20 mars 2009
GODS AND MONSTERS de Bill Condon
GODS AND MONSTERS
Coup de Coeur *****
de Bill Condon 1998
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James Whale |
Ian McKELLEN |
Clayton Boone |
Brenda FRASER |
Hanna (Gouvernante du cinéaste) |
Lynn REDGRAVE |
Betty |
Lolita DAVIDOVITCH |
Elsa Lanchester |
Rosalind AYRES |
Boris Karloff |
Jack BETTS |
Après avoir connu son heure de gloire dans les années trente, le réalisateur James Whale a eu sa carrière brisée par un scandale lié à son homosexualité librement assumée, et vit désormais en reclus dans sa propriété de Beverly Hills en compagnie de sa fidèle femme de charge, Hanna, s’adonnant à la seule passion qui lui reste, la peinture. Mais il vient d’être victime d’une attaque cardiaque et sent ses facultés décliner. C’est alors qu’il remarque Clayton, un jeune jardinier qui s’occupe de sa propriété. Il l’invite à prendre le thé, fait sa connaissance et lui demande de poser pour lui.
Petit à petit, bien que Clayton ait souligné qu’il n’était pas homosexuel, James Whale et le jeune homme prennent l’habitude de se voir régulièrement. Puis James demande à Clay de le conduire en voiture à une réception donnée par George Cukor en l’honneur de la princesse Margaret. James y retrouve le jeune critique Edmund Kay, grand admirateur de son œuvre qui lui demande de se laisser photographier en compagnie de Boris Karloff et d’Elsa Lanchester, ses deux interprètes de LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN, son film le plus célèbre. Rentré dans sa demeure, le vieux cinéaste, incapable de retenir plus longtemps ses pulsions, tente de séduire Clayton qui le repousse violemment.
Au matin, Clayton découvre James Whale noyé dans sa piscine. Voulant le protéger car elle le sait innocent, Hanna lui conseille de partir avant l’arrivée de la police.
Né en 1896, James Whale, qui demeure célèbre dans l’histoire du cinéma pour avoir signé la réalisation de quatre films fantastiques devenus des classiques – FRANKENSTEIN (1931), UNE SOIRÉE ÉTRANGE (1932), L’HOMME INVISIBLE (1933) et LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN (1935) –, fut découvert mort dans sa piscine le 29 mai 1957. Sa condition d’homosexuel laissa planer quelques doutes sur les véritables circonstances de sa mort. Toutefois, le cinéaste avait laissé une lettre expliquant son geste parce qu’il ne pouvait plus ni lire ni peindre et ne trouvait plus d’attrait à l’existence. C’est en partant des circonstances de sa disparition demeurées toutefois mystérieuses que Christopher Bram développa dans son roman cette relation totalement imaginaire de James Whale vieillissant avec le jeune Clayton. Ce que l’on sait toutefois, c’est que le cinéaste, dans ses derniers jours, vivait avec un jeune Français de condition médiocre qui était sans doute son amant. 
Ian McKellen et Lynn Redgrave furent tous deux nommés pour des Oscars d’interprétation, et Bill Condon reçut l’Oscar de la meilleure adaptation. Le titre original est emprunté à un extrait de dialogue de LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN prononcé par Ernest Thesiger lorsqu’il porte un toast : « To a World of Gods and Monsters » (“À un monde de Dieux et de Monstres.”) Resté inédit en France, le film fut diffusé à la TV sous le titre… “Ni Dieux ni démons”.
Même si le film de Bill Condon a été romancé, il n'en ai pas moins une histoire autobiographique sur la vie tumulteuse du cinéaste James Whale, dont son homosexualité n'était pas caché. Nombreux sont les flash back de la vie du cinéaste, passé et réalité se croisent tout au long du film. En tout cas, il s'agit d'une belle réussiste, d'une véritable oeuvre.
Pour les passionnés des "monstres" des années 30, on peut voir la reconstitution d'une scène de "La fiancée de Frankenstein".
Pour Louis Danvers, le film de Bill Condon est "riche d'échos multiples, de résonances singulières, d'une émotion profonde et d'une intelligence aiguë". Comme le roman, il consiste en une fiction qui spécule sur ce qui a bien pu se passer ce jour de mai 1957. Bill Condon nous raconte les derniers jours du réalisateur dont l'homosexualité avait fait scandale à l'époque.
"GODS AND MONSTERS" a reçu le Prix de la Critique, Deauville (1998)
Oscar 1999 du meilleur Scénario d'adaptation. En 1998, le Prix des Journalistes au Festival du film américain de Deauville.
Ian McKellen "James Whale" se repose pendant le tournage
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13 mars 2009
JAMES WHALE, Frankenstein, l'homme invisble...
JAMES WHALE 1896 - 1957
Cinéaste américain
James Whale possédait le don rare de concilier l'humour avec la sombre beauté de l'épouvante gothique. James Whale ne tourna que quatre films d'épouvante mais ce furent précisément ceux qui firent la fortune d'Universal, et tout particulièrement le premier et le plus célèbre "Frankenstein" (1931), il était très significatif du climat très perturbé des années 30. L'autorité et les valeurs morales sortaient très ébranlées de la crise, si le public se pressait nombreux pour assister aux exploits de ce monstre, c'était peut-être parce que ceux-ci concrétisaient en quelque sorte son désir latent de révolte contre l'ordre établi qui avait si bien trahi sa confiance....
Cinéaste d'origine britannique, né à Dudley Staffs (Staffordshire), le 22 juillet 1896. Il meurt le 29 mai 1957, des suites d'une chute. Après des études à Londres, il débute comme dessinateur humoristique au magazine "Bystander". Mobilisé dans le "Seventh Worcester Infantry Regiment" durant la guerre de 14-18, il est fait prisonnier et, pour tromper son ennui, fait du théâtre amateur. Rendu à la vie civile, il devient acteur professionnel et joue en 1918 dans "Abraham Lincoln" monté par la Birmingham Repertory Company. Tour à tour régisseur, décorateur ou comédien au "Savoy Theatre", puis au "Royal" et au "Strand", il se retrouve producteur en 1928 tout en signant à la fois les décors et la mise en scènede "Journey's End" de R.C. Sheriff (joué à Paris sous le titre "La fin du voyage"). Appelée à un retentissant succès, la pièce est montée à Broadway l'année suivante, c'est alors qu' Hollywood le sollicite pour la porter à l'écran.
