28 juillet 2009
SIMON DE LA BROSSE, un petit prince...
SIMON DE LA BROSSE 1965 - 1998
Acteur français
« Il y a deux Simon de La Brosse : l’un truffaldien, romanesque, fiévreux, incandescent, avec de vrais moments d’abandon (chez Assayas ou Téchiné), l’autre beaucoup plus contrôlé, plus mécanique, attiré, comme quelques autres jeunes acteurs (Anglade en tête) par le jeu calibré, “à l’américaine”. Est-il besoin de dire celui qu’on préfère ? » Les “Cahiers du Cinéma” ont tiré avec justesse le portrait de Simon de La Brosse en mai 1988. Qui pouvait alors imaginer le suicide de ce jeune acteur prometteur moins de dix ans après, le 17 avril 1998 à Suresnes, à l’âge de 32 ans ?
Né le 9 octobre 1965 à Paris, Simon de La Brosse use ses fonds de culotte sur les escaliers de la butte Montmartre. Il s’ennuie plus à l’école que les dimanches et s’y fait essentiellement remarquer comme pitre. Devenu garçon de café, sa chance est d’être repéré à dix-sept ans par Dominique Besnehard qui le présente à Éric Rohmer qui prépare "PAULINE À LA PLAGE". Il y sera l’attachant Sylvain, qui découvre à ses dépens, l’espace d’un été, les retours de bâton du marivaudage.
"PAULINE À LA PLAGE" (1983) est le troisième volet de la série "Comédies et proverbes" qu'Éric Rohmer inaugura en 1980 avec "La femme de l'aviateur" (le second volet étant "Le beau mariage", sorti en 1982). De ce film, le réalisateur dit simplement, mais non sans une pointe d'humour : "A qui aime B aime C. Autrement dit, c'est le "drame" des passions sans écho...".
Le jeune acteur s'inscrit au Conservatoire en 1984, puis au cours Florent. Simon de la Brosse participe au tournage d'un film de Claude Sautet : "GARCON" (1983) avec Yves Montand, Nicole Garcia et Jacques Villeret. Il enchaîne avec "GLAMOUR" (1984) de François Merlet avec Yves Jouffroy et Gabriella Dufwa. Simon rejoint l'équipe de Jacques Doillon pour "LA VIE DE FAMILLE" (1985). Avec ce film, Jacques Doillon signe son huitième long-métrage pour le cinéma.
En 1985, il a le bonheur de participer à "37°2, LE MATIN". Hélas, son personnage disparaît au montage… pour réapparaître en 1991 dans la version longue. Il affine ensuite son image de dandy à la page dans "DÉSORDRE" et "BUISSON ARDENT", tantôt névrosé à l’excès, tantôt trop policé. Couronné par le "Prix de la Critique Internationale" au Festival de Venise 1986, "DESORDRE" est le premier long métrage d'Olivier Assayas - critique des " Cahiers du Cinéma" et scénariste de deux films d'André Téchiné: "Rendez-vous" et "Le lieu du crime". Assayas (né en 1955) présente ainsi son film et ses personnages: "Oui, c'est un film noir, mais noir comme J'est le romantisme de l'adolescence, à la fois tourmenté, fiévreux et torturé par un tropplein de vie. C'est une période qu'on peut difficilement traiter de manière légère et gaie.. Quant à mes personnages, je n'ai pas voulu les juger. D'une certaine façon, ils se posent les mêmes questions que chacun, ils se heurtent aux mêmes parois, passant de l'enthousiasme de la jeunesse aux anxiétés de l'âge adulte."BUISSON ARDENT" (1987) est le second long métrage de Laurent Perrin et a obtenu le Prix Jean Vigo 1987.
En dépit de son charme certain et de son bagout, Claude Miller lui confie par deux fois des rôles analogues d’amants de poche que des donzelles ambitieuses rejettent temporairement, pour goûter à l’homme mûr. Simon était en butte à Féodor Atkine dans PAULINE…, il trouve sur son chemin, Jean-Philippe Écoffey dans "L’EFFRONTÉE" (1985) et Didier Bezace dans "LA PETITE VOLEUSE" (1988).
Simon de la Brosse est au générique de "LA PETITE VOLEUSE" (1988) de Claude Miller avec Charlotte Gainsbourg. Dans une lettre à Helen Scott, François Truffaut, en 1965, écrivait : "Je suis un peu ému aujourd'hui car j'ai revu ma première maîtresse, la première fille avec qui j'ai habité et vécu en 1948. Elle est devenue un peu moche, tout comme moi, et elle a fait de la prison, trois enfants, le trottoir et un peu de tout. Elle vit à Marseille. J'irai la voir en octobre pour l'interroger au magnétophone afin de faire le scénario de " La petite voleuse " de cette manière. " Avant sa mort, Truffaut en avait confié le canevas à Claude Berri- une trentaine de pages - le chargeant de le mettre en scène lui-même ou de le faire réaliser par un cinéaste de son choix. Claude Miller tint à soumettre son adaptation à l'approbation de Claude de Givray, de Madeleine, la veuve de Truffaut, et de ses deux filles : leur accord fut sans réserve...
"TRAVELLING AVANT "lui offre une variante. Il y brûle d’amour pour le Septième Art ! Puis André Téchiné et Gérard Frot-Coutaz jouent davantage encore de sa plastique impeccable au fil d’emplois plus physiques. Il se remet d’un coup de couteau dans le dos dans "LES INNOCENTS" (1987). Ce film a fait l'objet d'une sortie en deux temps. Diffusé dans une seule salle des Champs-Elysées, le 23 décembre 1987, le film a été diffusé au niveau national quinze jours après, soit le 6 janvier 1988. A l'affiche de ce film : Sandrine Bonnaire, Simon de la Brosse, Abdel Kechiche, Jean-Claude Brialy et Marthe Villalonga.
Le film s'achève sur une citation d'Antigone. "Les Innocents" est, selon André Téchiné lui-même, "une adaptation très libre et moderne de la pièce. " Le titre devait d'ailleurs être " Les Oiseaux sauvages ", idée encore tirée d'Antigone et dont le sens était: " défendre la cité contre l'assaut des oiseaux sauvages. "
Après avoir joué le rôle d'un masseur dans "APRÈS APRÈS-DEMAIN (1990), il incarne un doux rêveur marginal dans "LES ARCANDIERS" (1991) de Manuel Sanchez aux côtés de Dominique Pinon, Géraldine Pailhas et Charles Schneider.
Qu’est-ce qu’un arcandier ? Selon le réalisateur, il s’agit, en parler nivernais, d’une personne à l’esprit brouillon, condamnée à se démener sans trêve, ni repos et qui “cultive l’art de n’aboutir à rien”. Manuel Sanchez signait là son premier long métrage.








Simon de La Brosse, qui a parcouru avec bonheur la décennie 80, se voit moins demandé au début des années 90. Hors "Les Arcandiers". Il ne tournera plus que dans trois films : "L’AMOUR EXTRÊME" (1991,Ao Fim da Noite) de Joaquim Leitao (une romance lisboète en compagnie de Laura Morante), "L’OMBRE DU DOUTE" (1993 ) d'Aline Issermann (dans lequel il interprète un agent d’assurance le laissent insatisfait) et "DES FEUX MAL ÉTEINTS" (1994) de Serge Moati.
Simon de La Brosse a toujours beaucoup tourné pour la télévision. Il tient un petit rôle dans “L’Amour en héritage” de Douglas Hickox (1984), une saga sur la bohême parisienne des années trente dont les vedettes sont Stefanie Powers et Stacy Keach. Il est Alexandre Chazelle dans “Lace” (1984) et “Lace 2” (1985), réalisés par William Hale II, série dans laquelle l’héroïne, jouée par Phoebe Cates, est successivement à la recherche de son père et de sa mère. Simon y côtoie aussi Anthony Higgins et Arielle Dombasle.
En 1989, il participe au “Suspect” d’Yves Boisset aux côtés de Jean-Pierre Bisson, et en 1991 à “Fatale Obsession” de Catherine Corsini face à Anne Roussel. Il interprète enfin Gino Coppi, le frère du champion cycliste dans “Fausto et la dame blanche” d’Alberto Sironi (1995) et Rodolphe Farouz dans “Louise et les marchés”, un véhicule à la gloire de Line Renaud signé Marc Rivière (1998).
En 1991, Simon de La Brosse exprimait son point de vue sur sa profession au magazine “Première” : « Acteur, c’est le seul métier qu’on peut apprendre tout seul, où l’on ne fait appel qu’à soi et à son imaginaire. Mais je crois que, tous les jours, les acteurs sont tentés de s’arrêter et se disent : Mais pourquoi je n’ouvre pas un restau ? C’est vrai que c’est un peu un métier de fêlé où on alterne de grands moments de doute avec d’autres, plus brefs, où on a un peu confiance en soi. Il faut savoir aller au bord du gouffre, le plus près possible, sans y tomber… »
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- 1983
PAULINE À LA PLAGE (Éric Rohmer)
GARÇON ! (Claude Sautet).
- 1984
GLAMOUR (François Merlet).
- 1985
LA VIE DE FAMILLE (Jacques Doillon).
L’EFFRONTÉE (Claude Miller)
- 1986
DÉSORDRE (Olivier Assayas).
- 1987
BUISSON ARDENT (Laurent Perrin)
TRAVELLING AVANT (Jean Charles Tacchella) B
LES INNOCENTS (André Téchiné).
- 1988
LA PETITE VOLEUSE (Claude Miller) C.
- 1990
APRÈS APRÈS-DEMAIN (Gérard Frot-Coutaz)
STRIKE IT RICH (James Scott).
- 1991
LES ARCANDIERS (Manuel Sanchez) D
37°2, LE MATIN (Jean-Jacques Beineix, version longue)
L’AMOUR EXTRÊME (Ao Fim da Noite, Joaquim Leitao).
- 1993
L’OMBRE DU DOUTE (Aline Issermann).
- 1994
DES FEUX MAL ÉTEINTS (Serge Moati).
27 juillet 2009
GRAINE DE VIOLENCE (1955) de Richard Brooks
GRAINE DE VIOLENCE
Coup de Coeur *****
"THE BLACKBOARD JUNGLE"
de Richard Brooks 1955
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Richard Dadier |
Glenn FORD |
Anne Dadier |
Anne FRANCIS |
Lois Hammond |
Margaret HAYES |
Artie West |
Vic MORROW |
Gregory Miller |
Sidney POITIER |
Jim Murdock |
Louis CALHERN |
Richard Dadier, jeune professeur dans un centre de formation professionnelle a beaucoup de mal à se faire admettre par ses élèves qui, en raison de leur âge (de 16 à 18 ans) et de leur milieu, sont insolents, brutaux et cyniques. Le groupe des noirs et leur chef, Gregory Miller, se tiennent à l'écart des blancs et de leur leader, Artie West, un voyou au bord de la délinquance. Dadier tente vainement d'établir le dialogue avec sa classe, mais constate que l'autorité est aussi inefficace que la patience. Le conflit éclate lorsqu'une de ses collègues, Lois Hammond, est victime d'une tentative de viol : Dadier, qui a essayé de lui venir en aide est passé "à tabac". Un autre professeur, Edwards, qui essaye de les initier au jazz, apporte en classe sa collection de disques pour la voir mise en pièces. 
La femme de Dadier, Anne, reçoit des lettres anonymes. Elle est enceinte et les dénonciations précipitent son accouchement. Dadier suspecte Miller d'être l'auteur des lettres. Après une explication avec lui, il comprend que c'est son racisme latent qui lui a fait suspecter un noir. Il se rapproche du groupe des noirs et Miller use de son autorité pour permettre à Dadier de se faire, enfin, écouter. West, qui est l'ennemi de Miller, provoque Dadier en pleine classe et l'attaque avec un couteau. Dadier a le dessus et son courage en cette circonstance lui permet de forcer le respect de ses élèves. Lui-même a perdu son goût de la violence et pas mal de préjugés. " Il est bien difficile pour des élèves lui dit Miller, de former de bons professeurs".
______________En 1955, "GRAINE DE VIOLENCE" révéla au public français une chanson qui allait connaître un succès foudroyant. "Rock Around the Clock", qui fit beaucoup pour le succès du film et qui introduisit une musique nouvelle. Le Rock and Roll, Richard Brooks s'était battu pour que la MGM lui permette de se servir de cette chanson. Le sujet du film lui valut pas mal d'ennuis. Aucune ville ne lui accorda les autorisations de tournage nécessaires, et il dut réaliser tout son film en décors, créer une école fictive. Les trente gosses de la classe étaient tous des amateurs, à l'exception de Sidney Poitier, et Vic Morrow lui-même n'avait aucune expérience.
"GRAINE DE VIOLENCE" fut sélectionné pour représenter les États-Unis au Festival de Venise : l'ambassadrice américaine réclama son interdiction.
Glenn Ford 1916 - 2006
On se souvient de cet acteur dans de nombreux films qui ont marqué certains cinéphiles : "Les 4 cavaliers de l'apocalypse" de Vincente Minnelli, "Réglement de comptes" et "Désirs humains" de Fritz Lang, "Graine de violence" de Richard Brooks (qui est l'un de ses meilleurs rôles). Il y eut aussi quelques westerns importants tels que : "L'homme de nulle part" et "3h10 pour Yuma" de Delmer Daves, ainsi que "Cimarron" d'Anthony Mann. Dans les années 70, il fut le principal interprète d'une série à succès "Sam Cade". La fin de sa vie fut litigieuse à cause de son fils, qui pensant que son père (Glenn Ford) était décèdé, aurait précipité la succession. Glenn Ford "rescucité" ne fut pas du même avis que sa progéniture....
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25 juillet 2009
DECES DU COMEDIEN ANDRE FALCON
DECES DU COMEDIEN ANDRE FALCON
1924 - 2009
André Falcon fut l'un des seconds rôles du cinéma français les plus importants et les plus prolifiques des années 70-80, en interprétant souvent des rôles de notable. Nombreux spectateurs et téléspectateurs se souviendront de ce visage bien familier d'un cinéma que l'on retrouve bien agréablement dans certaines chaînes de la TNT et du service public : (Direct 8-TMC-France 3).
L'acteur André Falcon est décédé à l'âge de 84 ans, le mercredi 22 juillet 2009, d'après un communiqué de la Comédie-Française, dont il était le doyen des sociétaires honoraires hommes et "un lion superbe", selon l'administrateur du théâtre, Muriel Mayette.
Né le 28 novembre 1924 à Lyon, sorti du Conservatoire de Paris en 1946 avec un Premier prix de comédie classique en poche, André Falcon avait été engagé aussitôt par la Maison de Molière, dont il était devenu l'un des plus jeunes sociétaires (de 1951 à 1966). Il avait été mis à la retraite de la vénérable institution précocement, à l'âge de 42 ans, mais avec le statut convoité de "sociétaire honoraire" (depuis 1967): il était d'ailleurs le doyen des titulaires de ce titre avec sa consoeur Gisèle Casadesus.
"André Falcon emporte avec lui les voix d'un certain âge d'or de la Comédie-Française, les voix du jeune premier à l'emploi avéré; celle du héros tragique, du tragédien héroïque, du rebelle inconscient, de l'amoureux fou et dangereux", écrit l'administrateur général du Français, Muriel Mayette, dans un communiqué d'hommage. Au Français, il aura cependant moins joué le patron Molière que Racine ou Corneille. Offrant sa belle jeunesse au Christian de "Cyrano de Bergerac", il est aussi Britannicus, Néron, Hippolyte, Titus, Rodrigue, Roméo ou Ruy Blas, sans oublier l'Ange gardien du "Soulier de satin" de Claudel.
André Falcon dans "Bérénice", 1962 - photo. Jacques Pourchot
Voix de Marlon Brando dans la version doublée en français du "Jules César" de Mankiewicz, André Falcon a beaucoup tourné au cinéma après son départ du Français, devenant un second rôle assidu et remarqué. Il a ainsi tourné sous la direction de Jacques Deray, Edouard Molinaro, Henri Verneuil, Robert Enrico ou encore Georges Lautner, qui lui offrirent parfois des rôles de patriarches en devenir ou de notables (commissaire, préfet, ministre...).
Il débute au cinéma en 1954 dans un film réalisé par Fernando Cerchio aux côtés de Georges Marchal et Dawn Adams dans "Le Vicomte de Bragelonne" ou il interprète Louis XIV, André Falcon participe au tournage de "Paris brûle-t'il?" (1966) de René Clement, puis il enchaîne avec François Truffaut dans "Baisers volés" (1968) aux côtés de Jean-Pierre Léaud dans le rôle d'Antoine Doinel. Jacques Deray l'engage aux côtés de Marc Porel, Claudine Auger et Bernard Fresson dans "Un peu de soleil dans l'eau froide" (1971) d'après une adaptation d'un roman de Françoise Sagan.
Période Claude Lelouch
On se souvient de son rôle d'ambassadeur dans "L'AVENTURE C'EST L'AVENTURE" (1972) de Claude Lelouch. C'est lui aussi qui interprète le propriétaire d'une bijouterie à Cannes, face à deux gangsters interprétes par Lino Ventura et Charles Gérard dans "LA BONNE ANNEE" (1972). Il tournera à nouveau pour Claude Lelouch dans "Toute une vie" (1974), (ce film fut présenté hors compétition au Festival de Cannes 1974) mais aussi pour "Le bon et les méchants" et à la fin de sa carrière cinématographique avec "Le genre humain : Les Parisiens (2004).
Lino Ventura - André Falcon - Aldo Maccione - Charles Gérard - Jacques Brel - Charles Denner
Claude Lelouch - Lino Ventura - Françoise Fabian
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Période Alain Delon-Jacques Deray
Après sa première collaboration dans un film de Jacques Deray en 1971 dans "Un peu de soleil dans l'eau froide", il est à nouveau à l'affiche dans "Borsalino and Co" (1973) aux côtés d'Alain Delon, qu'il retrouvera à plusieurs reprises dont "Le Gang" (1976)"3 hommes à abattre" (1980) tous mise en scène par Jacques Deray. Il y eut aussi "L'homme préssé" (1977) d'Edouard Molinaro.
Il a aussi marqué une télévision de qualité de sa présence d'acteur, jouant dans le feuilleton "Les Brigades du tigre", "Les Enquêtes du commissaire Maigret", "Les cinq dernières minutes" ou encore "Les Rois Maudits". André Falcon n'avait pas pour autant déserté le théâtre, s'illustrant en particulier dans le privé ou, côté subventionné, dans "L'Annonce faite à Marie" de Claudel mise en scène par Christian Schiaretti. A la Comédie-Française, "il était là, présent toujours, venait honorer de sa présence les hommages que l'on rendait au Vieux-Colombier à ses camarades, présent aux débats, présent aux premières, présent avec nous, maître des lieux, un lion superbe, un spectateur généreux", souligne Muriel Mayette. "Une voix disparaît. Une voix forte, le timbre puissant d'une autorité particulière", ajoute l'administrateur, qui conclut au nom de la troupe: "Nous jouerons, et nous jouerons toujours, mais désormais aussi à la mémoire d'André Falcon".
André Falcon décède le mercredi 22 juillet 2009 à l'âge de 84 ans, des suites d'une longue maladie.
Annie Girardot
Tom Novembre et Andréa Ferreol aux côtés d'André Falcon
André Falcon -Son ami Christian Marin-Pascale Aubret
Robert Hossein- Isabelle Aubret -Frank Thomas-Sophie Darel- Claude Piéplu- Annie Cordy- Claude Lemesle-Jean Ferrat-Christian Marin-Jean-Claude Gayssot-André Falcon
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21 juillet 2009
JOHN WAYNE, Côté photos
Comment évoquer cette légende du western, à lui seul il centralise le meilleur de ce genre ...Il représente à mes yeux, l'américain courageux, il fut l'un des acteurs les plus populaires du cinéma américain ( il y eut une connotation mondiale); Il est l'un des pilliers du western, si ce n'est le plus grand. Il y a eu trois grands acteurs américains durant le XXème siècle : Gary Cooper - Clark Gable (le King) - John Wayne (le Duke).
Ma selection : "La prisonnière du désert", "La Chevauchée fantastique", "La charge héroique" 3 films réalisés par John Ford. "La rivière rouge", "Rio Bravo", "El Dorado" et "Rio Lobo" tous d'Howard Hawks. Certains autres sont moins connus mais pas ininterressant comme "Hondo, l'homme du désert" de John Farrow (père de Mia Farrow et mari de Maureen O'Sullivan (Jane dans Tarzan l'homme singe), mais aussi "L'aigle vole au soleil" à nouveau de Ford.
Le chef d'oeuvre de John Ford "L'homme tranquille", je me souviens avoir entendu Lino Ventura affirmait que ce film était son préféré....Je reconnais qu'il ya un concentré d'humour, de tendresse, de beauté d'images, différent de ces films précèdent... J'ai un faible aussi pour "Les Cow-boys" de Mark Rydell, il y eut aussi sa participation au film de Ford dans "L'homme qui tua Liberty Valance" aux côtés de James Stewart. Et puis, et puis : Sa participation dans "Le jour le plus long", mais aussi "Jet Pilot" de Josef Von Sternberg, "Iwo Jima", "Ecrit dans le ciel"....
Certaines musiques résonnent dans ma tête, comme celle de "RIO BRAVO". Il y a trente ans, disparaissait l'une des dernières légendes d'Hollywood, mais une immense légende.....
PHOTOS PHOTOS PHOTOS
Ses meilleurs films
LA PISTE DES GÉANTS (The Big Trail - Raoul Walsh).
LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE (Stagecoach, John Ford)
LES HOMMES DE LA MER (The Long Voyage Home, John Ford)
LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD (Reap the Wild Wind, Cecil B. De Mille)
QUELQUE PART EN FRANCE (Reunion in France, Jules Dassin)
LES SACRIFIÉS (They Were Expendable, John Ford, Robert Montgomery).
LE MASSACRE DE FORT APACHE (Fort Apache, John Ford)
LA RIVIÈRE ROUGE (Red River, Howard Hawks)
LE FILS DU DÉSERT (Three Godfathers, John Ford)
LA CHARGE HÉROIQUE (She Wore a Yellow Ribbon, John Ford)
IWO JIMA (Sands of Iwo Jima, Allan Dwan).
RIO GRANDE (Rio Grande, John Ford).

