CINETOM

CINEMA, ACTEURS,ACTRICES,CINEASTES,TOUT LE CINEMA, PHOTOS, ACTUALITES,BIOGRAPHIES, FILMOGRAPHIES, MON HISTOIRE, POLITIQUE,IDEES PERSONNELLES

28 juillet 2009

SIMON DE LA BROSSE, un petit prince...

SIMON DE LA BROSSE     1965 - 1998

Acteur  français

simon_de_la30672208_p

42_18462967_1989

« Il y a deux Simon de La Brosse : l’un truffaldien, romanesque, fiévreux, incandescent, avec de vrais moments d’abandon (chez Assayas ou Téchiné), l’autre beaucoup plus contrôlé, plus mécanique, attiré, comme quelques autres jeunes acteurs (Anglade en tête) par le jeu calibré, “à l’américaine”. Est-il besoin de dire celui qu’on préfère ? » Les “Cahiers du Cinéma” ont tiré avec justesse le portrait de Simon de La Brosse en mai 1988. Qui pouvait alors imaginer le suicide de ce jeune acteur prometteur moins de dix ans après, le 17 avril 1998 à Suresnes, à l’âge de 32 ans ?

42_1630886042_16308859

Né le 9 octobre 1965 à Paris, Simon de La Brosse use ses fonds de culotte sur les escaliers de la butte Montmartre. Il s’ennuie plus à l’école que les dimanches et s’y fait essentiellement remarquer comme pitre. Devenu garçon de café, sa chance est d’être repéré à dix-sept ans par Dominique Besnehard qui le présente à Éric Rohmer qui prépare "PAULINE À LA PLAGE". Il y sera l’attachant Sylvain, qui découvre à ses dépens, l’espace d’un été, les retours de bâton du marivaudage.

"PAULINE À LA PLAGE" (1983) est le troisième volet de la série "Comédies et proverbes" qu'Éric Rohmer inaugura en 1980 avec "La femme de l'aviateur" (le second volet étant "Le beau mariage", sorti en 1982). De ce film, le réalisateur dit simplement, mais non sans une pointe d'humour : "A qui aime B aime C. Autrement dit, c'est le "drame" des passions sans écho...".

16_0438_aff01 1934981887324618395971183959721839597316_0438_p0116_0438_p02

Le jeune acteur s'inscrit au Conservatoire en 1984, puis au cours Florent. Simon de la Brosse participe au tournage d'un film de Claude Sautet : "GARCON" (1983) avec Yves Montand, Nicole Garcia et Jacques Villeret. Il enchaîne avec "GLAMOUR" (1984) de François Merlet avec Yves Jouffroy et Gabriella Dufwa. Simon rejoint l'équipe de Jacques Doillon pour "LA VIE DE FAMILLE" (1985). Avec ce film, Jacques Doillon signe son huitième long-métrage pour le cinéma.

garconla_vie_de_famille

En 1985, il a le bonheur de participer à "37°2, LE MATIN". Hélas, son personnage disparaît au montage… pour réapparaître en 1991 dans la version longue. Il affine ensuite son image de dandy à la page dans "DÉSORDRE" et "BUISSON ARDENT", tantôt névrosé à l’excès, tantôt trop policé. Couronné par le "Prix de la Critique Internationale" au Festival de Venise 1986, "DESORDRE" est le premier long métrage d'Olivier Assayas - critique des " Cahiers du Cinéma" et scénariste de deux films d'André Téchiné: "Rendez-vous" et "Le lieu du crime". Assayas (né en 1955) présente ainsi son film et ses personnages: "Oui, c'est un film noir, mais noir comme J'est le romantisme de l'adolescence, à la fois tourmenté, fiévreux et torturé par un tropplein de vie. C'est une période qu'on peut difficilement traiter de manière légère et gaie.. Quant à mes personnages, je n'ai pas voulu les juger. D'une certaine façon, ils se posent les mêmes questions que chacun, ils se heurtent aux mêmes parois, passant de l'enthousiasme de la jeunesse aux anxiétés de l'âge adulte."BUISSON ARDENT" (1987) est le second long métrage de Laurent Perrin et a obtenu le Prix Jean Vigo 1987.

trente_sept_deux_le_matindesordre

buisson_ardent

En dépit de son charme certain et de son bagout, Claude Miller lui confie par deux fois des rôles analogues d’amants de poche que des donzelles ambitieuses rejettent temporairement, pour goûter à l’homme mûr. Simon était en butte à Féodor Atkine dans PAULINE…, il trouve sur son chemin, Jean-Philippe Écoffey dans "L’EFFRONTÉE" (1985) et Didier Bezace dans "LA PETITE VOLEUSE" (1988).

Simon de la Brosse est au générique de "LA PETITE VOLEUSE" (1988) de Claude Miller avec Charlotte Gainsbourg. Dans une lettre à Helen Scott, François Truffaut, en 1965, écrivait : "Je suis un peu ému aujourd'hui car j'ai revu ma première maîtresse, la première fille avec qui j'ai habité et vécu en 1948. Elle est devenue un peu moche, tout comme moi, et elle a fait de la prison, trois enfants, le trottoir et un peu de tout. Elle vit à Marseille. J'irai la voir en octobre pour l'interroger au magnétophone afin de faire le scénario de " La petite voleuse " de cette manière. " Avant sa mort, Truffaut en avait confié le canevas à Claude Berri- une trentaine de pages - le chargeant de le mettre en scène lui-même ou de le faire réaliser par un cinéaste de son choix. Claude Miller tint à soumettre son adaptation à l'approbation de Claude de Givray, de Madeleine, la veuve de Truffaut, et de ses deux filles : leur accord fut sans réserve...

aer

00792366_photo_affiche_la_petite_voleuse

Simon de La Brosse et Charlotte Gainsbourg - La Petite Voleuse16_0782_p01petite_voleuse_1petite_voleuse_1988_reference

"TRAVELLING AVANT "lui offre une variante. Il y brûle d’amour pour le Septième Art ! Puis André Téchiné et Gérard Frot-Coutaz jouent davantage encore de sa plastique impeccable au fil d’emplois plus physiques. Il se remet d’un coup de couteau dans le dos dans "LES INNOCENTS" (1987). Ce film a fait l'objet d'une sortie en deux temps. Diffusé dans une seule salle des Champs-Elysées, le 23 décembre 1987, le film a été diffusé au niveau national quinze jours après, soit le 6 janvier 1988. A l'affiche de ce film : Sandrine Bonnaire, Simon de la Brosse, Abdel Kechiche, Jean-Claude Brialy et Marthe Villalonga.

Le film s'achève sur une citation d'Antigone. "Les Innocents" est, selon André Téchiné lui-même, "une adaptation très libre et moderne de la pièce. " Le titre devait d'ailleurs être " Les Oiseaux sauvages ", idée encore tirée d'Antigone et dont le sens était: " défendre la cité contre l'assaut des oiseaux sauvages. "

travelling_avant20_0448_p0142_16361858_traveling

les_innocents

003g

30672236_p

Après avoir joué le rôle d'un masseur dans "APRÈS APRÈS-DEMAIN (1990), il incarne un doux rêveur marginal dans "LES ARCANDIERS" (1991) de Manuel Sanchez aux côtés de Dominique Pinon, Géraldine Pailhas et Charles Schneider.

Qu’est-ce qu’un arcandier ? Selon le réalisateur, il s’agit, en parler nivernais, d’une personne à l’esprit brouillon, condamnée à se démener sans trêve, ni repos et qui “cultive l’art de n’aboutir à rien”. Manuel Sanchez signait là son premier long métrage.

apres_apres_demain

les_arcandiers_01909046419090466004g001g003g002g

Simon de La Brosse, qui a parcouru avec bonheur la décennie 80, se voit moins demandé au début des années 90. Hors "Les Arcandiers".  Il ne tournera plus que dans trois films : "L’AMOUR EXTRÊME" (1991,Ao Fim da Noite) de Joaquim Leitao (une romance lisboète en compagnie de Laura Morante),
"L’OMBRE DU DOUTE" (1993 ) d'Aline Issermann (dans lequel il interprète un agent d’assurance le laissent insatisfait) et
"DES FEUX MAL ÉTEINTS" (1994) de Serge Moati.

l_ombre_du_doute_0

des_feux_mal_eteints

Simon de La Brosse a toujours beaucoup tourné pour la télévision. Il tient un petit rôle dans “L’Amour en héritage” de Douglas Hickox (1984), une saga sur la bohême parisienne des années trente dont les vedettes sont Stefanie Powers et Stacy Keach. Il est Alexandre Chazelle dans “Lace” (1984) et “Lace 2” (1985), réalisés par William Hale II, série dans laquelle l’héroïne, jouée par Phoebe Cates, est successivement à la recherche de son père et de sa mère. Simon y côtoie aussi Anthony Higgins et Arielle Dombasle.

En 1989, il participe au “Suspect” d’Yves Boisset aux côtés de Jean-Pierre Bisson, et en 1991 à “Fatale Obsession” de Catherine Corsini face à Anne Roussel. Il interprète enfin Gino Coppi, le frère du champion cycliste dans “Fausto et la dame blanche” d’Alberto Sironi (1995) et Rodolphe Farouz dans “Louise et les marchés”, un véhicule à la gloire de Line Renaud signé Marc Rivière (1998).

En 1991, Simon de La Brosse exprimait son point de vue sur sa profession au magazine “Première” : « Acteur, c’est le seul métier qu’on peut apprendre tout seul, où l’on ne fait appel qu’à soi et à son imaginaire. Mais je crois que, tous les jours, les acteurs sont tentés de s’arrêter et se disent : Mais pourquoi je n’ouvre pas un restau ? C’est vrai que c’est un peu un métier de fêlé où on alterne de grands moments de doute avec d’autres, plus brefs, où on a un peu confiance en soi. Il faut savoir aller au bord du gouffre, le plus près possible, sans y tomber… »_BWrGU9gBGk___KGrHgoH_EQEjlLlbinfBKYkFP_U7____1

___ 

- 1983
PAULINE À LA PLAGE (Éric Rohmer)

846816253_L
GARÇON ! (Claude Sautet).
- 1984
GLAMOUR (François Merlet).
- 1985
LA VIE DE FAMILLE (Jacques Doillon).
L’EFFRONTÉE (Claude Miller)
- 1986
DÉSORDRE (Olivier Assayas).
- 1987
BUISSON ARDENT (Laurent Perrin)
TRAVELLING AVANT (Jean Charles Tacchella) B
LES INNOCENTS (André Téchiné).
- 1988
LA PETITE VOLEUSE (Claude Miller) C.
- 1990
APRÈS APRÈS-DEMAIN (Gérard Frot-Coutaz)
STRIKE IT RICH (James Scott).
- 1991
LES ARCANDIERS (Manuel Sanchez) D
37°2, LE MATIN (Jean-Jacques Beineix, version longue)
L’AMOUR EXTRÊME (Ao Fim da Noite, Joaquim Leitao).
- 1993
L’OMBRE DU DOUTE (Aline Issermann).
- 1994
DES FEUX MAL ÉTEINTS (Serge Moati).

878A04g

__________________________

Posté par CINETOM à 19:14 - ACTEURS FRANCAIS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juillet 2009

GRAINE DE VIOLENCE (1955) de Richard Brooks

GRAINE DE VIOLENCE

Coup de Coeur *****

"THE BLACKBOARD JUNGLE"

de Richard Brooks                           1955

250294268387Affiche Graine de violence503751

_____________________________________

Richard Dadier
Glenn FORD
Anne Dadier                                                    
Anne FRANCIS
Lois Hammond
Margaret HAYES
Artie West
Vic MORROW
Gregory Miller
Sidney POITIER
Jim Murdock
Louis CALHERN
                                              

Réalisateur                               Richard BROOKS 

Scénario                                    Richard BROOKS

                                                   

D'après le roman de               Evan HUNTER                  

Montage                                  

Directeur de la photo             Russel HARLAN
Décors                                Edwin B. WILLIS - Henry GRACE    
Musique                               Charles WOLCOTT-Bill HALEY-Les COMETS

Producteur                           Pandro S. BERMAN
Co-Producteur                      Metro Goldyn Mayer

Distributeur                            Metro Goldyn Mayer

Date de sortie : / 1955

Durée et synopsis :
101mn   - USA -Drame

18858315bjung02bjung03i_1697_blackboard_jungle1bjung04bjung05i_1697_blackboard_screen__5_1885835118858356i_1697_blackboard_jungle2bjung06bjung07317439bjung0818858455bjung090000294483_019bjung10bjung1118858454bjung120000294483_020bjung13

Richard Dadier, jeune professeur dans un centre de formation professionnelle a beaucoup de mal à se faire admettre par ses élèves qui, en raison de leur âge (de 16 à 18 ans) et de leur milieu, sont insolents, brutaux et cyniques. Le groupe des noirs et leur chef, Gregory Miller, se tiennent à l'écart des blancs et de leur leader, Artie West, un voyou au bord de la délinquance. Dadier tente vainement d'établir le dialogue avec sa classe, mais constate que l'autorité est aussi inefficace que la patience. Le conflit éclate lorsqu'une de ses collègues, Lois Hammond, est victime d'une tentative de viol : Dadier, qui a essayé de lui venir en aide est passé "à tabac". Un autre professeur, Edwards, qui essaye de les initier au jazz, apporte en classe sa collection de disques pour la voir mise en pièces. 0000277409_012

La femme de Dadier, Anne, reçoit des lettres anonymes. Elle est enceinte et les dénonciations précipitent son accouchement. Dadier suspecte Miller d'être l'auteur des lettres. Après une explication avec lui, il comprend que c'est son racisme latent qui lui a fait suspecter un noir. Il se rapproche du groupe des noirs et Miller use de son autorité pour permettre à Dadier de se faire, enfin, écouter. West, qui est l'ennemi de Miller, provoque Dadier en pleine classe et l'attaque avec un couteau. Dadier a le dessus et son courage en cette circonstance lui permet de forcer le respect de ses élèves. Lui-même a perdu son goût de la violence et pas mal de préjugés. " Il est bien difficile pour des élèves lui dit Miller, de former de bons professeurs".

______________En 1955, "GRAINE DE VIOLENCE" révéla au public français une chanson qui allait connaître un succès foudroyant. "Rock Around the Clock", qui fit beaucoup pour le succès du film et qui introduisit une musique nouvelle. Le Rock and Roll, Richard Brooks s'était battu pour que la MGM lui permette de se servir de cette chanson. Le sujet du film lui valut pas mal d'ennuis. Aucune ville ne lui accorda les autorisations de tournage nécessaires, et il dut réaliser tout son film en décors, créer une école fictive. Les trente gosses de la classe étaient tous des amateurs, à l'exception de Sidney Poitier, et Vic Morrow lui-même n'avait aucune expérience.

"GRAINE DE VIOLENCE" fut sélectionné pour représenter les États-Unis au Festival de Venise : l'ambassadrice américaine réclama son interdiction.

bjung017321950669035

Glenn Ford                         1916 - 2006

42_168919070000277409_0010000256161_012

On se souvient de cet acteur dans de nombreux films qui ont marqué certains cinéphiles : "Les 4 cavaliers de l'apocalypse" de Vincente Minnelli, "Réglement de comptes" et "Désirs humains" de Fritz Lang, "Graine de violence" de Richard Brooks (qui est l'un de ses meilleurs rôles). Il y eut aussi quelques westerns importants tels que : "L'homme de nulle part" et "3h10 pour Yuma" de Delmer Daves,  ainsi que "Cimarron" d'Anthony Mann. Dans les années 70, il fut le principal interprète d'une série à succès "Sam Cade". La fin de sa vie fut litigieuse à cause de son fils, qui pensant que son père (Glenn Ford) était décèdé,  aurait précipité la succession. Glenn Ford "rescucité" ne fut pas du même avis que sa progéniture....frx

_______________________________________________________

Posté par CINETOM à 18:30 - FILMS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juillet 2009

DECES DU COMEDIEN ANDRE FALCON

DECES DU COMEDIEN ANDRE FALCON

42150232_p42_18137772

1924 - 2009

André Falcon fut l'un des seconds rôles du cinéma français les plus importants et les plus prolifiques des années 70-80, en interprétant souvent des rôles de notable. Nombreux spectateurs et téléspectateurs se souviendront de ce visage bien familier d'un cinéma que l'on retrouve bien agréablement dans certaines chaînes de la TNT et du service public : (Direct 8-TMC-France 3).

L'acteur André Falcon est décédé à l'âge de 84 ans, le mercredi 22 juillet 2009, d'après un communiqué de la Comédie-Française, dont il était le doyen des sociétaires honoraires hommes et "un lion superbe", selon l'administrateur du théâtre, Muriel Mayette.

0000293048_024

Né le 28 novembre 1924 à Lyon, sorti du Conservatoire de Paris en 1946 avec un Premier prix de comédie classique en poche, André Falcon avait été engagé aussitôt par la Maison de Molière, dont il était devenu l'un des plus jeunes sociétaires (de 1951 à 1966). Il avait été mis à la retraite de la vénérable institution précocement, à l'âge de 42 ans, mais avec le statut convoité de "sociétaire honoraire" (depuis 1967): il était d'ailleurs le doyen des titulaires de ce titre avec sa consoeur Gisèle Casadesus.

"André Falcon emporte avec lui les voix d'un certain âge d'or de la Comédie-Française, les voix du jeune premier à l'emploi avéré; celle du héros tragique, du tragédien héroïque, du rebelle inconscient, de l'amoureux fou et dangereux", écrit l'administrateur général du Français, Muriel Mayette, dans un communiqué d'hommage. Au Français, il aura cependant moins joué le patron Molière que Racine ou Corneille. Offrant sa belle jeunesse au Christian de "Cyrano de Bergerac", il est aussi Britannicus, Néron, Hippolyte, Titus, Rodrigue, Roméo ou Ruy Blas, sans oublier l'Ange gardien du "Soulier de satin" de Claudel.

falcon

André Falcon dans "Bérénice", 1962 - photo. Jacques Pourchot

Voix de Marlon Brando dans la version doublée en français du "Jules César" de Mankiewicz, André Falcon a beaucoup tourné au cinéma après son départ du Français, devenant un second rôle assidu et remarqué. Il a ainsi tourné sous la direction de Jacques Deray, Edouard Molinaro, Henri Verneuil, Robert Enrico ou encore Georges Lautner, qui lui offrirent parfois des rôles de patriarches en devenir ou de notables (commissaire, préfet, ministre...).

Il débute au cinéma en 1954 dans un film réalisé par Fernando Cerchio aux côtés de Georges Marchal et Dawn Adams dans "Le Vicomte de Bragelonne" ou il interprète Louis XIV, André Falcon participe au tournage de "Paris brûle-t'il?" (1966) de René Clement, puis il enchaîne avec François Truffaut dans "Baisers volés" (1968) aux côtés de Jean-Pierre Léaud dans le rôle d'Antoine Doinel. Jacques Deray l'engage aux côtés de Marc Porel, Claudine Auger et Bernard Fresson dans "Un peu de soleil dans l'eau froide" (1971) d'après une adaptation d'un roman de Françoise Sagan.

le_vicomte_de_bragelonneles_deux_orphelines

paris_brule_t_il_1le_grand_dadais

baisers_volesl_aveu

Période Claude Lelouch

On se souvient de son rôle d'ambassadeur dans "L'AVENTURE C'EST L'AVENTURE" (1972) de Claude Lelouch. C'est lui aussi qui interprète le propriétaire d'une bijouterie à Cannes, face à deux gangsters interprétes par Lino Ventura et Charles Gérard dans "LA BONNE ANNEE" (1972).  Il tournera à nouveau pour Claude Lelouch dans "Toute une vie" (1974), (ce film fut présenté hors compétition au Festival de Cannes 1974) mais aussi pour  "Le bon et les méchants" et à la fin de sa carrière cinématographique avec "Le genre humain : Les  Parisiens (2004).