JOURNEY'S END (1930)


Il commence sa carrière au cinéma en même temps que le parlant et collabore avec Howard Hughes (bien que non crédité au générique) pour terminer la version sonore des "ANGES DE L'ENFER", un célèbre film sur les exploits de l'aviation durant la Grande Guerre. C'est en 1931, que la firme Universal entreprit la réalisation de d'une adaptation d'un roman classique de la littérature fantastique anglaise du XXème siècle : "Frankenstein" de Mary Wollstonecraft (Mary Shelley), la seconde épouse de Shelley qui lui assurera la gloire internationale. La jeune femme du poète anglais Shelley, n'avait que dix-neuf ans lorsqu'elle écrivit "Frankenstein ou Le Prométhée Moderne", en 1816.
. James Whale chercha et dénicha un nouvel interprète pour le rôle du "monstre" : William Henry Pratt, qui allait se rendre mondialement célèbre sous le nom de Boris Karloff. Cet acteur qui avait tourné une centaine de films depuis 1916, ne trouva en fait la gloire qu'à partir de cette époque. "FRANKENSTEIN" (1931) fut en vérité une réussite, mais il nous faut signaler ici une erreur courante : le film de James Whale s'intitulait "Frankenstein, l'homme qui créa le monstre" (Frankenstein, the man who made the monster), mais on confondit rapidement, dans l'optique du public, le docteur Herbert von Frankenstein était incarné par Colin Clive. Le "monstre" prit le nom de son inventeur dans l'esprit des spectateurs. Il y a sans doute à cela des raisons psychologiques, notamment dans le fait que les distributeurs européens limitèrent le titre à Frankenstein tout court, et que le vrai personnage du film n'étant pas le médecin diabolique mais sa créature et qu'on prit sans doute fait et cause pour le " monstre" assez pitoyable, plus que pour son inventeur. C'est en fait un film d'une forme très classique qui recourt à l'impressionnisme au moment ou cette forme était fort vivante, et utilise le style de narration claire propre au cinéma américain. L'ambiance crée par le metteur en scène était parfaitement conventionnelle, mais ne manquait pas d'un certain souffle poétique : un village au centre de l'Europe, les brumes d'un cimetière ou l'on recherche des cadavres en pleine nuit, la création du "monstre" dans un laboratoire très moderne malgré les apparences, la poursuite finale dans la montagne, et la destruction de la créature dans un moulin en flammes, tout cela relevait d'un talent certain.
James Whale se montra particulièrement heureux dans deux séquences : la rencontre entre le monstre et une fillette -ce qui fit frémir de nombreuses générations et que tous les successeurs du cinéaste reprirent dans les versions postérieures à ce film ; est dans le passage du film ou le personnage, renouvelant le thème de la Belle et la Bête, entrait dans une maison ou une jeune fille, déjà vêtue de sa robe blanche, préparait son mariage. Terreur et poésie se mêlaient dans cette étrange aventure qui n'a rien perdu de son charme ni de son éclat.
Mais c'est le succès considérable remporté l'année suivante par son adaptation de "FRANKENSTEIN" (1931) qui lui assurera la gloire internationale.Mary Wollstonecraft Shelley, la jeune femme du poète anglais Shelley, n'avait que dix-neuf ans lorsqu'elle écrivit "Frankenstein ou Le Prométhée Moderne", en 1816.
Dans le rôle du monstre, sous le masque pathétique créé par le maquilleur Jack Pierce, un inconnu malgré ses quelque soixante-dix films tournés auparavant, William Henry Pratt, qui deviendra célèbre dans l'histoire du cinéma, sous le nom de Boris Karloff pour sa création particulièrement originale du monstre de Frankenstein..
En 1932, James Whale réalise "THE OLD DARK HOUSE" qui peut être considéré comme le prototype des histoires filmées de " maisons hantées " : demeure sinistre peuplée de personnages inquiétants avec nuit d'orage propice à une atmosphère de terreur. Boris Karloff obtenait le premier rôle au générique. Avec ce film, Charles Laughton et Raymond Massey faisaient leurs débuts à Hollywood.
"THE OLD DARK HOUSE" (littéralement: la vieille maison sombre) fut distribué en France sous plusieurs titres : "UNE SOIRÉE ÉTRANGE", "LA MAISON DE LA MORT" ou "LA MAISON DES TÉNÈBRES" ( le maussade et efféminé propriétaire d'une maison maudite observe avec un certain humour l'hétéroclite compagnie qui s'est réfugiée pour la nuit sous son toit et qui se compose entre autres, d'une énorme brute muette et alcoolique, d'un tueur armé d'un couteau et d'un pyromane..
En 1933, sort sur les écrans "L'HOMME INVISIBLE" constitua une performance technique étonnante pour l'époque (1933). Les effets spéciaux créés par John P. Fulton pour le film de James Whale furent longtemps inégalés, si bien qu on fit appel à lui pour tous les avatars ultérieurs de l'homme invisible.
Chaque version fut le même festival de truquages stupéfiants où l'on voyait une cigarette s'allumer toute seule, une bicyclette rouler sans personne pour la conduire, une chemise ou un pantalon flotter dans l'espace, et des bandelettes se dérouler sur du vide...
(Le héros apprécie les pouvoirs que lui donne la monocaine mais déplore, en même temps, que l'invisibilité qu'elle lui confère le condamne à vivre nu, car les vêtements "dessinent" sa silhouette et révèle sa présence.