LES DIABLES DE GUADALCANAL (Flying Leathernecks, Nicholas Ray).
L'HOMME TRANQUILLE (The Quiet Man, John Ford)
AVENTURE DANS LE GRAND NORD (Island in the Sky, William A. Wellman)
HONDO, L'HOMME DU DÉSERT (Hondo, John Farrow).
ÉCRIT DANS LE CIEL (The High and the Mighty, William A. Wellman).
LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT (The Searchers, John Ford)
L'AIGLE VOLE AU SOLEIL (The Wings of Eagles, John Ford)
I MARRIED A WOMAN (Hal Kanter).
LES ESPIONS S'AMUSENT (Jet Pilot, Josef von Sternberg)

LE BARBARE ET LA GEISHA (The Barbarian and the Geisha, John Huston).
RIO BRAVO (Howard Hawks)
LES CAVALIERS (The Horse Soldiers, John Ford).
ALAMO (The Alamo, John Wayne).
LES COMANCHEROS (The Comancheros, Michaël Curtiz).
L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE (The Man Who Shot Liberty Valance, John Ford)
HATARI ! ( Howard Hawks)
LE JOUR LE PLUS LONG (The Longest Day, Ken Annakin, Bernhard Wicki, Andrew Marton)
LA CONQUÊTE DE L'OUEST (How the West Was Won, épisode de John Ford).
LA TAVERNE DE L'IRLANDAIS (Donovan's Reef, John Ford)
LE GRAND MCLINTOCK (McLintock !, Andrew V McLaglen).
LES QUATRE FILS DE KATIE ELDER (The Sons of Katie Elder, Henry Hathaway)
PREMIÈRE VICTOIRE (In Harm's Way, Otto Preminger).
L'OMBRE D'UN GÉANT (Cast a Giant Shadow, Melville Shavelson).
LA CARAVANE DE FEU (The War Wagon, Burt Kennedy)
EL DORADO ( Howard Hawks).
LES FEUX DE L'ENFER (Hell Fighters, Andrew V. McLaglen)
LES BÉRETS VERTS (The Green Berets, John Wayne, Ray Kellogg).
CENT DOLLARS POUR UN SHÉRIF (True Grit, Henry Hathaway)
LES GÉANTS DE L'OUEST (The Undefeated, Andrew V McLaglen).
CHISUM (Chisum, Andrew V. McLaglen)
RIO LOBO ( Howard Hawks).
BIG JAKE ( George Sherman)
LES COW-BOYS (The Cow-boys, Mark Rydell)
LES CORDES DE LA POTENCE (Cahill - U.S. Marshal, Andrew V. McLaglen).
UN SILENCIEUX AU BOUT DU CANON (Mc Q. John Sturges).
UNE BIBLE ET UN FUSIL (Rooster Cogburn, Stuart Millar).
LE DERNIER DES GÉANTS (The Shootist, Don Siegel)




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23 juin 1933, son mariage
IWO JIMA



A la première du film "Le Conquérant" de Dick Powell avec Susan Hayward
1956
Côté famille
Son fils Ethan, pendant le tournage du "Plus grand cirque du monde"
Avec son fils Patrick Wayne
Sur le tournage d'Hatari d'Howard Hawks
John Wayne - John Ford "Une complicité inégalable" :(Alamo, Liberty Valance...)
Ward Bond, l'ami complice et John Ford
Lee Marvin - Rock Hudson -John Wayne - Yves Montand - Clint Eastwood !!!
Anthony Quinn
Dean Martin
Avec le Président des Etats-Unis Gerald Ford -1976
Bob Hope (disparu à l'âge de 100 ans !), John Wayne, Ronald Regan, Dean Martin et Frank Sinatra
Cérémonie de remise des Oscars 1976
Joan Crawford
9 avril 1979, sa dernière apparition, à la Cérémonie des Oscars
Maureen O'Hara, son amie et partenaire au cinéma (L'homme tranquille....)
Lauren Bacall et John Wayne "Le dernier des Géants", son dernier film...
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A Hollywood....


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12 juillet 2009
JOHN WAYNE (1ère partie)
Acteur, réalisateur et producteur Américain
Plus qu'une star, John Wayne était en effet devenu un symbole moral, l'incarnation des valeurs traditionnelles auxquelles l'Amérique profonde se raccroche d'autant plus agressivement qu'elle sent vaciller ses certitudes et les fondements de sa civilisation. Aucun autre acteur n'a à ce point assumé l'identification totale entre les personnages qu'il a incarné à l'écran, sa vie publique et ses opinions politiques...
En quarante ans d'une longue carrière jalonnée de chefs-d'oeuvre signés John Ford, Howard Hawks ou William A. Wellman. John Wayne surnommé "The Duke" a fini par s'identifier totalement aux héros qu'il a incarnés avec une conviction et une sobriété exemplaires, au point de devenir le symbole de l'Amérique des pionniers. Le 11 juin 1979, John Wayne disparaissait après un long combat contre la maladie.
Il fut essentiellement l'acteur d'un genre, le western : "La Chevauchée Fantastique", "Le Massacre de Fort Apache", "La charge héroique", "Rio Grande" (tous ses films sont réalisés par John Ford), mais Howard Hawks à lui aussi contribué à la notoriété du légendaire co boy de cinéma : "La Rivière Rouge", "Rio Bravo", "El Dorado", "Rio Lobo"
Bette Davis disait : "J'aurais vraiment tout donné pour pouvoir travailler avec John Wayne. C'est certainement l'homme le plus séduisant qui ait arpenté cette terre, selon moi.




Né le 26 mai 1907, de son vrai nom Marion Michael Morrison, à Winterset dans l'Iowa. John Wayne décède le 11 juin 1979. Dès 1916, son père, un pharmacien d'origine irlanaise s'installe en Californie, non loin d'un petit village nommé Hollywood...Le jeune Morrison rêve d'entrer à l'Ecole navale, mais il doit se contenter de briller au football, ce qui lui vaut en 1925, une bourse à l'université de Californie. Tom Mix, grand amateur de sport, lui trouve un emploi d'aide-accessoiriste à la Fox. Sur le plateau de "Maman de mon coeur" (Mother Machree,1928), ce jeune et grand gaillard chargé de diriger les évolutions d'un troupeau d'oie attire l'attention du réalisateur John Ford. Il a fait son apparition à Hollywood en 1928
The Great K&A Train Robbery(1926)
Tout en apprenant les divers petits métiers des studios, la nouvelle recrue fera ainsi de la figuration (anonyme) dans d'autres films du metteur en scène irlandais : "La Maison du boureau" (Hangman's House,1928) et "Salute" (1929). C'est dans une comédie de James Tinling, "Words ans Music" (1929), qu'il apparaîtra pour la première fois au générique sous le nom de Duke Morrison.
Pour diriger "LA PISTE DES GEANTS" (The Big Trail,1930), cette épopée colossale, la Fox fit appel à Raoul Walsh qui, à cette époque, avait déjà plus de 40 films à son actif (il était en activité depuis 1912). Ce fut donc, un autre irlandais de Hollywood, Raoul Walsh, qui cherchait un jeune acteur débutant pour en faire la vedette de "La Piste des géants" et Ford lui recommande Marion Michael Morrison, dont le nom sera pour la circonstance changé par un pseudonyme, celui de John Wayne, il fut trouvé par Winfield Sheehan, chef de la production de la Fox.. Gary Cooper avait refusé le rôle, ce fut donc John Wayne
Ce western spectaculaire tourné avec de très importants moyens sera malheureusement un échec commercial retentissant, mais on est frappé aujourd'hui par la sobriété et le naturel du jeu de Wayne, qui afort peu vieilli et qui annonce déjà ses plus grands films. Ce fut son premier grand rôle. Le film de Raoul Walsh fut une entreprise ambitieuse: plus de 80 acteurs, 2 000 indiens, deux versions tournées simultanément (une en 35 mm standard l'autre en 70 mm nécessitant 14 cameramen).
Pour accentuer l'aspect documentaire, pour donner au film un ton de réalisme et d'authenticité indiscutables; l'équipe de tournage s'astreignit à refaire, des mois durant, le parcours jadis entrepris par les anciens pionniers.
Après ces débuts encore peu concluants, John Wayne reste cantonné dans les films d'aventures à petit budget et les "serials" que Poverty Row, le "Hollywood du pauvre", produit à la chaîne. Il devient ainsi la vedette "western" de la Republic (la nouvelle firme née en 1935 de la fusion de la Mascot et de la Monogram) et notamment de huits films de la célèbre série "The Three Musketeers" réalisée par George Sherman.Il épouse en 1933 Josephine Saenz. Un premier fils naît en 1935, Michael.
1930
1932
1932
1933- SA SECRETAIRE PRIVEE de Philip A. Whitman

1933
1934
La firme Republic, née en 1935 et célèbre pour sa production de westerns à petit budget fait de John Wayne l'une des principales vedettes. "PALS OF THE SADDLE" (1938) marque le début d'une prolifique série de petits westerns que John Wayne joue avec Max Terhune et Ray Corrigan et que l'on nomme la série des "Three Mesquiteers".

1936

1937

1937



C'est encore John Ford qui va offrir à John Wayne sa seconde chance en lui confiant le rôle de Ringo Kidd dans "LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE" (Stagecoach,1939), l'un des plus grands westerns de l'histoire du cinéma. John Wayne devient alors une vedette de premier plan. Dès sa première apparition où sa haute silhouette surgit, fusil au poing, devant les yeux effarés des passagers de la diligence, Wayne vole la vedette à Claire Trevor, qui est pourtant la tête d'affiche du film. Paré de l'auréole romantique du hors la loi, Ringo obéit à un idéal chevaleresque, méprisant l'hypocrisie et la lâcheté des petits bourgeois frileux pour soutenir la cause des faibles et des opprimés. John Wayne saura s'en souvenir tout au long de sa carrière, de même qu'il ne cessera, auprès du maître irascible et intransigeant qu'est John Ford, de prendre humblement des leçons de cinéma.
Avec ce film, John Ford a donné un sens nouveau au western, introduisant dans la convention du genre les détails psychologiques et l'analyse sociale. L'auteur du roman s'est sans doute inspiré de "Boule de Suif" de Maupassant. Dudley Nichols en a fait un scénario exceptionnel dont le rythme est soutenu par le principal thème musical (adapté d'une vieille chanson "The Trail To Mexico") dans les décors grandioses de Monument Valley.


