Henri Verneuil tourna avec Jean-Paul Belmondo. Comme à l'accoutumée, Belmondo ne se fit pas doubler au cours des séquences acrobatiques du film, que ce soit pendant la course-poursuite tournée à travers les rues d'Athènes, ou lors de la scène de la décharge qui, tournée en plan fixe, excluait tout truquage.
En revanche, dans la fameuse scène du silo, Renaud, cascadeur de l'équipe d'Yvan Chiffre qui doubla Omar Sharif, expliqua ainsi son "action" : "Sautant dans un silo, treize tonnes de grains me tombaient sur le dos. Un masque et une bouteille d'oxygène dissimulés me permettaient de respirer. Pour plus de sécurité, Verneuil avait exigé que je porte dans la poche un fil électrique actionnant un signal vert ou rouge, selon le danger. "Fossilisé" dans le grain, Je ne pus remuer un seul doigt pour appuyer sur le bouton du signal. " (in "Télérama" n° 1199).
"DOCTEUR POPAUL" (1972) constitue donc la deuxième rencontre avec Claude Chabrol. " Immobilisé et soigné dans sa propre clinique à la suite d'un accident, le Docteur Paul Simay revit sa carrière et son ascension. Mia Farrow et Laura Antonelli sont de la distribution, le film est tiré du roman "Meurtre à loisir" d'Hubert Monteilhet. Deux romans de José Giovanni eurent pour particularité d'être à l'origine à la fois du demier film de Jacques Becker - LE TROU (1959) - et du premier film de Jean Becker; fils du précédent : UN NOMMÉ LA ROCCA (1961). Mécontent de la réalisation de ce dernier, avec qui il avait pourtant écrit l'adaptation, Giovanni décide onze ans plus tard d'en réaliser lui-même un remake; c'est son sixième film. "LA SCOUMOUNE" (1972)
Michel Constantin apparaissait déjà dans "Uun nommé la Rocca"". Il reprend ici le personnage qu'incarnait Pierre Vaneck : Adé devient Saratov, et Geneviève devient Georgia, Claudia Cardinale succédant à Christine Kaufmann. La Rocca devient Borgo et donne à Jean-Paul Belmondo (partenaire de l'actrice italienne pour la troisième fois après CARTOUCHE et LA VIACCIA l'occasion d'être un des très rares acteurs à tenir le même rôle dans deux versions espacées du même film.
Bébél -Claudia Cardinale-José Giovanni et Michel Constantin
"L'HÉRITIER" (1972) est la troisième réalisation cinématographique de Philippe Labro, ce film s' apparente à un véritable portrait romantique d'un magnat à "la Kennedy", ou comment poursuivre le mythe de Citizen Kane" . Aux côtés de Belmondo, on retrouve très souvent des amis fidèles Charles Denner, Carla Gravina, Jean Rochefort, son ami disparu Michel Beaune, Maurice Garrel ou François Chaumette.
"LE MAGNIFIQUE" (1973) de Philippe de Broca avec Jacqueline Bisset devait en premier lieu s'intitulé "Comment détruire la réputation du plus célèbre agent secret du monde", ce film, au générique duquel ne figure aucun nom de scénariste (Francis Veber exigea la suppression de son nom), fut le premier produit par Cerito-Films, la maison de production de Jean-Paul Belmondo. Grâce aux bénéfices réalisés par le film, qui enregistra 726 665 entrées durant son exclusivité sur Paris et la périphérie, Cerito-Films put financer à 80 % STAVISKY (1974) le film d'Alain Resnais dont Belmondo incarna le rôle titre.
JEAN-PAUL BELMONDO (2ème Partie)
*Pour consulter la 1ère partie consacrée à Jean-Paul Belmondo, il suffit simplement de cliquer tout en haut à droite, dans l'encadrement ou il est indiqué: les mois écoulés. Indiquez le 10 février 2009, vous serez directement à la page de la 1ère partie
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Jean-Paul BELMONDO (2ème partie)
Jean-Paul Belmondo achève sa collaboration avec Henri Verneuil, (cinéaste qui lui a permit de donner la réplique au "monstre sacré" qu'était Jean gabin) avec "LES MORFALOUS" (1984), un des derniers films dialogués par Audiard. ) Avec ce film, Jean-Paul Belmondo a tourné huit longs métrages avec Henri Verneuil depuis le film à sketches "LA FRANÇAISE ET L'AMOUR" (1959). François Truffaut en parlant de Jean-Paul Belmondo déclarait : "Si l'idée de tourner des remakes ne lui répugnait pas, de Jean-Paul Belmondo pourrait sans effort et sans souffrir de la comparaison, reprendre les meilleurs rôles de Jean Gabin, Fernandel et ceux de Gérard Philipe." En 1984, Georges Lautner réunit dans "JOYEUSES PAQUES" : Marie Laforêt, Michel Beaune, Rosy Varte et la jeune actrice Sophie Marceau en plein "Boum". Puis "HOLD-UP" (1985) d'Alexandre Arcady, adpaté d'un roman de Jay Cronley, le cinéaste déclara Alexandre Arcady dit de Belmondo, "Il y a beaucoup d'acteurs, parfois très bons, qui s'économisent : ils ne jouent que lorsque la caméra est sur eux. Lui, il se donne totalement, dans son jeu comme dans la vie. Pour le metteur en scène, comme pour ses partenaires, c'est un fait incontestable ("Le Point", 1--7-85)."
Entretemps, Jean-Paul Belmondo et Gérard Oury se retrouvent, après plusieurs années d'absence dans le tournage de "L'AS DES AS" (1982), puisque leur précèdent film "Le cerveau" fut tourné en 1969. À propos du film, Gérard Oury a précisé qu'il avait traité "le contexte - c'est-à-dire l'Allemagne nazie des années trente - de manière totalement réaliste", comme il l'avait déjà fait pour d'autres comédies à arrière-plan historique "La Grande Vadrouille", "La Folie des grandeurs", "La Carapate". Pour arriver à décrire avec précision cette période, Oury s'est donc adjoint deux collaborateurs de Fassbinder, qui avaient notamment travaillé sur LILI MARLEEN : le directeur de la photo, Xaver Schwarzenberger, et le décorateur Rolf Zehetbauer.