Le comédien Claude Rains, qui personnifia l'homme invisible dans la version de 1933, ne fait entendre que sa voix durant la presque totalité du film : ce n'est qu'au dernier plan que l'on voit enfin apparaître son visage. Et ce fut paradoxalement par ce rôle qu'il débuta sa prolifique carrière au cinéma ! C’est d’ailleurs Boris Karloff qui devait "incarner" l'homme invisible, mais y renonça à cause de ce terrible handicap pour un acteur.
Pendant le tournage avec James Whale
Claude Rains "L'homme invisible " et James Whale
Dans "LA FIANCEE DE FANKENSTEIN" (The Bride of Frankenstein) (1935), James Whale renouvelait sa performance en y ajoutant une note relativement érotique. Mais déjà le titre du film suit le public qui identifie le "monstre" à son inventeur. La fiancée en question n'est pas destinée à épouser le docteur, mais sa créature, et elle est elle-même une nouvelle version, féminine du "monstre". Le docteur Frankenstein, aidé par le perfide Prétorius, crée de toutes pièces une "femelle" dont l'union avec son premier "monstre" permettrait de procréer une nouvelle race de petits monstres. James Whale avait, on le devine, le sens de l'humour. Il se montra plus raffiné encore dans la fabrication de sa "créature", en utilisant un laboratoire plus compliqué et plus spectaculaire que dans son film de 1931, sans compter une ambiance terrifiante : la nuit se couvrait d'une tempête artificielle, remplie de signes néfastes et de mauvais augure. Il fallait faire peur à tout prix. La "créature féminine" (Elsa Lanchester, épouse de Charles Laughton), pourtant devenait singulièrement humaine à sa manière. Elle était peu à peu horrifiée par l'aspect terrifiant de son "fiancé", et lui préférait un homme normal, et non pas un"humanoide".
Le "monstre", évidémment, se trouvait blessé dans sa fierté et ses sentiments, et c'est sans doute là que réside le génie de James Whale ; son personnage n'est pas un robot, aveugle et criminel, mais un être qui, pour avoir été crée de toutes pièces, n'en n'était pas moins pourvu de sentiments véritables, dignes de tous les êtres humains . Il souffre, et d'une façon pathétique, de l'horreur de son apparence. On le repousse parce qu'il est hideux, on le fuit parce qu'il est monstrueux, mais il ne le sait pas, il ne comprend pas pourquoi il fait peur....
Pendant le tournage, James Whale et Ernest Thesiger
Dès lors, James Whale restera dans l'histoire du cinéma comme un spécialiste du fantastique avec ses grandes réussites du genre que demeurent "UNE SOIRÉE ÉTRANGE", "L'HOMME INVISIBLE "et surtout "FRANKENSTEIN" - " LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN". Pourtant, le fantastique ne représente qu'une partie infime de sa production, qui couvre tout aussi bien le mélodrame "LE BAISER DEVANT LE MIROIR", "FEMMES DÉLAISSÉES" (1938), le film de guerre "JOURNEY'S END", "APRÈS" (1937), "THEY DARE NOT LOVE" (1941), la fantaisie policière "COCKTAILS ET HOMICIDES" (1935)et même la comédie musicale "SHOWBOAT" (1936). On lui doit en outre une curieuse adaptation de "Fanny" de Marcel Pagnol "PORT OF SEVEN SEAS" (1938).
Whale était surtout doué pour les comédies de moeurs; il pouvait exprimer le raffinement de la bonne société -qu'il semblait bien connaître - tout en la critiquant avec une ironie acerbe. Ce regard aigu lui permettait d'introduire avec une parfaite maîtrise des éléments presque comiques dans les drames les plus sombres.
Mais James Whale connaît de sérieux déboires en 1936, durant le tournage d'APRÈS, un vigoureux pamphlet contre la guerre adapté d'un roman d'Erich Maria Remarque et mutilé par Universal à la suite de pressions exercées par l'Allemagne nazie. Ecœuré par ces sortes de pratiques, le cinéaste finit par se désintéresser du cinéma et quitte le métier en 1941, alors qu'il est au faîte de la gloire, pour se consacrer à sa seule passion dévorante, la peinture. Il se contentera de mettre en scène quelques pièces pour un petit théâtre de Santa Monica ainsi qu'une pièce à Broadway en 1944 et une autre en Angleterre en 1951. Le reste du temps, il vit en reclus dans sa villa, n'acceptant que la visite de quelques amis triés sur le volet. C'est dans cette même villa qu'il meurt le 29 mai 1957, des suites d'une chute et dans des circonstances sur lesquelles planèrent bien des doutes. On sait néanmoins aujourd'hui qu'il se suicida en se jetant la tête la première contre le ciment de sa piscine et qu'il laissa une lettre expliquant son geste. Il avait été victime de plusieurs crises cardiaques et sa santé déclinante ne lui laissait plus le loisir de peindre, de conduire sa voiture ni même de lire. Pour lui, la vie n'offrait désormais plus aucun attrait.
Préparation du maquillage du "Monstre" (Boris Karloff) par Jack Pierce
Boris Karloff 1887 - 1969
Ernest Thesiger 1879 - 1961
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Filmographie
- 1930
JOURNEY'S END
LES ANGES DE L'ENFER (Hell's Angels, co-réalisé avec Howard Hughes).
- 1931
WATERLOO BRIDGE
FRANKENSTEIN
- 1932
IMPATIENT MAIDEN
LA MAISON DE LA MORT ou UNE SOIRÉE ÉTRANGE (The Old Dark House).

- 1933
LE BAISER DEVANT LE MIROIR (The Kiss Before the Mirror)
L'HOMME INVISIBLE (The Invisible Man).
- 1934
COURT-CIRCUIT (By Candlelight)
SUR L'AUTRE RIVAGE (One More River).