Le Premier Rebelle (Alleghany uprising,1939) de William Seiter
En 1940, John Wayne est l'interpréte principal du film de Raoul Walsh "L'ESCADRON NOIR" aux côtés de Walter Pidgeon et Claire Trevor. Le film retrace la vie d'un bandit nommé Quantrell, une des figures célèbres de l'histoire de l'Ouest et la guerre de Sécession le vit combattre les Yankees aux côtés des troupes sudistes. Quantrell et ses hommes harcelèrent les Nordistes et firent une guerre sans merci, accomplissant des méfaits que les Sudistes, eux-mêmes, réprouvaient. À la fin de la guerre civile, les hommes de Quantrell continuèrent à vivre de rapines et deux d'entre eux, les frères James, sont aujourd'hui plus fameux que leur ancien chef.
De toute évidence, Raoul Walsh n'a pas voulu faire un portrait historique bien que le scénario soit effectivement basé sur la vie du bandit qui a défrayé la chronique. DARK COMMAND est un western de série stéréotypée selon les règles de la firme Republic Pictures et pourtant on y reconnaît la patte de l'auteur de GENTLEMAN JIM; il a excellé dans le genre western.
Les Déracinés (Three Faces West,1940) de Bernard Worhaus

John Wayne et Marlène Dietrich
"LA MAISON DES SEPT PÉCHÉS" (1940) de Tay Garnett eut une considérable audience. Second film de la nouvelle carrière de Marlène Dietrich qui était revenue en force un an auparavant dans "Femme ou démon", après une pénode d'insuccès, Agée alors de 40 ans, la femme fatale des années trente inaugurait une série de personnages plus mûrs, où elle ne trichait plus avec le calendrier. Ce long métrage est le premier film qui réunit Marlène Dietrich et John Wayne. Les deux comédiens se retrouveront à nouveau deux ans plus tard pour "LES ÉCUMEURS" (The Spoilers - Ray Enright) et "LA FIÈVRE DE L'OR NOIR" (Pittsburgh - Lewis Seiler).

Cette même année (1940), John Wayne retrouve son mentor John Ford afin de tourner dans "LES HOMMES DE LA MER", d'après quatre pièces d'Eugène O'Neill, qui a été régulièrement adapté au cinéma. De toutes les versions cinématographiques de ses œuvres, seul "LES HOMMES DE LA MER" lui paraissait fidèle et O'Neill se plaisait d'ailleurs à revoir le film que John Ford tira de quatre courtes pièces " Moon of the Caribbees ", " In the Zone ", " Bound East for Cardiff " et " Long Voyage Home".
La Fille du péché (A Man Betrayed,1941)



Wayne tourne son premier film en couleurs "SHEPHERD OF THE HILLS" (1941) sous la direction de Henry Hathaway. Marié à Joséphine Saenz, John Wayne a un second garçon Patrick (1939) et deux filles Antonia (1936) et Melinda (1941).

"LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD" (1942) est le premier film à gros budget (deux millions de dollars) tourné par John Wayne depuis "LA PISTE DES GÉANTS" (1930) de Raoul Walsh. Mais, n'étant pas encore une "star", il fut supplanté sur l'affiche par les noms de Ray Milland et Paulette Goddard alors au faîte de la gloire. Ensuite, lors des ressorties successives du film, la Paramount plaça son nom en premier en raison de la baisse de popularité des deux autres vedettes. La réalisation est signée Cecil Blount De Mille. Aux côtés de John Wayne, Paulette Goddard, Ray Milland, Susan Hayward, Raymond Masssey et Robert Preston.
En 1943, le film fut désigné pour deux nominations à l'Oscar (photo et décors) et se vit attribuer l'Oscar des effets spéciaux (dûs à Farciot Edouart, Gordon Jennings, William L. Pereira).
LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD (1942) de Cecil B De Mille
Pendant la seconde guerre mondiale, la participation de Wayne à l'effort de propagande n'est ni plus ni moins importante que celle des autres stars hollywoodiennes : On l'a vu dans "LES TIGRES VOLANTS" (Flying Tigers,1942) et "ALERTE AUX MARINES" (The Flying Seabees,1944). Mais c'est surtout au lendemain de la guerre, après Hirsoshima alors que les Etats-Unis ont besoin de justifications idéologiques, que John Wayne va commencer à apparaître comme le dernier héros américain luttant pour la bonne cause : à "RETOUR AUX PHILIPPINES" (Back to Bataan, 1945) avec Anthony Quinn succèdent "IWO JIMA" (The Sands of Iwo Jima,1949) d'Allan Dwan.
"IWO-JIMA" (1949) bénéficia du concours de l'Infanterie de marine américaine et fut réalisé avec un grand souci d'authenticité. Dwan déclara à ce sujet : ils ont beaucoup aimé le film. Ils l'ont montré pendant longtemps à leurs recrues pour leur expliquer l'importance de l'entraînement et le vrai visage de la guerre. "
La reconquête des Philippines n’était pas terminée alors que le film était encore en tournage. À l’annonce du débarquement des troupes américaines à Leyte le 20 octobre 1944, Ben Barzman fut engagé pour écrire une nouvelle fin incluant cet épisode. John Wayne et le producteur Robert Fellows avaient insisté pour que le personnage de l’officier américain ne soit pas mis en valeur davantage que les autochtones, arguant que la résistance avait été conduite avant tout par les Philippins. Engagé comme conseiller militaire sur le tournage, le colonel George A. Clarke fut le vrai coordinateur de la guérilla aux Philippines. John Wayne n’aimait pas beaucoup le traitement du sujet par le cinéaste et ses scénaristes, qu’il jugeait trop à gauche.
En 1942, L’Universal réunit à nouveau John Wayne et Marlène Dietrich dans "PITTSBURGH" ou "La Fièvre de l'or noir" de Lewis Seiler. Il s'agit d'un film prônant l’effort de guerre, le deuxième pour John Wayne après "QUELQUE PART EN FRANCE" (Reunion in France) de Jules Dassin tourné la même année. Même s’il tient le rôle-titre qui évoque également la ville de Pittsburgh, son nom ne figure qu’en troisième position au générique derrière ses deux principaux partenaires. Il travaillait pour la troisième fois avec Marlene Dietrich, avec qui il avait entamé une liaison sur le tournage de "La maison des sept péchés" (Seven Sinners, Tay Garnett, 1940). À son retour en Allemagne, la comédienne se vit reprocher d’être apparue dans un film débutant et s’achevant sur une note patriotique.

Sacramento (In old California,1942) de William McGann

La Fille et son Cow-boy (Lady takes a chance,1943) de William Seiter
L'Amazone aux yeux verts (Tall in the Saddle,1944) de Edwin L. Marin
Sur le plateau de "L'Amazone aux yeux verts"
La Belle de San Francisco (Flame of the Barbary Coast,1945) de Joseph Kane
"LES SACRIFIES" (They Were Expendable,1945) fut commencé par John Ford (celui-ci ayant été blessé lors de la réalisation) le film fut terminé par Robert Montgomery co-vedette aux côtés de John Wayne.
La Femme du pionnier (Dakota,1945) de Joseph Kane
Sans Reserve (Without reservations,1946) de Mervyn Leroy

John Wayne devient en 1946 son propre producteur pour le film de James Edward Grant "L'ANGE ET LE MAUVAIS GARÇON". L'ancien acteur-vedette de la Republic est devenu non seulement l'un des artistes préférés du public mais aussi celui des meilleurs réalisateurs hollywoodiens, de Howard Hawks à Josef von Sternberg, de Nicholas Ray à William A. Wellman, sans oublier naturellement John Ford, dont John Wayne est l'acteur d'élection. Parallèlement à sa carrière d'acteur, John Wayne continue à s'intéresser de plus en plus à la production, devenant le coproducteur de plusieurs de ses films. En 1946, John Wayne divorce de Josephine Saenz, dont il avait eu quatre enfants, pour épouser Esperanza "Chata" Baur. Ce nouveau mariage a lieu en 1946, mais il se termine, lui aussi, par un divorce en 1953.
JOHN FORD
John Ford savait ce qu'il faisait en pariant sur Marion Michael Morrison. En vingt ans, de 1928 à 1948, John Wayne appris son métier. Son jeu, naturellement sobre, s'est épuré et enrichi : il a acquis une puissance et une maturité exceptionnelle, qui échapperont la plupart du temps aux critiques rompus aux conventions hollywoodiennes, mais il surprend aujourd'hui par sa modernité. Il a maintenant l'envergure requise pour les grands chefs-d'oeuvres du western. C'est autour de lui que Ford construit son inoubliable trilogie sur la cavalerie
"LE MASSACRE DE FORT-APACHE" (Fort Apache,1948) fut le premier volet de la trilogie que consacra John Ford à la cavalerie américaine, les deux autres étant "LA CHARGE HÉROÏQUE" (She ore a yello Ribbon,1949) et "RIO GRANDE" (1950). John Wayne joue dans les trois films et prend du galon entre le premier et le troisième (il porte d'ailleurs le même nom) ! Ce film est en fait la transposition de l'histoire et de la défaite subie par le général George Armstrong Custer, le 25 juin 1876, à Little Big Horn, face aux troupes de Sitting Bull. Les autres interprétes du film sont Henry Fonda, Shirley Temple (son dernier film), John Agar, Ward Bond, Victor McLaglen et Pedro Armendariz.
Sans oublier aussi "LE FILS DU DESERT" (Three Godfathers, 1948) avec Harry Carey Jr et Pedro Armendariz, "LA PRISONNIERE DU DESERT" (The Searchers, 1956), "LES CAVALIERS" (The Horse Soldiers,1959) et "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE" (The Man who shot Liberty Valance,1962).
"LA CHARGE HÉROÏQUE" (1949) est incontestablement l'un des westerns les plus prestigieux qu'ait tournés John Ford et dans lequel John Wayne tisse une composition remarquable de vieux militaire de carrière amoureux de son métier - n'oublions pas non plus l'éternel Victor Mac Laglen dans le personnage de sergent pataud. Le titre original fait référence à une très ancienne chanson des U.S.A. : "Round her neck, she wore a yellow ribbon" (autour du cou elle porte un ruban jaune). Cette couleur est celle qu'arbore la cavalerie dans l'armée américaine. En portant ce ruban jaune, les femmes ou les fiancées signifiaient leur appartenance au corps et évitaient ainsi le moindre malentendu avec quelques célibataires un peu trop entreprenants.
John Ford n'hésitait pas à donner quelques recettes pour fabriquer un bon film : "C'est dans la façon de raconter l'histoire, dans la mise en scène, qu'un cinéaste peut se définir. Les situations ne sont qu'un point de départ, il faut les dépasser. Dans notre profession, un échec artistique n'est rien. Un échec commercial est une condamnation. Le secret, c'est de tourner un film qui plaise au public et d'arriver pourtant à y introduire sa personnalité."
Entretemps la guerre froide s'est instaurée et la chasse aux sorcières fait rage. Par amour pour son pays, Wayne se lance dans la croisade anticommuniste, multipliant les professions de foi patriotiques et payant de sa personne en tournant "BIG JIM McLAIN" (1952) d'Edward Ludwig un film à la gloire des enquêteurs maccartistes dont il est aussi le coproducteur.
"RIO GRANDE" (1950) ce troisième volet de "la Cavalerie", c'est aussi la première fois que Maureen O'Hara donna la réplique à John Wayne. Enchanté du résultat, John Ford réutilisa ce couple prestigieux dans "L'HOMME TRANQUILLE" (1952), "CE N'EST QU'UN AU REVOIR" (1955) et "L'AIGLE VOLE AU SOLEIL" (1957). Le scénario avait prévu une autre fin : après son " exploit ", Kirby Yorke était muté à Londres, en punition de son indiscipline, pour y servir en tant que conseiller militaire. Il y aurait vécu une seconde lune de miel avec Kathleen. Ces scènes ne furent pas tournées.















______________Bâti sur un script extrêmement complexe et qui ne répond pas à toutes les questions que se pose le spectateur, "LE REVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE" (The Wake of the Red witch,1948) est un film étrange qui exerça une véritable fascination sur plusieurs générations de cinéphiles. Par sa construction en flashes-back successifs où les motivations des protagonistes sont révélées petit à petit, par son aspect parfois fantastique (le navire qui se en précipitant son naufrageur dans le gouffre), ses réminiscences (la descente dans l'épave qui rappelle une séquence similaire jouée par John Wayne dans "Les Naufrageurs des mers du Sud"), son surréalisme enfin (le plan final qui montre
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"LA RIVIERE ROUGE" (Red River,1948) fut le le premier western réalisé par Howard Hawks, si l'on excepte sa participation au "BANNI" d'Howard Hughes en 1940,, ce fut également le premier film de Montgomery Clift, remarqué par Hawks alors qu'il jouait dans "You Touched Me" à Broadway. Le film fut tourné en septembre-novembre 1946 (à Elgin, Arizona), mais ne sortit qu'en 1948, trois mois après "Les Anges marqués" de Fred Zinnemann, dans lequel avait joué "Monty" Clift entre-temps. L'impact de ces deux films fut très grand et Clift, aussitôt célèbre, devenait le "rebelle d'Hollywood".
En 1949, John Wayne eut le privilège de jouer aux côtés de Oliver Hardy (sans Stan Laurel) dans "LE BAGARREUR DU KENTUCKY" (The Fighting Kentuckian) de George Waggner (1894-1984). Ce même cinéaste tourna pour la seconde fois avec John Wayne dans "OPERATION DANS LE PACIFIQUE" (1951) avec Patricia Neal et son ami Ward Bond. Ce fut le sixième et avant-dernier film tourné par John Wayne en hommage aux combattants de la Guerre du Pacifique, et s’acheva avec "LES DIABLES DE GUADALCANAL" (The Flying Leathernecks, 1951) de Nicholas Ray, qui n'aimait pas beaucoup le film, sans doute à cause de la mainmise dictatoriale de son producteur, Howard Hughes, un passionné d’aviation devenu principal actionnaire des studios en 1948, et qui produisait officiellement ici son premier film RKO : « Pour ce film, je n’avais pas de script, déclara Nicholas Ray. C’est-à-dire qu’après deux semaines d’extérieurs, nous avons abandonné le script qui avait été écrit. » (in “Les Cahiers du Cinéma” n° 89, novembre 1958). On peut souligner la présence de Robert Ryan aux côtés de John Wayne.




"L'HOMME TRANQUILLE" (The Quiet Man,1952), l'une des œuvres les plus célèbres de John Ford, fut abondamment récompensée : Oscar 1952 de la meilleure réalisation et de la meilleure photo couleurs à Hollywood, trois prix à la Biennale de Venise.
John Ford, il convient de le rappeler, était de descendance irlandaise, et sa famille était originaire de la région de Galway où fut tourné le film. C'est dire que le réalisateur l'a conçu comme un poème d'amour à la gloire de ce pays qu'il adorait. Le scénario n'est qu'un prétexte pour décrire avec une gaillardise et un humour constamment présents, les mœurs parfois surprenantes de la société provinciale irlandaise. On reconnaît également dans la trame du récit certains thèmes chers au cinéaste comme l'homme solitaire face à un milieu hostile et aussi l'amitié virile et le respect mutuel qui naissent entre deux adversaires au cours d'un combat. Pour donner à cette chronique toute l'authenticité voulue, Ford a engagé un maximum de comédiens d'origine irlandaise : son propre frère Francis, Maureen O'Hara, Victor MacLaglen, Jack MacGowran, Barry Fitzgerald et son frère Arthur Shields...
Quant à John Wayne, il a pu prouver qu'il pouvait être parfaitement à l'aise dans les genres les plus divers, et même dans le registre comique, comme en témoigne ce chef d'oeuvre de John Ford.
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Magnifique photo
2ème Partie
JOHN WAYNE (2ème partie)
Wayne enchaîne avec "L'HOMME DE BONNE VOLONTE" (1953) de Michael Curtiz, puis "AVENTURES DANS LE GRAND NORD" (Island in the Sky,1953) du cinéaste William A. Wellman. Plusieurs producteurs – dont Stanley Kramer – avaient pris une option sur le roman d’Ernest K. Gann, inspiré d’une histoire authentique. Les droits d’adaptation étant libres, le cinéaste y trouva un vif intérêt, son argument de base rejoignant un thème qui lui est cher, celui d’un petit groupe d’individus plongés dans un environnement hostile.
Wellman demanda à l’auteur d’écrire le scénario et Gann, qui servit en outre de conseiller technique, dirigea aussi certaines scènes. Après "BIG JIM McLAIN" en 1952, ce fut le deuxième film produit par John Wayne et Robert M. Fellows, leur société prenant ensuite le nom de Batjac.
L'HOMME DE BONNE VOLONTE (Trouble Along the Way,1953) de Michael Curtiz