Lors de sa sortie à Paris, fin octobre 82, "L'AS DES AS" a battu tous les records de popularité avec, en une seule semaine, 463 000 entrées.
"LE MARGINAL" (1983) de Jacques Deray a déplacé dans les salles tout près de cinq millions de spectateurs, un peu moins que "LE CERVEAU", "L'AS DES AS" et "LE PROFESSIONNEL" qui sont, dans cet ordre, les trois plus gros succès au "box-office" de la filmographie de Jean-Paul Belmondo. Ce succès est le résultat d'une campagne soigneusement orchestrée par la maison de distribution (CERITO) que Belmondo possède avec son associé René Château : pour LE MARGINAL, le budget promotion a été à lui seul de trois millions de francs.
En même temps, l'écrivain et cinéaste Alexandre Astruc déclarait, dans un article intitulé "Faut-il brûler Belmondo ?" : "Il me paraît un peu sommaire de se débarrasser de Belmondo en le traitant de produit de publicité... En fait, Belmondo est un des acteurs les plus complets, les plus profonds que nous ayons aujourd'hui... Il y a du Douglas Fairbanks en lui, mais en même temps s'épanouit sur son visage une force dramatique..." Quant au réalisateur Jacques Deray, il déclare avoir voulu, renouer avec un cinéma d'émotion, d'atmosphère, où la qualité de l'homme est plus importante qu'un mécanisme qui tourne sans jamais faiblir... retrouver aussi le souffle du film noir, sa dynamique propre...".
"LE SOLITAIRE" (1987) était le quatrième film de Jean-Paul Belmondo réalisé par Jacques Deray, les trois autres étant "Par un beau matin d'été" (1965), "Borsalino" (1970) et "Le Marginal" (1983). Le titre de tournage, "Le Cobra" fut abandonné parce qu’un film de George Pan Cosmatos avec Sylvester Stallone portant le même titre était à l’affiche à la même époque. De 1974 à 1983, la sortie d’un film de Jean-Paul Belmondo était un événement médiatique important et l’assurance d’un maximum d’entrées en salles. Mais le comédien avait connu quelques revers avec "Les Morfalous" et "Hold-up", une perte d’audience accentuée par l’échec encore plus retentissant du "Solitaire".
Peu avant de mourir, Jacques Deray attribuait curieusement le fiasco du film au fait que Jean-Paul Belmondo avait repris la même année le chemin du théâtre qu’il avait abandonné depuis 1959, jouant sur scène “Kean” adapté d’Alexandre Dumas par Jean-Paul Sartre, dans une mise en scène de Robert Hossein, qui rencontrait un succès sans précédent. Son fidèle ami Michel Beaune (disparu en 1990) y était également son partenaire. Le scénario du film fut co-écrit par Simon Michael, pseudonyme d’un ancien policier qui s’était fait remarquer pour sa collaboration aux "Ripoux" de Claude Zidi, grand champion de recette de l’année 1984.
Depuis "LES MORFALOUS" - "Je vous mentirais si je vous disais que c'est mon film préféré" (1) - il semble que le célèbre comédien ait le souci de modifier son image auprès du public. C'est ainsi, par exemple, qu'il a mis fin à sa longue collaboration avec René Château qui s'occupait du lancement de ses films depuis "HO" ! (1968) : "Quand j'ai vu arriver le même projet d'affiche que d'habitude pour "JOYEUSES PAQUES", j'ai craqué... J'en avais marre de voir toujours les mêmes dessins, même quand les films étaient très différents." (1). De même, à ceux qui lui reprochent de tourner toujours sous la direction de Lautner, Oury, Verneuil ou Deray, Belmondo répond par "HOLD-UP", réalisé par Alexandre Arcady, un cinéaste de quarante ans. Le comédien regrette d'ailleurs que les divers projets envisagés depuis le début des années 80 avec de jeunes cinéastes - Claude Miller, Yves Boisset, Claude Pinoteau ou Alain Corneau - n'aient pu aboutir : "Finalement, ça revient toujours à une question d'écriture... On se dit : "Tiens, on va faire un film ensemble. (...)" Mais après, tout le monde s'embrouille, (...) Ce n'est tout de même pas de ma faute si personne en France n'est capable d'écrire "ASPHALT JUNGLE" ou "L'ULTIME RAZZIA" ! (...) Je préfère tourner avec de très bons faiseurs comme Verneuil ou Lautner. Pourquoi, en effet, faire un film avec Spounzi, qui va faire la même chose, en moins bien ? (...) " (2). A la cinquantaine passée, au moment où un comédien se doit de mettre en question sa carrière, il paraît évident que J.P. Belmondo, comme Alain Delon, tient avant tout à ne pas rester enfermé dans les légendes qui ont fait sa gloire : "Je sais qu'il y a aussi une légende qui dit: "S'il ne se pend pas sous un hélicoptère, il ne fera pas le film... . Ça, c'est faux aussi" (1), ne pas apparaître coupé des jeunes talents : "Le danger, c'est que des types se disent : "Ce gars-là, on ne peut pas l'approcher". Je crois que si, demain, vous me dites " Il y a machin qui vous appelle, voyez-le", je ne le foutrai pas à la porte !" (1). Le souci de modifier son image, de refuser le confort des légendes et d'un splendide isolement passe aussi par le risque d'un retour aux sources, celui d'une remontée sur les planches, en 1987, pour incarner le comédien par excellence, Kean, mis en scène par Robert Hossein. Et, ce risque pris, Jean-Paul Belmondo remporte un nouveau triomphe...