- 1935
LA FIANCÉE DE FRANKENSTEIN (The Bride of Frankenstein)
COCKTAILS ET HOMICIDES (Remember Last Night ?).
- 1936
LE THÉATRE FLOTTANT ou SHOWBOAT (id.).
- 1937
APRÈS (The Road Back, co-réalisé avec Ted Slowman)
THE GREAT GARRICK.
- 1938
PORT OF SEVEN SEAS
SINNERS IN PARADISE
FEMMES DÉLAISSÉES (Wives Under Suspicion).
- 1939
L'HOMME AU MASQUE DE FER (The Man in the Iron Mask)
- 1940
- 1941
L'ENFER VERT (Green Hell).
THEY DARE NOT LOVE (co-réalisé avec Charles Vidor).
- 1949
HELLO OUT THERE (moyen métrage inédit).
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09 mars 2009
BOULEVARD DU CREPUSCULE de Billy Wilder
SUNSET BOULEVARD
Coup de Coeur *****
de Billy Wilder 1950
Joe Gillis |
William HOLDEN |
Norma Desmond |
Gloria SWANSON |
Max Von Mayerling |
Erich Von STROHEIM |
Betty Schaeffer |
Nancy OLSON |
Cecil B. De MILLE |
Cecil B. De MILLE |
Buster Keaton |
Buster KEATON |
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L'histoire commence par l'image du cadavre de Joe Gillis flottant dans une piscine, et c'est Joe Gillis lui-même qui entreprend de raconter comment il en est arrivé là. Petit scénariste sans grand avenir, poursuivi par ses créanciers, il se réfugie dans l'immense demeure à l'abandon de l'ancienne star du muet Norma Desmond, qui y vit seule avec son majordome et chauffeur Max (qui n'est autre que son premier mari). Norma veut faire du cinéma. Joe l'aide à mettre au point le scénario qu'elle a écrit pour son "come-back". Il devient son amant. Norma propose son scénario au metteur en scène de sa grande époque Cecil B. De Mille, qui ne peut l'accepter malgré son amitié pour elle. Joe qui a surtout essayé de se servir des relations de Norma cherche à rompre avec elle pour retrouver sa dignité et l'amour de Betty. Norma le tue par jalousie et sombre dans la folie. Quand la police vient l'arrêter, elle joue pour les actualités une scène qu'elle croit être celle du film qu'elle voulait tourner.
Cecil B. De Mille et Gloria Swanson
Pour tenir le rôle de Norma Desmond, la star du muet, le monstre sacré qui ne peut vivre sans public et sans admirateurs, Billy Wilder hésita entre Pola Négri, Bette Davis, Mary Pickford et Gloria Swanson, Gloria Swanson qui n'avait plus fait de Cinéma depuis près de vingt ans. Erich von Stroheim, le metteur en scène d'un de ses plus grands succès, "QUEEN KELLY", dont "Norma" revoit inlassablement les images, revint d'Europe pour être le mystérieux Von Mayerling. Une grande partie des amis de Norma Desmond dans le film sont d'anciennes gloires d'Hollywood dans leurs propres rôles : Buster Keaton, Anna Q. Nilsson, H. B. Warner, qui font de certaines scènes du film (comme la fameuse partie de bridge chez Norma) un véritable musée vivant. Cecil B. de Mille tient son propre rôle. Norma Desmond vient lui rendre visite sur le plateau de la Paramount où il tourne "SAMSON ET DALILAH". Au temps du cinéma muet, De Mille fut un des metteurs en scène attitrés de celle qui était alors l'une des plus grandes vedettes de son temps.
Gloria Swanson fut nommée pour l'Oscar. La photographie d'une des scènes les plus célèbres du film servit de couverture au premier numéro d'une revue qui allait devenir célèbre : les Cahiers du Cinéma.
Perso, "Sunset Boulevard" est l'un des cent films que jai le plus aimé. J'ai découvert l'actrice Gloria Swanson grâce à la performance de Billy Wilder, (qui a laissé ses lettres de noblesse dans la comédie) On ne peut contester la qualité de la photographie, de ce sublime flash-back, de l'interprétation magistrale de William Holden ("Le pont de la rivière Kwai", "Stalag 17").
Le caractère morbide et cruel de BOULEVARD DU CREPUSCULE est magistralement amplifié par les compositions , superbes , de deux comédiens : Gloria SWANSON et Erich von STROHEIM qui tournèrent ensemble pendant l'ère du muet "Queen Kelly" où von STROHEIM dirigea SWANSON) . Ils tiennent , ici , des rôles d'artistes déchus.
Erich Von Stroheim
Billy Wilder
TELERAMA
Boulevard du Crépuscule est l'histoire d'une séduction et d'une chute, le conflit explicite de deux générations, le choc symbolique de deux époques : celle, déjà lointaine, du cinéma muet ; celle, naissante, des années 1950, qui verra des changements décisifs dans la structure de la production américaine. Billy Wilder n'est guère tendre pour le nouveau Hollywood, dont il égratigne le mercantilisme et l'âpreté ; il n'idéalise pas pour autant celui des années 1920, mais y trouve une grandeur déliquescente, une extravagance, un faste funèbre qui satisfont à la fois ses penchants expressionnistes (très affirmés à cette époque), son goût de la tragédie et son humour caustique.