.À l'origine, John Wayne ne devait que produire le film "HONDO, L'HOMME DU DESERT" (1953); il interpréta lui-même le rôle-titre après la défection de Glenn Ford qui ne s'entendait pas avec John Farrow, le réalisateur. John Ford, non crédité au générique collabora comme réalisateur de seconde équipe. Ce film fut l'un des films tournés en système "3D", c'est-à-dire en relief. Mis au point pour répondre à la concurrence croissante de la télévision et exploité par la Warner, ce procédé a été abandonné rapidement lors de l'arrivée du Cinémascope.
Immédiatement après le succès d’AVENTURE DANS LE GRAND NORD (Island in the Sky, 1953), la même équipe composée du réalisateur William A. Wellman, de John Wayne – à la fois interprète principal et coproducteur avec Robert Fellows –, d’Ernest K. Gann, romancier et scénariste, se reforma pour le tournage du film : "ECRIT DANS LE CIEL" (The High and the Mighty,1954). Ce film qui, contrairement au précédent, bénéficia de la couleur et du CinémaScope. L’argument consistant à regrouper dans un espace réduit le maximum de personnages confrontés à une situation exceptionnelle, dans une tour, un bateau ou un avion fut très souvent repris dans les années 70, notamment dans la série des «Airport ».
Spencer Tracy refusa le rôle finalement tenu par John Wayne, retrouvant Claire Trevor, sa partenaire de "La Chevauchée fantastique" et Robert Stack succéda à Robert Cummings, initialement prévu. Le petit garçon, personnage qui n’existe pas dans le roman, est joué par Michael Wellman, le petit-fils du réalisateur. Le film, qui remporta un succès considérable, cité pour six Oscars dont ceux du meilleur réalisateur et des meilleurs seconds rôles féminins pour Claire Trevor et Jan Sterling, n’en remporta qu’un seul, pour la musique de Dimitri Tiomkin. Elle fut jouée aux obsèques de John Wayne.
En 1952, John Wayne avait quitté la compagnie Republic, dont il était la plus grande star pour, associé à Robert Fellows venu de la RKO, devenir producteur et signer un contrat d’exclusivité avec la Warner Bros. Puis, en 1954, après quatre films, Wayne racheta les parts de son associé et rebaptisa sa compagnie la “Batjac”, inspiré du nom du bateau dont il était le capitaine dans l’un de ses films préférés, "Le Réveil de la sorcière rouge" d’Edward Ludwig (1949). "L’ALLÉE SANGLANTE" (Blood Alley,1955) fut le premier film produit par la Batjac. Robert Mitchum, qui avait été engagé pour tenir le rôle principal, fut renvoyé après avoir précipité l’un des membres de l’équipe de production dans les eaux de la baie de San Francisco.
En 1954, John Wayne épouse Pilar Pallette, la fille d'un sénateur du Pérou. Le couple a en 1956, un premier enfant, une fille Aissa. Deux autres films furent à l'affiche entre 1955 et 1956, "LE RENARD DES OCEANS" de John Farrow et "LE CONQUERANT" (1956) de Dick Powell aux côtés de Susan Hayward, Agnès Moorehead et Pedro Armendariz.
Après la trilogie consacrée à la cavalerie américaine (1948-1950), "LA PRISONNIERE DU DESERT" (The Searchers,1956) traite, sur un ton différent et plus nuancé, du problème des Blancs enlevés et élevés par les Indiens,abordant sans équivoque le racisme et l'intolérance. Il s'agit d'un des plus grands westerns de tous les temps, aux côtés de John Wayne dans le rôle d'Ethan Edward, le héros tourmenté,Jeffrey Hunter, Natalie Wood, Ward Bond et Vera Miles. De l'avis des admirateurs de Ford, ce western est l'un de ses plus beaux films.
Frank Wead pilote émérite et pionnier de l'aviation pendant la Première Guerre mondiale était devenu scénariste à la suite d'un accident qui l'avait paralysé, John Wayne devait l'incarner en 1957 dans le film de John Ford qui retraçait son histoire "L'AIGLE VOLE AU SOLEIL " (The Wings of Eagles,1957). C'est la troisième fois que Maureen O'Hara est " la femme " de John Wayne dans un film de John Ford.
Jules Furthman, producteur délégué de "Jet Pilot" (LES ESPIONS S'AMUSENT,1950) était un vieil ami de Josef von Sternberg. Il fut en effet le scénariste des "Damnés de l'océan"(1928) "Morocco" (1930) "Shanghai Express" (1931), C'est lui qui le recommanda au directeur de la RKO, Howard Hughes. Féru d'aviation. Hughes voulait une comédie patriotique qui, au plus fonde la guerre froide, aurait glonflé la force aérienne américaine au détriment des " Rouges". Or, les préoccupations esthétiques de Sternberg ne correspondaient guère à ces impératifs politiques La propagande anticommuniste l'intéressait moins que l'érotisme des symboles ou la photogénie de Janet Leigh. Ayant accepté l'épreuve de la projectiontémoin devant les habitants d'un village du Kansas, Sternberg allait connaître bien des déboires. L'accueil public de son film fut franchement hostile.
Howard Hughes fit retoucher JET PILOT par un autre cinéaste, en supprimant certaines séquences et en modifiant le montage. Une seconde projection témoin dans un autre village fut tout aussi catastrophique Le film ne connut sa sortie commerciale qu'après cinq variantes qui échappaient à la volonté du réalisateur. Sternberg laissa son nom au générique, mais il ne manqua pas de déclarer : "Je renie JET PILOT ce n'est pas mon oeuvre. " Dans la version présentée en France sept ans après son tournage, il est difficile de situer exactement ce qui appartient vraiment à l'univers créatif de Sternberg. Toutefois. certaines séquences portent la griffe du Maître, comme le déshabillage de Janet Leigh ponctué de passages successifs d'avions en rase-mottes ou le ballet érotique des deux avions pilotés, par les amoureux. JET PILOT, fût la seule expérience cinématographique en couleurs de Sternberg.
Toujours en 1957, John Wayne est à l'affiche de "LA CITE DISPARUE" d'Henry Hathaway avec Sophia Loren. Les extérieurs furent tournés en Libye, dans le désert de Ghadamès, non loin des frontières algéro-tunisiennes, et dans les ruines romaines de Leptis Magna, sur la côte méditerranéenne, à l’est de Tripoli. Les intérieurs furent construits à Rome, aux studios de Cinecittà. Puis un autre tournage, un autre cinéaste John Huston avec "LE BARBARE ET LA GEISHA" (1958)
Pendant le tournage avec le cinéaste John Huston
Tourné dix ans après "La rivière rouge", "RIO BRAVO" (1959) donne à nouveau l'occasion à Howard Hawks de diriger John Wayne, tout en décrivant la vie d'une petite ville frontalière westernienne.
On se souvient avec la même émotion du décor de cette ville (le tournage eut lieu à Old Tucson, en Arizona) qu'arpentait en pleine nuit John Wayne épiant le moindre bruit et prêt à faire feu des deux chansons " Rio Bravo" et " My rifle, my pony and me " et aussi d'Angie Dickinson dont ce fut le premier grand rôle. Les rapports entre personnages ont tellement marqué Howard Hawks que ses deux westerns suivants "EL DORADO" (1967) avec John Wayne et Robert Mitchum et "RIO LOBO" (1970) avec John Wayne et Jennifer O'Neill ont plus d'un point commun avec RIO BRAVO... On peut citer les autres interprètes du film.
Howard Hawks-RIO BRAVO-EL DORADO-RIO LOBO
Jugeant sans doute que l'on n'est jamais si bien servi que par soi-même, Howard Hawks n'a pas hésité à démarquer dans "EL DORADO" (1967)son précédent western, "RIO BRAVO", qu'il avait tourné en 1958. Un héros alcoolique, un jeune garçon dynamique, un vieil assistant shérif, un échange de prisonniers... les deux films se ressemblent étrangement. Interrogé à ce propos, Howard Hawks répondit imperturbablement : "Il n'y a pas de western nouveau parce qu'il n'y a pas de sujet nouveau. La manière de faire un film neuf, c'est de changer les personnages, de modifier les relations entre eux, les attitudes."








Howard Hawks n'en restera d'ailleurs pas là puisque, lorsque trois ans plus tard, il réalisera "RIO LOBO" (1970), avec John Wayne, Jennifer O'Neill et Jack Elam, il utilisera à nouveau certains détails empruntés aux deux précèdents films.C'est aussi le dernier volet de sa "trilogie westernienne. C'est le dernier film de Howard Hawks, qui prit ensuite sa retraite, se consacrant à l'élevage de chevaux dans son ranch californien. Il devait mourir en décembre 1977. Les rapports sont évidents entre ces trois films, ainsi que les analogies (outre l'échange de prisonniers et le règlement de comptes final) entre les "groupes" ou personnages principaux, interchangeables : Wayne / Dean Martin / Ricky Nelson / Walter Brennan, puis Wayne / Robert Mitchum / James Caan / Arthur Hunnicutt, enfin Wayne / Jorge Rivero / Chris Mitchum / Jack Elam.
John Wayne (image vieillissante de son personnage) accepta ce rôle sans même lire le scénario, faisant une entière confiance à Hawks. À ses côtés, la belle Jennifer O'Neill, qui, l'année suivante, fit beaucoup parler d’elle, pour son rôle dans "Un été 42" de Robert Mulligan. Le film, dont le titre de tournage était “San Timoteo”, fut tourné de mars à juin 1970 à Old Tucson (Arizona) et à Cuernavaca (Mexique).
Howard Hawks pendant le tournage
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La préparation du film "LES CAVALIERS" '(The Horse Soldiers,1959) donna lieu à l'un des contrats les plus "importants" de l'histoire hollywoodienne. Six groupes de juristes et d'avocats représentant les Artistes Associés, The Mirisch Company, Mahin-Rackin Productions et les sociétés de John Ford, John Wayne (Batjac) et William Holden furent en effet amenés à se réunir et à établir un contrat global qui ne faisait pas moins de deux cent cinquante pages... Le tournage du film fut endeuillé par la mort du cascadeur Fred Kennedy qui doublait William Holden et qui se tua en sautant avec son cheval. Cette catastrophe affecta profondément John Ford qui - ne serait-ce qu'à cause de cela - n'a jamais considère LES CAVALIERS parmi ses films préférés.
William Holden -John Ford - John Wayne
Depuis des années, Wayne est hanté par ce vieux rêve d'un film sur le Texas, dont il veut faire une inoubliable épopée patriotique. Comme Ford, il a la nostalgie d'un passé où sont enracinées les valeurs héroiques et morales traditionnelles aujourd'hui menacées -sinon révolues.
C'est dans cette perspective qu'il crée sa propre maison de production, la Batjac. John Wayne qui avait fondé huit ans plus tôt sa propre société de production "Batjac", tourne ALAMO, et hypothéquant à cette occasion la "Batjac". Il est tout à la fois le producteur, l'acteur et le metteur en scène de ce film épique dans lequel il joue le rôle de Davy Crockett.
En 1960, il engage toute sa fortune personnelle, se couvrant même de dettes,pour mener à bien "ALAMO" (1960). "Il fallait recréer, expliquera-t'il, un moment de l'histoire dans lequel on pût montrer à la nouvelle génération d'américains pourquoi quelques uns de leurs aieux, pour graver sur leur terre les mots Liberté et Egalité, avaient choisi de mourir au combat." Noble sujet, mais dangereux, dont Wayne saura pourtant éviter les principaux pièges en prouvant qu'il a indéniablement le sens du cinéma. Le film que Ford tenait en haute estime, force l'admiration par son souffle lyrique et par la violence hiératique du carnage final. Le monologue de Wayne/Davy Crokett (à l'origine Wayne pensait incarner plutôt Sam Houston) constitue une profession de foi patriotique émouvante et naive qui sera reproduite dans le 33 tours du film.
Toutefois, le budget extravagant d'Alamo a lourdement compromis sa rentabilité et Wayne, pratiquement ruiné, doit à nouveau tourner sans relâche. L'acteur assura avoir travaillé quatorze ans au projet en attendant d'avoir à sa disposition les moyens nécessaires.
La critique évoqua souvent John Ford à propos d'ALAMO. Richard Widmark souligna d'ailleurs que le cinéaste avait tourné certaines séquences du film. Mais Ford lui-même prétendait que ces plans avaient tous été supprimés dans le montage définitif. Cependant, l'analogie d'ambiance n'a rien de surprenant : John Wayne tourna plus dix films avec Ford et fut longtemps l'acteur-fétiche du célèbre Irlandais. De surcroît, William H. Clothier était le directeur de la photographie habituel de Ford...
Nommé à six reprises pour les Oscars - meilleurs film, photographie, son, second rôle masculin pour Chill Wills, musique et chanson ("The Green Leaves of Summer") - ALAMO remporta celui de la meilleure bande sonore.
John Wayne et John Ford sur le tournage d'Alamo
Quelques mois après avoir achevé la réalisation d'Alamo, John Wayne collabora à la réalisation des "COMANCHEROS" (1961) lorsque Michaël Curtiz tombera malade. Ce fut le dernier film du vétéran Michael Curtiz. Mais sa contribution fut minime et consista principalement à seconder Curtiz souffrant – il devait d'ailleurs mourir huit mois après la fin du tournage (mi-juin à début août 1961, au Mexique).
En revanche, les participations de George Sherman, le producteur, et de Cliff Lyons, le réalisateur de seconde équipe, Jurent beaucoup plus importantes. Le premier dirigea plusieurs séquences à la fin du tournage, après le départ de Curtiz de plus en plus malade, tandis que le second réalisa la plupart des scènes d'action. John Wayne et Lee Marvin devaient se retrouver deux fois au cours des douze mois suivants (pour "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE" et "LA TAVERNE DE L'IRLANDAIS", signés John Ford), Marvin passant de l'état de second rôle à celui de co-vedette.
Notons enfin la présence, comme dans plusieurs de ses films par la suite, des enfants de John Wayne – ici Patrick et la petite Aissa.
"LE GRAND SAM" (North to Alaska,1960) mise en scène par Henry Hathaway avec John ayne, Stewart Granger et Capucine. Il faut remonter jusqu'à "La Maison des sept pêcheurs" (Seven Sinners, Tay Garnett, 1940) pour voir John Wayne faire face à autant d'adversaires dans une bagarre aussi longue, drôle et spectaculaire que celle qui l'oppose ici à Frankie Canon et sa bande qui veulent s'emparer de son filon. C'est le scénariste Wendell Mayes, dont le nom ne figure pas au générique et qu'Hathaway appela au secours pour terminer le scénario laissé en panne par Mahin et Rackin, qui introduisit dans l'action cet étonnant pugilat.
"L’HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE" (The Man who shot Liberty Valance,1962) réalisé par John Ford avec James Stewart, John Wayne, Vera Milles et Lee Marvin. C' est Ward Bond, vieux copain de John Ford, qui devait jouer Liberty Valance. Il mourut avant le début du tournage, laissant son rôle à Lee Marvin. Ce film nous montre des héros vieillissants et confronte la réalité à la légende. Selon lui, “quand la légende est plus belle que la réalité, on imprime la légende”. Un monde est en train de disparaître, laissant la place à celui qui va naître. La fin, amère et pessimiste, n'est pas sans annoncer celle de "Frontière chinoise", le dernier film de Ford.
"HATARI!" (1962) d'Howard Hawks fut intégralement réalisé en Tanzanie, non loin de Nairobi et du Kilimandjaro. Ce fut un long tournage de près de six mois, très agréable d'après Gérard Blain (l'un des acteurs du film), qui ajouta : “Au fur et à mesure, Hawks s'amourachait de plus en plus des éléphants et délaissait de plus en plus les acteurs. Le script changeait au jour le jour, les animaux devenaient les vraies vedettes du film.” En effet, un guépard apprivoisé, Sonia, circule librement au milieu des acteurs ; une hyène, des autruches, des singes, une chèvre et, bien entendu, les bébés éléphants de Dallas, volent plus d'une fois la vedette à leurs partenaires bipèdes.
Quant aux scènes de chasse, elles furent vécues par les acteurs eux-mêmes, dont aucun n'a jamais été doublé, quel que soit le danger. La caméra est aux côtés de John Wayne, Hardy Krüger, Elsa Martinelli et tous leurs camarades lorsque les rhinocéros attaquent les véhicules qui les pourchassent, John Wayne dut abattre un éléphant en pleine charge et la scène, filmée mais non prévue au scénario, ne fut pas conservée dans le montage final : il ne fallait pas choquer les amis des bêtes, nombreux parmi les admirateurs du grand acteur. Le mot “Hatari” signifie "Danger" en langue swahili.
John Wayne participe à l'un des monuments du cinéma international avec "LE JOUR LE PLUS LONG" (The Longest Day,1962) tourné par trois équipes distinctes : Pour les séquences américaines : Andrew Marton, les séquences Allemandes : Bernard Wicki et enfin pour les britanniques : le cinéaste qui vient de nous quitter cette année 2009 : Ken Annakin.
Ce film comporte l'un des génériques les plus brillants de toute l'histoire du cinéma : John Wayne, Robert Mitchum, Henry Fonda, Richard Burton, Robert Ryan, Sean Connery, Sal Mineo, Bourvil, Fernand Ledoux, Arletty, Madeleine Renaud, Jean-Louis Barrault, Curd Jurgens, Rod Steiger, Mel Ferrer, Richard Todd, Robert Wagner, Peter Van Eyck, Roddy MacDowall...
FlLe tout-puissant général en chef de ce film colossal qui mobilisa 23 000 hommes de troupe et dont le tournage dura plus de dix mois, c'est Darryl F. Zanuck, l'ancien grand patron de la 20th Century-Fox qui jouait ici d'un coup l'avenir de sa carrière.
Grâce à ses amitiés personnelles (Eisenhower lui-même, Mountbatten Lord Lovat), Zanuck parvint à obtenir le concours militaire indispensable et le tournage se déroula principalement dans l'Ile de Ré.
A la fin du film, Zanuck une nouvelle fois victorieux (le film sera un triomphe commercial) déclara à Lord Mountbatt en " J' ai eu plus de travail qu'Eisenhower n'en avait eu pour le véritable " Jour J" en ce qui concerne le matériel. J'ai été obligé de retrouver tout le matériel, de le restaurer et enfin de le transporter en Normandie"...