Jean-Paul Belmondo s'était consacré au théâtre où il avait triomphé dans " Kean", sous la direction de Robert Hossein. Pour son retour devant les caméras, il retrouve Claude Lelouch vingt ans après "UN HOMME QUI ME PLAIT" (l969) pour tourner dans "ITINERAIRE D'UN ENFANT GATE" (1988). Ici, Belmondo n'effectue pas de cascades; barbu, la cinquantaine avouée et assumée, il lient néanmoins à prendre des risques. C'est ainsi qu'il affronte, seul - au cours d'une longue séquence qu'il fallut filmer deux fois - un lion dont il s'approche lentement avant de s'immobiliser près de lui... Le film est dédié à Jacques Brel.
1992, Georges Lautner réalise "L' INCONNU DANS LA MAISON" (1992), une transposition du roman de Georges Simenon qui avait déjà connu , deux autres versions dont la plus célèbre fut celle interprété par Raimu.
"LES MISERABLES DU XXème SIECLE" (1995) fut le troisième film de Claude Lelouch avec Jean-Paul Belmondo, émaillé d’une pénible péripétie : l’incendie du décor de l’auberge normande. «J’ai vu d’un seul coup mon décor brûler, devant moi, déclara le cinéaste. Je l’ai filmé, n’importe comment, parce que mon inconscient me disait que je devais tourner.»
67 jours de tournage, plus de 5000 figurants, 3000 costumes, 52 décors originaux créés par Jacques Bufnoir, un budget total de 98 millions de francs… tels sont quelques chiffres caractéristiques de ce quatrième film inspiré par le drame de Victor Hugo après les adaptations de Raymond Bernard avec Harry Baur (au spectacle de laquelle Fortin se montre très ému), de Jean-Paul Le Chanois avec Jean Gabin et de Robert Hossein avec Lino Ventura. De nombreux acteurs se retrouvèrent à l'affiche aux côtés de Bébel : Annie Girardot, Michel Boujenah, Philippe Léotard, Micheline Presle, Ticky Holgado, Darry Cowl, Robert Hossein, Jean Marais, Philippe Korsand...
Avec Claude Lelouch et Richard Cocciante
Première réalisation pour le cinéma du metteur en scène de théâtre Bernard Murat, "DÉSIRÉ" (1996) est aussi le premier épisode d’une collection de films et téléfilms tirés des œuvres de Sacha Guitry : Le tournage de ce nouveau film fut l’occasion d’une complice rencontre entre des comédiens qui, à l’exception de Jean-Paul Belmondo et Claude Rich, ne se connaissaient pas. Jean-Paul Belmondo manifesta publiquement son insatisfaction lorsque les distributeurs ne sortirent le film que dans six salles parisiennes. 
Quinzième film de Patrice Leconte, "UNE CHANCE SUR DEUX" (1998) ce fut quatre mois de tournage, une équipe de plus de cent personnes et la nouvelle réunion des deux plus anciennes stars masculines françaises Jean-Paul Belmondo et Alain delon, vingt-sept ans après BORSALINO de Jacques Deray, leur partenaire féminine n'est autre que Vanessa Paradis.
Cocktail de comédie, de science-fiction et de fantastique impliquant d’assez gros moyens financiers, "PEUT-ÊTRE" (1999) d'Alexandre Arcady surprenait dans le cadre de la production cinématographique française classique – il eut d’ailleurs des difficultés à voir le jour, et trois producteurs successifs –, mais aussi dans l’œuvre de Cédric Klapisch, qui précisait : « On a voulu que le film sorte des cadres habituels ; ça aurait pu être un “conte philosophique” comme on en écrivait au siècle des Lumières, (…) une “fable poétique” ou une “histoire surréaliste” ou encore du néo-réalisme poétique. Mais ce n’était pas complètement ça. Donc, comme on sait qu’en France on est amateur d’étiquettes, on s’est dit que “comédie d’anticipation”, ça décrivait bien le film, on pouvait tout mettre là-dedans.
Pour les scènes particulièrement frappantes de Paris ensablé, reconstitué en Tunisie et numériquement, le réalisateur et son équipe choisirent pour élaborer les décors la règle suivante : trois cinquièmes de Paris reconnaissable, deux cinquièmes d’éléments inconnus ou bizarres.
On aperçoit Cédric Klapisch dans un bref rôle d’épicier, au hasard d’une promenade dans le Paris futur.
"AMAZONE" (2000) est le sixième film de Jean-Paul Belmondo tourné par celui-ci sous la direction de Philippe de Broca. Ce film, qui devait à l’origine s’appeler "LULU", fut l’occasion pour Jean-Paul Belmondo et Philippe de Broca de revenir sur les lieux du tournage de "L’HOMME DE RIO".
Peut être de Cedric Klapish
L'Ainé des Ferchaux (TV) avec Samy Naceri
Après une longue absence de plusieurs années ,liée à un accident vasculaire cérébral, Jean-Paul Belmondo fit son retour au cinéma, avec "UN HOMME ET SON CHIEN" (2009) de Francis Huster est un remake d’UMBERTO D., film italien de 1952 réalisé par Vittorio de Sica et où le rôle principal était tenu non pas par un comédien professionnel, mas par un professeur de philosophie. Pour Jean-Paul Belmondo, « ce personnage, c’est [lui] ». Il a donc demandé à Francis Huster de le filmer vraiment tel qu’il était.
Avec Francis Huster
Je n'ai pas vu le film lors de sa sortie, heureusement le DVD me permettra de rattraper mon retard, mais j'ai visionné à plusieurs reprises les différentes bandes annonces sur "Allo Ciné", et je reconnais avoir été très triste de voir Jean-Paul Belmondo bien différent ...Pour ma part, il restera Bébel, celui qui a amusé la France entière, parfois ce fut des polars plus sérieux. Avec le temps qui passe, sa chevelure qui a blanchit, certains gestes et expressions m'ont rappelé mon tendre père adoptif...
