11 juillet 2009
JOHN WAYNE, LE DERNIER DES GEANTS (I)
Acteur, réalisateur et producteur Américain
Plus qu'une star, John Wayne était en effet devenu un symbole moral, l'incarnation des valeurs traditionnelles auxquelles l'Amérique profonde se raccroche d'autant plus agressivement qu'elle sent vaciller ses certitudes et les fondements de sa civilisation. Aucun autre acteur n'a à ce point assumé l'identification totale entre les personnages qu'il a incarné à l'écran, sa vie publique et ses opinions politiques...
En quarante ans d'une longue carrière jalonnée de chefs-d'oeuvre signés John Ford, Howard Hawks ou William A. Wellman. John Wayne surnommé "The Duke" a fini par s'identifier totalement aux héros qu'il a incarnés avec une conviction et une sobriété exemplaires, au point de devenir le symbole de l'Amérique des pionniers. Le 11 juin 1979, John Wayne disparaissait après un long combat contre la maladie.
Il fut essentiellement l'acteur d'un genre, le western : "La Chevauchée Fantastique", "Le Massacre de Fort Apache", "La charge héroique", "Rio Grande" (tous ses films sont réalisés par John Ford), mais Howard Hawks à lui aussi contribué à la notoriété du légendaire co boy de cinéma : "La Rivière Rouge", "Rio Bravo", "El Dorado", "Rio Lobo"
Bette Davis disait : "J'aurais vraiment tout donné pour pouvoir travailler avec John Wayne. C'est certainement l'homme le plus séduisant qui ait arpenté cette terre, selon moi.




Né le 26 mai 1907, de son vrai nom Marion Michael Morrison, à Winterset dans l'Iowa. John Wayne décède le 11 juin 1979. Dès 1916, son père, un pharmacien d'origine irlanaise s'installe en Californie, non loin d'un petit village nommé Hollywood...Le jeune Morrison rêve d'entrer à l'Ecole navale, mais il doit se contenter de briller au football, ce qui lui vaut en 1925, une bourse à l'université de Californie. Tom Mix, grand amateur de sport, lui trouve un emploi d'aide-accessoiriste à la Fox. Sur le plateau de "Maman de mon coeur" (Mother Machree,1928), ce jeune et grand gaillard chargé de diriger les évolutions d'un troupeau d'oie attire l'attention du réalisateur John Ford. Il a fait son apparition à Hollywood en 1928
The Great K&A Train Robbery(1926)
Tout en apprenant les divers petits métiers des studios, la nouvelle recrue fera ainsi de la figuration (anonyme) dans d'autres films du metteur en scène irlandais : "La Maison du boureau" (Hangman's House,1928) et "Salute" (1929). C'est dans une comédie de James Tinling, "Words ans Music" (1929), qu'il apparaîtra pour la première fois au générique sous le nom de Duke Morrison.
Pour diriger "LA PISTE DES GEANTS" (The Big Trail,1930), cette épopée colossale, la Fox fit appel à Raoul Walsh qui, à cette époque, avait déjà plus de 40 films à son actif (il était en activité depuis 1912). Ce fut donc, un autre irlandais de Hollywood, Raoul Walsh, qui cherchait un jeune acteur débutant pour en faire la vedette de "La Piste des géants" et Ford lui recommande Marion Michael Morrison, dont le nom sera pour la circonstance changé par un pseudonyme, celui de John Wayne, il fut trouvé par Winfield Sheehan, chef de la production de la Fox.. Gary Cooper avait refusé le rôle, ce fut donc John Wayne
Ce western spectaculaire tourné avec de très importants moyens sera malheureusement un échec commercial retentissant, mais on est frappé aujourd'hui par la sobriété et le naturel du jeu de Wayne, qui afort peu vieilli et qui annonce déjà ses plus grands films. Ce fut son premier grand rôle. Le film de Raoul Walsh fut une entreprise ambitieuse: plus de 80 acteurs, 2 000 indiens, deux versions tournées simultanément (une en 35 mm standard l'autre en 70 mm nécessitant 14 cameramen).
Pour accentuer l'aspect documentaire, pour donner au film un ton de réalisme et d'authenticité indiscutables; l'équipe de tournage s'astreignit à refaire, des mois durant, le parcours jadis entrepris par les anciens pionniers.
Après ces débuts encore peu concluants, John Wayne reste cantonné dans les films d'aventures à petit budget et les "serials" que Poverty Row, le "Hollywood du pauvre", produit à la chaîne. Il devient ainsi la vedette "western" de la Republic (la nouvelle firme née en 1935 de la fusion de la Mascot et de la Monogram) et notamment de huits films de la célèbre série "The Three Musketeers" réalisée par George Sherman.Il épouse en 1933 Josephine Saenz. Un premier fils naît en 1935, Michael.
1930
1932
1932
1933- SA SECRETAIRE PRIVEE de Philip A. Whitman