"LA CONQUÊTE DE L'OUEST" (1963) est le premier scénario romancé, qui obtint d'ailleurs l'Oscar, tourné avec la technique particulière du Cinérama. L'histoire fut écrite à partir d'une série d'articles parus dans le magazine américain "Life".
La réalisation du film, divisé en cinq sketches fut confiée à trois des plus importants cinéastes hollywoodiens, qui signèrent tous des œuvres mémorables dans le domaine du western. Ford réalisa le 3e sketch Marshall le 4e et Hathaway les 1er, 2e et 5e.
De même l'interprétation est un défilé de célébrités diverses du cinéma américain : une quinzaine d'acteurs et d'actrices dont les noms occupent 10 sommets du box-office. (Karl Malden, James Stewart, Henry Fonda, John Wayne, Richard Widmark, Gregory Peck, Debbie Reynolds, Carroll Baker, Walter Brennan, Carroll Baker, Robert Preston, George Peppard, Raymond Massey, Lee J. Cobb, Eli Wallach....
Le film lui-même est un festival de moments cinématographiques rehaussés par la technique magique du Grand Écran.







Vingt-cinq ans après "Hurricane". Ford retrouva les îles du Pacifique. Voulant conserver un souvenir de son yacht l'Araner, dont il devait se séparer l'année suivante, il décida de l'utiliser au cours d'un tournage et proposa à John Wayne et Lee Marvin douze semaines de vacances dans l'île de Kauai; à Hawai : Lorsque Ford s'embarqua sur l'Araner avec les deux acteurs et leurs familles, il n'avait pas de scénario, tout juste une dizaine de pages relatant les bagarres entre Donovan et Cilhooley. Ce fut "LA TAVERNE DE L'IRLANDAIS" (Donovan's Reef, 1963).
John Ford, qui était son propre producteur, n'eut pas à subir le poids des studios et le tournage se déroula dans une ambiance familiale et bon enfant. Patrick et Aissa, deux des enfants Wayne, apparaissent d'ailleurs dans le film. Au cours d'une des nombreuses scènes de bagarre avec Marvin, Wayne se déplaça une vertèbre mais cela n'entama pas la bonne humeur qui régnait sur le plateau. Ainsi par exemple, Ford éclatait chaque fois qu'il racontait qu'il avait confié à Dalio, acteur juif, un rôle de curé.

En 1964, John Wayne, Claudia Cardinale et Rita Hayworth se réunissent le temps d'un tournage sous la directeur d'Henry Hathaway dans "LE PLUS GRAND CIRQUE DU MONDE" (Circus World,1964), d'après une histoire originale de Philip Yordan et Nicholas Ray qui n'est pas très enthousiasmé de travailler à nouveau avec Samuel Bronston "Le Roi des Rois", (King of Kings, 1961), "Les Cinquante-cinq jours de Pékin", (Fifty-Five Days at Peking, 1963), et se désintéressa très vite du projet. Frank Capra, qui lui succéda, travailla plusieurs mois au scénario et à la préproduction et réunit une distribution comprenant Lilli Palmer, David Niven et Claudia Cardinale.







À la demande de John Wayne, James Edward Grant, qui l’avait dirigé dans "L’ange et le mauvais garçon" (The Angel and the Outlaw, 1947) et écrit plusieurs de ses films dont "ALAMO" (The Alamo, 1960), se joignit à lui. Mais les deux hommes ne s’entendant pas, Grant entreprit de tout réécrire et Frank Capra quitta le film. John Wayne était sur le point d'en faire de même, quand Henry Hathaway, qui l’avait précédemment dirigé dans "LA CITÉ DISPARUE" (Legend of the Lost, 1957), reprit les choses en mains avec l’aide de Ben Hecht. Le cinéaste a toujours considéré que ce film fut pour lui une erreur. Pendant le tournage de l’incendie, John Wayne faillit perdre la vie. Le numéro au cours duquel il fait une démonstration de ses dons de tireur infaillible sur une diligence lancée au grand galop, évoque "La chevauchée fantastique" (Stagecoach, John Ford, 1939).
John Wayne et Kirk Douglas
En 1965, John Wayne tourne sous la direction d'Otto Preminger dans "PREMIERE VICTOIRE" (In Harm's Way) aux côtés de Kirk Douglas, Patricia Neal, Tom Tryon, Dana Andrews, Henry Fonda, Franchot Tone et Burgess Meredith. Bien qu'il n'ait pas été écrit pour lui?, Preminger n'hésita pas à confier le rôle de Torrey à John Wayne, malgré les opinions absolument opposées de l'acteur, qui accepta aussitôt. Seule différence notable par rapport au scénario original, Preminger refusa de faire disparaître Wayne, prétextant que le public acceptait mal de le voir mourir à l'écran.
Le tournage (fin juin - début septembre 1964 à Hawaï) fut pénible pour Wayne qui était souvent pris de violentes quintes de toux et respirait avec peine. Le tournage s'étant achevé avec une semaine d'avance, Wayne profita de ces quelques jours pour passer des examens médicaux qui révélèrent un cancer au poumon. "PREMIÈRE VICTOIRE" fut présenté en avant-première mondiale à Cannes, en 1965.
Depuis longtemps, Wayne désirait tourner avec Kirk Douglas, réputé libéral comme Preminger. Les deux acteurs s'appréciaient et se respectaient mutuellement et ils s'entendirent parfaitement sur le plan professionnel, si bien qu'on devait les retrouver côte à côte dans deux autres films en 1965 "L'OMBRE D'UN GÉANT" (Cast a Giant Shadow) de Melville Shavelson et 1966 "LA CARAVANE DE FEU" (The War Wagon) de Burt Kennedy. En transposant le thème, galvaudé dans le roman noir, du hold-up minutieusement préparé sur la diligence blindée, le film introduit en quelque sorte le gadget de style "James Bond" dans le western.
Dans "L'ombre d'un Géant", John Wayne et Kirk Douglas,réunis pour la deuxième fois aux côtés de Yul Brynner et Frank Sinatra.
Avant de tourner "LES QUATRE FILS DE KATIE ELDER" (The Sons of Katie Elder,1965) son 141e film, où il retrouvait Dean Martin, John Wayne avait remporté ce qu’il appela lui-même « le plus grand combat de sa carrière ». Il venait d’être opéré d’un cancer du poumon.
Pour son deuxième film en coréalisation, il pousse encore plus loin son engagement politique, s'attirant ainsi des haines inextinguibles, en abordant la guerre du Viet-nam, sujet jusque-là tabou, dans "LES BERETS VERTS" (The Green Berets,1968). On lui pardonnera difficilement d'exalter l'héroisme des combattants d'un conflit que l'on flétrit ou que l'on veut ignorer.
Violemment attaqué pour des raisons étrangères à l'esthétique cinématographique, "Les Bérets verts" n'est en fait ni plus ni moins mauvais que la plupart des films de guerre et a eu au moins le mérite de briser le silence fait par Hollywood autour de cette guerre trop peu glorieuse.
Les " Bérets Verts " sont une force spéciale d'intervention américaine créée en 1952 à partir des équipes de guérillas de POSS, le service d'espionnage U.S. durant la Seconde Guerre Mondiale et devenu la célèbre CIA par la suite.
Le livre de Robin Moore avait provoqué bien des remous à sa parution. Il exposait avec trop de sincérité - ou trop de cynisme - les méthodes employées par les forces américaines dans le conflit vietnamien: torture, corruption, utilisation de la pègre locale, violation des lois internationales. Emus, le ministère de la Guerre et le Pentagone s'étaient violemment opposés au projet d'une adaptation cinématographique et n'acceptèrent enfin de compte qu'à la seule condition que le script soit écrit sous leur supervision. En France, le Parti Communiste, le Mouvement de la Paix, la CGT l'UNEF, entre autres, protestèrent énergiquement contre la diffusion du film à cause de son parti-pris et soulignèrent la coïncidence inopportune de son exploitation avec l'ouverture de négociations à Paris pour le règlement du conflit vietnamien. Signalons que, dans une séquence demeurée célèbre, on voit le soleil se coucher à l'Est...
La guerre du Viet-nam n'est que le reflet d'une crise d'identité plus profonde que traverse l'Amérique. Le western a jeté ses derniers feux. Les grands pionniers du cinéma, tels John Ford, Raoul Walsh, William A. Wellman, Allan Dwan, ont laissé la place à un art plus sophistiqué et plus stérile. Dans cet univers en mutation, John Wayne apparait comme un survivant des temps héroiques, comme une légende vivante, image qu'il va désormais soigneusement cultiver. Malheureusement, s'il savait se plier avec humilité aux directives des vieux maîtres, il se montrera souvent moins judicieux dans le choix de ses nouveaux metteurs en scène, parfois réduits au rôle de faire-valoir complaisant.
C'est ainsi qu'Andrew McLaglen, le fils de son vieil ami et complice fordien Victor McLaglen, lui taillera des rôles sur mesure dont le meilleur exemple reste "LE GRAND McLINTOCK" (1963), où il retrouve Maureen O'Hara, sa fougueuse et irascible partenaire de "L'homme tranquille". Suivront "LES FEUX DE L'ETE" (Hellfighters,1969) tourné de mars à juin 1968, le film ne sortit qu’en décembre 1969, mais aussi "LES GÉANTS DE L’OUEST" (The Undefeated,1969) (février à mai 1969) tourné dans les environs de Baton Rouge et à Durango"CHISUM" (1970) avec Christopher George et Bruce Cabot, et "LES CORDES DE LA POTENCE" (Cahill, United States Marshall,1973).
LES GEANTS DE L'OUEST d'Andrew MacLaglen