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__________________________Bébel et Jeanne Moreau________
Avec Brigitte Bardot dans "La Vérité " de Clouzot
Son Frère (J'ai eu le privilège de le connaître sur un plan professionnel, ainsi que Paul Belmondo)
Son ami complice Charles Gérard
Claude Lelouch
Ursula Andress
Catherine Deneuve
Jean Marais - Alain Delon
René Chateau
Patrick Bruel
Patrick Devedjian
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- 1957
SOIS BELLE ET TAIS-TOI ! (Marc Allégret)
DRÔLE DE DIMANCHE (Marc Allégret)
À PIED, À CHEVAL ET EN VOITURE (Maurice Delbez)
LES COPAINS DU DIMANCHE (Henri Aisner).
- 1958
LES TRICHEURS (Marcel Carné)
MADEMOISELLE ANGE (Ein Engel auf Erden, Geza Radvanyi)
CHARLOTTE ET SON JULES (c.m., Jean-Luc Godard).
- 1959
À DOUBLE TOUR (Claude Chabrol)
CLASSE TOUS RISQUES (Claude Sautet)
LES DISTRACTIONS (Jacques Dupont)
LA FRANÇAISE ET L'AMOUR ("L'Adultère", Henri Verneuil).
- 1960
À BOUT DE SOUFFLE (Jean-Luc Godard)
LA NOVICE (Lettere di una novicia, Alberto Lattuada)
MODERATO CANTABILE (Peter Brook)
LA VIACCIA (Mauro Bolognini)
LA CIOCIARA (Vittorio De Sica).
- 1961
LÉON MORIN, PRÊTRE (Jean-Pierre Melville)
UNE FEMME EST UNE FEMME (Jean-Luc Godard)
LES AMOURS CÉLÈBRES ("Lauzan", Michel Boisrond)
UN NOMME LA ROCCA (Jean Becker)
CARTOUCHE (Philippe de Broca).
- 1962
UN SINGE EN HIVER (Henri Verneuil)
UN COEUR GROS COMME ÇA (François Reichenbach).
- 1963
LE DOULOS (Jean-Pierre Melville)
LA MER À BOIRE (Mare matto, Renato Castellani)
PEAU DE BANANE (Marcel Ophuls)
DRAGÉES AU POIVRE (Jacques Baratier)
L'AÎNÉ DES FERCHAUX (Jean-Pierre Melville).
- 1964
L'HOMME DE RIO (Philippe de Broca)
ÉCHAPPEMENT LIBRE (Jean Becker)
LA CHASSE À L'HOMME (Edouard Molinaro)
100 000 DOLLARS AU SOLEIL (Henri Verneuil).
- 1965
WEEK-END A ZUYDCOOTE (Henri Verneuil)
PAR UN BEAU MATIN D'ÉTÉ (Jacques Deray)
PIERROT LE FOU (Jean-Luc Godard)
LES TRIBULATIONS D'UN CHINOIS EN CHINE (Philippe de Broca).
- 1966
TENDRE VOYOU (Jean Becker)
PARIS BRÛLE-T-IL ? (René Clément)
LA BANDE À BÉBÉL (c.m.,Charles Gérard).
- 1967
CASINO ROYALE (John Huston, Ken Hughes, Val Guest, Robert Parrish et Joe Mc Grath)
LE VOLEUR (Louis Malle)
- 1968
HO ! (Robert Enrico)
- 1969
DIEU A CHOISI PARIS (Gilbert Prouteau et Philippe Artays)
LE CERVEAU (Gérard Oury)
LA SIRÈNE DU MISSISSIPI (François Truffaut)
UN HOMME QUI ME PLAÎT (Claude Lelouch).
- 1970
BORSALINO (Jacques Deray).
- 1971
LES MARIÉS DE L'AN II (Jean-Paul Rappeneau)
LE CASSE (Henri Verneuil).
- 1972
DOCTEUR POPAUL (Claude Chabrol)
LA SCOUMOUNE (José Giovanni).
- 1973
L'HÉRITIER (Philippe Labro)
LE MAGNIFIQUE (Philippe de Broca).
- 1974
STAVISKY (Alain Resnais)
T'ES FOU MARCEL (c.m., Jean Rochefort, apparition).
- 1975
PEUR SUR LA VILLE (Henri Verneuil)
L'lNCORRIGIBLE (Philippe de Broca).
- 1976
L'ALPAGUEUR (Philippe Labro)
LE CORPS DE MON ENNEMI (Henri Verneuil).
- 1977
L'ANIMAL (Claude Zidi).
- 1979
FLIC OU VOYOU (Georges Lautner).
- 1980
LE GUIGNOLO (Georges Lautner).
- 1981
LE PROFESSIONNEL (Georges Lautner).
- 1982
L'AS DES AS (Gérard Oury).
- 1983
LE MARGINAL (Jacques Deray).
- 1984
LES MORFALOUS (Henri Verneuil)
JOYEUSES PAQUES (Georges Lautner).
- 1985
HOLD-UP (Alexandre Arcady).
- 1987
LE SOLITAIRE (Jacques Deray)
LES PROS (c.m. - Florence Moncorgé-Gabin).
- 1988
ITINERAIRE D'UN ENFANT GATE (Claude Lelouch).
- 1992
L'INCONNU DANS LA MAISON (Georges Lautner).
- 1995
LES MISERABLES DU XXE SIECLE (Claude Lelouch).
- 1996
DESIRE (Bernard Murat).
- 1998
UNE CHANCE SUR DEUX (Patrice Leconte).
- 1999
PEUT-ETRE (Cédric Klapisch)
LES ACTEURS (Bertrand Blier)
AMAZONE (Philippe De Broca).