1933
La firme Republic, née en 1935 et célèbre pour sa production de westerns à petit budget fait de John Wayne l'une des principales vedettes. "PALS OF THE SADDLE" (1938) marque le début d'une prolifique série de petits westerns que John Wayne joue avec Max Terhune et Ray Corrigan et que l'on nomme la série des "Three Mesquiteers".
1936

1937

1937



C'est encore John Ford qui va offrir à John Wayne sa seconde chance en lui confiant le rôle de Ringo Kidd dans "LA CHEVAUCHEE FANTASTIQUE" (Stagecoach,1939), l'un des plus grands westerns de l'histoire du cinéma. John Wayne devient alors une vedette de premier plan. Dès sa première apparition où sa haute silhouette surgit, fusil au poing, devant les yeux effarés des passagers de la diligence, Wayne vole la vedette à Claire Trevor, qui est pourtant la tête d'affiche du film. Paré de l'auréole romantique du hors la loi, Ringo obéit à un idéal chevaleresque, méprisant l'hypocrisie et la lâcheté des petits bourgeois frileux pour soutenir la cause des faibles et des opprimés. John Wayne saura s'en souvenir tout au long de sa carrière, de même qu'il ne cessera, auprès du maître irascible et intransigeant qu'est John Ford, de prendre humblement des leçons de cinéma.
Avec ce film, John Ford a donné un sens nouveau au western, introduisant dans la convention du genre les détails psychologiques et l'analyse sociale. L'auteur du roman s'est sans doute inspiré de "Boule de Suif" de Maupassant. Dudley Nichols en a fait un scénario exceptionnel dont le rythme est soutenu par le principal thème musical (adapté d'une vieille chanson "The Trail To Mexico") dans les décors grandioses de Monument Valley.


Le Premier Rebelle (Alleghany uprising,1939) de William Seiter
En 1940, John Wayne est l'interpréte principal du film de Raoul Walsh "L'ESCADRON NOIR" aux côtés de Walter Pidgeon et Claire Trevor. Le film retrace la vie d'un bandit nommé Quantrell, une des figures célèbres de l'histoire de l'Ouest et la guerre de Sécession le vit combattre les Yankees aux côtés des troupes sudistes. Quantrell et ses hommes harcelèrent les Nordistes et firent une guerre sans merci, accomplissant des méfaits que les Sudistes, eux-mêmes, réprouvaient. À la fin de la guerre civile, les hommes de Quantrell continuèrent à vivre de rapines et deux d'entre eux, les frères James, sont aujourd'hui plus fameux que leur ancien chef.
De toute évidence, Raoul Walsh n'a pas voulu faire un portrait historique bien que le scénario soit effectivement basé sur la vie du bandit qui a défrayé la chronique. DARK COMMAND est un western de série stéréotypée selon les règles de la firme Republic Pictures et pourtant on y reconnaît la patte de l'auteur de GENTLEMAN JIM; il a excellé dans le genre western.
Les Déracinés (Three Faces West,1940) de Bernard Worhaus

John Wayne et Marlène Dietrich
"LA MAISON DES SEPT PÉCHÉS" (1940) de Tay Garnett eut une considérable audience. Second film de la nouvelle carrière de Marlène Dietrich qui était revenue en force un an auparavant dans "Femme ou démon", après une pénode d'insuccès, Agée alors de 40 ans, la femme fatale des années trente inaugurait une série de personnages plus mûrs, où elle ne trichait plus avec le calendrier. Ce long métrage est le premier film qui réunit Marlène Dietrich et John Wayne. Les deux comédiens se retrouveront à nouveau deux ans plus tard pour "LES ÉCUMEURS" (The Spoilers - Ray Enright) et "LA FIÈVRE DE L'OR NOIR" (Pittsburgh - Lewis Seiler).
Cette même année (1940), John Wayne retrouve son mentor John Ford afin de tourner dans "LES HOMMES DE LA MER", d'après quatre pièces d'Eugène O'Neill, qui a été régulièrement adapté au cinéma. De toutes les versions cinématographiques de ses œuvres, seul "LES HOMMES DE LA MER" lui paraissait fidèle et O'Neill se plaisait d'ailleurs à revoir le film que John Ford tira de quatre courtes pièces " Moon of the Caribbees ", " In the Zone ", " Bound East for Cardiff " et " Long Voyage Home".
La Fille du péché (A Man Betrayed,1941)