Figure monstrueuse et pathétique, Norma Desmond trouve en Gloria Swanson une interprète d'exception, qui assume avec courage tous les excès de son personnage et nous offre une brillante recréation/stylisation de la gestuelle du muet. Norma n'incarne ni la vérité ni la mémoire de ce cinéma, mais en présente une distorsion pathologique, d'une troublante et surprenante majesté. Sa villa (aussi inquiétante que celle de miss Havisham dans Les Grandes Espérances), son opulente limousine, son étrange mari-mentor-majordome sont les reflets d'un temps aboli, d'un monde disparu dans lequel Joe Gillis se laissera entraîner par un mélange complexe de veulerie masochiste et de pitié…
Hollywood passe à tort pour une ville sans histoire. Surgie du néant, la capitale du cinéma s'est tournée vers ses propres créations pour se donner un statut culturel, faisant de l'image filmée sa référence suprême, son unique capital mythologique. Or, le cinéma est sans doute le plus fragile des arts. Le plus vorace aussi, qui exige sans cesse de nouveaux visages, de nouveaux corps. Norma Desmond succombe sous le poids écrasant de son image artificiellement préservée. Hollywood est une ville mortifère, anthropophage ; aucun film n'a mieux illustré cette réalité que Boulevard du Crépuscule
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07 mars 2009
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Prochainement le cinéma américain sera à l'affiche sur ce blog avec une évocation de James Dean, ainsi que de Brad Davis, puis du côté des cinéastes, il y aura James Whale (Frankenstein, la fiancée de Frankenstein ou l'homme invisible), on fera un petit tour du côté de la Divine,Greta Garbo en passant par l'âge d'or du Western en effet, il y a trente ans, en juin 1979, disparaissait le Duke John Wayne. Il y eut aussi "le film noir", et bien y'aura plus qu'à prévoir une évocation d'Humphrey Bogart....
Elizabeth Taylor ( de "Cléopâtre" de Mankiewicz, en passant par "Soudain l'été dernier" avec Katharine Hepburn et Monty Clift, elle laissera l'empreinte d'une grande dame du cinéma, souvent tourmenté. Avec Richard Burton, elle fut l'un des couples les plus légendaires d'Hollywood, amie de James Dean, Montgomery Clift et Rock Hudson, elle devient la représentatrice de la lutte contre le SIDA aux Etats-Unis.)
John Wayne (En juin prochain, il y aura trente ans que le Duke s'en est allé, après un long combat contre cette terrible maladie, qui l'a contaminé pendant le tournage du film "Le conquérant" de Dick Powell. La plupart des techniciens, réalisateur, acteurs, ont tous été contaminé par de de la radioactivité) Une évocation de l'immense acteur est prévue en juin 2009.
Jean Gabin (Celui qui restera dans tous les mémoires, le plus grand acteur français du XXème siècle sera lui aussi évoqué cette année)
Audrey Hepburn ("My Fair Lady")
Kirk Douglas (J'ai une grande passion pour ce grand acteur de l'âge d'or d'Hollywood, une chance incroyable de le savoir vivant, à 93 ans !, cette année. Il me semble qu'il est le doyen des acteurs américains avec Karl Malden, Ernest Borgnine...) (voir message sur ce blog du 25/05/2008 : Kirk Douglas, le champion)
Clint Eastwood (Je viens de revoir "Million dollar Baby" et je reconnais que ce sacré bonhomme a un énorme talent, plus le temps a passé, plus la qualité de ses films furent une merveille, pour les cinéphiles que nous sommes, même s'il y a une certaine nuance entre les goûts de chacun...films d'auteur, films dit "populaire", peu importe, ce qui compte c'est d'émerveiller "les enfants" qui sommeillent en nous. Oublier tous les tracas de la vie, le temps d'une projection, au cinéma, sur le petit écran, ou en plein air.)
Burt Reynolds -Dean Martin-Shirley MacLaine-Frank Sinatra (Toute une époque,de la comédie musicale au polar des années 50-60)
Michel Simon - Serge Gainsbourg (Je viens de constater, il n'y a pas longtemps, que de nos jours, il n'y a plus d'artistes, qui prennent des risques pour bousculer le quotidien des français. Je me souviens dans les années 70-80, ou Thierry Le Luron, Coluche, Pierre Desproges, Serge Gainsbourg, Guy Bedos, Daniel Balavoine avaient une autre façon d'aborder la discussion, à travers des messages clairs, sur ceux et celles qui nous gouvernent, plus ou moins bien, mais surement avec des "petits arrangement entre amis", et ne pas respecter les lois qu'ils officialisent...etc etc)
Maurice Chevalier
Sal Mineo (Partenaire de James Dean et Natalie Wood dans "La fureur de vivre" de Nicholas Ray)
Brian Keith -Susan Khoner - Sal Mineo
Jerry Lewis et Dean Martin (Ils formèrent un tandem pendant plusieurs années, avant de faire une carrière respective en solo, Jerry Lewis vient de recevoir un Oscar pour l'ensemble de sa carrière)
Marilyn Monroe ("Les Désaxés")
Diana Rigg
Warren Beatty et Natalie Wood ("La fièvre dans le sang" d'Elia Kazan)
Melvil Poupaud (Un acteur qui monte....)
Louis de Funès - Mario David ("Oscar")
Bourvil -Louis de Funès - Terry-Thomas "La Grande Vadrouille" (Il est prévu d'évoquer la carrière cinématographique de Bourvil, en septembre 2009.)
Marlène Dietrich
Greta Garbo (Incognito!)
Jean Lefebvre -Bernard Blier ("Les Tontons flingueurs", dès la fin mars 2009, une évocation de Bernard Blier sur ce blog, il y a 20 ans disparaissait cet immense acteur)
Romy Schneider et Harry meyen au Festival de Cannes (Toujours aussi belle )
Jean Servais (Acteur oublié dans le cinéma français, sur ce blog avec le temps, j'irais voir mes archives pour constituer un portrait de Jean Servais et bien d'autres, que le temps a laissé de côté...)