- 2009
Un Homme et son chien (Francis Huster)
Télévision
- 1997
LA PUCE A L’OREILLE
- 2001
L’AINE DES FERCHAUX
A SUIVRE
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DECES DE L'ACTEUR JAMES WHITMORE
DECES DE L'ACTEUR JAMES WHITMORE
1921 - 2009
Comédien américain Né le 1er octobre 1921 à White Plains, New York (Etats-Unis). Décédé le vendredi 6 février 2009 à l'âge de 87 ans à son domicile de Malibu, Californie (Etats-Unis). Il souffrait d'un cancer du poumon
Après ses études, il s'inscrit à l'Ecole d'Art Dramatique de Yale et participe à la fondation de la station radio locale. Après avoir été instructeur, il fait la guerre dans les Marines, et participe aux combats à Saipan et Guam. Il obtient le Tony Award et le Donaldson Award pour son premier rôle à Broadway dans « Command Decision », il étudie à l'Actors Studio dans la classe d'Elia Kazan. Il aborde le cinéma en 1949 et se trouve nommé à l'Oscar du Meilleur Second Rôle dès son deuxième film (de guerre), "BASTOGNE" (Battleground) de William A Wellman, aux côtés de Van Johnson et Ricardo Montalban, disparu tout récèmment. 
Il fera désormais partie de ces comédiens qui peuplent le cinéma américain de personnages humains, bourrus et pittoresques. Il devient célèbre grace à de nombreux seconds rôles qu'il a interprété au cinema.
Il joue aussi parfois les premiers rôles "LA VOIX QUE VOUS ALLEZ ENTENDRE" (1950) de William A. Wellman, mais aussi le légendaire film de Gordon Douglas (THEM!) "DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE" (1954). Ce film est resté dans toutes les mémoires des cinéphiles : THEM! (en anglais : "Eux !") est le premier et l'un des plus célèbres films américains de science-fiction des années cinquante consacrés au thème alors très populaire du gigantesque animal.Le film eut un succès considérable aux États-Unis à l'époque. En France, où la science-fiction était alors méprisée, il eut peu d'audience... Mais, sous des dehors de film "d'évasion", THEM! participe en réalité à tout un courant du cinéma mondial qui se voulait un avertissement solennel concernant les dangers de l'énergie nucléaire.
James Whitmore a participé à quelques uns des meilleurs films du XXème siècle : "Quand la ville dort" de John Huston, (les débuts de Marilyn) "Au-delà du Missouri" de William A. Wellman avec Clark Gable, "Embrasse moi chérie" (1953) de George Sidney, "Le cri de la victoire" de Raoul Walsh, "La charge des tuniques bleues" d' Anthony Mann, "Oklahoma " de Fred Zinnemann avec Richard Widmark, "Police sur la ville (Madigan) de Don Siegel avec Henry Fonda, "Tora, Tora, Tora" de Richard Fleisher, "L'oeuf du serpent" d'Ingmar Bergman avec Liv Ullmann et bien sûr, le film qui lui permit d'obtenir la seconde nomination aux Oscars, "GIVE'EM HELL, HARRY !" (1975) de S. Binder, il incarnait le Président Harry S. Truman.
A noter la présence du comédien James Whitmore dans le rôle de dans "LA PLANETE DES SINGES" (1968) de Franklin J. Schaffner
Puis, il est vedette d'une série télévisée,. Dans les années soixante-dix, il se tourne vers le théâtre . Son fils, James Whitmore Jr., est également comédien.
On l’a également vu plus récemment aux côtés de Morgan Freeman dans "Les Evadés" en 1994.
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FILMOGRAPHIE
- 1949
LE MAITRE DU GANG (The Undercover Man, Joseph H. Lewis)
BASTOGNE (Battleground, W. Wellman).
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- 1950
QUAND LA VILLE DORT (The Asphalt Jungle, John Huston)
PLEASE, BELIEVE ME (Norman Taurog)
LE CONVOI MAUDIT (The Outriders, Roy Rowland)

Mrs. O'MALLEY AND Mr. MALONE (Norman Taurog)
LA VOIX QUE VOUS ALLEZ ENTENDRE (The Next voice you hear, William Wellman) 

1951
AU-DELÀ DU MISSOURI (Across the Wide Missouri, William Wellman)
SHADOW IN THE SKY (Fred McLeod Wilcox)


IT'S A BIG COUNTRY (sketch de Richard Thorpe).
- 1952
TU ES A MOI (Because You're Mine, Alexander Hall) 

LE GRAND SECRET (Above and Beyond, Melvin Frank, Norman Panama).
- 1953
LA FILLE QUI AVAIT TOUT (The Girl Who Had Everything, Richard Thorpe)
EMBRASSE-MOI, CHERIE (Kiss Me, Kate !, George Sidney)

LA PERLE NOIRE (All The Brothers Were Valiant, Richard Thorpe)

LE VOL DU DIAMANT BLEU (The Great Diamond Robbery, Robert Z. Leonard).
- 1954
LA POURSUITE DURA SEPT JOURS (The Command, David Butler)
DES MONSTRES ATTAQUENT LA VILLE (Them ! Gordon Douglas).
James Whitmore






- 1955
LE TIGRE DU CIEL (The McConnell Story, Gordon Douglas)
LE CRI DE LA VICTOIRE (Battle Cry, Raoul Walsh) (A)
LA CHARGE DES TUNIQUES BLEUES (The Last Frontier, Anthony Mann)
OKLAHOMA ! (id., Fred Zinnemann).
- 1956
TU SERAS UN HOMME, MON FILS ! (The Eddy Duchin Story, George Sidney)



FACE AU CRIME (Crime in the Streets, Don Siegel).




- 1957
THE YOUNG DON'T CRY (Alfred Werker). avec Sal Mineo



- 1958
EN PATROUILLE (The Deep Six, Rudolph Maté)
THE RESTLESS YEARS (Helmut Kautner).
- 1959
FACE OF FIRE (Albert Band).
- 1960
QUI ETAIT DONC CETTE DAME ? (Who Was That Lady ?, G. Sidney).
- 1964
BLACK LIKE ME (Carl Lerner).





- 1967
CHUKA LE REDOUTABLE (Chuka, Gordon Douglas)


L'OR DES PISTOLEROS (Waterhole # 3, William Graham).