Wayne tourne son premier film en couleurs "SHEPHERD OF THE HILLS" (1941) sous la direction de Henry Hathaway. Marié à Joséphine Saenz, John Wayne a un second garçon Patrick (1939) et deux filles Antonia (1936) et Melinda (1941).


"LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD" (1942) est le premier film à gros budget (deux millions de dollars) tourné par John Wayne depuis "LA PISTE DES GÉANTS" (1930) de Raoul Walsh. Mais, n'étant pas encore une "star", il fut supplanté sur l'affiche par les noms de Ray Milland et Paulette Goddard alors au faîte de la gloire. Ensuite, lors des ressorties successives du film, la Paramount plaça son nom en premier en raison de la baisse de popularité des deux autres vedettes. La réalisation est signée Cecil Blount De Mille. Aux côtés de John Wayne, Paulette Goddard, Ray Milland, Susan Hayward, Raymond Masssey et Robert Preston.
En 1943, le film fut désigné pour deux nominations à l'Oscar (photo et décors) et se vit attribuer l'Oscar des effets spéciaux (dûs à Farciot Edouart, Gordon Jennings, William L. Pereira).
LES NAUFRAGEURS DES MERS DU SUD (1942) de Cecil B De Mille
Pendant la seconde guerre mondiale, la participation de Wayne à l'effort de propagande n'est ni plus ni moins importante que celle des autres stars hollywoodiennes : On l'a vu dans "LES TIGRES VOLANTS" (Flying Tigers,1942) et "ALERTE AUX MARINES" (The Flying Seabees,1944). Mais c'est surtout au lendemain de la guerre, après Hirsoshima alors que les Etats-Unis ont besoin de justifications idéologiques, que John Wayne va commencer à apparaître comme le dernier héros américain luttant pour la bonne cause : à "RETOUR AUX PHILIPPINES" (Back to Bataan, 1945) avec Anthony Quinn succèdent "IWO JIMA" (The Sands of Iwo Jima,1949) d'Allan Dwan.
"IWO-JIMA" (1949) bénéficia du concours de l'Infanterie de marine américaine et fut réalisé avec un grand souci d'authenticité. Dwan déclara à ce sujet : ils ont beaucoup aimé le film. Ils l'ont montré pendant longtemps à leurs recrues pour leur expliquer l'importance de l'entraînement et le vrai visage de la guerre. "
La reconquête des Philippines n’était pas terminée alors que le film était encore en tournage. À l’annonce du débarquement des troupes américaines à Leyte le 20 octobre 1944, Ben Barzman fut engagé pour écrire une nouvelle fin incluant cet épisode. John Wayne et le producteur Robert Fellows avaient insisté pour que le personnage de l’officier américain ne soit pas mis en valeur davantage que les autochtones, arguant que la résistance avait été conduite avant tout par les Philippins. Engagé comme conseiller militaire sur le tournage, le colonel George A. Clarke fut le vrai coordinateur de la guérilla aux Philippines. John Wayne n’aimait pas beaucoup le traitement du sujet par le cinéaste et ses scénaristes, qu’il jugeait trop à gauche.
En 1942, L’Universal réunit à nouveau John Wayne et Marlène Dietrich dans "PITTSBURGH" ou "La Fièvre de l'or noir" de Lewis Seiler. Il s'agit d'un film prônant l’effort de guerre, le deuxième pour John Wayne après "QUELQUE PART EN FRANCE" (Reunion in France) de Jules Dassin tourné la même année. Même s’il tient le rôle-titre qui évoque également la ville de Pittsburgh, son nom ne figure qu’en troisième position au générique derrière ses deux principaux partenaires. Il travaillait pour la troisième fois avec Marlene Dietrich, avec qui il avait entamé une liaison sur le tournage de "La maison des sept péchés" (Seven Sinners, Tay Garnett, 1940). À son retour en Allemagne, la comédienne se vit reprocher d’être apparue dans un film débutant et s’achevant sur une note patriotique.