En 1969, Hollywood, réparant enfin une longue ingratitude, décerne à John Wayne un Oscar pour sa performance dans "CENT DOLLARS POUR UN SHERIF" (True Grit) d'Henry Hathaway. Il s'agit en fait d'une récompense symbolique pour l'ensemble de la carrière de celui qui s'est acquis le respect de tous les américains en luttant avec un courage admirable contre le cancer ( sa première opération remonte à 1964). John Wayne interprète un shérif borgne, misogyne et amateur de whisky,
Hal Wallis avoue : "Comme j'ai toujours eu un faible pour le western, je me suis farouchement battu contre un autre candidat pour obtenir les droits de " True Grit ", car c'était un sujet fantastique. Cela m'a coûté 350 000 dollars, après quoi j'ai appris que l'acquéreur était John Wayne. Finalement, j'ai à la fois le film et John Wayne puisqu'il joue le rôle principal. John Wayne reprit le rôle de Rooster Cogburn dans "UNE BIBLE ET UN FUSIL" (Rooster Coghum, 1975), de Stuart Millar, avec Katharine Hepburn. Bien que censé se passer en Arkansas, ce film fut tourné de début septembre à début novembre 1974 dans l’Oregon, notamment dans les paysages de la Deschutes National Forest et sur la Rogue River.
Glenn Cambell -John Wayne - Hall Wallis -Henry Hathaway
Andrew McLaglen tourna "LES GÉANTS DE L’OUEST"(The Undefeated,1969) de février à mai 1969 dans les environs de Baton Rouge et à Durango. Aux côtés de figures familières comme Ben Johnson, Paul Fix, Royal Dano,John Agar, Richard Mulligan et Harry Carey Jr. Cependant une rencontre inattendue celle avec Rock Hudson. Diffusé à partir d’octobre 1969, le film fut éclipsé par la sortie, quatre mois plus tôt, de "CENT DOLLARS POUR UN SHÉRIF", beaucoup plus important dans la carrière westernienne de John Wayne.
Plus que jamais, John Wayne apparaît comme un mythe, et c'est bien ainsi qu'il sera perçu par les spectateurs dans "LES COW-BOYS" en 1972, dans l'un des plus intéressants de ces derniers films, dirigé par Mark Rydell. Dans ce curieux film, mi-épique, mi-didactique, il incarne le mentor d'une troupe d'adolescents auxquels il enseigne inlassablement les vieilles traditions, à la rude école du vieil Ouest.
Film hautement symbolique où sa mort même apparaît comme une victoire : la leçon a été comprise et ses jeunes amis sauront le venger. Le flambeau est transmis à la nouvelle génération...
Cette mort prémonitoire en annonce une autre, encore plus lourde de signification, celle du vieux tireur d'élite du "DERNIER DES GEANTS" (The Shootist,1976) de Don Siegel : ravagé par la maladie, John B. Books ordonne lui-même le cérémonial de sa propre mort. Il tombera debout, sous les balles. Une fin qu'aurait sans doute souhaitée John Wayne, cloué sur son lit d'hôpital,mais luttant encore à sa façon en exigeant que l'on expérimente sur lui les nouveaux traitements contre le cancer. Ce fut le dernier film du légendaire cow-boy que fut John Wayne, véritable légende de l'Ouest.
John Wayne tint à participer à la Cérémonie de remise des Oscars retransmise par toutes les chaînes de télévision. "L'Oscar et moi nous avons pas mal de choses en commun, déclara alors Wayne. Commemoi, il a fait son apparition à Hollywood en 1928; nous avons subi tous les deux les outrages du temps, mais nous résistons et nous avons l'intention de tenir bon encore un bout de temps...Deux mois plus tard, il était mort. Tandis qu'il agonisait, Maureen O'Hara et Elizabeth Taylor se battaient avec acharnement pour lui faire obtenir la médaille d'honneur du Congrès, la plus haute distinction qui puisse être accordée à un citoyen des Etats-Unis
Le pays tout entier participa à cet hommage en achetant en masse des moulages en or de cette décoration portant cette simple inscription : "John Wayne, Américain".
L'annonce de son décès, le 11 juin 1979 suscita en Amérique une intense émotion. Plus qu'une star, John Wayne était en effet devenu un symbole moral, l'incarnation des valeurs traditionnelles auxquelles l'Amérique profonde se raccroche d'autant plus agressivement qu'elle sent vaciller ses certitudes et les fondements de sa civilisation. Aucun autre acteur n'a à ce point assumé l'identification totale entre les personnages qu'il incarne à l'écran, sa vie publique et ses opinions politiques. Il eut aussi une grande fidélité envers John Ford, le maître qui a parrainé ses débuts à l'écran et dont l'influence sera déterminante tout au long de sa carrière.
John Wayne nous a quitté, il y a trente ans....
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FILMOGRAPHIE
- 1927
THE DROP KICK (Milliard Webb).
- 1928
MOTHER MACHREE (John Ford)
HANGMAN'S HOUSE (John Ford).
- 1929
SALUTE (John Ford, David Butler)
WORDS AND MUSIC (James Tinling).
- 1930
MEN WITHOUT WOMEN (John Ford)
ROUGH ROMANCE (A.F. Erickson)
CHEER UP AND SMILE (Sidney Lanfield)
LA PISTE DES GÉANTS (The Big Trail - Raoul Walsh).
- 1931
GIRLS DEMAND EXCITEMENT (Seymour Felix)
THREE GIRLS LOST (Sidney Lanfield)
MEN ARI LIKE THAT (George B. Seitz)
RANGE FEUD (D. Ross Lederman)
MAKER OF MEN (Edward Sedgwick).
- 1932
HAUNTED GOLD (Mack V. Wright)
SHADOW OF THE EAGLE (Ford Beebe)
HURRICANE EXPRESS (Armand Schaefer, J. P. McGowan)
TEXAS CYCLONE (D. Ross Lederman)
LADY AND GENT (Stephen Roberts)
TWO-FISTED LAW (D. Ross Lederman)
RIDE HIM, COWBOY (Fred Allen)
THE BIG STAMPEDE (Tenny Wright).
- 1933
THE TELEGRAPH TRAIL (Tenny Wright)
CENTRAL AIRPORT (William A. Wellman)
SA SECRtTAIRE PRIVEOE (His Private Secretary, Philip A. Whitman)
SOMEWHERE IN SONORA (Mack V, Wright)
THE LIFE OF JIMMY DOLAN (Archie Mayo)
THE THREE MUSKETEERS (Armand Schaefer, Colbert Clark)
LILIANE (Baby Face, Alfred E. Green)
THE MAN FROM MONTEREY (Mack V. Wright)
RIDERS OF DESTINY (Robert N. Bradbury)
SAGEBUSH TRAIL (Armand Schaefer)
COLLEGE COACH (William A. Wellman).
- 1934
LUCKY TEXAN (Robert N. Bradbury)
WEST OF THE DIVIDE (Robert N. Bradbury)
BLUE STEEL (Robert N. Bradbury)
THE MAN FROM UTAH (Robert N. Bradbury)
RANDY RIDES ALONE (Harry Fraser)
THE STAR PACKER (Robert N. Bradbury)
THE TRAIL BEYOND (Robert N. Bradbury)
NEATH ARIZONA SKIES (Harry Fraser).
- 1935
LAWLESS FRONTIER (Robert N. Bradbury)
TEXAS TERROR (Robert N. Bradbury)
RAINBOW VALLEY (Robert N. Bradbury)
PARADISE CANYON (Carl Pierson)
THE DAWN RIDER (Robert N. Bradbury)
WESTWARD HO (Robert N. Bradbury)
DESERT TRAIL (Collin Lewis)
NEW FRONTIER (Carl Pierson)
LAWLESS RANGE (Robert N. Bradbury).
- 1936
THE LAWLESS NINETIES (Joseph Kane)
KING OF THE PECOS (Joseph Kane)
THE OREGON TRAIL (Scott Pembroke)
WINDS OF THE WASTELAND (Mack V. Wright)
LES PIRATES DE LA MER (The Sea Spoilers, Frank Strayer)
THE LONELY TRAIL (Joseph Kane)
CONFLICT (Darid Howard).
- 1937
CALIFORNIA STRAIGHT AHEAD (Arthur Lubin)
I COVER THE WAR (Arthur Lubin)
L'IDOLE DE LA FOULE (Idol of the Crowds, Arthur Lubin)
ADVENTURE'S END (Arthur Lubin)
BORN TO THE WEST / HELL TOWN (Charles Barton).
- 1938
PALS OF THE SADDLE (George Sherman)
OVERLAND STAGE RAIDERS (George Sherman)
SANTA FE STAMPEDE (George Sherman)
RED RIVER RANGE (George Sherman).
- 1939
LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE (Stagecoach, John Ford)
THE NIGHT RIDERS (Georges Sherman)
THREE TEXAS STEERS (George Sherman)
WYOMING OUTLAW (George Sherman)
NEW FRONTIER (George Sherman)
ALLEGHANY UPRISING (William Seiter).
- 1940
L'ESCADRON NOIR (Dark Command, Raoul Walsh)
LES DERACINES (Three Faces West, Bernard Vorhaus)
LES HOMMES DE LA MER (The Long Voyage Home, John Ford)
LA MAISON DES SEPT PECHES (Seven Sinners, Tay Garnett).
- 1941
A MAN BETRAYED (John H. Auer)
LA FILLE DU PECHE (Lady front Louisiana, B. Vorhauv)
SHEPHERD OF THE HILLS (Henrv Hathawav)
LADY FOR A'NIGHT (Leigh Jason).
- 1942
LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD (Reap the Wild Wind, Cecil B. De Mille)
LES ECUMEURS (The Spoilers, Ray Enright)
SACRAMENTO (In Old California, William McGann)
LES TIGRES VOLANTS (Flying Tigers, David Miller)
QUELQUE PART EN FRANCE (Reunion in France, Jules Dassin)
PITTSBURGH (Pittsburgh, Lewis Seiler).
- 1943
LA FILLE ET SON COW-BOY (Lady takes a chance, William Seiter)
LA RUEE SANGLANTE (in Old Oklahoma, Albert S. Rogell).
- 1944
ALERTE AUX MARINES (The Fighting Seabees. Edward Ludwig)
L'AMAZONE AUX YEUX VERTS (Tall in the Saddle, Edwin L. Marin).
- 1945
LA BELLE DE SAN FRANCISCO (Flame of Barbary Coast, Joseph Kane)
RETOUR AUX PHILIPPINES (Back to Bataan, Edward Dmytryk)
LA FEMME DU PIONNIER (Dakota, Joseph Kane)
LES SACRIFIÉS (They Were Expendable, John Ford, Robert Montgomery).
- 1946
SANS RÉSERVE (Without Reservations, Mervyn Le Roy)
L'ANGE ET LE MAUVAIS GARÇON (Angel and the Badman, Edward Grant).
- 1947
TAIKOUN (Tycoon, Richard Wallace).
- 1948
LE MASSACRE DE FORT APACHE (Fort Apache, John Ford)
LA RIVIÈRE ROUGE (Red River, Howard Hawks)
LE FILS DU DÉSERT (Three Godfathers, John Ford)
LE RÉVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE (The Wake of the Red Witch, Edward Ludwig).
- 1949
LA CHARGE HÉROIQUE (She Wore a Yellow Ribbon, John Ford)
LE BAGARREUR DU KENTUCKY (The Fighting Kentuckian, George Waggner)
IWO JIMA (Sands of Iwo Jima, Allan Dwan).
- 1950
RIO GRANDE (Rio Grande, John Ford).
- 1951
OPÉRATION DANS LE PACIFIQUE (Operation Pacific, George Waggner)
LES DIABLES DE GUADALCANAL (Flying Leathernecks, Nicholas Ray).
- 1952
L'HOMME TRANQUILLE (The Quiet Man, John Ford)
BIG JIM McLAIN (Edward Ludwig).
- 1953
L'HOMME DE BONNE VOLONTÉ (Trouble Along the Way, Michael Curtiz)
AVENTURE DANS LE GRAND NORD (Island in the Sky, William A. Wellman)
HONDO, L'HOMME DU DÉSERT (Hondo, John Farrow).
- 1954
ÉCRIT DANS LE CIEL (The High and the Mighty, William A. Wellman).
- 1955
LE RENARD DES OCÉANS (The Sea Chase, John Farrow)
L'ALLÉE SANGLANTE (Blood Alley, William A. Wellman)
LE CONQUÉRANT (The Conqueror, Dick Powell).
- 1956
LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT (The Searchers, John Ford)
L'AIGLE VOLE AU SOLEIL (The Wings of Eagles, John Ford)
I MARRIED A WOMAN (Hal Kanter).
LES ESPIONS S'AMUSENT (Jet Pilot, Josef von Sternberg)
LA CITÉ DISPARUE (Legend of the Lost, Henry Hathaway).
- 1958
LE BARBARE ET LA GEISHA (The Barbarian and the Geisha, John Huston).
- 1959
RIO BRAVO (id., Ken Annakin, Bernhard Wicki, Howard Hawks)
LES CAVALIERS (The Horse Soldiers, John Ford).
- 1960
LE GRAND SAM (North to Alaska, Henry Hathaway)
ALAMO (The Alamo, John Wayne).
- 1961
LES COMANCHEROS (The Comancheros, Michaël Curtiz).
- 1962
L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE (The Man Who Shot Liberty Valance, John Ford)
HATARI ! (id, Howard Hawks)
LE JOUR LE PLUS LONG (The Longest Day, Ken Annakin, Bernhard Wicki, Andrew Marton)
LA CONQUÊTE DE L'OUEST (How the West Was Won, épisode de John Ford).
- 1963
LA TAVERNE DE L'IRLANDAIS (Donovan's Reef, John Ford)
LE GRAND MCLINTOCK (McLintock !, Andrew V McLaglen).
- 1964
LE PLUS GRAND CIRQUE DU MONDE (Circus World, Henry Hathaway).
- 1965
LA PLUS GRANDE HISTOIRE JAMAIS CONTÉE (The Greatest Story Ever Told, George Stevens)
LES QUATRE FILS DE KATIE ELDER (The Sons of Katie Elder, Henry Hathaway)
PREMIÈRE VICTOIRE (In Harm's Way, Otto Preminger).
- 1966
L'OMBRE D'UN GÉANT (Cast a Giant Shadow, Melville Shavelson).
- 1967
LA CARAVANE DE FEU (The War Wagon, Burt Kennedy)
EL DORADO (id, Howard Hawks).
- 1968
LES FEUX DE L'ENFER (Hell Fighters, Andrew V. McLaglen)
LES BÉRETS VERTS (The Green Berets, John Wayne, Ray Kellogg).
- 1969
CENT DOLLARS POUR UN SHÉRIF (True Grit, Henry Hathaway)
LES GÉANTS DE L'OUEST (The Undefeated, Andrew V McLaglen).
- 1970
CHISUM (Chisum, Andrew V. McLaglen)
RIO LOBO (id, Howard Hawks).
- 1971
BIG JAKE (id, George Sherman)
DIRECTED BY JOHN FORD (Peter Bogdanovich, doc.).
- 1972
LES COW-BOYS (The Cow-boys, Mark Rydell)
CANCEL MY RESERVATION (Paul Bogart).
- 1973
LES VOLEURS DE TRAINS (The Train Robbers, Burt Kennedy)
LES CORDES DE LA POTENCE (Cahill - U.S. Marshal, Andrew V. McLaglen).
- 1974
UN SILENCIEUX AU BOUT DU CANON (Mc Q. John Sturges).
- 1975
BRANNIGAN (id, Douglas Hickox)
UNE BIBLE ET UN FUSIL (Rooster Cogburn, Stuart Millar).
- 1976
LE DERNIER DES GÉANTS (The Shootist, Don Siegel)
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11 juillet 2009
JOHN WAYNE, LE DERNIER DES GEANTS (I)
Acteur, réalisateur et producteur Américain
Plus qu'une star, John Wayne était en effet devenu un symbole moral, l'incarnation des valeurs traditionnelles auxquelles l'Amérique profonde se raccroche d'autant plus agressivement qu'elle sent vaciller ses certitudes et les fondements de sa civilisation. Aucun autre acteur n'a à ce point assumé l'identification totale entre les personnages qu'il a incarné à l'écran, sa vie publique et ses opinions politiques...
En quarante ans d'une longue carrière jalonnée de chefs-d'oeuvre signés John Ford, Howard Hawks ou William A. Wellman. John Wayne surnommé "The Duke" a fini par s'identifier totalement aux héros qu'il a incarnés avec une conviction et une sobriété exemplaires, au point de devenir le symbole de l'Amérique des pionniers. Le 11 juin 1979, John Wayne disparaissait après un long combat contre la maladie.
Il fut essentiellement l'acteur d'un genre, le western : "La Chevauchée Fantastique", "Le Massacre de Fort Apache", "La charge héroique", "Rio Grande" (tous ses films sont réalisés par John Ford), mais Howard Hawks à lui aussi contribué à la notoriété du légendaire co boy de cinéma : "La Rivière Rouge", "Rio Bravo", "El Dorado", "Rio Lobo"
Bette Davis disait : "J'aurais vraiment tout donné pour pouvoir travailler avec John Wayne. C'est certainement l'homme le plus séduisant qui ait arpenté cette terre, selon moi.




Né le 26 mai 1907, de son vrai nom Marion Michael Morrison, à Winterset dans l'Iowa. John Wayne décède le 11 juin 1979. Dès 1916, son père, un pharmacien d'origine irlanaise s'installe en Californie, non loin d'un petit village nommé Hollywood...Le jeune Morrison rêve d'entrer à l'Ecole navale, mais il doit se contenter de briller au football, ce qui lui vaut en 1925, une bourse à l'université de Californie. Tom Mix, grand amateur de sport, lui trouve un emploi d'aide-accessoiriste à la Fox. Sur le plateau de "Maman de mon coeur" (Mother Machree,1928), ce jeune et grand gaillard chargé de diriger les évolutions d'un troupeau d'oie attire l'attention du réalisateur John Ford. Il a fait son apparition à Hollywood en 1928
The Great K&A Train Robbery(1926)
Tout en apprenant les divers petits métiers des studios, la nouvelle recrue fera ainsi de la figuration (anonyme) dans d'autres films du metteur en scène irlandais : "La Maison du boureau" (Hangman's House,1928) et "Salute" (1929). C'est dans une comédie de James Tinling, "Words ans Music" (1929), qu'il apparaîtra pour la première fois au générique sous le nom de Duke Morrison.
Pour diriger "LA PISTE DES GEANTS" (The Big Trail,1930), cette épopée colossale, la Fox fit appel à Raoul Walsh qui, à cette époque, avait déjà plus de 40 films à son actif (il était en activité depuis 1912). Ce fut donc, un autre irlandais de Hollywood, Raoul Walsh, qui cherchait un jeune acteur débutant pour en faire la vedette de "La Piste des géants" et Ford lui recommande Marion Michael Morrison, dont le nom sera pour la circonstance changé par un pseudonyme, celui de John Wayne, il fut trouvé par Winfield Sheehan, chef de la production de la Fox.. Gary Cooper avait refusé le rôle, ce fut donc John Wayne
Ce western spectaculaire tourné avec de très importants moyens sera malheureusement un échec commercial retentissant, mais on est frappé aujourd'hui par la sobriété et le naturel du jeu de Wayne, qui afort peu vieilli et qui annonce déjà ses plus grands films. Ce fut son premier grand rôle. Le film de Raoul Walsh fut une entreprise ambitieuse: plus de 80 acteurs, 2 000 indiens, deux versions tournées simultanément (une en 35 mm standard l'autre en 70 mm nécessitant 14 cameramen).
Pour accentuer l'aspect documentaire, pour donner au film un ton de réalisme et d'authenticité indiscutables; l'équipe de tournage s'astreignit à refaire, des mois durant, le parcours jadis entrepris par les anciens pionniers.
Après ces débuts encore peu concluants, John Wayne reste cantonné dans les films d'aventures à petit budget et les "serials" que Poverty Row, le "Hollywood du pauvre", produit à la chaîne. Il devient ainsi la vedette "western" de la Republic (la nouvelle firme née en 1935 de la fusion de la Mascot et de la Monogram) et notamment de huits films de la célèbre série "The Three Musketeers" réalisée par George Sherman.Il épouse en 1933 Josephine Saenz. Un premier fils naît en 1935, Michael.
1930
1932
1932
1933- SA SECRETAIRE PRIVEE de Philip A. Whitman

1933
La firme Republic, née en 1935 et célèbre pour sa production de westerns à petit budget fait de John Wayne l'une des principales vedettes. "PALS OF THE SADDLE" (1938) marque le début d'une prolifique série de petits westerns que John Wayne joue avec Max Terhune et Ray Corrigan et que l'on nomme la série des "Three Mesquiteers".
1936

1937

1937



C'est encore John Ford qui va offrir à John Wayne sa seconde chance en lui confiant le rôle de Ringo Kidd dans "LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE" (Stagecoach,1939), l'un des plus grands westerns de l'histoire du cinéma. John Wayne devient alors une vedette de premier plan. Dès sa première apparition où sa haute silhouette surgit, fusil au poing, devant les yeux effarés des passagers de la diligence, Wayne vole la vedette à Claire Trevor, qui est pourtant la tête d'affiche du film. Paré de l'auréole romantique du hors la loi, Ringo obéit à un idéal chevaleresque, méprisant l'hypocrisie et la lâcheté des petits bourgeois frileux pour soutenir la cause des faibles et des opprimés. John Wayne saura s'en souvenir tout au long de sa carrière, de même qu'il ne cessera, auprès du maître irascible et intransigeant qu'est John Ford, de prendre humblement des leçons de cinéma.
Avec ce film, John Ford a donné un sens nouveau au western, introduisant dans la convention du genre les détails psychologiques et l'analyse sociale. L'auteur du roman s'est sans doute inspiré de "Boule de Suif" de Maupassant. Dudley Nichols en a fait un scénario exceptionnel dont le rythme est soutenu par le principal thème musical (adapté d'une vieille chanson "The Trail To Mexico") dans les décors grandioses de Monument Valley.