Sophia Loren
Claudia Cardinale
Pierre Brasseur
Françoise Arnoul ("Le Fruit défendu" d'Henri Verneuil avec Fernandel)
Ryan O'Neal ("Barry Lyndon" de Kubrick et "Love Story" sont les deux principaux films que je préfère dans la filmographie de cet acteur)
Martine Carol (Un petit faible aussi pour cette actrice qui fut souvent malheureuse en amour, trop gentille sûrement, une femme enfant avec un petit cheveu sur la langue, elle restera à jamais Lola Montès de Max Ophuls, mais aussi "Nana" pas la version de Renoir mais celle de son ex mari Christian Jaque, il y eut aussi "Lucrèce Borgia", "Madame Du Barry", elle connut aussi un triomphe avec la série des "Caroline Chérie", bien avant Michèle Mercier avec ses "Angélique")
Patrick Swayze (courage, courage, il doit guérir) (déçu de ne pas avoir eu le droit d'une suite au film "Ghost", quelle interprétation Woopy Goldberg)
Sally Field (j'adore cette actrice, si vous ne l'avez pas vu, regardez "Norman Rae" de Martin Ritt)
Nick Nolte
Nathalie Baye
Alan Bates (A 16 ans, le premier film que j'ai vu de cet acteur fut "Women in love" -Love- de Ken Russell, on pouvait voir une scène de combat d'hommes nus : Alan Bates et Oliver Reed)
Mia Farrow (actrice célèbre avec le fameux film de Roman Polanski "Rosemary Baby", elle est la fille de l'actrice Maureen 0'Sullivan (Jane dans le plus célèbre des Tarzan - "Tarzan, l'homme singe" avec Johnny Weismuller) et John Farrow, cinéaste (Hondo, l'homme du désert).
Fred Astaire et Ginger Rogers (Un autre couple légendaire)
Mae West (la croqueuse d'hommes...)
Buster Keaton
Fatty Arbuckle (Son surnom "Fatty le gros", accusé d'un viol suivit d'un meurtre, le complice de Buster Keaton, Chaplin et bien d'autres, stoppa net sa carrière si brillante)
Charles Chaplin
Anna Magnani (J'adore cette actrice, je l'ai découverte dans le film de Pasolini"Mamma Roma", puis dans le chef d'oeuvre du néo-réalisme de Roberto Rossellini "Rome, ville ouverte".)
Ian McKellen (Magnifique dans le rôle du cinéaste James Whale "Frankenstein")
Sterling Hayden ("Johnny Guitare", "Le parrain")
Gary Cooper
David Manners
Kirk Douglas - Burt Lancaster
Anémone (franchement, elle m'a beaucoup déçu, lors de sa venue dans les locaux que j'occupais avec mon père adoptif, elle donnait l'impression de s'en foutre complétement du 7ème art. Je lui ai posé quelques questions sur sa carrière cinématographique et elle n'etais pas très emballé, parait(il qu'elle aurait un mauvais caractère, très lunatique...ça c'est terminé en dispute à cause d'un chien, et surtout j'ai remarqué, qu'elle était assez radine, désolé mais je dis ce que je pense) Gino Cervi (A chaque fois que l'on voit le visage de Gino Cervi, on ne peut s'empêcher de penser à Fernandel et la série des "Don Camillo" , ils ont tournés ensemble d'autres films "Le grand chef", "En avant la musique"...) Pierre Larquey (Un "grand second rôle du cinéma français", il semblerait que sa petit fille m'est ecrit...qui habite du côté des bords de Marne -94) Jayne Mansfield (Je ne connais pas bien la filmographie de cette actrice, mise à part "La blonde et moi", elle connut un sort tragique, elle fut décapitée dans un accident de voiture) __________________________________________________ 1926 - 2009 Sydney Chaplin était né en 1926 pendant le court mariage entre Charlie Chaplin (1889-1977) et Lita Grey (1908-1995), la deuxième des quatre unions du génie du 7e art, qui a eu 11 enfants au total. Il avait aussi joué dans plusieurs productions françaises: "Ho!" au côté de Jean-Paul Belmondo en 1968 et l'année suivante dans "Le clan des Siciliens" d'Henri Verneuil. Il avait pris sa retraite d'acteur en 1977, ouvrant un restaurant à Palm Springs (Californie). Marié en 1960 à l'actrice et danseuse française Noëlle Adam, dont il avait divorcé huit ans plus tard, Sydney Chaplin avait eu un seul enfant. Limelight "Les feux de la rampe" (1952) ___________________________________
Mort à 82 ans de l'acteur Sydney Chaplin
L'aîné des enfants survivants de Charlie Chaplin est mort en Californie à l'âge de 82 ans
Son père l'avait employé dans "Les feux de la rampe" (1952) et "La comtesse de Hong Kong", qui fut en 1967 le dernier film du créateur de "Charlot".
Après sa disparition, il reste huit enfants en vie de Charlie Chaplin, dont l'actrice Geraldine Chaplin est l'aînée.
03 mars 2009
BRAD DAVIS, une vie trop brève
Acteur américain
Acteur météore, Brad Davis passe pour avoir été l’acteur d’un film culte, MIDNIGHT EXPRESS. Disparu trop tôt, à 42 ans, il fut aussi un comédien très apprécié des scènes de théâtre new-yorkaises et des dramatiques télévisées américaines.
Né le 6 novembre 1949 à Tallahassee (Floride), Brad Davis meurt le 8 septembre 1991 à Los Angeles (Californie) des suites du sida..., il était le fils d’un dentiste, il a peu de goût pour l’école et à douze ans le théâtre lui apparaît comme le seul exutoire de ses démons intérieurs. Il participe alors à quelques spectacles estivaux puis, séduit par la comédie musicale, il rejoint Atlanta. Hélas, il lui faut vite déchanter, sa voix n’est pas à la hauteur de ses espérances et il ne trouve pas sa place dans le monde des revues. Débarqué à New York, il suit plusieurs cours d’art dramatique. L’expérience est nettement plus positive. À partir de 1973, il collabore à de nombreuses pièces off Broadway : «Crystal and Fox», «Naomi Court» et «Four Friends» de Larry Kramer.