Aventure_20c_est_20l_aventure_20_l___20_A_

1881500618815005

Lino Ventura - André Falcon - Aldo Maccione - Charles Gérard - Jacques Brel - Charles Denner

aventure_c_est_l_aventure_1972_24_g

la_bonne_annee_0la_bonne_annee_118967942_w434_h_q80

Claude Lelouch - Lino Ventura - Françoise Fabian

bonne_annee_1973_tou_04_g

toute_une_viele_genre_humain_les_parisiens

_____________________________________

sans_mobile_apparentun_peu_de_soleil_dans_l_eau_froide_1

une_journee_bien_remplie_0etat_de_siege

il_n_y_a_pas_de_fumee_sans_feuras_le_bolle_serpentle_silencieuxles_aventures_de_rabbi_jacob_0

l_evenement_le_plus_important

Période Alain Delon-Jacques Deray

Après sa première collaboration dans un film de Jacques Deray en 1971 dans "Un peu de soleil dans l'eau froide", il est à nouveau à l'affiche dans "Borsalino and Co" (1973) aux côtés d'Alain Delon, qu'il  retrouvera à plusieurs reprises dont "Le Gang" (1976)"3 hommes à abattre" (1980) tous mise en scène par Jacques Deray. Il y eut aussi "L'homme préssé" (1977) d'Edouard Molinaro.

borsalino_and_coborsalino_and_co_1974_05_g

814573907_Lles_seins_de

le_gang

3_20hommes_20a_20abattre

3_hommes_a_abattre_1980_06_g

Homme_20presse_20_l___20_A_

le_convoi_de_la_peur_0

madame_claudela_marge

MadoMichel Piccoli et Charles Denner - Mado

mille_millards_de_dollardsMILLE_MILLIARDS_DE_DOLLARS_1MILLE_MILLIARDS_DE_DOLLARS_1982_diaporama_portrait


l_ange_gardiencapitaine_conan

Il a aussi marqué une télévision de qualité de sa présence d'acteur, jouant dans le feuilleton "Les Brigades du tigre", "Les Enquêtes du commissaire Maigret", "Les cinq dernières minutes" ou encore "Les Rois Maudits". André Falcon n'avait pas pour autant déserté le théâtre, s'illustrant en particulier dans le privé ou, côté subventionné, dans "L'Annonce faite à Marie" de Claudel mise en scène par Christian Schiaretti. A la Comédie-Française, "il était là, présent toujours, venait honorer de sa présence les hommages que l'on rendait au Vieux-Colombier à ses camarades, présent aux débats, présent aux premières, présent avec nous, maître des lieux, un lion superbe, un spectateur généreux", souligne Muriel Mayette. "Une voix disparaît. Une voix forte, le timbre puissant d'une autorité particulière", ajoute l'administrateur, qui conclut au nom de la troupe: "Nous jouerons, et nous jouerons toujours, mais désormais aussi à la mémoire d'André Falcon".

André Falcon décède le mercredi 22 juillet 2009 à l'âge de 84 ans, des suites d'une longue maladie.

0000291387_036c25cc2602314896_photo_andre_falcon

Annie Girardot

0000279666_001

Tom Novembre et Andréa Ferreol aux côtés d'André Falcon

0000374382_0020000374382_001

André Falcon -Son ami Christian Marin-Pascale Aubret

DWF15_232042

Robert Hossein- Isabelle Aubret -Frank Thomas-Sophie Darel- Claude Piéplu- Annie Cordy- Claude Lemesle-Jean Ferrat-Christian Marin-Jean-Claude Gayssot-André Falcon

DWF15_232053

____________________________________

Posté par CINETOM à 14:50 - DECES-CINEMA - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2009

JOHN WAYNE, Côté photos

JOHN WAYNE    JohnWayne

Comment évoquer cette légende du western, à lui seul il centralise le meilleur de ce genre ...Il représente à mes yeux, l'américain courageux, il fut l'un des acteurs les plus populaires du cinéma américain ( il y eut une connotation mondiale); Il est l'un des pilliers du western, si ce n'est le plus grand. Il y a eu trois grands acteurs américains durant le XXème siècle : Gary Cooper - Clark Gable (le King) - John Wayne (le Duke).

Ma selection : "La prisonnière du désert", "La Chevauchée fantastique", "La charge héroique" 3 films réalisés par John Ford. "La rivière rouge", "Rio Bravo", "El Dorado" et "Rio Lobo" tous d'Howard Hawks. Certains autres sont moins connus mais pas ininterressant comme "Hondo, l'homme du désert" de John Farrow (père de Mia Farrow et mari de Maureen O'Sullivan (Jane dans Tarzan l'homme singe), mais aussi "L'aigle vole au soleil" à nouveau de Ford.4810983_l

Le chef d'oeuvre de John Ford "L'homme tranquille", je me souviens avoir entendu Lino Ventura affirmait que ce film était son préféré....Je reconnais qu'il ya un concentré d'humour, de tendresse, de beauté d'images, différent de ces films précèdent... J'ai un faible aussi pour "Les Cow-boys" de Mark Rydell, il y eut aussi sa participation au film de Ford dans "L'homme qui tua Liberty Valance" aux côtés de James Stewart. Et puis, et puis : Sa participation dans "Le jour le plus long", mais aussi "Jet Pilot" de Josef Von Sternberg, "Iwo Jima", "Ecrit dans le ciel"....

Certaines musiques résonnent dans ma tête, comme celle de "RIO BRAVO". Il y a trente ans, disparaissait l'une des dernières légendes d'Hollywood, mais une immense légende.....   

42_2145656318823898

PHOTOS PHOTOS PHOTOS

JS1562239

JS1562301

JS1562300

U1147037

John Wayne Stagecoach Tin SignJohn Wayne Poster Card

John-Wayne-p26.jpgJohn-Wayne-p28.jpg

Ses meilleurs films

LA PISTE DES GÉANTS (The Big Trail - Raoul Walsh).
LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE (Stagecoach, John Ford)
LES HOMMES DE LA MER (The Long Voyage Home, John Ford)
LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD (Reap the Wild Wind, Cecil B. De Mille)

John-Wayne-pb01.jpg

QUELQUE PART EN FRANCE (Reunion in France, Jules Dassin)
LES SACRIFIÉS (They Were Expendable, John Ford, Robert Montgomery).
LE MASSACRE DE FORT APACHE (Fort Apache, John Ford)
LA RIVIÈRE ROUGE (Red River, Howard Hawks)
LE FILS DU DÉSERT (Three Godfathers, John Ford)
LA CHARGE HÉROIQUE (She Wore a Yellow Ribbon, John Ford)
IWO JIMA (Sands of Iwo Jima, Allan Dwan).
RIO GRANDE (Rio Grande, John Ford).


LES DIABLES DE GUADALCANAL (Flying Leathernecks, Nicholas Ray).
L'HOMME TRANQUILLE (The Quiet Man, John Ford)

AVENTURE DANS LE GRAND NORD (Island in the Sky, William A. Wellman)
HONDO, L'HOMME DU DÉSERT (Hondo, John Farrow).
ÉCRIT DANS LE CIEL (The High and the Mighty, William A. Wellman).
LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT (The Searchers, John Ford)
L'AIGLE VOLE AU SOLEIL (The Wings of Eagles, John Ford)
I MARRIED A WOMAN (Hal Kanter).
LES ESPIONS S'AMUSENT (Jet Pilot, Josef von Sternberg)

John-Wayne-pb02.jpg

LE BARBARE ET LA GEISHA (The Barbarian and the Geisha, John Huston).
RIO BRAVO (Howard Hawks)
LES CAVALIERS (The Horse Soldiers, John Ford).
ALAMO (The Alamo, John Wayne).
LES COMANCHEROS (The Comancheros, Michaël Curtiz).
L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE (The Man Who Shot Liberty Valance, John Ford)
HATARI ! ( Howard Hawks)
LE JOUR LE PLUS LONG (The Longest Day, Ken Annakin, Bernhard Wicki, Andrew Marton)
LA CONQUÊTE DE L'OUEST (How the West Was Won, épisode de John Ford).
LA TAVERNE DE L'IRLANDAIS (Donovan's Reef, John Ford)
LE GRAND MCLINTOCK (McLintock !, Andrew V McLaglen).

John-Wayne-p04.jpg

LES QUATRE FILS DE KATIE ELDER (The Sons of Katie Elder, Henry Hathaway)
PREMIÈRE VICTOIRE (In Harm's Way, Otto Preminger).
L'OMBRE D'UN GÉANT (Cast a Giant Shadow, Melville Shavelson).
LA CARAVANE DE FEU (The War Wagon, Burt Kennedy)
EL DORADO ( Howard Hawks).
LES FEUX DE L'ENFER (Hell Fighters, Andrew V. McLaglen)
LES BÉRETS VERTS (The Green Berets, John Wayne, Ray Kellogg).

John-Wayne-p05.jpg

CENT DOLLARS POUR UN SHÉRIF (True Grit, Henry Hathaway)
LES GÉANTS DE L'OUEST (The Undefeated, Andrew V McLaglen).
CHISUM (Chisum, Andrew V. McLaglen)
RIO LOBO ( Howard Hawks).
BIG JAKE ( George Sherman)

LES COW-BOYS (The Cow-boys, Mark Rydell)
LES CORDES DE LA POTENCE (Cahill - U.S. Marshal, Andrew V. McLaglen).
UN SILENCIEUX AU BOUT DU CANON (Mc Q. John Sturges).
UNE BIBLE ET UN FUSIL (Rooster Cogburn, Stuart Millar).
LE DERNIER DES GÉANTS (The Shootist, Don Siegel)

John-Wayne-p06.jpgJohn-Wayne-p08.jpgJohn-Wayne-p10.jpgJohn-Wayne-p11.jpgJohn-Wayne-p12.jpgJohn-Wayne-p13.jpgJohn-Wayne-p15.jpgJohn-Wayne-p14.jpgJohn-Wayne-p17.jpg

John-Wayne-p22.jpgJohn-Wayne-p23.jpg

Cowboys and Indians: John Wayne 201/250, 1986 Reproduction artistique6qUNcFTs4ob7Wjt8ac8_1John_20Wayne4smljohn_wayne_01

John Wayne Affiche format carteJohn Wayne Reproduction artistiqueJohn Wayne Affiche format carteJohn Wayne Affiche format carte

________________________________________________________

john_wayne025

Annex_20__20Wayne__20John_05

23 juin 1933, son mariage

23_juin1933

1933

BE070414

3388561020afn1BE070624

BE066200BE070639

IWO JIMA

Actor John Wayne as Marine Sgt. Platoon Leader in Scene From the Movie "Sands of Iwo Jima" Premium Photographic PrintActor John Wayne as Marine Sgt. Platoon Leader in Scene From the Movie "Sands of Iwo Jima" Premium Photographic PrintActor John Wayne as Marine Sgt. Platoon Leader in Scene From the Movie "Sands of Iwo Jima" Premium Photographic Print

848839836_LBE070556BE070557

Annex_20__20Wayne__20John_10

BE032169

U1311165INP

A la première du film "Le Conquérant" de Dick Powell avec Susan Hayward

1ere_du_conquerant

John Wayne in London, Febraury 1956 Photographie1956

Côté famille

6_avril56

U1510408

Son fils Ethan, pendant le tournage du "Plus grand cirque du monde"

LE_PLUS_GRAND___SON_FILS_ETHAN

JOHNWA1

BE042973Curt_20Smith__20John_20Wayne__20and_20Doug_20Smith

1336469

gip

18824941

Avec son fils Patrick Wayne

pat_wayne

patrick_wayne

John-Wayne-p19.jpg

Sur le tournage d'Hatari d'Howard Hawks

c

John Wayne - John Ford "Une complicité inégalable" :(Alamo, Liberty Valance...)

0000306789_003BE070616BE070547

18911433_w434_h_q80BE070799

Ward Bond, l'ami complice et John Ford

BOND_FORD

Lee Marvin - Rock Hudson -John Wayne - Yves Montand - Clint Eastwood !!!

29786

Anthony Quinn

U1659759

Dean Martin

U1546033

WA2948236_FB

Avec le Président des Etats-Unis Gerald Ford -1976

President_Gerald_Ford__1976WL001256

Bob Hope (disparu à l'âge de 100 ans !), John Wayne, Ronald Regan, Dean Martin et Frank Sinatra

1970Picture of John Wayne , High Quality Photos C20255

WA506207_FB

42_16891902

187351

BE070351

U1507675

WL006997

42_19129039

Cérémonie de remise des Oscars 1976

42_19507365BE021166BORS031B

HOLLYWOOD, FL - JANUARY 1: Picture dated from 1969 of American actor John Wayne (1907 - 1979) holding an Oscar that he was awarded for his role in True Grit. On right, American actress and singer Barbra Streisand. (Photo credit should read STAFF/AFP/GetU1663781_9Picture of John Wayne, Barbra Streisand , High Quality Photos C28023

Joan Crawford

joan_cra

BE022587

9 avril 1979, sa dernière apparition, à la Cérémonie des Oscars

9_AVRIL79_CEREMONIEBORS060B

Maureen O'Hara, son amie et partenaire au cinéma (L'homme tranquille....)

42_21456591223744

Lauren Bacall et John Wayne "Le dernier des Géants", son dernier film...

42_19654331

_________________________________________

JS1562114Picture of John Wayne , High Quality Photos B88756

JS1562301Picture of John Wayne , High Quality Photos B88751

0385_wayne_johnJS1562300

AABE001099

42_21937681

Annex_20__20Wayne_Tall20Saddle__03

AABE001113

AABE001119

AABE001285

John Wayne Affiche format carteActor John Wayne During Filming of Western Movie "The Undefeated" Premium Photographic Print0000276233_005John Wayne Affiche format carteJohn Wayne American Film Actor PhotographieJohn Wayne Affiche format carte

John Wayne Affiche format carteJohn Wayne Affiche format carte130_198

John Wayne Affiche format carteJohn Wayne Affiche format carte

John Wayne Affiche format carteJohn Wayne Affiche format carte

John Wayne Affiche format carteJohn Wayne Affiche format carte954_050130_157954_046

John Wayne Reproduction artistiquePicture of John Wayne , High Quality Photos C65182Picture of John Wayne as Cole Thornton from El Dorado , High Quality Photos C27707Picture of John Wayne, Robert Mitchum , High Quality Photos C42747Picture of John Wayne , High Quality Photos C58807

Picture of John Wayne , High Quality Photos B88753Picture of John Wayne , High Quality Photos D54223Picture of John Wayne , High Quality Photos A22907Picture of John Wayne , High Quality Photos B881651163106

Picture of Robert Montgomery as Lt. John Brickley, John Wayne as Lt. from They Were Expendable , High Quality Photos B87455Picture of John Wayne , High Quality Photos C74133

Picture of John Wayne , High Quality Photos C741301336437

Picture of John Wayne , High Quality Photos B78803

_BVtzFrgB2k___KGrHgoH_CoEjlLlfZ3LBKT7o6GdFw___1

U1452050_10

_________________________________________

AAE77631_03

John Wayne in London, October 1960 PhotographieWA465537_FB

Annex_20__20Wayne__20John_09

AAGO001030

A Hollywood....

Hollywood

253528

TRUE GRIT, John Wayne, 1969

______________________________________________________

Posté par CINETOM à 12:40 - PHOTOS (CINE-PERSONNEL-LA VIE) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juillet 2009

JOHN WAYNE (1ère partie)

JOHN WAYNE     1907 - 1979

Acteur, réalisateur et producteur Américain

John-Wayne-p18.jpgJohn-Wayne-p25.jpg

Plus qu'une star, John Wayne était en effet devenu un symbole moral, l'incarnation des valeurs traditionnelles auxquelles l'Amérique profonde se raccroche d'autant plus agressivement qu'elle sent vaciller ses certitudes et les fondements de sa civilisation. Aucun autre acteur n'a à ce point assumé l'identification totale entre les personnages qu'il a incarné à l'écran, sa vie publique et ses opinions politiques...

En quarante ans d'une longue carrière jalonnée de chefs-d'oeuvre signés John Ford, Howard Hawks ou William A. Wellman. John Wayne surnommé "The Duke" a fini par s'identifier totalement aux héros qu'il a incarnés avec une conviction et une sobriété exemplaires, au point de devenir le symbole de l'Amérique des pionniers. Le 11  juin 1979, John Wayne disparaissait après un long combat contre la maladie.

Il fut essentiellement l'acteur d'un genre, le western : "La Chevauchée Fantastique", "Le Massacre de Fort Apache", "La charge héroique", "Rio Grande" (tous ses films sont réalisés par John Ford), mais Howard Hawks à lui aussi contribué à la notoriété du légendaire co boy de cinéma : "La Rivière Rouge", "Rio Bravo", "El Dorado", "Rio Lobo"

Bette Davis disait : "J'aurais vraiment tout donné pour pouvoir travailler avec John Wayne. C'est certainement l'homme le plus séduisant qui ait arpenté cette terre, selon moi.

Picture of John Wayne , High Quality Photos B88755John Wayne Affiche

John Wayne DécorJohn Wayne Décor

John-Wayne-p03.jpg

Né le 26 mai 1907, de son vrai nom Marion Michael Morrison, à Winterset dans l'Iowa.  John Wayne décède le 11 juin 1979. Dès 1916, son père, un pharmacien d'origine irlanaise s'installe en Californie, non loin d'un petit village nommé Hollywood...Le jeune Morrison rêve d'entrer à l'Ecole navale, mais il doit se contenter de briller au football, ce qui lui vaut en 1925, une bourse à l'université de Californie. Tom Mix, grand amateur de sport, lui trouve un emploi d'aide-accessoiriste à la Fox. Sur le plateau de "Maman de mon coeur" (Mother Machree,1928), ce jeune et grand gaillard chargé de diriger les évolutions d'un troupeau d'oie attire l'attention du réalisateur John Ford. Il a fait son apparition à Hollywood en 1928

The Great K&A Train Robbery(1926)

kaposter

Tout en apprenant les divers petits métiers des studios, la nouvelle recrue fera ainsi de la figuration (anonyme) dans d'autres films du metteur en scène irlandais : "La Maison du boureau" (Hangman's House,1928) et "Salute" (1929). C'est dans une comédie de James Tinling, "Words ans Music" (1929), qu'il apparaîtra pour la première fois au générique sous le nom de Duke Morrison.

Pour diriger "LA PISTE DES GEANTS" (The Big Trail,1930), cette épopée colossale, la Fox fit appel à Raoul Walsh qui, à cette époque, avait déjà plus de 40 films à son actif (il était en activité depuis 1912). Ce fut donc, un autre irlandais de Hollywood, Raoul Walsh, qui cherchait un jeune acteur débutant pour en faire la vedette de "La Piste des géants" et Ford lui recommande Marion Michael Morrison, dont le nom sera pour la circonstance changé par un pseudonyme, celui de John Wayne, il fut trouvé par Winfield Sheehan,  chef de la production de la Fox.. Gary Cooper avait refusé le rôle, ce fut donc John Wayne

Ce western spectaculaire tourné avec de très importants moyens sera malheureusement un échec commercial retentissant, mais on est frappé aujourd'hui par la sobriété et le naturel du jeu de Wayne, qui afort peu vieilli et qui annonce déjà ses plus grands films. Ce fut son premier grand rôle. Le film de Raoul Walsh fut une entreprise ambitieuse: plus de 80 acteurs, 2 000 indiens, deux versions tournées simultanément (une en 35 mm standard l'autre en 70 mm nécessitant 14 cameramen).

Pour accentuer l'aspect documentaire, pour donner au film un ton de réalisme et d'authenticité indiscutables; l'équipe de tournage s'astreignit à refaire, des mois durant, le parcours jadis entrepris par les anciens pionniers.

Après ces débuts encore peu concluants, John Wayne reste cantonné dans les films d'aventures à petit budget et les "serials" que Poverty Row, le "Hollywood du pauvre", produit à la chaîne. Il devient ainsi la vedette "western" de la Republic (la nouvelle firme née en 1935 de la fusion de la Mascot et de la Monogram) et notamment de huits films de la célèbre série "The Three Musketeers" réalisée par George Sherman.Il épouse en 1933 Josephine Saenz. Un premier fils naît en 1935, Michael.

1930

200137251077

267094431130Annex_20__20Wayne__20John_20_Big_20Trail__20The__01BE070602JS1562239la_piste_des_geants_02JS1565687BE036667BIG_20TRAIL_20photola_piste_des_geants_01

4311931931

4315141931

1932

143319Haunted_Gold_1932

1433241932

2584241932

258425

2461512026781932

1932

2583249The_Big_StampedeJS1562115Big_Stampede__01

258206Ride_Him_Cowboyride_hime01

2001841933

1998751933

245923

1933- SA SECRETAIRE PRIVEE de Philip A. Whitman

4170464170441933

2582091933258247

2001811933

some_where01

1933

41771541_p

JS15621121The_Telegraph_Trail

1933

2584261934

2582221934

2582162582151934

2459111934

2584311934

2582251934

2582121934

2002061934

2582231934

199878430825

1934

245903

2579291935

1977021935

1992131935

2582271935

2584201935

2584271935

395418

2582261935

2459181935

La firme Republic, née en 1935 et célèbre pour sa production de westerns à petit budget fait de John Wayne l'une des principales vedettes. "PALS OF THE SADDLE" (1938) marque le début d'une prolifique série de petits westerns que John Wayne joue avec Max Terhune et Ray Corrigan et que l'on nomme la série des "Three Mesquiteers".