Le Premier Rebelle (Alleghany uprising,1939) de William Seiter
En 1940, John Wayne est l'interpréte principal du film de Raoul Walsh "L'ESCADRON NOIR" aux côtés de Walter Pidgeon et Claire Trevor. Le film retrace la vie d'un bandit nommé Quantrell, une des figures célèbres de l'histoire de l'Ouest et la guerre de Sécession le vit combattre les Yankees aux côtés des troupes sudistes. Quantrell et ses hommes harcelèrent les Nordistes et firent une guerre sans merci, accomplissant des méfaits que les Sudistes, eux-mêmes, réprouvaient. À la fin de la guerre civile, les hommes de Quantrell continuèrent à vivre de rapines et deux d'entre eux, les frères James, sont aujourd'hui plus fameux que leur ancien chef.
De toute évidence, Raoul Walsh n'a pas voulu faire un portrait historique bien que le scénario soit effectivement basé sur la vie du bandit qui a défrayé la chronique. DARK COMMAND est un western de série stéréotypée selon les règles de la firme Republic Pictures et pourtant on y reconnaît la patte de l'auteur de GENTLEMAN JIM; il a excellé dans le genre western.
Les Déracinés (Three Faces West,1940) de Bernard Worhaus

John Wayne et Marlène Dietrich
"LA MAISON DES SEPT PÉCHÉS" (1940) de Tay Garnett eut une considérable audience. Second film de la nouvelle carrière de Marlène Dietrich qui était revenue en force un an auparavant dans "Femme ou démon", après une pénode d'insuccès, Agée alors de 40 ans, la femme fatale des années trente inaugurait une série de personnages plus mûrs, où elle ne trichait plus avec le calendrier. Ce long métrage est le premier film qui réunit Marlène Dietrich et John Wayne. Les deux comédiens se retrouveront à nouveau deux ans plus tard pour "LES ÉCUMEURS" (The Spoilers - Ray Enright) et "LA FIÈVRE DE L'OR NOIR" (Pittsburgh - Lewis Seiler).
Cette même année (1940), John Wayne retrouve son mentor John Ford afin de tourner dans "LES HOMMES DE LA MER", d'après quatre pièces d'Eugène O'Neill, qui a été régulièrement adapté au cinéma. De toutes les versions cinématographiques de ses œuvres, seul "LES HOMMES DE LA MER" lui paraissait fidèle et O'Neill se plaisait d'ailleurs à revoir le film que John Ford tira de quatre courtes pièces " Moon of the Caribbees ", " In the Zone ", " Bound East for Cardiff " et " Long Voyage Home".
La Fille du péché (A Man Betrayed,1941)



Wayne tourne son premier film en couleurs "SHEPHERD OF THE HILLS" (1941) sous la direction de Henry Hathaway. Marié à Joséphine Saenz, John Wayne a un second garçon Patrick (1939) et deux filles Antonia (1936) et Melinda (1941).


"LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD" (1942) est le premier film à gros budget (deux millions de dollars) tourné par John Wayne depuis "LA PISTE DES GÉANTS" (1930) de Raoul Walsh. Mais, n'étant pas encore une "star", il fut supplanté sur l'affiche par les noms de Ray Milland et Paulette Goddard alors au faîte de la gloire. Ensuite, lors des ressorties successives du film, la Paramount plaça son nom en premier en raison de la baisse de popularité des deux autres vedettes. La réalisation est signée Cecil Blount De Mille. Aux côtés de John Wayne, Paulette Goddard, Ray Milland, Susan Hayward, Raymond Masssey et Robert Preston.
En 1943, le film fut désigné pour deux nominations à l'Oscar (photo et décors) et se vit attribuer l'Oscar des effets spéciaux (dûs à Farciot Edouart, Gordon Jennings, William L. Pereira).
LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD (1942) de Cecil B De Mille
Pendant la seconde guerre mondiale, la participation de Wayne à l'effort de propagande n'est ni plus ni moins importante que celle des autres stars hollywoodiennes : On l'a vu dans "LES TIGRES VOLANTS" (Flying Tigers,1942) et "ALERTE AUX MARINES" (The Flying Seabees,1944). Mais c'est surtout au lendemain de la guerre, après Hirsoshima alors que les Etats-Unis ont besoin de justifications idéologiques, que John Wayne va commencer à apparaître comme le dernier héros américain luttant pour la bonne cause : à "RETOUR AUX PHILIPPINES" (Back to Bataan, 1945) avec Anthony Quinn succèdent "IWO JIMA" (The Sands of Iwo Jima,1949) d'Allan Dwan.
"IWO-JIMA" (1949) bénéficia du concours de l'Infanterie de marine américaine et fut réalisé avec un grand souci d'authenticité. Dwan déclara à ce sujet : ils ont beaucoup aimé le film. Ils l'ont montré pendant longtemps à leurs recrues pour leur expliquer l'importance de l'entraînement et le vrai visage de la guerre. "
La reconquête des Philippines n’était pas terminée alors que le film était encore en tournage. À l’annonce du débarquement des troupes américaines à Leyte le 20 octobre 1944, Ben Barzman fut engagé pour écrire une nouvelle fin incluant cet épisode. John Wayne et le producteur Robert Fellows avaient insisté pour que le personnage de l’officier américain ne soit pas mis en valeur davantage que les autochtones, arguant que la résistance avait été conduite avant tout par les Philippins. Engagé comme conseiller militaire sur le tournage, le colonel George A. Clarke fut le vrai coordinateur de la guérilla aux Philippines. John Wayne n’aimait pas beaucoup le traitement du sujet par le cinéaste et ses scénaristes, qu’il jugeait trop à gauche.
En 1942, L’Universal réunit à nouveau John Wayne et Marlène Dietrich dans "PITTSBURGH" ou "La Fièvre de l'or noir" de Lewis Seiler. Il s'agit d'un film prônant l’effort de guerre, le deuxième pour John Wayne après "QUELQUE PART EN FRANCE" (Reunion in France) de Jules Dassin tourné la même année. Même s’il tient le rôle-titre qui évoque également la ville de Pittsburgh, son nom ne figure qu’en troisième position au générique derrière ses deux principaux partenaires. Il travaillait pour la troisième fois avec Marlene Dietrich, avec qui il avait entamé une liaison sur le tournage de "La maison des sept péchés" (Seven Sinners, Tay Garnett, 1940). À son retour en Allemagne, la comédienne se vit reprocher d’être apparue dans un film débutant et s’achevant sur une note patriotique.



Sacramento (In old California,1942) de William McGann

La Fille et son Cow-boy (Lady takes a chance,1943) de William Seiter
L'Amazone aux yeux verts (Tall in the Saddle,1944) de Edwin L. Marin

La Belle de San Francisco (Flame of the Barbary Coast,1945) de Joseph Kane
"LES SACRIFIES" (They Were Expendable,1945) fut commencé par John Ford (celui-ci ayant été blessé lors de la réalisation) le film fut terminé par Robert Montgomery co-vedette aux côtés de John Wayne.
La Femme du pionnier (Dakota,1945) de Joseph Kane
Sans Reserve (Without reservations,1946) de Mervyn Leroy

John Wayne devient en 1946 son propre producteur pour le film de James Edward Grant "L'ANGE ET LE MAUVAIS GARÇON". L'ancien acteur-vedette de la Republic est devenu non seulement l'un des artistes préférés du public mais aussi celui des meilleurs réalisateurs hollywoodiens, de Howard Hawks à Josef von Sternberg, de Nicholas Ray à William A. Wellman, sans oublier naturellement John Ford, dont John Wayne est l'acteur d'élection. Parallèlement à sa carrière d'acteur, John Wayne continue à s'intéresser de plus en plus à la production, devenant le coproducteur de plusieurs de ses films. En 1946, John Wayne divorce de Josephine Saenz, dont il avait eu quatre enfants, pour épouser Esperanza "Chata" Baur. Ce nouveau mariage a lieu en 1946, mais il se termine, lui aussi, par un divorce en 1953.
JOHN FORD
John Ford savait ce qu'il faisait en pariant sur Marion Michael Morrison. En vingt ans, de 1928 à 1948, John Wayne appris son métier. Son jeu, naturellement sobre, s'est épuré et enrichi : il a acquis une puissance et une maturité exceptionnelle, qui échapperont la plupart du temps aux critiques rompus aux conventions hollywoodiennes, mais il surprend aujourd'hui par sa modernité. Il a maintenant l'envergure requise pour les grands chefs-d'oeuvres du western. C'est autour de lui que Ford construit son inoubliable trilogie sur la cavalerie
"LE MASSACRE DE FORT-APACHE" (Fort Apache,1948) fut le premier volet de la trilogie que consacra John Ford à la cavalerie américaine, les deux autres étant "LA CHARGE HÉROÏQUE" (She ore a yello Ribbon,1949) et "RIO GRANDE" (1950). John Wayne joue dans les trois films et prend du galon entre le premier et le troisième (il porte d'ailleurs le même nom) ! Ce film est en fait la transposition de l'histoire et de la défaite subie par le général George Armstrong Custer, le 25 juin 1876, à Little Big Horn, face aux troupes de Sitting Bull. Les autres interprétes du film sont Henry Fonda, Shirley Temple (son dernier film), John Agar, Ward Bond, Victor McLaglen et Pedro Armendariz.
Sans oublier aussi "LE FILS DU DESERT" (Three Godfathers, 1948) avec Harry Carey Jr et Pedro Armendariz, "LA PRISONNIERE DU DESERT" (The Searchers, 1956), "LES CAVALIERS" (The Horse Soldiers,1959) et "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE" (The Man who shot Liberty Valance,1962).
"LA CHARGE HÉROÏQUE" (1949) est incontestablement l'un des westerns les plus prestigieux qu'ait tournés John Ford et dans lequel John Wayne tisse une composition remarquable de vieux militaire de carrière amoureux de son métier - n'oublions pas non plus l'éternel Victor Mac Laglen dans le personnage de sergent pataud. Le titre original fait référence à une très ancienne chanson des U.S.A. : "Round her neck, she wore a yellow ribbon" (autour du cou elle porte un ruban jaune). Cette couleur est celle qu'arbore la cavalerie dans l'armée américaine. En portant ce ruban jaune, les femmes ou les fiancées signifiaient leur appartenance au corps et évitaient ainsi le moindre malentendu avec quelques célibataires un peu trop entreprenants.
John Ford n'hésitait pas à donner quelques recettes pour fabriquer un bon film : "C'est dans la façon de raconter l'histoire, dans la mise en scène, qu'un cinéaste peut se définir. Les situations ne sont qu'un point de départ, il faut les dépasser. Dans notre profession, un échec artistique n'est rien. Un échec commercial est une condamnation. Le secret, c'est de tourner un film qui plaise au public et d'arriver pourtant à y introduire sa personnalité."
Entretemps la guerre froide s'est instaurée et la chasse aux sorcières fait rage. Par amour pour son pays, Wayne se lance dans la croisade anticommuniste, multipliant les professions de foi patriotiques et payant de sa personne en tournant "BIG JIM McLAIN" (1952) d'Edward Ludwig un film à la gloire des enquêteurs maccartistes dont il est aussi le coproducteur.
"RIO GRANDE" (1950) ce troisième volet de "la Cavalerie", c'est aussi la première fois que Maureen O'Hara donna la réplique à John Wayne. Enchanté du résultat, John Ford réutilisa ce couple prestigieux dans "L'HOMME TRANQUILLE" (1952), "CE N'EST QU'UN AU REVOIR" (1955) et "L'AIGLE VOLE AU SOLEIL" (1957). Le scénario avait prévu une autre fin : après son " exploit ", Kirby Yorke était muté à Londres, en punition de son indiscipline, pour y servir en tant que conseiller militaire. Il y aurait vécu une seconde lune de miel avec Kathleen. Ces scènes ne furent pas tournées.






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______________Bâti sur un script extrêmement complexe et qui ne répond pas à toutes les questions que se pose le spectateur, "LE REVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE" (The Wake of the Red witch,1948) est un film étrange qui exerça une véritable fascination sur plusieurs générations de cinéphiles. Par sa construction en flashes-back successifs où les motivations des protagonistes sont révélées petit à petit, par son aspect parfois fantastique (le navire qui se en précipitant son naufrageur dans le gouffre), ses réminiscences (la descente dans l'épave qui rappelle une séquence similaire jouée par John Wayne dans "Les Naufrageurs des mers du Sud"), son surréalisme enfin (le plan final qui montre
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"LA RIVIERE ROUGE" (Red River,1948) fut le le premier western réalisé par Howard Hawks, si l'on excepte sa participation au "BANNI" d'Howard Hughes en 1940,, ce fut également le premier film de Montgomery Clift, remarqué par Hawks alors qu'il jouait dans "You Touched Me" à Broadway. Le film fut tourné en septembre-novembre 1946 (à Elgin, Arizona), mais ne sortit qu'en 1948, trois mois après "Les Anges marqués" de Fred Zinnemann, dans lequel avait joué "Monty" Clift entre-temps. L'impact de ces deux films fut très grand et Clift, aussitôt célèbre, devenait le "rebelle d'Hollywood".
En 1949, John Wayne eut le privilège de jouer aux côtés de Oliver Hardy (sans Stan Laurel) dans "LE BAGARREUR DU KENTUCKY" (The Fighting Kentuckian) de George Waggner (1894-1984). Ce même cinéaste tourna pour la seconde fois avec John Wayne dans "OPERATION DANS LE PACIFIQUE" (1951) avec Patricia Neal et son ami Ward Bond. Ce fut le sixième et avant-dernier film tourné par John Wayne en hommage aux combattants de la Guerre du Pacifique, et s’acheva avec "LES DIABLES DE GUADALCANAL" (The Flying Leathernecks, 1951) de Nicholas Ray, qui n'aimait pas beaucoup le film, sans doute à cause de la mainmise dictatoriale de son producteur, Howard Hughes, un passionné d’aviation devenu principal actionnaire des studios en 1948, et qui produisait officiellement ici son premier film RKO : « Pour ce film, je n’avais pas de script, déclara Nicholas Ray. C’est-à-dire qu’après deux semaines d’extérieurs, nous avons abandonné le script qui avait été écrit. » (in “Les Cahiers du Cinéma” n° 89, novembre 1958). On peut souligner la présence de Robert Ryan aux côtés de John Wayne.




"L'HOMME TRANQUILLE" (The Quiet Man,1952), l'une des œuvres les plus célèbres de John Ford, fut abondamment récompensée : Oscar 1952 de la meilleure réalisation et de la meilleure photo couleurs à Hollywood, trois prix à la Biennale de Venise.
John Ford, il convient de le rappeler, était de descendance irlandaise, et sa famille était originaire de la région de Galway où fut tourné le film. C'est dire que le réalisateur l'a conçu comme un poème d'amour à la gloire de ce pays qu'il adorait. Le scénario n'est qu'un prétexte pour décrire avec une gaillardise et un humour constamment présents, les mœurs parfois surprenantes de la société provinciale irlandaise. On reconnaît également dans la trame du récit certains thèmes chers au cinéaste comme l'homme solitaire face à un milieu hostile et aussi l'amitié virile et le respect mutuel qui naissent entre deux adversaires au cours d'un combat. Pour donner à cette chronique toute l'authenticité voulue, Ford a engagé un maximum de comédiens d'origine irlandaise : son propre frère Francis, Maureen O'Hara, Victor MacLaglen, Jack MacGowran, Barry Fitzgerald et son frère Arthur Shields...
Quant à John Wayne, il a pu prouver qu'il pouvait être parfaitement à l'aise dans les genres les plus divers, et même dans le registre comique, comme en témoigne ce chef d'oeuvre de John Ford.
Wayne enchaîne avec "L'HOMME DE BONNE VOLONTE" (1953) de Michael Curtiz, puis "AVENTURES DANS LE GRAND NORD" (Island in the Sky,1953) du cinéaste William A. Wellman. Plusieurs producteurs – dont Stanley Kramer – avaient pris une option sur le roman d’Ernest K. Gann, inspiré d’une histoire authentique. Les droits d’adaptation étant libres, le cinéaste y trouva un vif intérêt, son argument de base rejoignant un thème qui lui est cher, celui d’un petit groupe d’individus plongés dans un environnement hostile.
Wellman demanda à l’auteur d’écrire le scénario et Gann, qui servit en outre de conseiller technique, dirigea aussi certaines scènes. Après "BIG JIM McLAIN" en 1952, ce fut le deuxième film produit par John Wayne et Robert M. Fellows, leur société prenant ensuite le nom de Batjac.
L'HOMME DE BONNE VOLONTE (Trouble Along the Way,1953) de Michael Curtiz