Sacramento (In old California,1942) de William McGann

La Fille et son Cow-boy (Lady takes a chance,1943) de William Seiter
L'Amazone aux yeux verts (Tall in the Saddle,1944) de Edwin L. Marin

La Belle de San Francisco (Flame of the Barbary Coast,1945) de Joseph Kane
"LES SACRIFIES" (They Were Expendable,1945) fut commencé par John Ford (celui-ci ayant été blessé lors de la réalisation) le film fut terminé par Robert Montgomery co-vedette aux côtés de John Wayne.
La Femme du pionnier (Dakota,1945) de Joseph Kane
Sans Reserve (Without reservations,1946) de Mervyn Leroy

John Wayne devient en 1946 son propre producteur pour le film de James Edward Grant "L'ANGE ET LE MAUVAIS GARÇON". L'ancien acteur-vedette de la Republic est devenu non seulement l'un des artistes préférés du public mais aussi celui des meilleurs réalisateurs hollywoodiens, de Howard Hawks à Josef von Sternberg, de Nicholas Ray à William A. Wellman, sans oublier naturellement John Ford, dont John Wayne est l'acteur d'élection. Parallèlement à sa carrière d'acteur, John Wayne continue à s'intéresser de plus en plus à la production, devenant le coproducteur de plusieurs de ses films. En 1946, John Wayne divorce de Josephine Saenz, dont il avait eu quatre enfants, pour épouser Esperanza "Chata" Baur. Ce nouveau mariage a lieu en 1946, mais il se termine, lui aussi, par un divorce en 1953.
JOHN FORD
John Ford savait ce qu'il faisait en pariant sur Marion Michael Morrison. En vingt ans, de 1928 à 1948, John Wayne appris son métier. Son jeu, naturellement sobre, s'est épuré et enrichi : il a acquis une puissance et une maturité exceptionnelle, qui échapperont la plupart du temps aux critiques rompus aux conventions hollywoodiennes, mais il surprend aujourd'hui par sa modernité. Il a maintenant l'envergure requise pour les grands chefs-d'oeuvres du western. C'est autour de lui que Ford construit son inoubliable trilogie sur la cavalerie
"LE MASSACRE DE FORT-APACHE" (Fort Apache,1948) fut le premier volet de la trilogie que consacra John Ford à la cavalerie américaine, les deux autres étant "LA CHARGE HÉROÏQUE" (She ore a yello Ribbon,1949) et "RIO GRANDE" (1950). John Wayne joue dans les trois films et prend du galon entre le premier et le troisième (il porte d'ailleurs le même nom) ! Ce film est en fait la transposition de l'histoire et de la défaite subie par le général George Armstrong Custer, le 25 juin 1876, à Little Big Horn, face aux troupes de Sitting Bull. Les autres interprétes du film sont Henry Fonda, Shirley Temple (son dernier film), John Agar, Ward Bond, Victor McLaglen et Pedro Armendariz.
Sans oublier aussi "LE FILS DU DESERT" (Three Godfathers, 1948) avec Harry Carey Jr et Pedro Armendariz, "LA PRISONNIERE DU DESERT" (The Searchers, 1956), "LES CAVALIERS" (The Horse Soldiers,1959) et "L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE" (The Man who shot Liberty Valance,1962).
"LA CHARGE HÉROÏQUE" (1949) est incontestablement l'un des westerns les plus prestigieux qu'ait tournés John Ford et dans lequel John Wayne tisse une composition remarquable de vieux militaire de carrière amoureux de son métier - n'oublions pas non plus l'éternel Victor Mac Laglen dans le personnage de sergent pataud. Le titre original fait référence à une très ancienne chanson des U.S.A. : "Round her neck, she wore a yellow ribbon" (autour du cou elle porte un ruban jaune). Cette couleur est celle qu'arbore la cavalerie dans l'armée américaine. En portant ce ruban jaune, les femmes ou les fiancées signifiaient leur appartenance au corps et évitaient ainsi le moindre malentendu avec quelques célibataires un peu trop entreprenants.
John Ford n'hésitait pas à donner quelques recettes pour fabriquer un bon film : "C'est dans la façon de raconter l'histoire, dans la mise en scène, qu'un cinéaste peut se définir. Les situations ne sont qu'un point de départ, il faut les dépasser. Dans notre profession, un échec artistique n'est rien. Un échec commercial est une condamnation. Le secret, c'est de tourner un film qui plaise au public et d'arriver pourtant à y introduire sa personnalité."
Entretemps la guerre froide s'est instaurée et la chasse aux sorcières fait rage. Par amour pour son pays, Wayne se lance dans la croisade anticommuniste, multipliant les professions de foi patriotiques et payant de sa personne en tournant "BIG JIM McLAIN" (1952) d'Edward Ludwig un film à la gloire des enquêteurs maccartistes dont il est aussi le coproducteur.
"RIO GRANDE" (1950) ce troisième volet de "la Cavalerie", c'est aussi la première fois que Maureen O'Hara donna la réplique à John Wayne. Enchanté du résultat, John Ford réutilisa ce couple prestigieux dans "L'HOMME TRANQUILLE" (1952), "CE N'EST QU'UN AU REVOIR" (1955) et "L'AIGLE VOLE AU SOLEIL" (1957). Le scénario avait prévu une autre fin : après son " exploit ", Kirby Yorke était muté à Londres, en punition de son indiscipline, pour y servir en tant que conseiller militaire. Il y aurait vécu une seconde lune de miel avec Kathleen. Ces scènes ne furent pas tournées.