2679061936

1890371936

2584111936

1434721936

Oregon Trail Art Print

1936

0000382898_002

1937

CaliforniaStraightAheadPoster3

2458971937

1937

4308221938

2584221938

1998981938

RED_20RIVER_20RANGE_202

redriverrangejohnwayne

C'est encore John Ford qui va offrir à John Wayne sa seconde chance en lui confiant le rôle de Ringo Kidd dans "LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE" (Stagecoach,1939), l'un des plus grands westerns de l'histoire du cinéma. John Wayne devient alors une vedette de premier plan. Dès sa première apparition où sa haute silhouette surgit, fusil au poing, devant les yeux effarés des passagers de la diligence, Wayne vole la vedette à Claire Trevor, qui est pourtant la tête d'affiche du film. Paré de l'auréole romantique du hors la loi, Ringo obéit à un idéal chevaleresque, méprisant l'hypocrisie et la lâcheté des petits bourgeois frileux pour soutenir la cause des faibles et des opprimés. John Wayne saura s'en souvenir tout au long de sa carrière, de même qu'il ne cessera, auprès du maître irascible et intransigeant qu'est John Ford, de prendre humblement des leçons de cinéma.

Avec ce film, John Ford a donné un sens nouveau au western, introduisant dans la convention du genre les détails psychologiques et l'analyse sociale. L'auteur du roman s'est sans doute inspiré de "Boule de Suif" de Maupassant. Dudley Nichols en a fait un scénario exceptionnel dont le rythme est soutenu par le principal thème musical (adapté d'une vieille chanson "The Trail To Mexico") dans les décors grandioses de Monument Valley.

Stagecoach Masterprint10068la_chevauchee_fantastique_11la_chevauchee_fantastique_10

42_22778531la_chevauchee_fantastique_1

ftyJS156658142_19654317

2584171939

1999131939

4533962584331939

2582491939

Le Premier Rebelle (Alleghany uprising,1939) de William Seiter

198615

AF_1029142_16645287Allegheny_Uprising42_16645288

En 1940, John Wayne est l'interpréte principal du film de Raoul Walsh "L'ESCADRON NOIR" aux côtés de Walter Pidgeon et Claire Trevor. Le film retrace la vie d'un bandit nommé Quantrell, une des figures célèbres de l'histoire de l'Ouest et la guerre de Sécession le vit combattre les Yankees aux côtés des troupes sudistes. Quantrell et ses hommes harcelèrent les Nordistes et firent une guerre sans merci, accomplissant des méfaits que les Sudistes, eux-mêmes, réprouvaient. À la fin de la guerre civile, les hommes de Quantrell continuèrent à vivre de rapines et deux d'entre eux, les frères James, sont aujourd'hui plus fameux que leur ancien chef.

De toute évidence, Raoul Walsh n'a pas voulu faire un portrait historique bien que le scénario soit effectivement basé sur la vie du bandit qui a défrayé la chronique. DARK COMMAND est un western de série stéréotypée selon les règles de la firme Republic Pictures et pourtant on y reconnaît la patte de l'auteur de GENTLEMAN JIM; il a excellé dans le genre western.

DARK_20COMMANDAF_04512darkdark_command_01

Les Déracinés (Three Faces West,1940) de Bernard Worhaus

LES_DERACINES_1940

John Wayne et Marlène Dietrich

"LA MAISON DES SEPT PÉCHÉS" (1940) de Tay Garnett eut une considérable audience. Second film de la nouvelle carrière de Marlène Dietrich qui était revenue en force un an auparavant dans "Femme ou démon", après une pénode d'insuccès,  Agée alors de 40 ans, la femme fatale des années trente inaugurait une série de personnages plus mûrs, où elle ne trichait plus avec le calendrier. Ce long métrage est le premier film qui réunit Marlène Dietrich et John Wayne. Les deux comédiens se retrouveront à nouveau deux ans plus tard pour  "LES ÉCUMEURS" (The Spoilers - Ray Enright) et "LA FIÈVRE DE L'OR NOIR" (Pittsburgh - Lewis Seiler).

la_maison_des_sept_peches_0la_maison_des_sept_peches_4seven_20sinner_20title_200000292345_037sevensijnerssubss_201ss_2020000292345_031

les_ecumeurs_0les_ecumeurs_2

docpittsburghhunkyandcash

Cette même année (1940), John Wayne retrouve son mentor John Ford afin de tourner dans "LES HOMMES DE LA MER", d'après quatre pièces d'Eugène O'Neill,  qui a été régulièrement adapté au cinéma. De toutes les versions cinématographiques de ses œuvres, seul "LES HOMMES DE LA MER" lui paraissait fidèle et O'Neill se plaisait d'ailleurs à revoir le film que John Ford tira de quatre courtes pièces " Moon of the Caribbees ", " In the Zone ", " Bound East for Cardiff " et " Long Voyage Home".

430918258415LES_HOMMES_DE_LA_MER_THE_LONG_VOYAGE_HOME_1940_referenceLES_HOMMES_DE_LA_MER_THE_LONG_VOYAGE_HOME_1

La Fille du péché (A Man Betrayed,1941)

Wayne tourne son premier film en couleurs "SHEPHERD OF THE HILLS" (1941) sous la direction de Henry Hathaway. Marié à Joséphine Saenz, John Wayne a un second garçon Patrick (1939) et deux filles Antonia (1936) et Melinda (1941).

192371

Shepherd_of_the_HillsShepherd_of_the_Hills1940_2shepherd_of_the_hills_1941

"LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD" (1942) est le premier film à gros budget (deux millions de dollars) tourné par John Wayne depuis "LA PISTE DES GÉANTS" (1930) de Raoul Walsh. Mais, n'étant pas encore une "star", il fut supplanté sur l'affiche par les noms de Ray Milland et Paulette Goddard alors au faîte de la gloire. Ensuite, lors des ressorties successives du film, la Paramount plaça son nom en premier en raison de la baisse de popularité des deux autres vedettes.  La réalisation est signée Cecil Blount De Mille. Aux côtés de John Wayne, Paulette Goddard, Ray Milland, Susan Hayward, Raymond Masssey et Robert Preston.

En 1943, le film fut désigné pour deux nominations à l'Oscar (photo et décors) et se vit attribuer l'Oscar des effets spéciaux (dûs à Farciot Edouart, Gordon Jennings, William L. Pereira).

LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD (1942) de Cecil B De Mille

les_naufrageurs_des_mers_du_sud_afficles_naufrageurs_des_mers_du_sud_4les_naufrageurs_des_mers_du_sud_2les_naufrageurs_des_mers_du_sud_6

les_naufrageurs_des_mers_du_sud_1

Pendant la seconde guerre mondiale, la participation de Wayne à l'effort de propagande n'est ni plus ni moins importante que celle des autres stars hollywoodiennes : On l'a vu dans "LES TIGRES VOLANTS" (Flying Tigers,1942) et "ALERTE AUX MARINES" (The Flying Seabees,1944). Mais c'est surtout au lendemain de la guerre, après Hirsoshima alors que les Etats-Unis ont besoin de justifications idéologiques, que John Wayne va commencer à apparaître comme le dernier héros américain luttant pour la bonne cause : à "RETOUR AUX PHILIPPINES" (Back to Bataan, 1945) avec Anthony Quinn succèdent "IWO JIMA" (The Sands of Iwo Jima,1949) d'Allan Dwan.

198751les_tigres20_0730_aff01

alerte_aux_marines_1alerte_aux_marines_2alerte_aux_marines_0

822624348_Lretour_aux_philippines_0back_to_bataan01back_to_bataan03

"IWO-JIMA" (1949) bénéficia du concours de l'Infanterie de marine américaine et fut réalisé avec un grand souci d'authenticité. Dwan déclara à ce sujet : ils ont beaucoup aimé le film. Ils l'ont montré pendant longtemps à leurs recrues pour leur expliquer l'importance de l'entraînement et le vrai visage de la guerre. "

La reconquête des Philippines n’était pas terminée alors que le film était encore en tournage. À l’annonce du débarquement des troupes américaines à Leyte le 20 octobre 1944, Ben Barzman fut engagé pour écrire une nouvelle fin incluant cet épisode. John Wayne et le producteur Robert Fellows avaient insisté pour que le personnage de l’officier américain ne soit pas mis en valeur davantage que les autochtones, arguant que la résistance avait été conduite avant tout par les Philippins. Engagé comme conseiller militaire sur le tournage, le colonel George A. Clarke fut le vrai coordinateur de la guérilla aux Philippines. John Wayne n’aimait pas beaucoup le traitement du sujet par le cinéaste et ses scénaristes, qu’il jugeait trop à gauche.

14378318826788_w434_h_q80iwo_jima02cclmc__0000276233_008SF22351Sands_of_Iwo_Jimac78iwo194418826881iwo_jima01c3

En 1942, L’Universal réunit à nouveau John Wayne et Marlène Dietrich dans "PITTSBURGH" ou "La Fièvre de l'or noir" de Lewis Seiler. Il s'agit d'un film prônant l’effort de guerre, le deuxième pour John Wayne après "QUELQUE PART EN FRANCE" (Reunion in France) de Jules Dassin tourné la même année. Même s’il tient le rôle-titre qui évoque également la ville de Pittsburgh, son nom ne figure qu’en troisième position au générique derrière ses deux principaux partenaires. Il travaillait pour la troisième fois avec Marlene Dietrich, avec qui il avait entamé une liaison sur le tournage de "La maison des sept péchés" (Seven Sinners, Tay Garnett, 1940). À son retour en Allemagne, la comédienne se vit reprocher d’être apparue dans un film débutant et s’achevant sur une note patriotique.

Randolph Scott, Marlene Dietrich et John Wayne - Pittsburghpittssuba_20pittsburgh_20wayne_20dietrich_20PDVD_007docpittsburghhunkyandcasha_20pittsburgh_20wayne_20dietrich_20PDVD_005 Randolph Scott et John Wayne - Pittsburgh

Sacramento (In old California,1942) de William McGann

258421292877163_L

42_1634534542_16345346

La Fille et son Cow-boy (Lady takes a chance,1943) de William Seiter

JS1567351

L'Amazone aux yeux verts (Tall in the Saddle,1944) de Edwin L. Marin

l_amazone_aux_yeux_verts_0l_amazonel_amazone01L_Amazone_aux_Yeux_Verts01tall_20in_20the_20saddle_20john_20wayne_20PDVD_003TALLIN_THE_SA

_L_Amazone_aux_Yeux_Verts__

Sur le plateau de "L'Amazone aux yeux verts"

l_amazone_aux_yeux_verts

La Belle de San Francisco (Flame of the Barbary Coast,1945) de Joseph Kane

258309

"LES SACRIFIES" (They Were Expendable,1945) fut commencé par John Ford (celui-ci ayant été blessé lors de la réalisation) le film fut terminé par Robert Montgomery co-vedette aux côtés de John Wayne.

267685theywereexpendableposter196638954_0460000306789_008sjff_03_img0966les_sacrifies_01

8expendableles_sacrifies_02

La Femme du pionnier (Dakota,1945) de Joseph Kane

258406LA_FEMME_DU_PIONNIER_1945

Sans Reserve (Without reservations,1946) de Mervyn Leroy

John Wayne devient en 1946 son propre producteur pour le film de James Edward Grant "L'ANGE ET LE MAUVAIS GARÇON". L'ancien acteur-vedette de la Republic est devenu non seulement l'un des artistes préférés du public mais aussi celui des meilleurs réalisateurs hollywoodiens, de Howard Hawks à Josef von Sternberg, de Nicholas Ray à William A. Wellman, sans oublier naturellement John Ford, dont John Wayne est l'acteur d'élection. Parallèlement à sa carrière d'acteur, John Wayne continue à s'intéresser de plus en plus à la production, devenant le coproducteur de plusieurs de ses films. En 1946, John Wayne divorce de Josephine Saenz, dont il avait eu quatre enfants, pour épouser Esperanza "Chata" Baur. Ce nouveau mariage a lieu en 1946, mais il se termine, lui aussi, par un divorce en 1953.

18455340_w434_h_q80l_angel_ange_et_le_mauvais_garcon_4

482852taikoun_0johnwayne15tycoon02

JOHN FORD

John Ford savait ce qu'il faisait en pariant sur Marion Michael Morrison. En vingt ans, de 1928 à 1948, John Wayne  appris son métier. Son jeu, naturellement sobre, s'est épuré et enrichi : il a acquis une puissance  et une maturité exceptionnelle, qui échapperont la plupart du temps aux critiques  rompus aux conventions hollywoodiennes, mais il surprend aujourd'hui par sa modernité. Il a maintenant l'envergure requise pour les grands chefs-d'oeuvres du western. C'est autour de lui que Ford construit son inoubliable trilogie sur la cavalerie

"LE MASSACRE DE FORT-APACHE" (Fort Apache,1948) fut le premier volet de la trilogie que consacra John Ford à la cavalerie américaine, les deux autres étant "LA CHARGE HÉROÏQUE" (She ore a yello Ribbon,1949) et "RIO GRANDE" (1950). John Wayne joue dans les trois films et prend du galon entre le premier et le troisième (il porte d'ailleurs le même nom) ! Ce film est en fait la transposition de l'histoire et de la défaite subie par le général George Armstrong Custer, le 25 juin 1876, à Little Big Horn, face aux troupes de Sitting Bull. Les autres interprétes du film sont Henry Fonda, Shirley Temple (son dernier film), John Agar, Ward Bond, Victor McLaglen et Pedro Armendariz.

Sans oublier aussi "LE FILS DU DESERT" (Three Godfathers, 1948) avec Harry Carey Jr et Pedro Armendariz, "LA PRISONNIERE DU DESERT" (The Searchers, 1956), "LES CAVALIERS" (The Horse Soldiers,1959) et "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE" (The Man who shot Liberty Valance,1962).

489778

ftapache_title.jpg image by little_enidfortapache.jpg image by sevenartsftapache3Annex_20__20Wayne__20John_20_Fort_20Apache__03ftapache4

18408269_w434_h_q80le_massacre_de_fort_apache_forte_apache_30000292345_009massacre_de_fort_apache_02_gftapache2Annex_20__20Wayne__20John_20_Fort_20Apache__02massacre_de_fort_apache

"LA CHARGE HÉROÏQUE" (1949) est incontestablement l'un des westerns les plus prestigieux qu'ait tournés John Ford et dans lequel John Wayne tisse une composition remarquable de vieux militaire de carrière amoureux de son métier - n'oublions pas non plus l'éternel Victor Mac Laglen dans le personnage de sergent pataud. Le titre original fait référence à une très ancienne chanson des U.S.A. : "Round her neck, she wore a yellow ribbon" (autour du cou elle porte un ruban jaune). Cette couleur est celle qu'arbore la cavalerie dans l'armée américaine. En portant ce ruban jaune, les femmes ou les fiancées signifiaient leur appartenance au corps et évitaient ainsi le moindre malentendu avec quelques célibataires un peu trop entreprenants.

John Ford n'hésitait pas à donner quelques recettes pour fabriquer un bon film : "C'est dans la façon de raconter l'histoire, dans la mise en scène, qu'un cinéaste peut se définir. Les situations ne sont qu'un point de départ, il faut les dépasser. Dans notre profession, un échec artistique n'est rien. Un échec commercial est une condamnation. Le secret, c'est de tourner un film qui plaise au public et d'arriver pourtant à y introduire sa personnalité."

143795la_charge_heroique_0ChargeHeroiquela_charge_heroique_7la_charge_heroique_6la_charge_heroique_8295145137_L

la_charge_heroique_she_wore_a_yellow_ribbon_12charge_heroique_1949_01_gla_charge_heroique_she_wore_a_yellow_ribbon_156. Capt. Nathan Cutting Brittles (charge01charge020000306789_011la_charge_heroique_she_wore_a_yellow_ribbon_16yellowRibbonGravecavaliers

18382394_w434_h_q8018382402183824033gofathers1213gofathers1231 Harry Carey Jr., John Wayne, Mildred Natwick, John Ford dans le_fils_du_desert_three_godfathers_1

fils_du_desert_1948_tou_02_g

Entretemps la guerre froide s'est instaurée et la chasse aux sorcières fait rage. Par amour pour son pays, Wayne se lance dans la croisade anticommuniste, multipliant les professions de foi patriotiques et payant de sa personne en tournant "BIG JIM McLAIN" (1952) d'Edward Ludwig un film à la gloire des enquêteurs maccartistes dont il est aussi le coproducteur.

BIG JIM McLAIN Johyn Wayne, James Arness - Click Image to Closebigjimx

"RIO GRANDE" (1950) ce troisième volet de "la Cavalerie", c'est aussi la première fois que Maureen O'Hara donna la réplique  à John Wayne. Enchanté du résultat, John Ford réutilisa ce couple prestigieux dans "L'HOMME TRANQUILLE" (1952), "CE N'EST QU'UN AU REVOIR" (1955) et "L'AIGLE VOLE AU SOLEIL" (1957). Le scénario avait prévu une autre fin : après son " exploit ", Kirby Yorke était muté à Londres, en punition de son indiscipline, pour y servir en tant que conseiller militaire. Il y aurait vécu une seconde lune de miel avec Kathleen. Ces scènes ne furent pas tournées.

412702457205wayne_john_photo_john_wayne_6206339rio_grande01rio_grande019872822_gal9872921_gal0000292345_0409872853_galgyu9083498_gal

______________
Bâti sur un script extrêmement complexe et qui ne répond pas à toutes les questions que se pose le spectateur, "LE REVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE" (The Wake of the Red witch,1948) est un film étrange qui exerça une véritable fascination sur plusieurs générations de cinéphiles. Par sa construction en flashes-back successifs où les motivations des protagonistes sont révélées petit à petit, par son aspect parfois fantastique (le navire qui se en précipitant son naufrageur dans le gouffre), ses réminiscences (la descente dans l'épave qui rappelle une séquence similaire jouée par John Wayne dans "Les Naufrageurs des mers du Sud"), son surréalisme enfin (le plan final qui montre John Wayne et Gail Russell voguant pour l'éternité à la barre d'un bateau fantôme). C'était d'ailleurs l'un des films préférés de John Wayne, qui baptisa sa propre compagnie de production créée au milieu des années cinquante, du nom de la compagnie de navigation dont Sidneye est le directeur. C'était le second film que le comédien tournait avec Gail Russell. Le premier avait été en 1947 "L'Ange et le Mauvais garçon" (Angel and the Badman), de James Edward Grant. Ils eurent à la même époque une liaison qui se termina par un scandale. Sombrant dans l'alcoolisme, la jeune comédienne devait disparaître en 1961, à l'âge de 36 ans.

le_reveil_de_la_sorciere_rouge_1386430_1020_A.jpg image by TINS24651430997

Le_Reveil_de_la_Sorciere_Rouge2_Le_Reveil_de_la_Sorciere_Rouge__le_reveil_de_la_sorciere01le_reveil_de_la_sorciere02

_____________________________________

"LA RIVIERE ROUGE" (Red River,1948) fut le le premier western réalisé par Howard Hawks, si l'on excepte sa participation au "BANNI" d'Howard Hughes en 1940,, ce fut également  le premier film de Montgomery Clift, remarqué par Hawks alors qu'il jouait dans "You Touched Me" à Broadway. Le film fut tourné en septembre-novembre 1946 (à Elgin, Arizona), mais ne sortit qu'en 1948, trois mois après "Les Anges marqués" de Fred Zinnemann, dans lequel avait joué "Monty" Clift entre-temps. L'impact de ces deux films fut très grand et Clift, aussitôt célèbre, devenait le "rebelle d'Hollywood".