- 1968
NOBODY'S PERFECT (Alan Rafkin)
LA PLANÈTE DES SINGES (Planet of the Apes, Franklin J. Schaffner)


POLICE SUR LA VILLE (Madigan, D. Siegel)
LE CRIME, C'EST NOTRE BUSINESS (The Split, G. Flemyng).
- 1969
LES COLTS DES SEPT MERCENAIRES (Guns of the Magnificent Seven, Paul Wendkos).
- 1970
TORA ! TORA ! TORA ! (id., Richard Fleischer, Toshio Masuda, Kinji Fukusaku).
- 1972
LES COLLINES DE LA TERREUR (Chato's Land, Michael Winner).
- 1973
THE HARRAD EXPERIMENT (Ted Post)
LE TEMOIN A ABATTRE (La Polizia Incrimina, la Legge Assolve, Enzo G. Castellari).
- 1974
WHERE THE RED FERN GROWS (Norman Tokar)
VENDITORE DI PALLANCINI (Mario Garriazzo).
- 1975
GIVE'EM HELL, HARRY ! (S. Binder).
- 1977
L'ŒUF DU SERPENT (Das Schlangenai, Ingmar Bergman).
- 1978
BULLY (Peter H. Hunt)
LA COLLINE A DES YEUX (The Hills Have Eyes, Wes Craven).
- 1980
DE PLEIN FOUET (The First Deadly Sin, Brian G. Hutton) (B).
- 1987
CINGLEE (Nuts, Martin Ritt) (C).
- 1990
OLD EXPLORERS (William Pohland).
- 1994
LES EVADES (The Shawshank Redemption, Frank Darabont).
- 1997
RELIC (The Relic, Peter Hyams)
- 2000
HERE’S TO LIFE ! (Arne Olsen)
- 2001
THE MAJESTIC (id., Frank Darabont).
05 février 2009
DECES DE L'ACTEUR ROLAND LESAFFRE
Décès de L'acteur
Roland Lesaffre
1927 - 2009
PARIS (AFP) — Le comédien Roland Lesaffre qui a tourné une dizaine de films avec le cinéaste Marcel Carné, incarnant souvent des malfrats, est décédé mardi 3 février 2009 à Paris à l'âge de 81 ans, ont annoncé ses proches à l'AFP.
Né le 26 juin 1927 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)dans un ascenseur, précise-t-il. «Qui montait ou qui descendait ?» se demandait Jacques Prévert… , il s'était engagé dès 1943, à 16 ans, dans le maquis de Corrèze avant de servir cinq ans au bataillon de fusiliers marins de la 2e Division blindée de 1944 à 1949, où il rencontre Jean Moncorgé, alias Jean Gabin.
Quand il quitte l'armée en 1949, Roland Lesaffre se rend sur le tournage de "La Marie du Port" pour voir Gabin avec qui il s'était lié.
Son destin bascule à cette occasion, lorsqu'il entre par inadvertance dans le champ de la caméra. Marcel Carné, une fois la colère passée, fait sa connaissance. Son nom est lié à celui de Marcel Carné, puisqu’il a joué, depuis 1950, dans tous ses films sauf "Le pays d'ou je viens".Ils tourneront dix films ensemble dans lesquels Roland Lesaffre, corps d'athlète et yeux bleus, incarnera souvent des rôles de malfrats, de "Juliette ou la Clé des songes" à "Thérèse Raquin" (1953), "Les Tricheurs" (1958) et "Les Assassins de l'ordre" (1971). Il fut, pour Carné, une des vedettes de "THÉRÈSE RAQUIN" mais surtout de "L’AIR DE PARIS". Dans le paysage cinématographique français, il a imposé sa silhouette pittoresque, gouailleuse ou pathétique.
Il a également tourné avec d'autres metteurs en scène : "Casque d'or" de Jacques Becker (1951), "L'Amour d'une femme" de Jean Gremillon (1953), "Quand tu liras cette lettre" de Jean-Pierre Melville (1953), "Si Paris nous était conté" de Sacha Guitry (1955), "Les Parias de la gloire" d'Henri Decoin (1963), ou bien encore "Le Mur de l'Atlantique" de Marcel Camus (1970), aux côtés de Bourvil.
A partir du début des années 70, il s'était fait un peu plus présent à la télévision.
Roland Lesaffre s'était vu décerner la Légion d'honneur à titre militaire. Il était aussi officier de l'ordre national du Mérite, officier de l'ordre des Arts et lettres mais aussi Croix de guerre avec citations 1939/1945 et Croix de guerre des moins de 20 ans. Mariage avec l’actrice Yoko Tani. Cette destinée hors du commun est racontée dans «Mataf» son livre de souvenirs (Ed. Pygmalion, 1991, puis Livre de Poche).
Micheline Presle et Roland Lesaffre
Roland Lesaffre -Alfred Hitchcock-Charles Vanel -Grace Kelly -Cary Grant...
________Interview Roland Lesaffre par Alexandre Moix____
Compagnon de route de Cocteau, Gabin, Malraux, Prévert, Michel Simon, Arletty, l’acteur Roland Lesaffre fut surtout le plus proche ami de Marcel Carné. Rencontre.
Comment avez-vous connu Marcel Carné ?
Je venais de quitter la marine. J’étais très sportif. J’allais m’entraîner à Joinville. Un photographe très connu, mais que je ne connaissais pas, venait photographier les champions. C’était Raymond Voinquel, le photographe de plateau de Carné. Il a fait mon portrait et nous avons sympathisé. Un jour, je le rencontre par hasard dans le métro. Il me dit : « je travaille sur un film de Carné avec Gabin, La Marie du Port ». Interloqué, je lui répond : « le second maître Moncorgé ! Mais c’est mon pote ! Je t’accompagne ». Je n’avais jamais entendu parlé de Carné. En revanche, Gabin, je le connaissais très bien. Nous avions servi ensemble dans la marine. C’est moi qui sortait, le soir, de la caserne pour apporter ses lettres à Marlène Dietrich, qui habitait à l’hôtel. Arrivé aux Studios avec Voinquel, je cherche Gabin. J’ouvre une porte et je le vois. Je l’appelle et fonce sur lui. Il est attablé à une table avec un café et ne me répond pas. Tout à coup, j’entend hurler un homme perché tout en haut d’une échelle : « Coupez ! Foutez-moi cet individu dehors ! ». J’avais déboulé, sans le faire exprès, en plein milieu d’une scène. Gabin m’a présenté au « môme Carné », comme il l’appelait. Et m’a fait embaucher comme figurant. Nous ne nous sommes plus jamais quitté.