En 1976, il s’établit à Los Angeles et son démarrage dans cette ville est plus rapide encore. En quelques mois, il enchaîne dramatique sur dramatique, ce qui lui permet de se faire un nom : «Song of Myself» de Robert Markowitz, qui relate la vie du poète Walt Whitman; «Stop Thief» de William F. Claxton, dans laquelle il a pour partenaire Howard Da Silva; "SYBIL" (1976) de Daniel Petrie, où Sally Field joue une jeune schizophrène et «The Secret Life of John Chapman» de David Lowell Rich, une comédie dont les vedettes sont Ralph Waite et Susan Anspach. Après "SYBIL", porté au cinéma, Brad Davis fait le siège du bureau du réalisateur Alan Parker et décroche le rôle écrasant de Billie Hayes dans "MIDNIGHT EXPRESS". L’histoire de ce jeune étudiant américain, Billy Hayes, condamné à moisir à perpétuité dans les geôles turques pour trafic de drogue est un succès mondial. Présenté au Festival de Cannes, le film crée l’événement car la délégation turque l’accuse de partialité. En un éclair, Brad Davis est sacré star même si cette année-là, le Prix d’Interprétation masculine va à Jon Voight pour "Retour" d’Hal Ashby. . En 1975 il réussit à s'évader et regagne l'Amérique. Il entreprend alors d'écrire le récit de son expérience, qui devient très vite un best-seller. Casablanca Record en acquiert les droits cinématographiques et entreprend l'adaptation filmée. Le scénario du film est fidèle à 80 % du livre et à l'aventure qu'il retrace.
Pour des raisons évidentes, il était impossible à l'équipe de tourner à l'intérieur de la prison turque de Sagmaleilar. C'est donc après d'intenses recherches qu'Alan Parker découvrit dans l'île de Malte le décor naturel qu'il recherchait. Sous la direction du décorateur Geoffrey Kirkland le fort de Saint-Elmo fut minutieusement transformé en copie conforme de la prison de Sagmalcilar. C'est là que fut tournée la majeure partie du film ainsi qu'au Knight's Hall et à l'église dominicaine de Rabat. Le même soin minutieux fut apporté par Milena Canonero dans l'élaboration des costumes : on connaît sa précision exigente depuis "Barry Lyndon" de Stanley Kubrick.
(voir ci-dessous, en bas de page, l'évocation du film Midnight Express")




Cependant, Brad Davis résiste mal à cette pression médiatique : «J’ai sombré dans l’alcoolisme et la cocaïne. L’être humain n’est pas assez fort pour vivre une gloire aussi foudroyante…» avouera-t-il plus tard au terme d’un passage à vide de deux ans. C’est David Puttnam, le producteur de "MIDNIGHT EXPRESS", qui lui remet le pied à l’étrier en lui confiant un petit rôle dans "LES CHARIOTS DE FEU" (1981) de Hugh Hudson, vaste fresque autour de deux sportifs participant aux Olympiades de 1924.
Lors d'un séjour à Los Angeles, le producteur David Putnam découvrit par hasard un livre intitulé "L'histoire officielle des Jeux Olympiques". Il fut particulièrement intéressé par les détails très curieux des Jeux de 1924. Il confia l'élaboration du script à Colin Welland (scénariste de "Yanks"). L'histoire fut écrite en fonction des deux figures légendaires du sport britannique : Harold Abrahams et EricLiddell. Le réalisateur Hugh Hudson, qui n'avait jusqu'alors réalisé que des films publicitaires et documentaires, fut choisi pour sa sensibilité aux valeurs religieuses et aux rapports de classe et aussi pour son sens visuel. Il accorda une importance primordiale à la musique. Vangelis Papathanassiou, durant les prises de vues, joua des morceaux de sa composition, et les machinistes déplaçaient les caméras en fonction du rythme. L'opposition entre l'ancien et le nouveau se retrouve à tous les niveaux dans la structure même du film. Les dialogues, les narrations ont une saveur littéraire qui date très précisément le film. En revanche, le style est très moderne.
L'acteur Ian Holm reçut le prix du meilleur second rôle au Festival de Cannes 1981. Le film obtint les Oscars de la photo, du scénario, de la musique et des costumes.
L’année suivante, après avoir hésité, Brad Davis accepte finalement l’offre de Rainer Werner Fassbinder de devenir "QUERELLE" de Brest, le marin mythique rêvé par Jean Genet : «J’avais peur de ne plus travailler après, que la ville entière me persécute. Puis j’ai pensé : je dois vaincre cette souris bourgeoise en moi, je dois faire ce film…» (in «Studio»). La mise en scène de Fassbinder est remarquable, aux côtés de Brad Davis, on peut voir, Franco Nero, Jeanne Moreau et Laurent Malet...
Prévu initialement pour le 35e Festival de Cannes, "QUERELLE" ne fut prêt que pour la "Mostra" de Venise, Rainer Werner Fassbinder terminant le montage quelques jours avant sa mort le 10 juin 1982.
Tourné dans une vision volontairement non-réaliste, le film est tiré du livre de Jean Cenet. "De par la contradiction - soulignait R. W Fassbinder - qui existe entre l'intrigue objective et les fantasmes subjectifs qui y sont dépeints," Querelle de Brest "me paraît être le roman le plus foncièrement extrémiste de toute la littérature mondiale (...) il y a la façon dont Genet raconte cette histoire, son imagination débordante qui donnent vie à un monde qui nous paraît tout d abord étranger, un monde qui ne semble exister qu'en fonction de ses propres lois et qui trouve sa source dans une mythologie tout à fait extraordinaire."
Pour Brad Davis, " "Querelle" : Je n'ai pas pu résister une seconde quand Fassbinder m'a offert ce rôle. Pour moi travailler avec lui ne pouvait signifier qu'une chose : vivre une expérience fascinante".
tenancier du bordel.