259968

483035

199975835563674_Lred_river_john_wayne848649323_Lo_fJukFHJWNnvPoQ5Annex_20__20Wayne__20John_20_Red_20River__01Annex_20__20Wayne__20John_20_Red_20River__02BE07041718824298PEN3380BE04298918824305

188858

18_0362_p01JS4301

BE084780

En 1949, John Wayne eut le privilège de jouer aux côtés de Oliver Hardy (sans Stan Laurel) dans "LE BAGARREUR DU KENTUCKY" (The Fighting Kentuckian) de George Waggner (1894-1984). Ce même cinéaste tourna pour la seconde fois avec John Wayne dans "OPERATION DANS LE PACIFIQUE" (1951) avec Patricia Neal et son ami Ward Bond. Ce fut le sixième et avant-dernier film tourné par John Wayne en hommage aux combattants de la Guerre du Pacifique, et s’acheva avec "LES DIABLES DE GUADALCANAL" (The Flying Leathernecks, 1951) de Nicholas Ray, qui n'aimait pas beaucoup le film, sans doute à cause de la mainmise dictatoriale de son producteur, Howard Hughes, un passionné d’aviation devenu principal actionnaire des studios en 1948, et qui produisait officiellement ici son premier film RKO : « Pour ce film, je n’avais pas de script, déclara Nicholas Ray. C’est-à-dire qu’après deux semaines d’extérieurs, nous avons abandonné le script qui avait été écrit. » (in “Les Cahiers du Cinéma” n° 89, novembre 1958). On peut souligner la présence de Robert Ryan aux côtés de John Wayne.

operation_dans_le_pacifique_0848649037_L

412540les_diables_de_guadalcanal_0les_diables_de_guadalcanal_5Diables_20de_20Guadalcanal_20_les_

1884466818844662a_20Nicholas_20Ray_20Flying_20Leathernecks_20John_20Wayne_20DVD_20PDVD_009a_20Nicholas_20Ray_20Flying_20Leathernecks_20John_20Wayne_20DVD_20PDVD_01718844665a_20Nicholas_20Ray_20Flying_20Leathernecks_20John_20Wayne_20DVD_20PDVD_014a_20Nicholas_20Ray_20Flying_20Leathernecks_20John_20Wayne_20DVD_20PDVD_005

"L'HOMME TRANQUILLE" (The Quiet Man,1952), l'une des œuvres  les plus célèbres de John Ford, fut abondamment récompensée : Oscar 1952 de la meilleure réalisation et de la meilleure photo couleurs à Hollywood, trois prix à la Biennale de Venise.
John Ford, il convient de le rappeler, était de descendance irlandaise, et sa famille était originaire de la région de Galway où fut tourné le film. C'est dire que le réalisateur l'a conçu comme un poème d'amour à la gloire de ce pays qu'il adorait. Le scénario n'est qu'un prétexte pour décrire avec une gaillardise et un humour constamment présents, les mœurs parfois surprenantes de la société provinciale irlandaise. On reconnaît également dans la trame du récit certains thèmes chers au cinéaste comme l'homme solitaire face à un milieu hostile et aussi l'amitié virile et le respect mutuel qui naissent entre deux adversaires au cours d'un combat. Pour donner à cette chronique toute l'authenticité voulue, Ford a engagé un maximum de comédiens d'origine irlandaise : son propre frère Francis, Maureen O'Hara, Victor MacLaglen, Jack MacGowran, Barry Fitzgerald et son frère Arthur Shields...

Quant à John Wayne, il a pu prouver qu'il pouvait être parfaitement à l'aise dans les genres les plus divers, et même dans le registre comique, comme en témoigne ce chef d'oeuvre de John Ford.

l_homme_tranquille_2l_homme_tranquille_1l_homme_tranquille_4l_homme_tranquille_10

2926971778271778280000292345_032l_homme_tranquille_the_quiet_man_1paysage_0Annex_20__20Wayne__20John_20_Quiet_20Man__20The__040000306789_01310quietpaysage_1432933

______________________     _______________________________

BE070654

Magnifique photo

2ème Partie

Posté par CINETOM à 13:29 - ACTEURS -USA/GB - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

JOHN WAYNE (2ème partie)

JOHN WAYNE    2ème PARTIE

_BUqt0_QBmk___KGrHgoH_EIEjlLl09_jBKOpYq_FpQ___1242_1903861542_17308036434147

Wayne enchaîne avec "L'HOMME DE BONNE VOLONTE" (1953) de Michael Curtiz, puis "AVENTURES DANS LE GRAND NORD" (Island in the Sky,1953) du cinéaste William A. Wellman. Plusieurs producteurs – dont Stanley Kramer – avaient pris une option sur le roman d’Ernest K. Gann, inspiré d’une histoire authentique. Les droits d’adaptation étant libres, le cinéaste y trouva un vif intérêt, son argument de base rejoignant un thème qui lui est cher, celui d’un petit groupe d’individus plongés dans un environnement hostile.

Wellman demanda à l’auteur d’écrire le scénario et Gann, qui servit en outre de conseiller technique, dirigea aussi certaines scènes. Après "BIG JIM McLAIN" en 1952, ce fut le deuxième film produit par John Wayne et Robert M. Fellows, leur société prenant ensuite le nom de Batjac.

L'HOMME DE BONNE VOLONTE  (Trouble Along the Way,1953) de Michael Curtiz

258429430985

242252

7islandJohn-Wayne-p06.jpgJohn-Wayne-p08.jpg

Aventure dans le Grand Nord - John Wayne

Aventure dans le Grand Nord - John Wayne

.À l'origine, John Wayne ne devait que produire le film "HONDO, L'HOMME DU DESERT" (1953); il interpréta lui-même le rôle-titre après la défection de Glenn Ford qui ne s'entendait pas avec John Farrow, le réalisateur. John Ford, non crédité au générique collabora comme réalisateur de seconde équipe. Ce film fut l'un des films tournés en système "3D", c'est-à-dire en relief. Mis au point pour répondre à la concurrence croissante de la télévision et exploité par la Warner, ce procédé a été abandonné rapidement lors de l'arrivée du Cinémascope.

49297842271242_17540150hondo45

Immédiatement après le succès d’AVENTURE DANS LE GRAND NORD (Island in the Sky, 1953), la même équipe composée du réalisateur William A. Wellman, de John Wayne – à la fois interprète principal et coproducteur avec Robert Fellows –, d’Ernest K. Gann, romancier et scénariste, se reforma pour le tournage du film : "ECRIT DANS LE CIEL" (The High and the Mighty,1954). Ce film qui, contrairement au précédent, bénéficia de la couleur et du CinémaScope. L’argument consistant à regrouper dans un espace réduit le maximum de personnages confrontés à une situation exceptionnelle, dans une tour, un bateau ou un avion fut très souvent repris dans les années 70, notamment dans la série des «Airport ».

Spencer Tracy refusa le rôle finalement tenu par John Wayne, retrouvant Claire Trevor, sa partenaire de "La Chevauchée fantastique" et Robert Stack succéda à Robert Cummings, initialement prévu. Le petit garçon, personnage qui n’existe pas dans le roman, est joué par Michael Wellman, le petit-fils du réalisateur. Le film, qui remporta un succès considérable, cité pour six Oscars dont ceux du meilleur réalisateur et des meilleurs seconds rôles féminins pour Claire Trevor et Jan Sterling, n’en remporta qu’un seul, pour la musique de Dimitri Tiomkin. Elle fut jouée aux obsèques de John Wayne.

1438822926973highandmightyecrit dans le ciel John Wayne William A. Wellmanecrit dans le ciel John Wayne William A. Wellmanecrit dans le ciel John Wayne William A. Wellman

En 1952, John Wayne avait quitté la compagnie Republic, dont il était la plus grande star pour, associé à Robert Fellows venu de la RKO, devenir producteur et signer un contrat d’exclusivité avec la Warner Bros. Puis, en 1954, après quatre films, Wayne racheta les parts de son associé et rebaptisa sa compagnie la “Batjac”, inspiré du nom du bateau dont il était le capitaine dans l’un de ses films préférés, "Le Réveil de la sorcière rouge" d’Edward Ludwig (1949). "L’ALLÉE SANGLANTE" (Blood Alley,1955) fut le premier film produit par la Batjac. Robert Mitchum, qui avait été engagé pour tenir le rôle principal, fut renvoyé après avoir précipité l’un des membres de l’équipe de production dans les eaux de la baie de San Francisco.

l_allee_sanglante_3

l_allee_sanglante_2l_allee_sanglante_1AF_0320142_19654072blood_20alley_20dvd_20review_20john_20wayne_20PDVD_005blood_20alley_20dvd_20review_20john_20wayne_20PDVD_006

En 1954, John Wayne épouse Pilar Pallette, la fille d'un sénateur du Pérou. Le couple a en 1956, un premier enfant, une fille Aissa. Deux autres films furent à l'affiche entre 1955 et 1956, "LE RENARD DES OCEANS" de John Farrow et "LE CONQUERANT" (1956) de Dick Powell aux côtés de Susan Hayward, Agnès Moorehead et Pedro Armendariz.

207092le_renard_des_oceans_1le_renard_des_oceans_00000305499_017the_20sea_20chase_20dvd_20review_20PDVD_005the_20sea_20chase_20dvd_20review_20PDVD_006the_20sea_20chase_20dvd_20review_20PDVD_007

le_conquerant_aff AF_04349

283833conquerorhs_styleA209787485357title_20conqueror_20

01le_conqerant03le_conqerant335554le_conquerant_the_conqueror_21_02_1956_5_g335557335558wayneconq1waynegenghis

U1069624

Après la trilogie consacrée à la cavalerie américaine (1948-1950), "LA PRISONNIERE DU DESERT" (The Searchers,1956) traite, sur un ton différent et plus nuancé, du problème des Blancs enlevés et élevés par les Indiens,abordant sans équivoque le racisme et l'intolérance. Il s'agit d'un des plus grands westerns de tous les temps, aux côtés de John Wayne dans le rôle d'Ethan Edward, le héros tourmenté,Jeffrey Hunter, Natalie Wood, Ward Bond et Vera Miles. De l'avis des admirateurs de Ford, ce western est l'un de ses plus beaux films.

Frank Wead pilote émérite et pionnier de l'aviation pendant la Première Guerre mondiale était devenu scénariste à la suite d'un accident qui l'avait paralysé, John Wayne devait l'incarner en 1957 dans le film de John Ford qui retraçait son histoire "L'AIGLE VOLE AU SOLEIL " (The Wings of Eagles,1957). C'est la troisième fois que Maureen O'Hara est " la femme " de John Wayne dans un film de John Ford.

la_prisonniere_du_desert_0la_prisonniere_du_desert_1Annex_20__20Wayne__20John_20_Searchers__20The__0128820drt3searchersult1267511prisonniere_du_desert_1956_05_gla_prfghfryjohn_wayne_screenshot28829JS6690000306789_015

258432

294636355084130_LL_AIGLE_VOLE_AU_SOLEIL_THE_WINGS_OF_EAGLES_1957_referenceThe_Wings_of_Eagles1957The_Wings_of_Eagles

Jules Furthman, producteur délégué de "Jet Pilot" (LES ESPIONS S'AMUSENT,1950) était un vieil ami de Josef von Sternberg. Il fut en effet le scénariste des "Damnés de l'océan"(1928) "Morocco" (1930) "Shanghai Express" (1931),  C'est lui qui le recommanda au directeur de la RKO, Howard Hughes. Féru d'aviation. Hughes voulait une comédie patriotique qui, au plus fonde la guerre froide, aurait glonflé la force aérienne américaine au détriment des " Rouges". Or, les préoccupations esthétiques de Sternberg ne correspondaient guère à ces impératifs politiques La propagande anticommuniste l'intéressait moins que l'érotisme des symboles ou la photogénie de Janet Leigh. Ayant accepté l'épreuve de la projectiontémoin devant les habitants d'un village du Kansas, Sternberg allait connaître bien des déboires. L'accueil public de son film fut franchement hostile.

Howard Hughes fit retoucher JET PILOT par un autre cinéaste, en supprimant certaines séquences et en modifiant le montage. Une seconde projection témoin dans un autre village fut tout aussi catastrophique Le film ne connut sa sortie commerciale qu'après cinq variantes qui échappaient à la volonté du réalisateur. Sternberg laissa son nom au générique, mais il ne manqua pas de déclarer : "Je renie JET PILOT ce n'est pas mon oeuvre. " Dans la version présentée en France sept ans après son tournage, il est difficile de situer exactement ce qui appartient vraiment à l'univers créatif de Sternberg. Toutefois. certaines séquences portent la griffe du Maître, comme le déshabillage de Janet Leigh ponctué de passages successifs d'avions en rase-mottes ou le ballet érotique des deux avions pilotés, par les amoureux. JET PILOT, fût la seule expérience cinématographique en couleurs de Sternberg.

JETEspions_20s_amusent_20_les_Annex_20__20Wayne__20John_20_Jet_20Pilot__02jet_pilot01Annex_20__20Wayne__20John_20_Jet_20Pilot__03jet_pilot02Annex_20__20Wayne__20John_20_Jet_20Pilot__04jetjet2

Toujours en 1957, John Wayne est à l'affiche de "LA CITE DISPARUE" d'Henry Hathaway avec Sophia Loren. Les extérieurs furent tournés en Libye, dans le désert de Ghadamès, non loin des frontières algéro-tunisiennes, et dans les ruines romaines de Leptis Magna, sur la côte méditerranéenne, à l’est de Tripoli. Les intérieurs furent construits à Rome, aux studios de Cinecittà. Puis un autre tournage, un autre cinéaste John Huston avec "LE BARBARE ET LA GEISHA" (1958)

835371013_L456322430804Annex_20__20Wayne__20John_20_Legend_20of_20the_20Lost__02cite_disparue_1957_01_g0000292345_045

AF_00627

le_barbare_et_la_geisha_1le_barbare_et_la_geisha_3le_barbare_et_la_geisha_5le_barbare_et_la_geisha_8

Pendant le tournage avec le cinéaste John Huston

BE084803

Tourné dix ans après "La rivière rouge", "RIO BRAVO" (1959) donne à nouveau l'occasion à Howard Hawks de diriger John Wayne, tout en décrivant la vie d'une petite ville frontalière westernienne.
On se souvient avec la même émotion du décor de cette ville (le tournage eut lieu à Old Tucson, en Arizona) qu'arpentait en pleine nuit John Wayne épiant le moindre bruit et prêt à faire feu des deux chansons " Rio Bravo" et " My rifle, my pony and me " et aussi d'Angie Dickinson dont ce fut le premier grand rôle. Les rapports entre personnages ont tellement marqué Howard Hawks que ses deux westerns suivants "EL DORADO" (1967) avec John Wayne et Robert Mitchum et "RIO LOBO" (1970) avec John Wayne et Jennifer O'Neill ont plus d'un point commun avec RIO BRAVO... On peut citer les autres interprètes du film.

Howard Hawks-RIO BRAVO-EL DORADO-RIO LOBO

430838430840276088530_LRIO_BRAVO458rio_bravo01rio_bravo_1951896809618968113john_wayne18968116RIO_BRAVO_16189681111209638135_rio_bravo_collz2_583915251882427218_0158_p0242_2248238318_0158_p01rio_a1

Jugeant sans doute que l'on n'est jamais si bien servi que par soi-même, Howard Hawks n'a pas hésité à démarquer dans "EL DORADO"  (1967)son précédent western, "RIO BRAVO", qu'il avait tourné en 1958. Un héros alcoolique, un jeune garçon dynamique, un vieil assistant shérif, un échange de prisonniers... les deux films se ressemblent étrangement. Interrogé à ce propos, Howard Hawks répondit imperturbablement : "Il n'y a pas de western nouveau parce qu'il n'y a pas de sujet nouveau. La manière de faire un film neuf, c'est de changer les personnages, de modifier les relations entre eux, les attitudes."

256302012el_doradoel_dorado03el_dorado_01el_dorado_02

Howard Hawks n'en restera d'ailleurs pas là puisque, lorsque trois ans plus tard, il réalisera "RIO LOBO" (1970), avec John Wayne, Jennifer O'Neill et Jack Elam, il utilisera à nouveau certains détails empruntés aux deux précèdents films.C'est aussi le dernier volet de sa "trilogie westernienne. C'est le dernier film de Howard Hawks, qui prit ensuite sa retraite, se consacrant à l'élevage de chevaux dans son ranch californien. Il devait mourir en décembre 1977.  Les rapports sont évidents entre ces trois films, ainsi que les analogies (outre l'échange de prisonniers et le règlement de comptes final) entre les "groupes" ou personnages principaux, interchangeables : Wayne / Dean Martin / Ricky Nelson / Walter Brennan, puis Wayne / Robert Mitchum / James Caan / Arthur Hunnicutt, enfin Wayne / Jorge Rivero / Chris Mitchum / Jack Elam.

John Wayne (image vieillissante de son personnage) accepta ce rôle sans même lire le scénario, faisant une entière confiance à Hawks. À ses côtés, la belle Jennifer O'Neill, qui, l'année suivante, fit beaucoup parler d’elle, pour son rôle dans "Un été 42" de Robert Mulligan. Le film, dont le titre de tournage était “San Timoteo”, fut tourné de mars à juin 1970 à Old Tucson (Arizona) et à Cuernavaca (Mexique).

rio_lobo_0rio_lobo_1rio_lobo_2riolobo3

Annex_20__20Wayne__20John_20_Rio_20Lobo__01rio_lobo18BE071752

Howard Hawks pendant le tournage

276076

__________________________

La préparation du film "LES CAVALIERS" '(The Horse Soldiers,1959) donna lieu à l'un des contrats les plus "importants" de l'histoire hollywoodienne. Six groupes de juristes et d'avocats représentant les Artistes Associés, The Mirisch Company, Mahin-Rackin Productions et les sociétés de John Ford, John Wayne (Batjac) et William Holden furent en effet amenés à se réunir et à établir un contrat global qui ne faisait pas moins de deux cent cinquante pages... Le tournage du film fut endeuillé par la mort du cascadeur Fred Kennedy qui doublait William Holden et qui se tua en sautant avec son cheval. Cette catastrophe affecta profondément John Ford qui - ne serait-ce qu'à cause de cela - n'a jamais considère LES CAVALIERS parmi ses films préférés.

327086_BVPjBcg_mk___KGrHgoH_CYEjlLl8jjFBKRjQuo36g___142_195019690000292345_01418839543320686389604289281

William Holden -John Ford - John Wayne

18839544

Depuis des années, Wayne est hanté par ce vieux rêve d'un film sur le Texas, dont il veut faire une inoubliable épopée patriotique. Comme Ford, il a la nostalgie d'un passé où sont enracinées les valeurs héroiques et morales traditionnelles aujourd'hui menacées -sinon révolues.

C'est dans cette perspective qu'il crée sa propre maison de production, la Batjac. John Wayne qui avait fondé huit ans plus tôt sa propre société de production "Batjac", tourne ALAMO,  et hypothéquant à cette occasion la "Batjac". Il est tout à la fois le producteur, l'acteur et le metteur en scène de ce film épique dans lequel il joue le rôle de Davy Crockett.

En 1960, il engage toute sa fortune personnelle, se couvrant même de dettes,pour mener à bien "ALAMO" (1960). "Il fallait recréer, expliquera-t'il, un moment de l'histoire dans lequel on pût montrer à la nouvelle génération d'américains pourquoi quelques uns de leurs aieux, pour graver sur leur terre les mots Liberté et Egalité, avaient choisi de mourir au combat."  Noble sujet, mais dangereux, dont Wayne saura pourtant éviter les principaux pièges en prouvant qu'il a indéniablement le sens du cinéma. Le film que Ford tenait en haute estime, force l'admiration par son souffle lyrique et par la  violence hiératique du carnage final. Le monologue de Wayne/Davy Crokett (à l'origine Wayne pensait incarner plutôt Sam Houston) constitue une profession de foi patriotique émouvante et naive qui sera reproduite dans le 33 tours du film.

Toutefois, le budget extravagant d'Alamo a lourdement compromis sa rentabilité et Wayne, pratiquement ruiné, doit à nouveau tourner sans relâche. L'acteur assura avoir travaillé quatorze ans au projet en attendant d'avoir à sa disposition les moyens nécessaires.

La critique évoqua souvent John Ford à propos d'ALAMO. Richard Widmark souligna d'ailleurs que le cinéaste avait tourné certaines séquences du film. Mais Ford lui-même prétendait que ces plans avaient tous été supprimés dans le montage définitif. Cependant, l'analogie d'ambiance n'a rien de surprenant : John Wayne tourna plus dix films avec Ford et fut longtemps l'acteur-fétiche du célèbre Irlandais. De surcroît, William H. Clothier était le directeur de la photographie habituel de Ford...

Nommé à six reprises pour les Oscars - meilleurs film, photographie, son, second rôle masculin pour Chill Wills, musique et chanson ("The Green Leaves of Summer") - ALAMO remporta celui de la meilleure bande sonore.

144029

430894alamo_pt430894

0000292345_01218462124_w434_h_q80AABE00123718823905uiiiii

42_1714456218823901208240168h2f4

John Wayne et John Ford sur le tournage d'Alamo

0000306789_003

alamo_the_alamo_21_12_1960_24_10_1960_1_g

Quelques mois après avoir achevé la réalisation d'Alamo, John Wayne collabora à la réalisation des "COMANCHEROS" (1961) lorsque Michaël Curtiz tombera malade.  Ce fut le dernier film du vétéran Michael Curtiz. Mais sa contribution fut minime et consista principalement à seconder Curtiz souffrant – il devait d'ailleurs mourir huit mois après la fin du tournage (mi-juin à début août 1961, au Mexique).

En revanche, les participations de George Sherman, le producteur, et de Cliff Lyons, le réalisateur de seconde équipe, Jurent beaucoup plus importantes. Le premier dirigea plusieurs séquences à la fin du tournage, après le départ de Curtiz de plus en plus malade, tandis que le second réalisa la plupart des scènes d'action. John Wayne et Lee Marvin devaient se retrouver deux fois au cours des douze mois suivants (pour "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE" et "LA TAVERNE DE L'IRLANDAIS", signés John Ford), Marvin passant de l'état de second rôle à celui de co-vedette.
Notons enfin la présence, comme dans plusieurs de ses films par la suite, des enfants de John Wayne – ici Patrick et la petite Aissa.