Qui était Marcel Carné ?
C’était un homme indépendant, solitaire, généreux, fidèle en amitié. Gai, intuitif. Un curieux de tout. Il observait la vie. Il s’en inspirait pour ses films. Il adorait prendre le métro, par exemple. Ou aller dans les boîtes de nuit. Il aimait se sentir au cœur des choses. Il aimait la jeunesse. Son seul regret était de ne pas avoir eu d’enfant. Carné était un humaniste. Et aussi un sacré râleur. Mais il piquait toujours des colères contre lui-même. Rarement contre les autres. C’était un perfectionniste. Il n’aimait pas les choses faites à moitié. Comme Cocteau, Carné était un découvreur de talent. Il avait le flair des grands génies. Il a fait débuter tous les grands : Montand, Yves Robert, Belmondo, Blier, Perier, Jean-Louis Barrault, Michèle Morgan et même Robert de Niro qu’il avait repéré pour Trois chambres à Manhattan et à qui il a prédit une belle carrière.
Quel rapport entretenait-il avec ses films ?
Il ne les considérait jamais comme des choses figées mais plutôt comme des êtres vivants. Comme ses enfants. Il les faisait évoluer. Il y a eu beaucoup de changements. Par exemple, c’est Gabin et Marlène Dietrich qui devait jouer dans Les Portes de la nuit. Le film aurait été extraordinaire. Mais Marlène a préféré faire Martin Roumagnac de George Lacombe. Pour Juliette et la clef des songes, c’est Leslie Caron et moi qui devions jouer au départ. Mais Gene Kelly a vu les essais et a embauché Leslie pour Un Américain à Paris. C’est finalement Gérard Philipe et Suzanne Cloutier qui ont fait le film. Carné avait un faible pour ce film qui n’a pas eu un grand succès. Un soir, vers la fin de sa vie, je suis allé chez lui. Derrière la porte, je l’entendais qui parlait tout à son film : « Juliette, je t’aime. Je suis avec toi. Je ne te quitterais jamais... ». C’était bouleversant.
le 15/06/2004
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Avec Marcel Carné et Raf Vallone
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Filmographie -DVD
- 1950
LA MARIE DU PORT (Marcel Carné).
- 1951
JULIETTE OU LA CLÉ DES SONGES (Marcel Carné)
L’ÉTRANGE MADAME X (Jean Grémillon).
- 1952
CASQUE D’OR (Jacques Becker)
NOUS SOMMES TOUS DES ASSASSINS (André Cayatte)
PARIS EST TOUJOURS PARIS (Parigi è Sempre Parigi, Luciano Emmer).
- 1953
THÉRÈSE RAQUIN (Marcel Carné)
QUAND TU LIRAS CETTE LETTRE (Jean-Pierre Melville).
- 1954
L’AMOUR D’UNE FEMME (Jean Grémillon)
L’AIR DE PARIS (Marcel Carné)

NAVIGATION MARCHANDE (Georges Franju, c.m., narration)
- 1955
LA MAIN AU COLLET (To Catch a Thief, Alfred Hitchcock).
- 1956
SI PARIS NOUS ÉTAIT CONTÉ (Sacha Guitry)
LA LOI DES RUES (Ralph Habib)
SOUPÇONS (Pierre Billon)
CRIME ET CHÂTIMENT (Georges Lampin)
LA JEUNESSE AUX PIEDS NUS (Senkichi Taniguchi, au Japon).
- 1957
MÉFIEZ-VOUS FILLETTES (Yves Allégret)
FILOUS ET COMPAGNIE (Tony Saytor).
- 1958
LA BONNE TISANE (Hervé Bromberger)
LES TRICHEURS (Marcel Carné). C
- 1960
LE SEPTIÈME JOUR DE SAINT-MALO (Paul Mesnier)
AMOUR, AUTOCAR ET BOÎTES DE NUIT ou PARIS, C’EST L’AMOUR (Walter Kapps -1958)
TERRAIN VAGUE (Marcel Carné).
- 1961
LA FÊTE ESPAGNOLE (Jean-Jacques Vierne)
LES MENTEURS (Edmond T. Gréville)
LA FILLE DES TARTARES (Ursus e la Ragazza Tartara, Remigio del Grosso).
- 1963
DU MOURON POUR LES PETITS OISEAUX (Marcel Carné)
L’ACCIDENT (Edmond T. Gréville)
LE BLUFFEUR (Sergio Gobbi).
- 1964
LES PARIAS DE LA GLOIRE (Henri Decoin)
L’ÉTRANGE AUTO-STOPPEUSE (Jean Darcy).
- 1965
L’OR DU DUC (Jacques Baratier)
PAS DE PANIQUE (Sergio Gobbi)
TROIS CHAMBRES À MANHATTAN (Marcel Carné)
LES SURVIVANTS (Dominique Genée).
- 1966
DESTINATION PLANÈTE HYDRA (2 +5 : Missione Hydra, Pietro Francisci).
- 1967
LE BAL DES VOYOUS (co-réal. Jean-Claude Dague, Louis Soulanes).
- 1968
LES JEUNES LOUPS (Marcel Carné)
LES ENFANTS DE CAÏN (René Jolivet).
- 1969
TRAQUENARDS (Jean-François Davy)
LE BOURGEOIS GENTIL MEC (Raoul André)
LOVE LIFE IN LUXEMBOURG (Frank Apprédéris).
- 1970
LE MUR DE L’ATLANTIQUE (Marcel Camus).