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______________Bâti sur un script extrêmement complexe et qui ne répond pas à toutes les questions que se pose le spectateur, "LE REVEIL DE LA SORCIÈRE ROUGE" (The Wake of the Red witch,1948) est un film étrange qui exerça une véritable fascination sur plusieurs générations de cinéphiles. Par sa construction en flashes-back successifs où les motivations des protagonistes sont révélées petit à petit, par son aspect parfois fantastique (le navire qui se en précipitant son naufrageur dans le gouffre), ses réminiscences (la descente dans l'épave qui rappelle une séquence similaire jouée par John Wayne dans "Les Naufrageurs des mers du Sud"), son surréalisme enfin (le plan final qui montre
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"LA RIVIERE ROUGE" (Red River,1948) fut le le premier western réalisé par Howard Hawks, si l'on excepte sa participation au "BANNI" d'Howard Hughes en 1940,, ce fut également le premier film de Montgomery Clift, remarqué par Hawks alors qu'il jouait dans "You Touched Me" à Broadway. Le film fut tourné en septembre-novembre 1946 (à Elgin, Arizona), mais ne sortit qu'en 1948, trois mois après "Les Anges marqués" de Fred Zinnemann, dans lequel avait joué "Monty" Clift entre-temps. L'impact de ces deux films fut très grand et Clift, aussitôt célèbre, devenait le "rebelle d'Hollywood".
En 1949, John Wayne eut le privilège de jouer aux côtés de Oliver Hardy (sans Stan Laurel) dans "LE BAGARREUR DU KENTUCKY" (The Fighting Kentuckian) de George Waggner (1894-1984). Ce même cinéaste tourna pour la seconde fois avec John Wayne dans "OPERATION DANS LE PACIFIQUE" (1951) avec Patricia Neal et son ami Ward Bond. Ce fut le sixième et avant-dernier film tourné par John Wayne en hommage aux combattants de la Guerre du Pacifique, et s’acheva avec "LES DIABLES DE GUADALCANAL" (The Flying Leathernecks, 1951) de Nicholas Ray, qui n'aimait pas beaucoup le film, sans doute à cause de la mainmise dictatoriale de son producteur, Howard Hughes, un passionné d’aviation devenu principal actionnaire des studios en 1948, et qui produisait officiellement ici son premier film RKO : « Pour ce film, je n’avais pas de script, déclara Nicholas Ray. C’est-à-dire qu’après deux semaines d’extérieurs, nous avons abandonné le script qui avait été écrit. » (in “Les Cahiers du Cinéma” n° 89, novembre 1958). On peut souligner la présence de Robert Ryan aux côtés de John Wayne.