The_20Comancheros_20Poster_202Comancheros_20_les__20_B_comancherosinsposterles_comancheros_0

"LE GRAND SAM" (North to Alaska,1960) mise en scène par Henry Hathaway avec John ayne, Stewart Granger et Capucine. Il faut remonter jusqu'à "La Maison des sept pêcheurs" (Seven Sinners, Tay Garnett, 1940) pour voir John Wayne faire face à autant d'adversaires dans une bagarre aussi longue, drôle et spectaculaire que celle qui l'oppose ici à Frankie Canon et sa bande qui veulent s'emparer de son filon. C'est le scénariste Wendell Mayes, dont le nom ne figure pas au générique et qu'Hathaway appela au secours pour terminer le scénario laissé en panne par Mahin et Rackin, qui introduisit dans l'action cet étonnant pugilat.

Grand_20Sam_20_le_le_grand_sam_6le_grand_sam_1grand_sam_1960_06_gle_grand_sam

"L’HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE" (The Man who shot Liberty Valance,1962) réalisé par John Ford avec James Stewart, John Wayne, Vera Milles et Lee Marvin. C' est Ward Bond, vieux copain de John Ford, qui devait jouer Liberty Valance. Il mourut avant le début du tournage, laissant son rôle à Lee Marvin. Ce film nous montre des héros vieillissants et confronte la réalité à la légende. Selon lui, “quand la légende est plus belle que la réalité, on imprime la légende”. Un monde est en train de disparaître, laissant la place à celui qui va naître. La fin, amère et pessimiste, n'est pas sans annoncer celle de "Frontière chinoise", le dernier film de Ford.

l_homme_qui_tua_liberty_valance_2Homme_20qui_20tua_20Liberty_20Valance_20_l___20_B_144059l_homme_qui_tua_liberty_valance_7

gh

valance

l_homme_qui_tua_liberty_valance_the_man_who_shot_liberty_valance_1l_homme_qui_tua_liberty_valance_the_man_who_shot_liberty_valance_3l_homme_qui_tua_liberty_valance_the_man_who_shot_liberty_valance_4

l_homme_qui_tua_liberty_valance_the_man_who_shot_liberty_valance_6

l_homme_qui_tua_liberty_valance_the_man_who_shot_liberty_valance_1962_reference

"HATARI!" (1962) d'Howard Hawks fut intégralement réalisé en Tanzanie, non loin de Nairobi et du Kilimandjaro. Ce fut un long tournage de près de six mois, très agréable d'après Gérard Blain (l'un des acteurs du film), qui ajouta : “Au fur et à mesure, Hawks s'amourachait de plus en plus des éléphants et délaissait de plus en plus les acteurs. Le script changeait au jour le jour, les animaux devenaient les vraies vedettes du film.” En effet, un guépard apprivoisé, Sonia, circule librement au milieu des acteurs ; une hyène, des autruches, des singes, une chèvre et, bien entendu, les bébés éléphants de Dallas, volent plus d'une fois la vedette à leurs partenaires bipèdes.

Quant aux scènes de chasse, elles furent vécues par les acteurs eux-mêmes, dont aucun n'a jamais été doublé, quel que soit le danger. La caméra est aux côtés de John Wayne, Hardy Krüger, Elsa Martinelli et tous leurs camarades lorsque les rhinocéros attaquent les véhicules qui les pourchassent, John Wayne dut abattre un éléphant en pleine charge et la scène, filmée mais non prévue au scénario, ne fut pas conservée dans le montage final : il ne fallait pas choquer les amis des bêtes, nombreux parmi les admirateurs du grand acteur. Le mot “Hatari” signifie "Danger" en langue swahili.

Hatari_20_A_hatari_0HatariHatari_20Poster_202290Hatari2189200332hatari18920029

John Wayne participe à l'un des monuments du cinéma international avec "LE JOUR LE PLUS LONG" (The Longest Day,1962) tourné par trois équipes distinctes : Pour les séquences américaines : Andrew Marton, les séquences Allemandes : Bernard Wicki et enfin pour les britanniques : le cinéaste qui vient de nous quitter cette année 2009 : Ken Annakin.

Ce film comporte l'un des génériques les plus brillants de toute l'histoire du cinéma : John Wayne, Robert Mitchum, Henry Fonda, Richard Burton, Robert Ryan, Sean Connery, Sal Mineo, Bourvil, Fernand Ledoux, Arletty, Madeleine Renaud, Jean-Louis Barrault, Curd Jurgens, Rod Steiger, Mel Ferrer, Richard Todd, Robert Wagner, Peter Van Eyck, Roddy MacDowall...

FlLe tout-puissant général en chef de ce film colossal qui mobilisa 23 000 hommes de troupe et dont le tournage dura plus de dix mois, c'est Darryl F. Zanuck, l'ancien grand patron de la 20th Century-Fox qui jouait ici d'un coup l'avenir de sa carrière.


Grâce à ses amitiés personnelles (Eisenhower lui-même, Mountbatten Lord Lovat), Zanuck parvint à obtenir le concours militaire indispensable et le tournage se déroula principalement dans l'Ile de Ré.


A la fin du film, Zanuck une nouvelle fois victorieux (le film sera un triomphe commercial) déclara à Lord Mountbatt en " J' ai eu plus de travail qu'Eisenhower n'en avait eu pour le véritable " Jour J" en ce qui concerne le matériel. J'ai été obligé de retrouver tout le matériel, de le restaurer et enfin de le transporter en Normandie"...

Jour_20le_20plus_20long_20_le_Jour_20le_20plus_20long_20_le__20_A_

0000276233_00942_20838147Picture of John Wayne , High Quality Photos C651816longestle_jour_le_plus_long_the_longest_day_1961_reference

"LA CONQUÊTE DE L'OUEST" (1963) est le premier scénario romancé, qui obtint d'ailleurs l'Oscar, tourné avec la technique particulière du Cinérama. L'histoire fut écrite à partir d'une série d'articles parus dans le magazine américain "Life".

La réalisation du film, divisé en cinq sketches fut confiée à trois des plus importants cinéastes hollywoodiens, qui signèrent tous des œuvres mémorables dans le domaine du western. Ford réalisa le 3e sketch Marshall le 4e et Hathaway les 1er, 2e et 5e.

De même l'interprétation est un défilé de célébrités diverses du cinéma américain : une quinzaine d'acteurs et d'actrices dont les noms occupent 10 sommets du box-office.  (Karl Malden, James Stewart, Henry Fonda, John Wayne, Richard Widmark, Gregory Peck, Debbie Reynolds, Carroll Baker, Walter Brennan, Carroll Baker, Robert Preston, George Peppard, Raymond Massey, Lee J. Cobb, Eli Wallach....

Le film lui-même est un festival de moments cinématographiques rehaussés par la technique magique du Grand Écran.

430788461790la_conquete_de_l_ouest253715conquete_de_l_ouest_62_05_g185982185984

Vingt-cinq ans après "Hurricane". Ford retrouva les îles du Pacifique. Voulant conserver un souvenir de son yacht l'Araner, dont il devait se séparer l'année suivante, il décida de l'utiliser au cours d'un tournage et proposa à John Wayne et Lee Marvin douze semaines de vacances dans l'île de Kauai; à Hawai : Lorsque Ford s'embarqua sur l'Araner avec les deux acteurs et leurs familles, il n'avait pas de scénario, tout juste une dizaine de pages relatant les bagarres entre Donovan et Cilhooley. Ce fut "LA TAVERNE DE L'IRLANDAIS" (Donovan's Reef, 1963).

John Ford, qui était son propre producteur, n'eut pas à subir le poids des studios et le tournage se déroula dans une ambiance familiale et bon enfant. Patrick et Aissa, deux des enfants Wayne, apparaissent d'ailleurs dans le film. Au cours d'une des nombreuses scènes de bagarre avec Marvin, Wayne se déplaça une vertèbre mais cela n'entama pas la bonne humeur qui régnait sur le plateau. Ainsi par exemple, Ford éclatait chaque fois qu'il racontait qu'il avait confié à Dalio, acteur juif, un rôle de curé.

taverne_de_l_irlandais_la

la_taverne_de_l_irlandais_2296852853_L

la_taverne_de_l_irlandais_donovan_s_reef_8

389254389252318552389251LA_TAVERNE_DE_L_IRLANDAIS_DONOVAN_S_REEF_01318556la_taverne_de_l_irlandais_donovan_s_reef_5

la_plus_grande_histoire_jamais_contee_2la_plus_grande_histoire_jamais_contee_0

18874393

En 1964, John Wayne, Claudia Cardinale et Rita Hayworth se réunissent le temps d'un tournage sous la directeur d'Henry Hathaway dans "LE PLUS GRAND CIRQUE DU MONDE" (Circus World,1964), d'après une histoire originale de Philip Yordan et Nicholas Ray qui n'est pas très enthousiasmé de travailler à nouveau avec Samuel Bronston "Le Roi des Rois", (King of Kings, 1961), "Les Cinquante-cinq jours de Pékin", (Fifty-Five Days at Peking, 1963), et se désintéressa très vite du projet. Frank Capra, qui lui succéda, travailla plusieurs mois au scénario et à la préproduction et réunit une distribution comprenant Lilli Palmer, David Niven et Claudia Cardinale.

276076830_Lle_plus_grand_cirque_du_monde_7le_plus_grand_cirque_du_monde_8le_plus_grand_cirque_du_monde_3LE_PLUS_GRAND_CIRQUE_DU_MONDE_CIRCUS_WORLD3LE_PLUS_GRAND_CIRQUE_DU_MONDE_CIRCUS_WORLD_1964_reference

0000303443_013LE_PLUS_GRAND_CIRQUE_DU_MONDE_CIRCUS_WORLD5LE_PLUS_GRAND_CIRQUE_DU_MONDE_CIRCUS_WORLD_10LE_PLUS_GRAND_CIRQUE_DU_MONDE_CIRCUS_WORLD_11LE_PLUS_GRAND_CIRQUE_DU_MONDE_CIRCUS_WORLD_12LE_PLUS_GRAND_CIRQUE_DU_MONDE_CIRCUS_WORLD_1LE_PLUS_GRAND_CIRQUE_DU_MONDE_CIRCUS_WORLD_18

À la demande de John Wayne, James Edward Grant, qui l’avait dirigé dans "L’ange et le mauvais garçon" (The Angel and the Outlaw, 1947) et écrit plusieurs de ses films dont "ALAMO" (The Alamo, 1960), se joignit à lui. Mais les deux hommes ne s’entendant pas, Grant entreprit de tout réécrire et Frank Capra quitta le film. John Wayne était sur le point d'en faire de même, quand Henry Hathaway, qui l’avait précédemment dirigé dans "LA CITÉ DISPARUE" (Legend of the Lost, 1957), reprit les choses en mains avec l’aide de Ben Hecht. Le cinéaste a toujours considéré que ce film fut pour lui une erreur. Pendant le tournage de l’incendie, John Wayne faillit perdre la vie. Le numéro au cours duquel il fait une démonstration de ses dons de tireur infaillible sur une diligence lancée au grand galop, évoque "La chevauchée fantastique" (Stagecoach, John Ford, 1939).

John Wayne et Kirk Douglas

En 1965, John Wayne tourne sous la direction d'Otto Preminger dans "PREMIERE VICTOIRE" (In Harm's Way) aux côtés de  Kirk Douglas, Patricia Neal, Tom Tryon, Dana Andrews, Henry Fonda, Franchot Tone et Burgess Meredith. Bien qu'il n'ait pas été écrit pour lui?, Preminger n'hésita pas à confier le rôle de Torrey à John Wayne, malgré les opinions absolument opposées de l'acteur, qui accepta aussitôt. Seule différence notable par rapport au scénario original, Preminger refusa de faire disparaître Wayne, prétextant que le public acceptait mal de le voir mourir à l'écran.

Le tournage (fin juin - début septembre 1964 à Hawaï) fut pénible pour Wayne qui était souvent pris de violentes quintes de toux et respirait avec peine. Le tournage s'étant achevé avec une semaine d'avance, Wayne profita de ces quelques jours pour passer des examens médicaux qui révélèrent un cancer au poumon. "PREMIÈRE VICTOIRE" fut présenté en avant-première mondiale à Cannes, en 1965.

Premiere_20victoirepremiereJohn_Wayne_p24in_harms_waypremiere02premiere_victoire_6_1_g



Depuis longtemps, Wayne désirait tourner avec Kirk Douglas, réputé libéral comme Preminger. Les deux acteurs s'appréciaient et se respectaient mutuellement et ils s'entendirent parfaitement sur le plan professionnel, si bien qu'on devait les retrouver côte à côte dans deux autres films en 1965 "L'OMBRE D'UN GÉANT" (Cast a Giant Shadow) de Melville Shavelson et 1966 "LA CARAVANE DE FEU" (The War Wagon) de Burt Kennedy.
En transposant le thème, galvaudé dans le roman noir, du hold-up minutieusement préparé sur la diligence blindée, le film introduit en quelque sorte le gadget de style "James Bond" dans le western.

Dans "L'ombre d'un Géant", John Wayne et Kirk Douglas,réunis pour la deuxième fois aux côtés de Yul Brynner et Frank Sinatra.

274994l_ombre_d_un_geant_0U1483300170089JS1566864848744858_L

la_caravane_de_feu_1la_caravane_de_feu_2la_caravane_de_feu_0

42_19336185caravane_de_feu_1967_05_gThe_War_Wagon

Avant de tourner "LES QUATRE FILS DE KATIE ELDER" (The Sons of Katie Elder,1965) son 141e film, où il retrouvait Dean Martin,  John Wayne avait remporté ce qu’il appela lui-même « le plus grand combat de sa carrière ». Il venait d’être opéré d’un cancer du poumon.

les_quatre_fils_de_katie_elder_3Katie4_20fils_20de_20Katie_20Elder_20_les_

les_quatre_fils_de_katie_elder_les_4_fils_de_katie_elder_the_sons_of_katie_elder_001les_quatre_fils_de_katie_elder_les_4_fils_de_katie_elder_the_sons_of_katie_elder_2les_quatre_fils_de_katie_elder_les_4_fils_de_katie_elder_the_sons_of_katie_elder_3les_quatre_fils_de_katie_elder_les_4_fils_de_katie_elder_the_sons_of_katie_elder_5les_quatre_fils_de_katie_elder_les_4_fils_de_katie_elder_the_sons_of_katie_elder_05les_quatre_fils_de_katie_elder_les_4_fils_de_katie_elder_the_sons_of_katie_elder_06les_quatre_fils_de_katie_elder_les_4_fils_de_katie_elder_the_sons_of_katie_elder_1965_reference

Pour son deuxième film en coréalisation, il pousse encore plus loin son engagement politique, s'attirant ainsi des haines inextinguibles, en abordant la guerre du Viet-nam, sujet jusque-là tabou, dans "LES BERETS VERTS" (The Green Berets,1968). On lui pardonnera difficilement d'exalter l'héroisme des combattants d'un conflit que l'on flétrit ou que l'on veut ignorer.

Violemment attaqué pour des raisons étrangères à l'esthétique cinématographique, "Les Bérets verts" n'est en fait ni plus ni moins mauvais que la plupart des films de guerre et a eu au moins le mérite de briser le silence fait par Hollywood autour de cette guerre trop peu glorieuse.

Les " Bérets Verts " sont une force spéciale d'intervention américaine créée en 1952 à partir des équipes de guérillas de POSS, le service d'espionnage U.S. durant la Seconde Guerre Mondiale et devenu la célèbre CIA par la suite.

Le livre de Robin Moore avait provoqué bien des remous à sa parution. Il exposait avec trop de sincérité - ou trop de cynisme - les méthodes employées par les forces américaines dans le conflit vietnamien: torture, corruption, utilisation de la pègre locale, violation des lois internationales. Emus, le ministère de la Guerre et le Pentagone s'étaient violemment opposés au projet d'une adaptation cinématographique et n'acceptèrent enfin de compte qu'à la seule condition que le script soit écrit sous leur supervision. En France, le Parti Communiste, le Mouvement de la Paix, la CGT l'UNEF, entre autres, protestèrent énergiquement contre la diffusion du film à cause de son parti-pris et soulignèrent la coïncidence inopportune de son exploitation avec l'ouverture de négociations à Paris pour le règlement du conflit vietnamien. Signalons que, dans une séquence demeurée célèbre, on voit le soleil se coucher à l'Est...

La guerre du Viet-nam n'est que le reflet d'une crise d'identité plus profonde que traverse l'Amérique. Le western a jeté ses derniers feux. Les grands pionniers du cinéma, tels John Ford, Raoul Walsh, William A. Wellman, Allan Dwan, ont laissé la place à un art plus sophistiqué et plus stérile. Dans cet univers en mutation, John Wayne apparait comme un survivant des temps héroiques, comme une légende vivante, image qu'il va désormais soigneusement cultiver. Malheureusement, s'il savait se plier avec humilité aux directives des vieux maîtres, il se montrera souvent moins judicieux dans le choix de ses nouveaux metteurs en scène, parfois réduits au rôle de faire-valoir complaisant.

144165835521951_LBerets_20verts_20_les_les_berets_verts_the_green_berets_18_09_1968_04_07_1968_1_gwaynegreenberetsBE0705413570740000292345_0424greenberetsfty2

C'est ainsi qu'Andrew McLaglen, le fils de son vieil ami et complice fordien Victor McLaglen, lui taillera des rôles sur mesure dont le meilleur exemple reste "LE GRAND McLINTOCK" (1963), où il retrouve Maureen O'Hara, sa fougueuse et irascible partenaire de "L'homme tranquille". Suivront "LES FEUX DE L'ETE" (Hellfighters,1969) tourné de mars à juin 1968, le film ne sortit qu’en décembre 1969, mais aussi "LES GÉANTS DE L’OUEST" (The Undefeated,1969) (février à mai 1969) tourné dans les environs de Baton Rouge et à Durango"CHISUM" (1970) avec Christopher George et Bruce Cabot, et "LES CORDES DE LA POTENCE" (Cahill, United States Marshall,1973).

235906

170635324150152_L

234623arton2877_a015cGRAND_MC_LINTOCK

430778228174

9hellfightersles_feux_de_l_enfer_hellfighters_1968_reference304648

LES GEANTS DE L'OUEST d'Andrew MacLaglen

235933

geanGeants_20de_20l_Ouest_20_les__20_A_les_geants_de_l_ouest_2les_geants_de_l_ouest_3

Actor John Wayne During Filming of Western Movie "The Undefeated" Premium Photographic Print

Actor John Wayne During Filming of Western Movie "The Undefeated" Premium Photographic PrintActor John Wayne During Filming of Western Movie "The Undefeated" Premium Photographic PrintActor John Wayne During Filming of Western Movie "The Undefeated" Premium Photographic PrintActor John Wayne During Filming of Western Movie "The Undefeated" Premium Photographic Print

Picture of John Wayne , High Quality Photos C56093Picture of John Wayne, Rock Hudson , High Quality Photos C47960358085

4pi3ry9c835563662_Lles_voleurs_de_trains_the_train_robbers_1972_referenceVOLEURS_DEVOLEURS_DE2

235879chisum_3chisum_1Chisum496702253527253529

Cordes_20de_20la_20potence_20_les__20_A_cahill6scordes_de_la_potence_1973_08_g

En 1969, Hollywood, réparant enfin une longue ingratitude, décerne à John Wayne un Oscar pour sa performance dans "CENT DOLLARS POUR UN SHERIF" (True Grit) d'Henry Hathaway. Il s'agit en fait d'une récompense symbolique pour l'ensemble de la carrière de celui qui s'est acquis le respect de tous les américains en luttant avec un courage admirable contre le cancer ( sa première opération remonte à 1964). John Wayne interprète un shérif borgne, misogyne et amateur de whisky,

Hal Wallis avoue : "Comme j'ai toujours eu un faible pour le western, je me suis farouchement battu contre un autre candidat pour obtenir les droits de " True Grit ", car c'était un sujet fantastique. Cela m'a coûté 350 000 dollars, après quoi j'ai appris que l'acquéreur était John Wayne. Finalement, j'ai à la fois le film et John Wayne puisqu'il joue le rôle principal. John Wayne reprit le rôle de Rooster Cogburn dans "UNE BIBLE ET UN FUSIL" (Rooster Coghum, 1975), de Stuart Millar, avec Katharine Hepburn. Bien que censé se passer en Arkansas, ce film fut tourné de début septembre à début novembre 1974 dans l’Oregon, notamment dans les paysages de la Deschutes National Forest et sur la Rogue River.