.À l'origine, John Wayne ne devait que produire le film "HONDO, L'HOMME DU DESERT" (1953); il interpréta lui-même le rôle-titre après la défection de Glenn Ford qui ne s'entendait pas avec John Farrow, le réalisateur. John Ford, non crédité au générique collabora comme réalisateur de seconde équipe. Ce film fut l'un des films tournés en système "3D", c'est-à-dire en relief. Mis au point pour répondre à la concurrence croissante de la télévision et exploité par la Warner, ce procédé a été abandonné rapidement lors de l'arrivée du Cinémascope.
Immédiatement après le succès d’AVENTURE DANS LE GRAND NORD (Island in the Sky, 1953), la même équipe composée du réalisateur William A. Wellman, de John Wayne – à la fois interprète principal et coproducteur avec Robert Fellows –, d’Ernest K. Gann, romancier et scénariste, se reforma pour le tournage du film : "ECRIT DANS LE CIEL" (The High and the Mighty,1954). Ce film qui, contrairement au précédent, bénéficia de la couleur et du CinémaScope. L’argument consistant à regrouper dans un espace réduit le maximum de personnages confrontés à une situation exceptionnelle, dans une tour, un bateau ou un avion fut très souvent repris dans les années 70, notamment dans la série des «Airport ».
Spencer Tracy refusa le rôle finalement tenu par John Wayne, retrouvant Claire Trevor, sa partenaire de "La Chevauchée fantastique" et Robert Stack succéda à Robert Cummings, initialement prévu. Le petit garçon, personnage qui n’existe pas dans le roman, est joué par Michael Wellman, le petit-fils du réalisateur. Le film, qui remporta un succès considérable, cité pour six Oscars dont ceux du meilleur réalisateur et des meilleurs seconds rôles féminins pour Claire Trevor et Jan Sterling, n’en remporta qu’un seul, pour la musique de Dimitri Tiomkin. Elle fut jouée aux obsèques de John Wayne.
En 1952, John Wayne avait quitté la compagnie Republic, dont il était la plus grande star pour, associé à Robert Fellows venu de la RKO, devenir producteur et signer un contrat d’exclusivité avec la Warner Bros. Puis, en 1954, après quatre films, Wayne racheta les parts de son associé et rebaptisa sa compagnie la “Batjac”, inspiré du nom du bateau dont il était le capitaine dans l’un de ses films préférés, "Le Réveil de la sorcière rouge" d’Edward Ludwig (1949). "L’ALLÉE SANGLANTE" (Blood Alley,1955) fut le premier film produit par la Batjac. Robert Mitchum, qui avait été engagé pour tenir le rôle principal, fut renvoyé après avoir précipité l’un des membres de l’équipe de production dans les eaux de la baie de San Francisco.
En 1954, John Wayne épouse Pilar Pallette, la fille d'un sénateur du Pérou. Le couple a en 1956, un premier enfant, une fille Aissa. Deux autres films furent à l'affiche entre 1955 et 1956, "LE RENARD DES OCEANS" de John Farrow et "LE CONQUERANT" (1956) de Dick Powell aux côtés de Susan Hayward, Agnès Moorehead et Pedro Armendariz.
Après la trilogie consacrée à la cavalerie américaine (1948-1950), "LA PRISONNIERE DU DESERT" (The Searchers,1956) traite, sur un ton différent et plus nuancé, du problème des Blancs enlevés et élevés par les Indiens,abordant sans équivoque le racisme et l'intolérance. Il s'agit d'un des plus grands westerns de tous les temps, aux côtés de John Wayne dans le rôle d'Ethan Edward, le héros tourmenté,Jeffrey Hunter, Natalie Wood, Ward Bond et Vera Miles. De l'avis des admirateurs de Ford, ce western est l'un de ses plus beaux films.
Frank Wead pilote émérite et pionnier de l'aviation pendant la Première Guerre mondiale était devenu scénariste à la suite d'un accident qui l'avait paralysé, John Wayne devait l'incarner en 1957 dans le film de John Ford qui retraçait son histoire "L'AIGLE VOLE AU SOLEIL " (The Wings of Eagles,1957). C'est la troisième fois que Maureen O'Hara est " la femme " de John Wayne dans un film de John Ford.
Jules Furthman, producteur délégué de "Jet Pilot" (LES ESPIONS S'AMUSENT,1950) était un vieil ami de Josef von Sternberg. Il fut en effet le scénariste des "Damnés de l'océan"(1928) "Morocco" (1930) "Shanghai Express" (1931), C'est lui qui le recommanda au directeur de la RKO, Howard Hughes. Féru d'aviation. Hughes voulait une comédie patriotique qui, au plus fonde la guerre froide, aurait glonflé la force aérienne américaine au détriment des " Rouges". Or, les préoccupations esthétiques de Sternberg ne correspondaient guère à ces impératifs politiques La propagande anticommuniste l'intéressait moins que l'érotisme des symboles ou la photogénie de Janet Leigh. Ayant accepté l'épreuve de la projectiontémoin devant les habitants d'un village du Kansas, Sternberg allait connaître bien des déboires. L'accueil public de son film fut franchement hostile.
Howard Hughes fit retoucher JET PILOT par un autre cinéaste, en supprimant certaines séquences et en modifiant le montage. Une seconde projection témoin dans un autre village fut tout aussi catastrophique Le film ne connut sa sortie commerciale qu'après cinq variantes qui échappaient à la volonté du réalisateur. Sternberg laissa son nom au générique, mais il ne manqua pas de déclarer : "Je renie JET PILOT ce n'est pas mon oeuvre. " Dans la version présentée en France sept ans après son tournage, il est difficile de situer exactement ce qui appartient vraiment à l'univers créatif de Sternberg. Toutefois. certaines séquences portent la griffe du Maître, comme le déshabillage de Janet Leigh ponctué de passages successifs d'avions en rase-mottes ou le ballet érotique des deux avions pilotés, par les amoureux. JET PILOT, fût la seule expérience cinématographique en couleurs de Sternberg.
Toujours en 1957, John Wayne est à l'affiche de "LA CITE DISPARUE" d'Henry Hathaway avec Sophia Loren. Les extérieurs furent tournés en Libye, dans le désert de Ghadamès, non loin des frontières algéro-tunisiennes, et dans les ruines romaines de Leptis Magna, sur la côte méditerranéenne, à l’est de Tripoli. Les intérieurs furent construits à Rome, aux studios de Cinecittà. Puis un autre tournage, un autre cinéaste John Huston avec "LE BARBARE ET LA GEISHA" (1958)
Tourné dix ans après "La rivière rouge", "RIO BRAVO" (1959) donne à nouveau l'occasion à Howard Hawks de diriger John Wayne, tout en décrivant la vie d'une petite ville frontalière westernienne.
On se souvient avec la même émotion du décor de cette ville (le tournage eut lieu à Old Tucson, en Arizona) qu'arpentait en pleine nuit John Wayne épiant le moindre bruit et prêt à faire feu des deux chansons " Rio Bravo" et " My rifle, my pony and me " et aussi d'Angie Dickinson dont ce fut le premier grand rôle. Les rapports entre personnages ont tellement marqué Howard Hawks que ses deux westerns suivants "EL DORADO" (1967) avec John Wayne et Robert Mitchum et "RIO LOBO" (1970) avec John Wayne et Jennifer O'Neill ont plus d'un point commun avec RIO BRAVO... On peut citer les autres interprètes du film.
Howard Hawks-RIO BRAVO-EL DORADO-RIO LOBO
Jugeant sans doute que l'on n'est jamais si bien servi que par soi-même, Howard Hawks n'a pas hésité à démarquer dans "EL DORADO" (1967)son précédent western, "RIO BRAVO", qu'il avait tourné en 1958. Un héros alcoolique, un jeune garçon dynamique, un vieil assistant shérif, un échange de prisonniers... les deux films se ressemblent étrangement. Interrogé à ce propos, Howard Hawks répondit imperturbablement : "Il n'y a pas de western nouveau parce qu'il n'y a pas de sujet nouveau. La manière de faire un film neuf, c'est de changer les personnages, de modifier les relations entre eux, les attitudes."


Howard Hawks n'en restera d'ailleurs pas là puisque, lorsque trois ans plus tard, il réalisera "RIO LOBO" (1970), avec John Wayne, Jennifer O'Neill et Jack Elam, il utilisera à nouveau certains détails empruntés aux deux précèdents films.C'est aussi le dernier volet de sa "trilogie westernienne. C'est le dernier film de Howard Hawks, qui prit ensuite sa retraite, se consacrant à l'élevage de chevaux dans son ranch californien. Il devait mourir en décembre 1977. Les rapports sont évidents entre ces trois films, ainsi que les analogies (outre l'échange de prisonniers et le règlement de comptes final) entre les "groupes" ou personnages principaux, interchangeables : Wayne / Dean Martin / Ricky Nelson / Walter Brennan, puis Wayne / Robert Mitchum / James Caan / Arthur Hunnicutt, enfin Wayne / Jorge Rivero / Chris Mitchum / Jack Elam.
John Wayne (image vieillissante de son personnage) accepta ce rôle sans même lire le scénario, faisant une entière confiance à Hawks. À ses côtés, la belle Jennifer O'Neill, qui, l'année suivante, fit beaucoup parler d’elle, pour son rôle dans "Un été 42" de Robert Mulligan. Le film, dont le titre de tournage était “San Timoteo”, fut tourné de mars à juin 1970 à Old Tucson (Arizona) et à Cuernavaca (Mexique).
La préparation du film "LES CAVALIERS" '(The Horse Soldiers,1959) donna lieu à l'un des contrats les plus "importants" de l'histoire hollywoodienne. Six groupes de juristes et d'avocats représentant les Artistes Associés, The Mirisch Company, Mahin-Rackin Productions et les sociétés de John Ford, John Wayne (Batjac) et William Holden furent en effet amenés à se réunir et à établir un contrat global qui ne faisait pas moins de deux cent cinquante pages... Le tournage du film fut endeuillé par la mort du cascadeur Fred Kennedy qui doublait William Holden et qui se tua en sautant avec son cheval. Cette catastrophe affecta profondément John Ford qui - ne serait-ce qu'à cause de cela - n'a jamais considère LES CAVALIERS parmi ses films préférés.
Depuis des années, Wayne est hanté par ce vieux rêve d'un film sur le Texas, dont il veut faire une inoubliable épopée patriotique. Comme Ford, il a la nostalgie d'un passé où sont enracinées les valeurs héroiques et morales traditionnelles aujourd'hui menacées -sinon révolues.
C'est dans cette perspective qu'il crée sa propre maison de production, la Batjac. John Wayne qui avait fondé huit ans plus tôt sa propre société de production "Batjac", tourne ALAMO, et hypothéquant à cette occasion la "Batjac". Il est tout à la fois le producteur, l'acteur et le metteur en scène de ce film épique dans lequel il joue le rôle de Davy Crockett.
En 1960, il engage toute sa fortune personnelle, se couvrant même de dettes,pour mener à bien "ALAMO" (1960). "Il fallait recréer, expliquera-t'il, un moment de l'histoire dans lequel on pût montrer à la nouvelle génération d'américains pourquoi quelques uns de leurs aieux, pour graver sur leur terre les mots Liberté et Egalité, avaient choisi de mourir au combat." Noble sujet, mais dangereux, dont Wayne saura pourtant éviter les principaux pièges en prouvant qu'il a indéniablement le sens du cinéma. Le film que Ford tenait en haute estime, force l'admiration par son souffle lyrique et par la violence hiératique du carnage final. Le monologue de Wayne/Davy Crokett (à l'origine Wayne pensait incarner plutôt Sam Houston) constitue une profession de foi patriotique émouvante et naive qui sera reproduite dans le 33 tours du film.
Toutefois, le budget extravagant d'Alamo a lourdement compromis sa rentabilité et Wayne, pratiquement ruiné, doit à nouveau tourner sans relâche. L'acteur assura avoir travaillé quatorze ans au projet en attendant d'avoir à sa disposition les moyens nécessaires.
La critique évoqua souvent John Ford à propos d'ALAMO. Richard Widmark souligna d'ailleurs que le cinéaste avait tourné certaines séquences du film. Mais Ford lui-même prétendait que ces plans avaient tous été supprimés dans le montage définitif. Cependant, l'analogie d'ambiance n'a rien de surprenant : John Wayne tourna plus dix films avec Ford et fut longtemps l'acteur-fétiche du célèbre Irlandais. De surcroît, William H. Clothier était le directeur de la photographie habituel de Ford...
Nommé à six reprises pour les Oscars - meilleurs film, photographie, son, second rôle masculin pour Chill Wills, musique et chanson ("The Green Leaves of Summer") - ALAMO remporta celui de la meilleure bande sonore.
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03 juillet 2009
KARL MALDEN, de Kazan à Brando
Acteur Américain
Très pince-sans-rire, Karl Malden affirmait volontiers : « Si je suis devenu comédien, c’est parce que j’avais entendu dire que les bonnes fortunes amoureuses se comptaient par dizaines pour les heureux mortels de la profession ! ». Mais ce n’est qu’une boutade car le couple qu’il forme depuis 1938 avec sa femme, l’ancienne comédienne Mona Graham, compte parmi les plus solides et les plus heureux d’Hollywood.
De cet âge d'or, avec la disparition du doyen des acteurs américains, c'est l'une des dernières figures de ce cinéma des années 40-50 que l'on a tant aimé. Il était resté une véritable légende d'Hollywood, alors qu'il a souvent été les faire-valoir de quelques uns des plus grands acteurs hollywoodien. Son magistral rôle dans "Baby Doll" à permit de révèler toutes les facettes du jeu d'acteur de Karl Malden. Et puis "Un tramway nommé désir", "Sur les Quais", (deux films d'Elia Kazan), "La loi du silence" d'Hitchock, Boomerang (l'un de ses premiers films, avec Kazan),"Marc Dixon detective (même si son rôle est bien trop court), "La vengeance aux deux visages" (de et avec Marlon Brando), et bien sûr le film de Franklin J. Schaffner : "Patton" avec George C. Scott dans le rôle principal)... La liste est longue.
Comédien américain d’origine yougoslave né Karl Mladen Sekulovich le 22 mars 1912, à Gary, près de Chicago dans l'Illinois. Ses parents, d'origine serbe, s'étaient installés dans la région et son père, charpentier de métier, devint ouvrier sidérurgique dans une usine locale.Au collège, il se passionne pour les activités sportives, pratique l’athlétisme, puis, dans les années trente, le basket-ball en qualité de professionnel. Il aura par deux fois le nez cassé en jouant au football. Après une adolescence chahuteuse, il exerce divers métiers.
Ses qualités athlétiques le prédestinaient à une carrière de sportif professionnel mais une grave blessure le dissuada de s'engager dans cette voie. Après la fin de ses études, il demeura quelques mois au chômage puis fut engagé comme ouvrier dans la même usine que son père, où il demeura pendant trois ans.
En 1934, il décida de se consacrer au métier d'acteur qui l'attirait irrésistiblement depuis qu'il avait suivi un cours de théâtre avec ses camarades de classe. Il obtint une bourse pour une école d’art dramatique de Chicago, il s’inscrit pour trois ans aux cours du Goodman Theatre. C’est à cette époque qu’il change son nom en Malden.Il rejoignit plusieurs compagnies au sein desquelles il fit ses premières armes sur les planches.
En 1937, il quitte Chicago pour New York où il travaille à la radio, et fit la connaissance du metteur en scène de théâtre Elia Kazan avec lequel il se lia d'amitié. Celui-ci l'engagea en 1937 dans les pièces "All my sons" et "A street car named Desire", jouées à Broadway, qui reçurent d'encourageantes critiques. Il fut ensuite l'un des premièrs élèves de l'Actor's Studio à suivre l'enseignement de Lee Strasberg.
A partir de 1938, il apparaît régulièrement sur les scènes de Broadway (« Key Largo », « The Gentle People », « Flight to the West », « Journey to Jerusalem », « Uncle Harry », « Counter Attack »).
Il débuta au cinéma dès 1940 dans "DROLE DE MARIAGE" de Garson Kanin avec Charles Laughton et Carole Lombard, une comédie dramatique dans laquelle il ne faisait qu'une apparition. Il participa ensuite à deux excellents films-noirs, "LE CARREFOUR DE LA MORT" (Kiss of death,1947) du cinéaste Henry Hathaway avec Victor Mature. Devenu un classique, avec ses nombreux extérieurs tournés à New York, ce film fait partie de cette série de films noirs semi-documentaires entrepris dès 1945. Puis "BOOMERANG !" d'Elia Kazan avec Dana Andrews, qui firent beaucoup pour sa réputation naissante de second rôle talentueux, capable d'évoluer dans différents registres. Ce premier film du tandem Kazan-Malden, permet à l'acteur de jouer un vrai rôle de composition

Mobilisé en 1943, il est caporal pendant la guerre. Rendu à la vie civile dès 1945, il renoue avec le théâtre et le cinéma. Karl Malden donna la réplique à Dana Andrews et Gene Terney dans "MARX DIXON DETECTIVE" (1950) Il s'agit d'un des meilleurs films d'Otto Preminger. Le rôle de Karl Malden est de second plan mais suffisament important pour qu'on le remarque. Il joue avec les nerfs de Dana Andrews, pour retrouver le tueur, mais quel tueur?....
Il fut ensuite le propriétaire d'un saloon dans le western "LA CIBLE HUMAINE" (The Gunfighter,1950) avec Gregory Peck (Le film est parfois répertorié "L'HOMME AUX ABOIS", mais il peut y avoir confusion avec un film du même titre réalisé en 1947 par Byron Haskin avec Burt Lancaster). Il est aussi l'un des soldats d'une escouade américaine chargée de détruire des installations japonaises dans "OKINAWA" (Halls of




















































































































































































































































































































































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