- 1971
LES ASSASSINS DE L’ORDRE (Marcel Carné)
LES COUPS POUR RIEN (Pierre Lambert)
KISS (Jean Levitte).
- 1974
LA MERVEILLEUSE VISITE (Marcel Carné). D
- 1975
IL FAUT VIVRE DANGEREUSEMENT (Claude Makovski).
- 1977
LE CASQUE (Robert Legrand, m.m.)
LA BIBLE (documentaire, Marcel Carné; R. Lesaffre est directeur de production).
- 1980
ARCH OF TRIUMPH (Daniel Mann, inachevé)
«Portrait de Marcel Carné» ou «La Vie à Belles Dents» (TV, Christian-Jaque).
- 1982
SALUT. J’ARRIVE (Gérard Poteau).
- 1985
CARNÉ, L’HOMME À LA CAMÉRA (Christian-Jaque TV)
- 1987
LE JARDIN D’ALICE (Ch. Tible, c.m.).
- 1988
BERNADETTE (Jean Delannoy)
ÉTERNELLE PRISON (Medhi Nassradine Haddaoui, c.m.)
PAUVRE PETIT GARÇON (Anne Wisniewski, c. m.).
- 1989
LA PASSION DE BERNADETTE (Jean Delannoy, inédit).
- 1990
DAMES GALANTES (Jean Charles Tacchella)
NOCE (Didier Decoin, m.m.).
- 1993
MOUCHE (Marcel Carné, inachevé).
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01 février 2009
LES PARAPLUIES DE CHERBOURG de Jacques Demy
LES PARAPLUIES
DE CHERBOURG
Coup de Coeur *****
de Jacques Demy 1964
Géneviève Emery |
Catherine DENEUVE |
Guy Foucher |
Nino CASTELNUEVO |
Madame Emery (Mère) |
Anne VERNON |
Roland Cassard |
Marc MICHEL |
Madeleine |
Ellen FARNER |
Tante Elise |
Mireille PERREY |
_________________________________________________
Jacques Demy -Anne Vernon -Catherine Deneuve
Cherbourg, novembre 1957. Geneviève est amoureuse de Guy. Madame Emery, sa mère, qui tient un magasin de parapluies, ne voit pas d'un bon œil la relation de la jeune fille avec ce jeune mécanicien qui n'a même pas fait son service militaire. Elle préférerait la voir épouser Roland Cassard, un riche diamantaire, prêt à aider Madame Emery à sortir d'une situation financière délicate. 
Guy est appelé à l'armée. Il doit laisser sa vieille tante Élise aux bons soins de Madeleine. Geneviève se donne à Guy avant son départ. Elle promet de l'attendre.
Janvier 1958. Les nouvelles de Guy se font rares. Geneviève est enceinte de lui. Roland Cassard demande la main de Geneviève et il évoque un amour malheureux, celui de Lola dans le cadre de la ville de Nantes. Quelques mois plus tard, poussée par sa mère, Geneviève accepte d'épouser Roland Cassard qui élèvera l'enfant qu'elle porte comme s'il s'agissait du sien.
Mars 1959. Guy est de retour d'Algérie, blessé à la jambe. Geneviève et sa mère ont quitté la ville. Il reprend son travail au garage, mais le quitte bientôt pour errer sans but. Sa tante meurt. Grâce à l'argent qu'il en hérite, Guy prend en gérance une station-service et épouse Madeleine amoureuse de lui en secret depuis longtemps.
Décembre 1962. Une Mercédes s'arrête pour prendre de l'essence. C'est la veille de Noël. Il neige. Guy reconnaît Geneviève aux côtés de sa propre fille. Mais ils n'ont plus rien à se dire. La voiture s'éloigne tandis que Madeleine et son fils reviennent avec des cadeaux plein les bras.
__________________Vinyl________________
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DVD - VHS
Avis/Depuis longtemps Jacques Demy souhaitait réaliser une comédie musicale. Son premier film LOLA en était une à l'origine Lorsqu'un jour Jacques Demy apporta à Michel Legrand un script intitulé L'INFIDÉLITÉ ou LES PARAPLUIES DE CHERBOURG, celui-ci pensa que le lyrisme de l'histoire était en accord avec ce que l'on pouvait attendre d'un film musical. L'idée leur vint ensuite de faire chanter tout le dialogue quotidien qui serait écrit sans vers ni rimes. La première partition que Michel Legrand écrivit pour le film fut jugée trop complexe par Jacques Demy qui souhaitait une musique lisible dès sa première audition.
LES PARAPLUIES DE CHERBOURG remporta le Prix Louis Delluc et la Palme d'Or au Festival de Cannes 1964.
Perso/Un des plus grands films musicaux français, une grande originalité, la musique de Michel Legrand est l'une des clefs du succès de Jacques demy. La dernière séquence des retrouvailles dans la station d'essence est un moment fort du film, la musique s'emballe, la caméra s'éloigne et les deux anciens amoureux se quittent définitivement.
A noter la présence de l'acteur Marc Michel, devenu célèbre grâce au film de Jacques Becker "Le trou".
Interview de Catherine Deneuve-
Depuis "Les parapluies de Cherbourg", vous n'aviez pas eu un film en compétition à Cannes ?
J'ai présenté beaucoup de films à Cannes, mais depuis "Les parapluies", pas en compétition. Moi, je suis ravie pour l'équipe et pour le film qu'il ait été choisi, mais je n'ai pas l'esprit de compétition, pas d'émulation à la compétition, ce n'est pas mon truc.
Avez-vous souvenir d'avoir eu, à un moment de votre vie, l'impression soudaine que vous étiez devenue une star ?
Je pense que c'est arrivé avec "Les parapluies de Cherbourg", un film extraordinaire, un premier rôle d'héroïne et un grand succès populaire... et j'avais vingt ans. Depuis, j'ai parfois eu l'impression d'être une star à des moments fugitifs, à une façon d'être reçue, d'être mise sur orbite le temps d'une soirée ou d'un cocktail... Heureusement, la vie vous ramène vite sur terre.
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