100_20dollars_20pour_20un_20sherif167547

100_dollars_pour_un_sherif_true_grit_1100_DOLLARS_POUR_UN_SHERIF_TRUE_GRIT_1969_reference100_dollars_pour_un_sherif_true_grit_1969_reference
1969_true_grit_002John_Wayne_in_True_Grit_1_001true_grit_john_wayne

Glenn Cambell -John Wayne - Hall Wallis -Henry Hathaway

GLENN_CAMBELL_HALL_WALLIS_HATHAWAY

294693857_L Une_20Bible_20et_20un_20fusil_20_B_rooster_cogburn189636390000292345_044rooster_cogburn_and_the_lady_06

Andrew McLaglen tourna "LES GÉANTS DE L’OUEST"(The Undefeated,1969) de février à mai 1969 dans les environs de Baton Rouge et à Durango. Aux côtés de figures familières comme Ben Johnson, Paul Fix, Royal Dano,John Agar, Richard Mulligan et Harry Carey Jr. Cependant une rencontre inattendue celle avec Rock Hudson. Diffusé à partir d’octobre 1969, le film fut éclipsé par la sortie, quatre mois plus tôt, de "CENT DOLLARS POUR UN SHÉRIF", beaucoup plus important dans la carrière westernienne de John Wayne.

522933702_Lbig_jake_1big_jake_3430721big_jake_4192225

Plus que jamais, John Wayne apparaît comme un mythe, et c'est bien ainsi qu'il sera perçu par les spectateurs dans "LES COW-BOYS" en 1972, dans l'un des plus intéressants de ces derniers films, dirigé par Mark Rydell. Dans ce curieux film, mi-épique, mi-didactique, il incarne le mentor d'une troupe d'adolescents auxquels il enseigne inlassablement les vieilles traditions, à la rude école du vieil Ouest.

Film hautement symbolique où sa mort même apparaît comme une victoire : la leçon a été comprise et ses jeunes amis sauront le venger. Le flambeau est transmis à la nouvelle génération...

Cow_20boys_20_les__20_C_cowboysy

800_20brd_20the_20cowboyslg_20the_20cowboys2649800_20brd_20the_20cowboyslg_20the_20cowboys10153800_20DE_20the_20cowboysTHE_COWBOYS_NA_V3_7800_20more_20the_20cowboyslg_20cowboyssnapshot20080712130435800_20more_20the_20cowboyslg_20cowboyssnapshot20080712133824800_20more_20the_20cowboyslg_20cowboyssnapshot20080712134042800_20more_20the_20cowboyslg_20cowboyssnapshot20080712134602800_20old_20the_20cowboysold2

50200215161185506

250301313583BRANNIGAN_1974_reference192184192695brannigan01

Cette mort prémonitoire en annonce une autre, encore plus lourde de signification, celle du vieux tireur d'élite du "DERNIER DES GEANTS" (The Shootist,1976) de Don Siegel : ravagé par la maladie, John B. Books ordonne lui-même le cérémonial de sa propre mort. Il tombera debout, sous les balles. Une fin qu'aurait sans doute souhaitée John Wayne, cloué sur son lit d'hôpital,mais luttant encore à sa façon en exigeant que l'on expérimente sur lui les nouveaux traitements contre le cancer. Ce fut le dernier film du légendaire cow-boy que fut John Wayne, véritable légende de l'Ouest.

0189le_dernier_des_geants_0le_dernier_des_geants_2835563682_L295142965_L

0000292345_023AX927386AX92738542_208910711923320000292345_03842_19654330BE043652264160175302175315175311175305

John Wayne tint à participer à la Cérémonie de remise des Oscars retransmise par toutes les chaînes de télévision. "L'Oscar et moi nous avons pas mal de choses en commun, déclara alors Wayne. Commemoi, il a fait son apparition à Hollywood en 1928; nous avons subi tous les deux les outrages du temps, mais nous résistons et nous avons l'intention de tenir bon encore un bout de temps...Deux mois plus tard, il était mort. Tandis qu'il agonisait, Maureen O'Hara et Elizabeth Taylor se battaient avec acharnement pour lui faire obtenir la médaille d'honneur du Congrès, la plus haute distinction qui puisse être accordée à un citoyen des Etats-Unis

Le pays tout entier participa à cet hommage en achetant en masse des moulages en or de cette décoration portant cette simple inscription : "John Wayne, Américain".Annex_20__20Wayne__20John_09

L'annonce de son décès, le 11 juin 1979 suscita en Amérique une intense émotion. Plus qu'une star, John Wayne était en effet devenu un symbole moral, l'incarnation des valeurs traditionnelles auxquelles l'Amérique profonde se raccroche d'autant plus agressivement qu'elle sent vaciller ses certitudes et les fondements de sa civilisation. Aucun autre acteur n'a à ce point assumé l'identification totale entre les personnages qu'il incarne  à l'écran, sa vie publique et ses opinions politiques. Il eut aussi une grande fidélité envers John Ford, le maître qui a parrainé ses débuts à l'écran et dont l'influence sera déterminante tout au long de sa carrière.

John Wayne nous a quitté, il y a trente ans....


_____________________________________

FILMOGRAPHIE

- 1927
THE DROP KICK (Milliard Webb).
- 1928
MOTHER MACHREE (John Ford)
HANGMAN'S HOUSE (John Ford).
- 1929
SALUTE (John Ford, David Butler)
WORDS AND MUSIC (James Tinling).
- 1930
MEN WITHOUT WOMEN (John Ford)
ROUGH ROMANCE (A.F. Erickson)
CHEER UP AND SMILE (Sidney Lanfield)
LA PISTE DES GÉANTS (The Big Trail - Raoul Walsh).
- 1931
GIRLS DEMAND EXCITEMENT (Seymour Felix)
THREE GIRLS LOST (Sidney Lanfield)
MEN ARI LIKE THAT (George B. Seitz)
RANGE FEUD (D. Ross Lederman)
MAKER OF MEN (Edward Sedgwick).
- 1932
HAUNTED GOLD (Mack V. Wright)
SHADOW OF THE EAGLE (Ford Beebe)
HURRICANE EXPRESS (Armand Schaefer, J. P. McGowan)
TEXAS CYCLONE (D. Ross Lederman)
LADY AND GENT (Stephen Roberts)
TWO-FISTED LAW (D. Ross Lederman)
RIDE HIM, COWBOY (Fred Allen)
THE BIG STAMPEDE (Tenny Wright).
- 1933
THE TELEGRAPH TRAIL (Tenny Wright)
CENTRAL AIRPORT (William A. Wellman)
SA SECRtTAIRE PRIVEOE (His Private Secretary, Philip A. Whitman)
SOMEWHERE IN SONORA (Mack V, Wright)
THE LIFE OF JIMMY DOLAN (Archie Mayo)
THE THREE MUSKETEERS (Armand Schaefer, Colbert Clark)
LILIANE (Baby Face, Alfred E. Green)
THE MAN FROM MONTEREY (Mack V. Wright)
RIDERS OF DESTINY (Robert N. Bradbury)
SAGEBUSH TRAIL (Armand Schaefer)
COLLEGE COACH (William A. Wellman).
- 1934
LUCKY TEXAN (Robert N. Bradbury)
WEST OF THE DIVIDE (Robert N. Bradbury)
BLUE STEEL (Robert N. Bradbury)
THE MAN FROM UTAH (Robert N. Bradbury)
RANDY RIDES ALONE (Harry Fraser)
THE STAR PACKER (Robert N. Bradbury)
THE TRAIL BEYOND (Robert N. Bradbury)
NEATH ARIZONA SKIES (Harry Fraser).
- 1935
LAWLESS FRONTIER (Robert N. Bradbury)
TEXAS TERROR (Robert N. Bradbury)
RAINBOW VALLEY (Robert N. Bradbury)
PARADISE CANYON (Carl Pierson)
THE DAWN RIDER (Robert N. Bradbury)
WESTWARD HO (Robert N. Bradbury)
DESERT TRAIL (Collin Lewis)
NEW FRONTIER (Carl Pierson)
LAWLESS RANGE (Robert N. Bradbury).
- 1936
THE LAWLESS NINETIES (Joseph Kane)
KING OF THE PECOS (Joseph Kane)
THE OREGON TRAIL (Scott Pembroke)
WINDS OF THE WASTELAND (Mack V. Wright)
LES PIRATES DE LA MER (The Sea Spoilers, Frank Strayer)
THE LONELY TRAIL (Joseph Kane)
CONFLICT (Darid Howard).
- 1937
CALIFORNIA STRAIGHT AHEAD (Arthur Lubin)
I COVER THE WAR (Arthur Lubin)
L'IDOLE DE LA FOULE (Idol of the Crowds, Arthur Lubin)
ADVENTURE'S END (Arthur Lubin)
BORN TO THE WEST / HELL TOWN (Charles Barton).
- 1938
PALS OF THE SADDLE (George Sherman)
OVERLAND STAGE RAIDERS (George Sherman)
SANTA FE STAMPEDE (George Sherman)
RED RIVER RANGE (George Sherman).
- 1939
LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE (Stagecoach, John Ford)
THE NIGHT RIDERS (Georges Sherman)
THREE TEXAS STEERS (George Sherman)
WYOMING OUTLAW (George Sherman)
NEW FRONTIER (George Sherman)
ALLEGHANY UPRISING (William Seiter).
- 1940
L'ESCADRON NOIR (Dark Command, Raoul Walsh)
LES DERACINES (Three Faces West, Bernard Vorhaus)
LES HOMMES DE LA MER (The Long Voyage Home, John Ford)
LA MAISON DES SEPT PECHES (Seven Sinners, Tay Garnett).
- 1941
A MAN BETRAYED (John H. Auer)
LA FILLE DU PECHE (Lady front Louisiana, B. Vorhauv)
SHEPHERD OF THE HILLS (Henrv Hathawav)
LADY FOR A'NIGHT (Leigh Jason).
- 1942
LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD (Reap the Wild Wind, Cecil B. De Mille)
LES ECUMEURS (The Spoilers, Ray Enright)
SACRAMENTO (In Old California, William McGann)
LES TIGRES VOLANTS (Flying Tigers, David Miller)
QUELQUE PART EN FRANCE (Reunion in France, Jules Dassin)
PITTSBURGH (Pittsburgh, Lewis Seiler).
- 1943
LA FILLE ET SON COW-BOY (Lady takes a chance, William Seiter)
LA RUEE SANGLANTE (in Old Oklahoma, Albert S. Rogell).
- 1944
ALERTE AUX MARINES (The Fighting Seabees. Edward Ludwig)
L'AMAZONE AUX YEUX VERTS (Tall in the Saddle, Edwin L. Marin).
- 1945
LA BELLE DE SAN FRANCISCO (Flame of Barbary Coast, Joseph Kane)
RETOUR AUX PHILIPPINES (Back to Bataan, Edward Dmytryk)
LA FEMME DU PIONNIER (Dakota, Joseph Kane)
LES SACRIFIÉS (They Were Expendable, John Ford, Robert Montgomery).
- 1946
SANS RÉSERVE (Without Reservations, Mervyn Le Roy)
L'ANGE ET LE MAUVAIS GARÇON (Angel and the Badman, Edward Grant).
- 1947
TAIKOUN (Tycoon, Richard Wallace).
- 1948
LE MASSACRE DE FORT APACHE (Fort Apache, John Ford)
LA RIVIÈRE ROUGE (Red River, Howard Hawks)
LE FILS DU DÉSERT (Three Godfathers, John Ford)
LE RÉVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE (The Wake of the Red Witch, Edward Ludwig).
- 1949
LA CHARGE HÉROIQUE (She Wore a Yellow Ribbon, John Ford)
LE BAGARREUR DU KENTUCKY (The Fighting Kentuckian, George Waggner)
IWO JIMA (Sands of Iwo Jima, Allan Dwan).
- 1950
RIO GRANDE (Rio Grande, John Ford).
- 1951
OPÉRATION DANS LE PACIFIQUE (Operation Pacific, George Waggner)
LES DIABLES DE GUADALCANAL (Flying Leathernecks, Nicholas Ray).
- 1952
L'HOMME TRANQUILLE (The Quiet Man, John Ford)
BIG JIM McLAIN (Edward Ludwig).
- 1953
L'HOMME DE BONNE VOLONTÉ (Trouble Along the Way, Michael Curtiz)
AVENTURE DANS LE GRAND NORD (Island in the Sky, William A. Wellman)
HONDO, L'HOMME DU DÉSERT (Hondo, John Farrow).
- 1954
ÉCRIT DANS LE CIEL (The High and the Mighty, William A. Wellman).
- 1955
LE RENARD DES OCÉANS (The Sea Chase, John Farrow)
L'ALLÉE SANGLANTE (Blood Alley, William A. Wellman)
LE CONQUÉRANT (The Conqueror, Dick Powell).
- 1956
LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT (The Searchers, John Ford)
L'AIGLE VOLE AU SOLEIL (The Wings of Eagles, John Ford)
I MARRIED A WOMAN (Hal Kanter).
LES ESPIONS S'AMUSENT (Jet Pilot, Josef von Sternberg)
LA CITÉ DISPARUE (Legend of the Lost, Henry Hathaway).
- 1958
LE BARBARE ET LA GEISHA (The Barbarian and the Geisha, John Huston).
- 1959
RIO BRAVO (id., Ken Annakin, Bernhard Wicki, Howard Hawks)
LES CAVALIERS (The Horse Soldiers, John Ford).
- 1960
LE GRAND SAM (North to Alaska, Henry Hathaway)
ALAMO (The Alamo, John Wayne).
- 1961
LES COMANCHEROS (The Comancheros, Michaël Curtiz).
- 1962
L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE (The Man Who Shot Liberty Valance, John Ford)
HATARI ! (id, Howard Hawks)
LE JOUR LE PLUS LONG (The Longest Day, Ken Annakin, Bernhard Wicki, Andrew Marton)
LA CONQUÊTE DE L'OUEST (How the West Was Won, épisode de John Ford).
- 1963
LA TAVERNE DE L'IRLANDAIS (Donovan's Reef, John Ford)
LE GRAND MCLINTOCK (McLintock !, Andrew V McLaglen).
- 1964
LE PLUS GRAND CIRQUE DU MONDE (Circus World, Henry Hathaway).
- 1965
LA PLUS GRANDE HISTOIRE JAMAIS CONTÉE (The Greatest Story Ever Told, George Stevens)
LES QUATRE FILS DE KATIE ELDER (The Sons of Katie Elder, Henry Hathaway)
PREMIÈRE VICTOIRE (In Harm's Way, Otto Preminger).
- 1966
L'OMBRE D'UN GÉANT (Cast a Giant Shadow, Melville Shavelson).
- 1967
LA CARAVANE DE FEU (The War Wagon, Burt Kennedy)
EL DORADO (id, Howard Hawks).
- 1968
LES FEUX DE L'ENFER (Hell Fighters, Andrew V. McLaglen)
LES BÉRETS VERTS (The Green Berets, John Wayne, Ray Kellogg).
- 1969
CENT DOLLARS POUR UN SHÉRIF (True Grit, Henry Hathaway)
LES GÉANTS DE L'OUEST (The Undefeated, Andrew V McLaglen).
- 1970
CHISUM (Chisum, Andrew V. McLaglen)
RIO LOBO (id, Howard Hawks).
- 1971
BIG JAKE (id, George Sherman)
DIRECTED BY JOHN FORD (Peter Bogdanovich, doc.).
- 1972
LES COW-BOYS (The Cow-boys, Mark Rydell)
CANCEL MY RESERVATION (Paul Bogart).
- 1973
LES VOLEURS DE TRAINS (The Train Robbers, Burt Kennedy)
LES CORDES DE LA POTENCE (Cahill - U.S. Marshal, Andrew V. McLaglen).
- 1974
UN SILENCIEUX AU BOUT DU CANON (Mc Q. John Sturges).
- 1975
BRANNIGAN (id, Douglas Hickox)
UNE BIBLE ET UN FUSIL (Rooster Cogburn, Stuart Millar).
- 1976
LE DERNIER DES GÉANTS (The Shootist, Don Siegel)

222804

________________________________________________________

Posté par CINETOM à 13:21 - ACTEURS -USA/GB - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 juillet 2009

JOHN WAYNE, LE DERNIER DES GEANTS (I)

JOHN WAYNE     1907 - 1979

Acteur, réalisateur et producteur Américain

John-Wayne-p18.jpgJohn-Wayne-p25.jpg

Plus qu'une star, John Wayne était en effet devenu un symbole moral, l'incarnation des valeurs traditionnelles auxquelles l'Amérique profonde se raccroche d'autant plus agressivement qu'elle sent vaciller ses certitudes et les fondements de sa civilisation. Aucun autre acteur n'a à ce point assumé l'identification totale entre les personnages qu'il a incarné à l'écran, sa vie publique et ses opinions politiques...

En quarante ans d'une longue carrière jalonnée de chefs-d'oeuvre signés John Ford, Howard Hawks ou William A. Wellman. John Wayne surnommé "The Duke" a fini par s'identifier totalement aux héros qu'il a incarnés avec une conviction et une sobriété exemplaires, au point de devenir le symbole de l'Amérique des pionniers. Le 11  juin 1979, John Wayne disparaissait après un long combat contre la maladie.

Il fut essentiellement l'acteur d'un genre, le western : "La Chevauchée Fantastique", "Le Massacre de Fort Apache", "La charge héroique", "Rio Grande" (tous ses films sont réalisés par John Ford), mais Howard Hawks à lui aussi contribué à la notoriété du légendaire co boy de cinéma : "La Rivière Rouge", "Rio Bravo", "El Dorado", "Rio Lobo"

Bette Davis disait : "J'aurais vraiment tout donné pour pouvoir travailler avec John Wayne. C'est certainement l'homme le plus séduisant qui ait arpenté cette terre, selon moi.

Picture of John Wayne , High Quality Photos B88755John Wayne Affiche

John Wayne DécorJohn Wayne Décor

John-Wayne-p03.jpg

Né le 26 mai 1907, de son vrai nom Marion Michael Morrison, à Winterset dans l'Iowa.  John Wayne décède le 11 juin 1979. Dès 1916, son père, un pharmacien d'origine irlanaise s'installe en Californie, non loin d'un petit village nommé Hollywood...Le jeune Morrison rêve d'entrer à l'Ecole navale, mais il doit se contenter de briller au football, ce qui lui vaut en 1925, une bourse à l'université de Californie. Tom Mix, grand amateur de sport, lui trouve un emploi d'aide-accessoiriste à la Fox. Sur le plateau de "Maman de mon coeur" (Mother Machree,1928), ce jeune et grand gaillard chargé de diriger les évolutions d'un troupeau d'oie attire l'attention du réalisateur John Ford. Il a fait son apparition à Hollywood en 1928

The Great K&A Train Robbery(1926)

kaposter

Tout en apprenant les divers petits métiers des studios, la nouvelle recrue fera ainsi de la figuration (anonyme) dans d'autres films du metteur en scène irlandais : "La Maison du boureau" (Hangman's House,1928) et "Salute" (1929). C'est dans une comédie de James Tinling, "Words ans Music" (1929), qu'il apparaîtra pour la première fois au générique sous le nom de Duke Morrison.

Pour diriger "LA PISTE DES GEANTS" (The Big Trail,1930), cette épopée colossale, la Fox fit appel à Raoul Walsh qui, à cette époque, avait déjà plus de 40 films à son actif (il était en activité depuis 1912). Ce fut donc, un autre irlandais de Hollywood, Raoul Walsh, qui cherchait un jeune acteur débutant pour en faire la vedette de "La Piste des géants" et Ford lui recommande Marion Michael Morrison, dont le nom sera pour la circonstance changé par un pseudonyme, celui de John Wayne, il fut trouvé par Winfield Sheehan,  chef de la production de la Fox.. Gary Cooper avait refusé le rôle, ce fut donc John Wayne

Ce western spectaculaire tourné avec de très importants moyens sera malheureusement un échec commercial retentissant, mais on est frappé aujourd'hui par la sobriété et le naturel du jeu de Wayne, qui afort peu vieilli et qui annonce déjà ses plus grands films. Ce fut son premier grand rôle. Le film de Raoul Walsh fut une entreprise ambitieuse: plus de 80 acteurs, 2 000 indiens, deux versions tournées simultanément (une en 35 mm standard l'autre en 70 mm nécessitant 14 cameramen).

Pour accentuer l'aspect documentaire, pour donner au film un ton de réalisme et d'authenticité indiscutables; l'équipe de tournage s'astreignit à refaire, des mois durant, le parcours jadis entrepris par les anciens pionniers.

Après ces débuts encore peu concluants, John Wayne reste cantonné dans les films d'aventures à petit budget et les "serials" que Poverty Row, le "Hollywood du pauvre", produit à la chaîne. Il devient ainsi la vedette "western" de la Republic (la nouvelle firme née en 1935 de la fusion de la Mascot et de la Monogram) et notamment de huits films de la célèbre série "The Three Musketeers" réalisée par George Sherman.Il épouse en 1933 Josephine Saenz. Un premier fils naît en 1935, Michael.