Brad Davis et le réalisateur Rainer Werner Fassbinder
A Rumor of War "Rumeurs de guerre" (1980) de Richard T. Heffron
Par la suite, Brad Davis interprète encore à l’écran un boxeur sur le retour dans "HEART" (1987) de James Lemmo, puis un policier vengeant le meurtre de son père dans "COLD STEEL" (1987) de Dorothy Ann Puzo et enfin un paysan lunaire de l’Arkansas dans "ROSALIE GOES SHOPPING" (Rosalie fait ses courses) (1989) de Percy Adlon, pour lequel il remonte, onze ans après "MIDNIGHT EXPRESS", les marches mythiques du Palais des Festivals de Cannes, ou le film fut présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 1989. Parallèlement, il effectue son retour à la scène. En 1983, il retrouve notamment Larry Kramer, grand animateur du mouvement «Act-up !», association réactive face au danger du S.I.D.A pour «The Normal Heart», pièce à succès où il incarne, à nouveau, un homosexuel. Très actif à la télévision, il apparaît dans «A Rumor of War» de Richard T. Heffron (1980), drame ayant pour cadre la guerre du Viêt-nam; «Ouragan sur le Caine : le procès» de Robert Altman (1988), où il est le paranoïaque capitaine Queeg ou «Unspeakable Acts» de Linda Otto (1990), drame consacré aux abus sexuels commis envers des enfants.
Marié à Susan Bluestein, directrice de casting dont il avait eu une fille en 1983, Brad Davis meurt le 8 septembre 1991 du sida sans doute contracté en 1985 lors d’une prise de drogue.
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Filmographie - DVD
- 1976
SYBIL (id., Daniel Petrie).
-1977
Roots
- 1978
MIDNIGHT EXPRESS (id., Alan Parker).
What Really Happened to the Class of '65
- 1979
UN PETIT CERCLE D’AMIS (A Small Cercle of Friends, Rob Cohen).
-1980
The Greatest Man in the World
- 1981
LES CHARIOTS DE FEU (Chariots of Fire, Hugh Hudson).


- 1982
QUERELLE (id., Rainer Werner Fassbinder)
DER BAUER VON BABYLON (Dieter Schidor).
-1983
-1984
Robert Kennedy and His Times
-1986
Blood Ties
Vengeance
- 1987
HEART (James Lemmo)
SUR LE FIL DU RASOIR (Cold Steel, Dorothy Ann Puzo).
When the Time Comes
-1988
The Caine Mutiny Court-Martial
- 1989
ROSALIE FAIT SES COURSES (Rosalie Goes Shopping, Percy Adlon).
-1990
The Plot to Kill Hitler
Unspeakable Acts
-1991
HANG FIRE (Peter Maris).
Child of Darkness Child of Light
- 1992
THE PLAYER (id., Robert Altman, apparition).
-
01 mars 2009
MIDNIGHT EXPRESS d'Alan Parker
MIDNIGHT EXPRESS
Coup de Coeur *****
d'Alan Parker 1978
Billy Hayes |
Brad DAVIS |
Jimmy |
Randy QUAID |
Tex |
Bo HOPKINS |
Max |
John HURT |
Hamidou |
Paul SMITH |
M. Hayes |
Mike KELLIN |
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En juin 1970, un jeune étudiant américain du nom de Billy Hayes tente de faire passer en fraude cinq livres de hachisch. Arrêté à l'aéroport d'Istambul il est jugé coupable et condamné à une peine de quatre ans de réclusion dans la terrible prison de Sagmalcilar. Alors qu'il ne lui reste que cinquante trois jours avant sa libération, les turcs requièrent un nouveau jugement et exigent et obtiennent une condamnation à vie. 
Effondré, Billy Hayes opte pour la survie. Lors d'une bagarre il est transféré dans un quartier réservé aux fous. Il est désespéré. Pourtant une visite de sa fiancée lui redonne courage. A une chance contre mille, il réussit à s'évader après avoir tué accidentellement le gardien-chef de la prison.
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En 1970, Billy Hayes, jeune étudiant américain, essaie de faire sortir en fraude de Turquie une petite dose de drogue. Jugé coupable, il est condamné à vie. En 1975 il réussit à s'évader et regagne l'Amérique. Il entreprend alors d'écrire le récit de son expérience, qui devient très vite un best-seller. Casablanca Record en acquiert les droits cinématographiques et entreprend l'adaptation filmée. Le scénario du film est fidèle à 80 % du livre et à l'aventure qu'il retrace.
Pour des raisons évidentes, il était impossible à l'équipe de tourner à l'intérieur de la prison turque de Sagmaleilar. C'est donc après d'intenses recherches qu'Alan Parker découvrit dans l'île de Malte le décor naturel qu'il recherchait. Sous la direction du décorateur Geoffrey Kirkland le fort de Saint-Elmo fut minutieusement transformé en copie conforme de la prison de Sagmalcilar. C'est là que fut tournée la majeure partie du film ainsi qu'au Knight's Hall et à l'église dominicaine de Rabat. Le même soin minutieux fut apporté par Milena Canonero dans l'élaboration des costumes : on connaît sa précision exigente depuis "BARRY LYNDON" de Stanley Kubrick.
"MIDNIGHT EXPRESS" est le second long métrage d'Alan Parker. Ce rôle fut le plus remarquable de la trop brève carrière de Brad Davis
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Ce film devenu culte n'a pas reçu les éloges qui lui aurait été dû, au Festival de Cannes, je me souviens avoir vu l'acteur Brad Davis interviewer pour le compte d'une des chaînes de télévision française. Plusieurs scènes d'anthologie sont dans toutes les mémoires...Le film a été interdit en Turquie, jusqu'en 1993. Bien entendu, on ne peut oublier la musique de Giogio Moroder, récompensée par un Oscar qui a hanté ma jeunesse... J’avoue que cette œuvre a marqué mon adolescence. Je reconnais avoir une passion pour les films dont le thème principal est la prison ou l'enfermement d'individus dans un huit clos. "Le Trou" de Jacques Becker, "Papillon" de Franklin J. Schaffner, "L'évadé d'Alcatraz avec Clint Eastwood, "Les Evadés"...
Brad Davis et Billy Hayes
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