1930

200137251077

267094431130BE070602BE036667

4311931931

4315141931

1932

143319Haunted_Gold_1932

1433241932

2584241932

258425

2461512026781932

1932

2583249The_Big_StampedeJS1562115Big_Stampede__01

258206Ride_Him_Cowboy

2001841933

1998751933

245923

1933- SA SECRETAIRE PRIVEE de Philip A. Whitman

4170464170441933

2582091933258247

2001811933

1933

JS15621121The_Telegraph_Trail

1933

2584261934

2582221934

2582162582151934

2459111934

2584311934

2582251934

2582121934

2002061934

2582231934

245903

2579291935

1977021935

1992131935

2582271935

2584201935

2584271935

395418

2582261935

2459181935

La firme Republic, née en 1935 et célèbre pour sa production de westerns à petit budget fait de John Wayne l'une des principales vedettes. "PALS OF THE SADDLE" (1938) marque le début d'une prolifique série de petits westerns que John Wayne joue avec Max Terhune et Ray Corrigan et que l'on nomme la série des "Three Mesquiteers".

2679061936

1890371936

2584111936

143472

1936

0000382898_002

1937

CaliforniaStraightAheadPoster3

2458971937

1937

4308221938

2584221938

1998981938

C'est encore John Ford qui va offrir à John Wayne sa seconde chance en lui confiant le rôle de Ringo Kidd dans "LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE" (Stagecoach,1939), l'un des plus grands westerns de l'histoire du cinéma. John Wayne devient alors une vedette de premier plan. Dès sa première apparition où sa haute silhouette surgit, fusil au poing, devant les yeux effarés des passagers de la diligence, Wayne vole la vedette à Claire Trevor, qui est pourtant la tête d'affiche du film. Paré de l'auréole romantique du hors la loi, Ringo obéit à un idéal chevaleresque, méprisant l'hypocrisie et la lâcheté des petits bourgeois frileux pour soutenir la cause des faibles et des opprimés. John Wayne saura s'en souvenir tout au long de sa carrière, de même qu'il ne cessera, auprès du maître irascible et intransigeant qu'est John Ford, de prendre humblement des leçons de cinéma.

Avec ce film, John Ford a donné un sens nouveau au western, introduisant dans la convention du genre les détails psychologiques et l'analyse sociale. L'auteur du roman s'est sans doute inspiré de "Boule de Suif" de Maupassant. Dudley Nichols en a fait un scénario exceptionnel dont le rythme est soutenu par le principal thème musical (adapté d'une vieille chanson "The Trail To Mexico") dans les décors grandioses de Monument Valley.

10068la_chevauchee_fantastique_11la_chevauchee_fantastique_10

42_22778531

42_19654317

2584171939

1999131939

4533962584331939

2582491939

Le Premier Rebelle (Alleghany uprising,1939) de William Seiter

19861542_16645287Allegheny_Uprising42_16645288

En 1940, John Wayne est l'interpréte principal du film de Raoul Walsh "L'ESCADRON NOIR" aux côtés de Walter Pidgeon et Claire Trevor. Le film retrace la vie d'un bandit nommé Quantrell, une des figures célèbres de l'histoire de l'Ouest et la guerre de Sécession le vit combattre les Yankees aux côtés des troupes sudistes. Quantrell et ses hommes harcelèrent les Nordistes et firent une guerre sans merci, accomplissant des méfaits que les Sudistes, eux-mêmes, réprouvaient. À la fin de la guerre civile, les hommes de Quantrell continuèrent à vivre de rapines et deux d'entre eux, les frères James, sont aujourd'hui plus fameux que leur ancien chef.

De toute évidence, Raoul Walsh n'a pas voulu faire un portrait historique bien que le scénario soit effectivement basé sur la vie du bandit qui a défrayé la chronique. DARK COMMAND est un western de série stéréotypée selon les règles de la firme Republic Pictures et pourtant on y reconnaît la patte de l'auteur de GENTLEMAN JIM; il a excellé dans le genre western.

dark

Les Déracinés (Three Faces West,1940) de Bernard Worhaus

John Wayne et Marlène Dietrich

"LA MAISON DES SEPT PÉCHÉS" (1940) de Tay Garnett eut une considérable audience. Second film de la nouvelle carrière de Marlène Dietrich qui était revenue en force un an auparavant dans "Femme ou démon", après une pénode d'insuccès,  Agée alors de 40 ans, la femme fatale des années trente inaugurait une série de personnages plus mûrs, où elle ne trichait plus avec le calendrier. Ce long métrage est le premier film qui réunit Marlène Dietrich et John Wayne. Les deux comédiens se retrouveront à nouveau deux ans plus tard pour  "LES ÉCUMEURS" (The Spoilers - Ray Enright) et "LA FIÈVRE DE L'OR NOIR" (Pittsburgh - Lewis Seiler).

la_maison_des_sept_peches_0la_maison_des_sept_peches_40000292345_0370000292345_031

les_ecumeurs_0les_ecumeurs_2

Cette même année (1940), John Wayne retrouve son mentor John Ford afin de tourner dans "LES HOMMES DE LA MER", d'après quatre pièces d'Eugène O'Neill,  qui a été régulièrement adapté au cinéma. De toutes les versions cinématographiques de ses œuvres, seul "LES HOMMES DE LA MER" lui paraissait fidèle et O'Neill se plaisait d'ailleurs à revoir le film que John Ford tira de quatre courtes pièces " Moon of the Caribbees ", " In the Zone ", " Bound East for Cardiff " et " Long Voyage Home".

430918258415

La Fille du péché (A Man Betrayed,1941)

Wayne tourne son premier film en couleurs "SHEPHERD OF THE HILLS" (1941) sous la direction de Henry Hathaway. Marié à Joséphine Saenz, John Wayne a un second garçon Patrick (1939) et deux filles Antonia (1936) et Melinda (1941).

Shepherd_of_the_HillsShepherd_of_the_Hills1940_2

"LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD" (1942) est le premier film à gros budget (deux millions de dollars) tourné par John Wayne depuis "LA PISTE DES GÉANTS" (1930) de Raoul Walsh. Mais, n'étant pas encore une "star", il fut supplanté sur l'affiche par les noms de Ray Milland et Paulette Goddard alors au faîte de la gloire. Ensuite, lors des ressorties successives du film, la Paramount plaça son nom en premier en raison de la baisse de popularité des deux autres vedettes.  La réalisation est signée Cecil Blount De Mille. Aux côtés de John Wayne, Paulette Goddard, Ray Milland, Susan Hayward, Raymond Masssey et Robert Preston.

En 1943, le film fut désigné pour deux nominations à l'Oscar (photo et décors) et se vit attribuer l'Oscar des effets spéciaux (dûs à Farciot Edouart, Gordon Jennings, William L. Pereira).

LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD (1942) de Cecil B De Mille

les_naufrageurs_des_mers_du_sud_affic

les_naufrageurs_des_mers_du_sud_1

Pendant la seconde guerre mondiale, la participation de Wayne à l'effort de propagande n'est ni plus ni moins importante que celle des autres stars hollywoodiennes : On l'a vu dans "LES TIGRES VOLANTS" (Flying Tigers,1942) et "ALERTE AUX MARINES" (The Flying Seabees,1944). Mais c'est surtout au lendemain de la guerre, après Hirsoshima alors que les Etats-Unis ont besoin de justifications idéologiques, que John Wayne va commencer à apparaître comme le dernier héros américain luttant pour la bonne cause : à "RETOUR AUX PHILIPPINES" (Back to Bataan, 1945) avec Anthony Quinn succèdent "IWO JIMA" (The Sands of Iwo Jima,1949) d'Allan Dwan.

198751les_tigres

"IWO-JIMA" (1949) bénéficia du concours de l'Infanterie de marine américaine et fut réalisé avec un grand souci d'authenticité. Dwan déclara à ce sujet : ils ont beaucoup aimé le film. Ils l'ont montré pendant longtemps à leurs recrues pour leur expliquer l'importance de l'entraînement et le vrai visage de la guerre. "

La reconquête des Philippines n’était pas terminée alors que le film était encore en tournage. À l’annonce du débarquement des troupes américaines à Leyte le 20 octobre 1944, Ben Barzman fut engagé pour écrire une nouvelle fin incluant cet épisode. John Wayne et le producteur Robert Fellows avaient insisté pour que le personnage de l’officier américain ne soit pas mis en valeur davantage que les autochtones, arguant que la résistance avait été conduite avant tout par les Philippins. Engagé comme conseiller militaire sur le tournage, le colonel George A. Clarke fut le vrai coordinateur de la guérilla aux Philippines. John Wayne n’aimait pas beaucoup le traitement du sujet par le cinéaste et ses scénaristes, qu’il jugeait trop à gauche.

14378318826788_w434_h_q80cclmc__0000276233_008c78iwoc3

En 1942, L’Universal réunit à nouveau John Wayne et Marlène Dietrich dans "PITTSBURGH" ou "La Fièvre de l'or noir" de Lewis Seiler. Il s'agit d'un film prônant l’effort de guerre, le deuxième pour John Wayne après "QUELQUE PART EN FRANCE" (Reunion in France) de Jules Dassin tourné la même année. Même s’il tient le rôle-titre qui évoque également la ville de Pittsburgh, son nom ne figure qu’en troisième position au générique derrière ses deux principaux partenaires. Il travaillait pour la troisième fois avec Marlene Dietrich, avec qui il avait entamé une liaison sur le tournage de "La maison des sept péchés" (Seven Sinners, Tay Garnett, 1940). À son retour en Allemagne, la comédienne se vit reprocher d’être apparue dans un film débutant et s’achevant sur une note patriotique.

Randolph Scott, Marlene Dietrich et John Wayne - Pittsburgh Randolph Scott et John Wayne - Pittsburgh

Sacramento (In old California,1942) de William McGann

258421

42_1634534542_16345346

La Fille et son Cow-boy (Lady takes a chance,1943) de William Seiter

JS1567351

L'Amazone aux yeux verts (Tall in the Saddle,1944) de Edwin L. Marin

_L_Amazone_aux_Yeux_Verts__

La Belle de San Francisco (Flame of the Barbary Coast,1945) de Joseph Kane

258309

"LES SACRIFIES" (They Were Expendable,1945) fut commencé par John Ford (celui-ci ayant été blessé lors de la réalisation) le film fut terminé par Robert Montgomery co-vedette aux côtés de John Wayne.

267685theywereexpendableposter196638

8expendable0000306789_008

La Femme du pionnier (Dakota,1945) de Joseph Kane

258406

Sans Reserve (Without reservations,1946) de Mervyn Leroy

John Wayne devient en 1946 son propre producteur pour le film de James Edward Grant "L'ANGE ET LE MAUVAIS GARÇON". L'ancien acteur-vedette de la Republic est devenu non seulement l'un des artistes préférés du public mais aussi celui des meilleurs réalisateurs hollywoodiens, de Howard Hawks à Josef von Sternberg, de Nicholas Ray à William A. Wellman, sans oublier naturellement John Ford, dont John Wayne est l'acteur d'élection. Parallèlement à sa carrière d'acteur, John Wayne continue à s'intéresser de plus en plus à la production, devenant le coproducteur de plusieurs de ses films. En 1946, John Wayne divorce de Josephine Saenz, dont il avait eu quatre enfants, pour épouser Esperanza "Chata" Baur. Ce nouveau mariage a lieu en 1946, mais il se termine, lui aussi, par un divorce en 1953.

18455340_w434_h_q80l_ange

482852johnwayne15

JOHN FORD

John Ford savait ce qu'il faisait en pariant sur Marion Michael Morrison. En vingt ans, de 1928 à 1948, John Wayne  appris son métier. Son jeu, naturellement sobre, s'est épuré et enrichi : il a acquis une puissance  et une maturité exceptionnelle, qui échapperont la plupart du temps aux critiques  rompus aux conventions hollywoodiennes, mais il surprend aujourd'hui par sa modernité. Il a maintenant l'envergure requise pour les grands chefs-d'oeuvres du western. C'est autour de lui que Ford construit son inoubliable trilogie sur la cavalerie

"LE MASSACRE DE FORT-APACHE" (Fort Apache,1948) fut le premier volet de la trilogie que consacra John Ford à la cavalerie américaine, les deux autres étant "LA CHARGE HÉROÏQUE" (She ore a yello Ribbon,1949) et "RIO GRANDE" (1950). John Wayne joue dans les trois films et prend du galon entre le premier et le troisième (il porte d'ailleurs le même nom) ! Ce film est en fait la transposition de l'histoire et de la défaite subie par le général George Armstrong Custer, le 25 juin 1876, à Little Big Horn, face aux troupes de Sitting Bull. Les autres interprétes du film sont Henry Fonda, Shirley Temple (son dernier film), John Agar, Ward Bond, Victor McLaglen et Pedro Armendariz.

Sans oublier aussi "LE FILS DU DESERT" (Three Godfathers, 1948) avec Harry Carey Jr et Pedro Armendariz, "LA PRISONNIERE DU DESERT" (The Searchers, 1956), "LES CAVALIERS" (The Horse Soldiers,1959) et "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE" (The Man who shot Liberty Valance,1962).

489778

ftapache_title.jpg image by little_enidfortapache.jpg image by sevenartsftapache3Annex_20__20Wayne__20John_20_Fort_20Apache__03ftapache4

18408269_w434_h_q80le_massacre_de_fort_apache_forte_apache_30000292345_009ftapache2

"LA CHARGE HÉROÏQUE" (1949) est incontestablement l'un des westerns les plus prestigieux qu'ait tournés John Ford et dans lequel John Wayne tisse une composition remarquable de vieux militaire de carrière amoureux de son métier - n'oublions pas non plus l'éternel Victor Mac Laglen dans le personnage de sergent pataud. Le titre original fait référence à une très ancienne chanson des U.S.A. : "Round her neck, she wore a yellow ribbon" (autour du cou elle porte un ruban jaune). Cette couleur est celle qu'arbore la cavalerie dans l'armée américaine. En portant ce ruban jaune, les femmes ou les fiancées signifiaient leur appartenance au corps et évitaient ainsi le moindre malentendu avec quelques célibataires un peu trop entreprenants.

John Ford n'hésitait pas à donner quelques recettes pour fabriquer un bon film : "C'est dans la façon de raconter l'histoire, dans la mise en scène, qu'un cinéaste peut se définir. Les situations ne sont qu'un point de départ, il faut les dépasser. Dans notre profession, un échec artistique n'est rien. Un échec commercial est une condamnation. Le secret, c'est de tourner un film qui plaise au public et d'arriver pourtant à y introduire sa personnalité."

143795la_charge_heroique_0la_charge_heroique_7la_charge_heroique_6la_charge_heroique_8

la_charge_heroique_she_wore_a_yellow_ribbon_12la_charge_heroique_she_wore_a_yellow_ribbon_150000306789_011la_charge_heroique_she_wore_a_yellow_ribbon_16

18382394_w434_h_q8018382402183824033gofathers1213gofathers1231 Harry Carey Jr., John Wayne, Mildred Natwick, John Ford dans

Entretemps la guerre froide s'est instaurée et la chasse aux sorcières fait rage. Par amour pour son pays, Wayne se lance dans la croisade anticommuniste, multipliant les professions de foi patriotiques et payant de sa personne en tournant "BIG JIM McLAIN" (1952) d'Edward Ludwig un film à la gloire des enquêteurs maccartistes dont il est aussi le coproducteur.

BIG JIM McLAIN Johyn Wayne, James Arness - Click Image to Close

"RIO GRANDE" (1950) ce troisième volet de "la Cavalerie", c'est aussi la première fois que Maureen O'Hara donna la réplique  à John Wayne. Enchanté du résultat, John Ford réutilisa ce couple prestigieux dans "L'HOMME TRANQUILLE" (1952), "CE N'EST QU'UN AU REVOIR" (1955) et "L'AIGLE VOLE AU SOLEIL" (1957). Le scénario avait prévu une autre fin : après son " exploit ", Kirby Yorke était muté à Londres, en punition de son indiscipline, pour y servir en tant que conseiller militaire. Il y aurait vécu une seconde lune de miel avec Kathleen. Ces scènes ne furent pas tournées.

4127024572059872822_gal9872921_gal0000292345_0409872853_gal9083498_gal

______________
Bâti sur un script extrêmement complexe et qui ne répond pas à toutes les questions que se pose le spectateur, "LE REVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE" (The Wake of the Red witch,1948) est un film étrange qui exerça une véritable fascination sur plusieurs générations de cinéphiles. Par sa construction en flashes-back successifs où les motivations des protagonistes sont révélées petit à petit, par son aspect parfois fantastique (le navire qui se en précipitant son naufrageur dans le gouffre), ses réminiscences (la descente dans l'épave qui rappelle une séquence similaire jouée par John Wayne dans "Les Naufrageurs des mers du Sud"), son surréalisme enfin (le plan final qui montre John Wayne et Gail Russell voguant pour l'éternité à la barre d'un bateau fantôme). C'était d'ailleurs l'un des films préférés de John Wayne, qui baptisa sa propre compagnie de production créée au milieu des années cinquante, du nom de la compagnie de navigation dont Sidneye est le directeur. C'était le second film que le comédien tournait avec Gail Russell. Le premier avait été en 1947 "L'Ange et le Mauvais garçon" (Angel and the Badman), de James Edward Grant. Ils eurent à la même époque une liaison qui se termina par un scandale. Sombrant dans l'alcoolisme, la jeune comédienne devait disparaître en 1961, à l'âge de 36 ans.

le_reveil_de_la_sorciere_rouge_1386430_1020_A.jpg image by TINS24651Le_Reveil_de_la_Sorciere_Rouge2_Le_Reveil_de_la_Sorciere_Rouge__

_____________________________________

"LA RIVIERE ROUGE" (Red River,1948) fut le le premier western réalisé par Howard Hawks, si l'on excepte sa participation au "BANNI" d'Howard Hughes en 1940,, ce fut également  le premier film de Montgomery Clift, remarqué par Hawks alors qu'il jouait dans "You Touched Me" à Broadway. Le film fut tourné en septembre-novembre 1946 (à Elgin, Arizona), mais ne sortit qu'en 1948, trois mois après "Les Anges marqués" de Fred Zinnemann, dans lequel avait joué "Monty" Clift entre-temps. L'impact de ces deux films fut très grand et Clift, aussitôt célèbre, devenait le "rebelle d'Hollywood".

259968

483035

199975835563674_LAnnex_20__20Wayne__20John_20_Red_20River__01Annex_20__20Wayne__20John_20_Red_20River__02BE07041718411232_w434_h_q80BE0429890000292345_034

188858

18_0362_p01JS4301

En 1949, John Wayne eut le privilège de jouer aux côtés de Oliver Hardy (sans Stan Laurel) dans "LE BAGARREUR DU KENTUCKY" (The Fighting Kentuckian) de George Waggner (1894-1984). Ce même cinéaste tourna pour la seconde fois avec John Wayne dans "OPERATION DANS LE PACIFIQUE" (1951) avec Patricia Neal et son ami Ward Bond. Ce fut le sixième et avant-dernier film tourné par John Wayne en hommage aux combattants de la Guerre du Pacifique, et s’acheva avec "LES DIABLES DE GUADALCANAL" (The Flying Leathernecks, 1951) de Nicholas Ray, qui n'aimait pas beaucoup le film, sans doute à cause de la mainmise dictatoriale de son producteur, Howard Hughes, un passionné d’aviation devenu principal actionnaire des studios en 1948, et qui produisait officiellement ici son premier film RKO : « Pour ce film, je n’avais pas de script, déclara Nicholas Ray. C’est-à-dire qu’après deux semaines d’extérieurs, nous avons abandonné le script qui avait été écrit. » (in “Les Cahiers du Cinéma” n° 89, novembre 1958). On peut souligner la présence de Robert Ryan aux côtés de John Wayne.

operation_dans_le_pacifique_0

412540les_diables_de_guadalcanal_0les_diables_de_guadalcanal_5

188446681884466218844665

"L'HOMME TRANQUILLE" (The Quiet Man,1952), l'une des œuvres  les plus célèbres de John Ford, fut abondamment récompensée : Oscar 1952 de la meilleure réalisation et de la meilleure photo couleurs à Hollywood, trois prix à la Biennale de Venise.
John Ford, il convient de le rappeler, était de descendance irlandaise, et sa famille était originaire de la région de Galway où fut tourné le film. C'est dire que le réalisateur l'a conçu comme un poème d'amour à la gloire de ce pays qu'il adorait. Le scénario n'est qu'un prétexte pour décrire avec une gaillardise et un humour constamment présents, les mœurs parfois surprenantes de la société provinciale irlandaise. On reconnaît également dans la trame du récit certains thèmes chers au cinéaste comme l'homme solitaire face à un milieu hostile et aussi l'amitié virile et le respect mutuel qui naissent entre deux adversaires au cours d'un combat. Pour donner à cette chronique toute l'authenticité voulue, Ford a engagé un maximum de comédiens d'origine irlandaise : son propre frère Francis, Maureen O'Hara, Victor MacLaglen, Jack MacGowran, Barry Fitzgerald et son frère Arthur Shields...

Quant à John Wayne, il a pu prouver qu'il pouvait être parfaitement à l'aise dans les genres les plus divers, et même dans le registre comique, comme en témoigne ce chef d'oeuvre de John Ford.

l_homme_tranquille_2l_homme_tranquille_1l_homme_tranquille_4l_homme_tranquille_10

1778271778280000292345_032paysage_00000306789_01310quietpaysage_1

Wayne enchaîne avec "L'HOMME DE BONNE VOLONTE" (1953) de Michael Curtiz, puis "AVENTURES DANS LE GRAND NORD" (Island in the Sky,1953) du cinéaste William A. Wellman. Plusieurs producteurs – dont Stanley Kramer – avaient pris une option sur le roman d’Ernest K. Gann, inspiré d’une histoire authentique. Les droits d’adaptation étant libres, le cinéaste y trouva un vif intérêt, son argument de base rejoignant un thème qui lui est cher, celui d’un petit groupe d’individus plongés dans un environnement hostile.

Wellman demanda à l’auteur d’écrire le scénario et Gann, qui servit en outre de conseiller technique, dirigea aussi certaines scènes. Après "BIG JIM McLAIN" en 1952, ce fut le deuxième film produit par John Wayne et Robert M. Fellows, leur société prenant ensuite le nom de Batjac.

L'HOMME DE BONNE VOLONTE  (Trouble Along the Way,1953) de Michael Curtiz

258429430985

Affiche du film Aventure dans le grand nord242252

7island

Aventure dans le Grand Nord - John Wayne

Aventure dans le Grand Nord - John Wayne

.À l'origine, John Wayne ne devait que produire le film "HONDO, L'HOMME DU DESERT" (1953); il interpréta lui-même le rôle-titre après la défection de Glenn Ford qui ne s'entendait pas avec John Farrow, le réalisateur. John Ford, non crédité au générique collabora comme réalisateur de seconde équipe. Ce film fut l'un des films tournés en système "3D", c'est-à-dire en relief. Mis au point pour répondre à la concurrence croissante de la télévision et exploité par la Warner, ce procédé a été abandonné rapidement lors de l'arrivée du Cinémascope.

49297842271242_17540150

Immédiatement après le succès d’AVENTURE DANS LE GRAND NORD (Island in the Sky, 1953), la même équipe composée du réalisateur William A. Wellman, de John Wayne – à la fois interprète principal et coproducteur avec Robert Fellows –, d’Ernest K. Gann, romancier et scénariste, se reforma pour le tournage du film : "ECRIT DANS LE CIEL" (The High and the Mighty,1954). Ce film qui, contrairement au précédent, bénéficia de la couleur et du CinémaScope. L’argument consistant à regrouper dans un espace réduit le maximum de personnages confrontés à une situation exceptionnelle, dans une tour, un bateau ou un avion fut très souvent repris dans les années 70, notamment dans la série des «Airport ».

Spencer Tracy refusa le rôle finalement tenu par John Wayne, retrouvant Claire Trevor, sa partenaire de "La Chevauchée fantastique" et Robert Stack succéda à Robert Cummings, initialement prévu. Le petit garçon, personnage qui n’existe pas dans le roman, est joué par Michael Wellman, le petit-fils du réalisateur. Le film, qui remporta un succès considérable, cité pour six Oscars dont ceux du meilleur réalisateur et des meilleurs seconds rôles féminins pour Claire Trevor et Jan Sterling, n’en remporta qu’un seul, pour la musique de Dimitri Tiomkin. Elle fut jouée aux obsèques de John Wayne.

1438822926973highandmightyecrit dans le ciel John Wayne William A. Wellmanecrit dans le ciel John Wayne William A. Wellmanecrit dans le ciel John Wayne William A. Wellman

En 1952, John Wayne avait quitté la compagnie Republic, dont il était la plus grande star pour, associé à Robert Fellows venu de la RKO, devenir producteur et signer un contrat d’exclusivité avec la Warner Bros. Puis, en 1954, après quatre films, Wayne racheta les parts de son associé et rebaptisa sa compagnie la “Batjac”, inspiré du nom du bateau dont il était le capitaine dans l’un de ses films préférés, "Le Réveil de la sorcière rouge" d’Edward Ludwig (1949). "L’ALLÉE SANGLANTE" (Blood Alley,1955) fut le premier film produit par la Batjac. Robert Mitchum, qui avait été engagé pour tenir le rôle principal, fut renvoyé après avoir précipité l’un des membres de l’équipe de production dans les eaux de la baie de San Francisco.

l_allee_sanglante_3

l_allee_sanglante_2l_allee_sanglante_142_19654072

En 1954, John Wayne épouse Pilar Pallette, la fille d'un sénateur du Pérou. Le couple a en 1956, un premier enfant, une fille Aissa. Deux autres films furent à l'affiche entre 1955 et 1956, "LE RENARD DES OCEANS" de John Farrow et "LE CONQUERANT" (1956) de Dick Powell aux côtés de Susan Hayward, Agnès Moorehead et Pedro Armendariz.

207092257636

le_conquerant_aff

283833209787

01le_conqerant03le_conqerant335554335557335558

Après la trilogie consacrée à la cavalerie américaine (1948-1950), "LA PRISONNIERE DU DESERT" (The Searchers,1956) traite, sur un ton différent et plus nuancé, du problème des Blancs enlevés et élevés par les Indiens,abordant sans équivoque le racisme et l'intolérance. Il s'agit d'un des plus grands westerns de tous les temps, aux côtés de John Wayne dans le rôle d'Ethan Edward, le héros tourmenté,Jeffrey Hunter, Natalie Wood, Ward Bond et Vera Miles. De l'avis des admirateurs de Ford, ce western est l'un de ses plus beaux films.

Frank Wead pilote émérite et pionnier de l'aviation pendant la Première Guerre mondiale était devenu scénariste à la suite d'un accident qui l'avait paralysé, John Wayne devait l'incarner en 1957 dans le film de John Ford qui retraçait son histoire "L'AIGLE VOLE AU SOLEIL " (The Wings of Eagles,1957). C'est la troisième fois que Maureen O'Hara est " la femme " de John Wayne dans un film de John Ford.

la_prisonniere_du_desert_0la_prisonniere_du_desert_1fghfry288290000306789_015

258432

294636

Jules Furthman, producteur délégué de "Jet Pilot" (LES ESPIONS S'AMUSENT,1950) était un vieil ami de Josef von Sternberg. Il fut en effet le scénariste des "Damnés de l'océan"(1928) "Morocco" (1930) "Shanghai Express" (1931),  C'est lui qui le recommanda au directeur de la RKO, Howard Hughes. Féru d'aviation. Hughes voulait une comédie patriotique qui, au plus fonde la guerre froide, aurait glonflé la force aérienne américaine au détriment des " Rouges". Or, les préoccupations esthétiques de Sternberg ne correspondaient guère à ces impératifs politiques La propagande anticommuniste l'intéressait moins que l'érotisme des symboles ou la photogénie de Janet Leigh. Ayant accepté l'épreuve de la projectiontémoin devant les habitants d'un village du Kansas, Sternberg allait connaître bien des déboires. L'accueil public de son film fut franchement hostile.

Howard Hughes fit retoucher JET PILOT par un autre cinéaste, en supprimant certaines séquences et en modifiant le montage. Une seconde projection témoin dans un autre village fut tout aussi catastrophique Le film ne connut sa sortie commerciale qu'après cinq variantes qui échappaient à la volonté du réalisateur. Sternberg laissa son nom au générique, mais il ne manqua pas de déclarer : "Je renie JET PILOT ce n'est pas mon oeuvre. " Dans la version présentée en France sept ans après son tournage, il est difficile de situer exactement ce qui appartient vraiment à l'univers créatif de Sternberg. Toutefois. certaines séquences portent la griffe du Maître, comme le déshabillage de Janet Leigh ponctué de passages successifs d'avions en rase-mottes ou le ballet érotique des deux avions pilotés, par les amoureux. JET PILOT, fût la seule expérience cinématographique en couleurs de Sternberg.

JETJet Pilot - 1950 (when it was made) or 1957 (when it was released)Annex_20__20Wayne__20John_20_Jet_20Pilot__02Annex_20__20Wayne__20John_20_Jet_20Pilot__03Annex_20__20Wayne__20John_20_Jet_20Pilot__04

Toujours en 1957, John Wayne est à l'affiche de "LA CITE DISPARUE" d'Henry Hathaway avec Sophia Loren. Les extérieurs furent tournés en Libye, dans le désert de Ghadamès, non loin des frontières algéro-tunisiennes, et dans les ruines romaines de Leptis Magna, sur la côte méditerranéenne, à l’est de Tripoli. Les intérieurs furent construits à Rome, aux studios de Cinecittà. Puis un autre tournage, un autre cinéaste John Huston avec "LE BARBARE ET LA GEISHA" (1958)

835371013_L456322430804

le_barbare_et_la_geisha_1le_barbare_et_la_geisha_3le_barbare_et_la_geisha_5le_barbare_et_la_geisha_8

Tourné dix ans après "La rivière rouge", "RIO BRAVO" (1959) donne à nouveau l'occasion à Howard Hawks de diriger John Wayne, tout en décrivant la vie d'une petite ville frontalière westernienne.
On se souvient avec la même émotion du décor de cette ville (le tournage eut lieu à Old Tucson, en Arizona) qu'arpentait en pleine nuit John Wayne épiant le moindre bruit et prêt à faire feu des deux chansons " Rio Bravo" et " My rifle, my pony and me " et aussi d'Angie Dickinson dont ce fut le premier grand rôle. Les rapports entre personnages ont tellement marqué Howard Hawks que ses deux westerns suivants "EL DORADO" (1967) avec John Wayne et Robert Mitchum et "RIO LOBO" (1970) avec John Wayne et Jennifer O'Neill ont plus d'un point commun avec RIO BRAVO... On peut citer les autres interprètes du film.

Howard Hawks-RIO BRAVO-EL DORADO-RIO LOBO

430838430840276088530_L1896809618968113189681161896811139152518_0158_p0242_2248238318_0158_p01

Jugeant sans doute que l'on n'est jamais si bien servi que par soi-même, Howard Hawks n'a pas hésité à démarquer dans "EL DORADO"  (1967)son précédent western, "RIO BRAVO", qu'il avait tourné en 1958. Un héros alcoolique, un jeune garçon dynamique, un vieil assistant shérif, un échange de prisonniers... les deux films se ressemblent étrangement. Interrogé à ce propos, Howard Hawks répondit imperturbablement : "Il n'y a pas de western nouveau parce qu'il n'y a pas de sujet nouveau. La manière de faire un film neuf, c'est de changer les personnages, de modifier les relations entre eux, les attitudes."



Howard Hawks n'en restera d'ailleurs pas là puisque, lorsque trois ans plus tard, il réalisera "RIO LOBO" (1970), avec John Wayne, Jennifer O'Neill et Jack Elam, il utilisera à nouveau certains détails empruntés aux deux précèdents films.C'est aussi le dernier volet de sa "trilogie westernienne. C'est le dernier film de Howard Hawks, qui prit ensuite sa retraite, se consacrant à l'élevage de chevaux dans son ranch californien. Il devait mourir en décembre 1977.  Les rapports sont évidents entre ces trois films, ainsi que les analogies (outre l'échange de prisonniers et le règlement de comptes final) entre les "groupes" ou personnages principaux, interchangeables : Wayne / Dean Martin / Ricky Nelson / Walter Brennan, puis Wayne / Robert Mitchum / James Caan / Arthur Hunnicutt, enfin Wayne / Jorge Rivero / Chris Mitchum / Jack Elam.

John Wayne (image vieillissante de son personnage) accepta ce rôle sans même lire le scénario, faisant une entière confiance à Hawks. À ses côtés, la belle Jennifer O'Neill, qui, l'année suivante, fit beaucoup parler d’elle, pour son rôle dans "Un été 42" de Robert Mulligan. Le film, dont le titre de tournage était “San Timoteo”, fut tourné de mars à juin 1970 à Old Tucson (Arizona) et à Cuernavaca (Mexique).

rio_lobo_0rio_lobo_1rio_lobo_2

La préparation du film "LES CAVALIERS" '(The Horse Soldiers,1959) donna lieu à l'un des contrats les plus "importants" de l'histoire hollywoodienne. Six groupes de juristes et d'avocats représentant les Artistes Associés, The Mirisch Company, Mahin-Rackin Productions et les sociétés de John Ford, John Wayne (Batjac) et William Holden furent en effet amenés à se réunir et à établir un contrat global qui ne faisait pas moins de deux cent cinquante pages... Le tournage du film fut endeuillé par la mort du cascadeur Fred Kennedy qui doublait William Holden et qui se tua en sautant avec son cheval. Cette catastrophe affecta profondément John Ford qui - ne serait-ce qu'à cause de cela - n'a jamais considère LES CAVALIERS parmi ses films préférés.

327086_BVPjBcg_mk___KGrHgoH_CYEjlLl8jjFBKRjQuo36g___142_195019690000292345_01418839543320686389604289281

Depuis des années, Wayne est hanté par ce vieux rêve d'un film sur le Texas, dont il veut faire une inoubliable épopée patriotique. Comme Ford, il a la nostalgie d'un passé où sont enracinées les valeurs héroiques et morales traditionnelles aujourd'hui menacées -sinon révolues.

C'est dans cette perspective qu'il crée sa propre maison de production, la Batjac. John Wayne qui avait fondé huit ans plus tôt sa propre société de production "Batjac", tourne ALAMO,  et hypothéquant à cette occasion la "Batjac". Il est tout à la fois le producteur, l'acteur et le metteur en scène de ce film épique dans lequel il joue le rôle de Davy Crockett. 

En 1960, il engage toute sa fortune personnelle, se couvrant même de dettes,pour mener à bien "ALAMO" (1960). "Il fallait recréer, expliquera-t'il, un moment de l'histoire dans lequel on pût montrer à la nouvelle génération d'américains pourquoi quelques uns de leurs aieux, pour graver sur leur terre les mots Liberté et Egalité, avaient choisi de mourir au combat."  Noble sujet, mais dangereux, dont Wayne saura pourtant éviter les principaux pièges en prouvant qu'il a indéniablement le sens du cinéma. Le film que Ford tenait en haute estime, force l'admiration par son souffle lyrique et par la  violence hiératique du carnage final. Le monologue de Wayne/Davy Crokett (à l'origine Wayne pensait incarner plutôt Sam Houston) constitue une profession de foi patriotique émouvante et naive qui sera reproduite dans le 33 tours du film.

Toutefois, le budget extravagant d'Alamo a lourdement compromis sa rentabilité et Wayne, pratiquement ruiné, doit à nouveau tourner sans relâche. L'acteur assura avoir travaillé quatorze ans au projet en attendant d'avoir à sa disposition les moyens nécessaires.

La critique évoqua souvent John Ford à propos d'ALAMO. Richard Widmark souligna d'ailleurs que le cinéaste avait tourné certaines séquences du film. Mais Ford lui-même prétendait que ces plans avaient tous été supprimés dans le montage définitif. Cependant, l'analogie d'ambiance n'a rien de surprenant : John Wayne tourna plus dix films avec Ford et fut longtemps l'acteur-fétiche du célèbre Irlandais. De surcroît, William H. Clothier était le directeur de la photographie habituel de Ford...

Nommé à six reprises pour les Oscars - meilleurs film, photographie, son, second rôle masculin pour Chill Wills, musique et chanson ("The Green Leaves of Summer") - ALAMO remporta celui de la meilleure bande sonore.

"

Posté par CINETOM à 23:17 - ACTEURS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juillet 2009

KARL MALDEN, de Kazan à Brando

KARL MALDEN    1912 - 2009

Acteur  Américain

karl_malden_photos_1la_vengeance0142_22572704267427

Très pince-sans-rire, Karl Malden affirmait volontiers : « Si je suis devenu comédien, c’est parce que j’avais entendu dire que les bonnes fortunes amoureuses se comptaient par dizaines pour les heureux mortels de la profession ! ». Mais ce n’est qu’une boutade car le couple qu’il forme depuis 1938 avec sa femme, l’ancienne comédienne Mona Graham, compte parmi les plus solides et les plus heureux d’Hollywood.

De cet âge d'or, avec la disparition du doyen des acteurs américains, c'est l'une des dernières figures de ce cinéma des années 40-50 que l'on a tant aimé. Il était resté une véritable légende d'Hollywood, alors qu'il a souvent été les faire-valoir de quelques uns des plus grands acteurs hollywoodien. Son magistral rôle dans "Baby Doll" à permit de révèler toutes les facettes du jeu d'acteur de Karl Malden. Et puis "Un tramway nommé désir", "Sur les Quais", (deux films d'Elia Kazan), "La loi du silence" d'Hitchock, Boomerang (l'un de ses premiers films, avec Kazan),"Marc Dixon detective (même si son rôle est bien trop court), "La vengeance aux deux visages" (de et avec Marlon Brando), et bien sûr le film de Franklin J. Schaffner : "Patton" avec George C. Scott dans le rôle principal)... La liste est longue.malden

JS1563950JS1563969JS1563968

  42_22572705243724

Comédien américain d’origine yougoslave né Karl Mladen Sekulovich le 22 mars 1912, à Gary, près de Chicago dans l'Illinois. Ses parents, d'origine serbe, s'étaient installés dans la région et son père, charpentier de métier, devint ouvrier sidérurgique dans une usine locale.Au collège, il se passionne pour les activités sportives, pratique l’athlétisme, puis, dans les années trente, le basket-ball en qualité de professionnel. Il aura par deux fois le nez cassé en jouant au football. Après une adolescence chahuteuse, il exerce divers métiers.

Ses qualités athlétiques le prédestinaient à une carrière de sportif professionnel mais une grave blessure le dissuada de s'engager dans cette voie. Après la fin de ses études, il demeura quelques mois au chômage puis fut engagé comme ouvrier dans la même usine que son père, où il demeura pendant trois ans.

En 1934, il décida de se consacrer au métier d'acteur qui l'attirait irrésistiblement depuis qu'il avait suivi un cours de théâtre avec ses camarades de classe. Il obtint une bourse pour une école d’art dramatique de Chicago, il s’inscrit pour trois ans aux cours du Goodman Theatre. C’est à cette époque qu’il change son nom en Malden.Il rejoignit plusieurs compagnies au sein desquelles il fit ses premières armes sur les planches.

En 1937, il quitte Chicago pour New York où il travaille à la radio, et fit la connaissance du metteur en scène de théâtre Elia Kazan avec lequel il se lia d'amitié. Celui-ci l'engagea en 1937  dans les pièces "All my sons" et "A street car named Desire", jouées à Broadway, qui reçurent d'encourageantes critiques. Il fut ensuite l'un des premièrs élèves de l'Actor's Studio à suivre l'enseignement de Lee Strasberg.

A partir de 1938, il apparaît régulièrement sur les scènes de Broadway (« Key Largo », « The Gentle People », « Flight to the West », « Journey to Jerusalem », « Uncle Harry », « Counter Attack »).

Il débuta au cinéma dès 1940 dans "DROLE DE MARIAGE" de Garson Kanin avec Charles Laughton et Carole Lombard, une comédie dramatique dans laquelle il ne faisait qu'une apparition. Il participa ensuite à deux excellents films-noirs, "LE CARREFOUR DE LA MORT" (Kiss of death,1947) du cinéaste Henry Hathaway avec Victor Mature. Devenu un classique, avec ses nombreux extérieurs tournés à New York, ce film fait partie de cette série de films noirs semi-documentaires entrepris dès 1945. Puis "BOOMERANG !" d'Elia Kazan avec Dana Andrews, qui firent beaucoup pour sa réputation naissante de second rôle talentueux, capable d'évoluer dans différents registres. Ce premier film du tandem Kazan-Malden, permet à l'acteur de jouer un vrai rôle de composition

198715

le_carrefour_de_la_mort_2le_carrefour_de_la_mort_7carefour

Mobilisé en 1943, il est caporal pendant la guerre. Rendu à la vie civile dès 1945, il renoue avec le théâtre et le cinéma. Karl Malden donna la réplique à Dana Andrews et Gene Terney dans "MARX DIXON DETECTIVE" (1950) Il s'agit d'un des meilleurs films d'Otto Preminger. Le rôle de Karl Malden est de second plan mais suffisament important pour qu'on le remarque. Il joue avec les nerfs de Dana Andrews, pour retrouver le tueur, mais quel tueur?....

mark_dixon_detective_2mark_dixon_detective_3

Il fut ensuite le propriétaire d'un saloon dans le western "LA CIBLE HUMAINE" (The Gunfighter,1950) avec Gregory Peck (Le film est parfois répertorié "L'HOMME AUX ABOIS", mais il peut y avoir confusion avec un film du même titre réalisé en 1947 par Byron Haskin avec Burt Lancaster). Il est aussi l'un des soldats d'une escouade américaine chargée de détruire des installations japonaises dans "OKINAWA" (Halls of