"L'HOMME TRANQUILLE" (The Quiet Man,1952), l'une des œuvres les plus célèbres de John Ford, fut abondamment récompensée : Oscar 1952 de la meilleure réalisation et de la meilleure photo couleurs à Hollywood, trois prix à la Biennale de Venise.
John Ford, il convient de le rappeler, était de descendance irlandaise, et sa famille était originaire de la région de Galway où fut tourné le film. C'est dire que le réalisateur l'a conçu comme un poème d'amour à la gloire de ce pays qu'il adorait. Le scénario n'est qu'un prétexte pour décrire avec une gaillardise et un humour constamment présents, les mœurs parfois surprenantes de la société provinciale irlandaise. On reconnaît également dans la trame du récit certains thèmes chers au cinéaste comme l'homme solitaire face à un milieu hostile et aussi l'amitié virile et le respect mutuel qui naissent entre deux adversaires au cours d'un combat. Pour donner à cette chronique toute l'authenticité voulue, Ford a engagé un maximum de comédiens d'origine irlandaise : son propre frère Francis, Maureen O'Hara, Victor MacLaglen, Jack MacGowran, Barry Fitzgerald et son frère Arthur Shields...
Quant à John Wayne, il a pu prouver qu'il pouvait être parfaitement à l'aise dans les genres les plus divers, et même dans le registre comique, comme en témoigne ce chef d'oeuvre de John Ford.
Wayne enchaîne avec "L'HOMME DE BONNE VOLONTE" (1953) de Michael Curtiz, puis "AVENTURES DANS LE GRAND NORD" (Island in the Sky,1953) du cinéaste William A. Wellman. Plusieurs producteurs – dont Stanley Kramer – avaient pris une option sur le roman d’Ernest K. Gann, inspiré d’une histoire authentique. Les droits d’adaptation étant libres, le cinéaste y trouva un vif intérêt, son argument de base rejoignant un thème qui lui est cher, celui d’un petit groupe d’individus plongés dans un environnement hostile.
Wellman demanda à l’auteur d’écrire le scénario et Gann, qui servit en outre de conseiller technique, dirigea aussi certaines scènes. Après "BIG JIM McLAIN" en 1952, ce fut le deuxième film produit par John Wayne et Robert M. Fellows, leur société prenant ensuite le nom de Batjac.
L'HOMME DE BONNE VOLONTE (Trouble Along the Way,1953) de Michael Curtiz







.À l'origine, John Wayne ne devait que produire le film "HONDO, L'HOMME DU DESERT" (1953); il interpréta lui-même le rôle-titre après la défection de Glenn Ford qui ne s'entendait pas avec John Farrow, le réalisateur. John Ford, non crédité au générique collabora comme réalisateur de seconde équipe. Ce film fut l'un des films tournés en système "3D", c'est-à-dire en relief. Mis au point pour répondre à la concurrence croissante de la télévision et exploité par la Warner, ce procédé a été abandonné rapidement lors de l'arrivée du Cinémascope.
Immédiatement après le succès d’AVENTURE DANS LE GRAND NORD (Island in the Sky, 1953), la même équipe composée du réalisateur William A. Wellman, de John Wayne – à la fois interprète principal et coproducteur avec Robert Fellows –, d’Ernest K. Gann, romancier et scénariste, se reforma pour le tournage du film : "ECRIT DANS LE CIEL" (The High and the Mighty,1954). Ce film qui, contrairement au précédent, bénéficia de la couleur et du CinémaScope. L’argument consistant à regrouper dans un espace réduit le maximum de personnages confrontés à une situation exceptionnelle, dans une tour, un bateau ou un avion fut très souvent repris dans les années 70, notamment dans la série des «Airport ».
Spencer Tracy refusa le rôle finalement tenu par John Wayne, retrouvant Claire Trevor, sa partenaire de "La Chevauchée fantastique" et Robert Stack succéda à Robert Cummings, initialement prévu. Le petit garçon, personnage qui n’existe pas dans le roman, est joué par Michael Wellman, le petit-fils du réalisateur. Le film, qui remporta un succès considérable, cité pour six Oscars dont ceux du meilleur réalisateur et des meilleurs seconds rôles féminins pour Claire Trevor et Jan Sterling, n’en remporta qu’un seul, pour la musique de Dimitri Tiomkin. Elle fut jouée aux obsèques de John Wayne.
En 1952, John Wayne avait quitté la compagnie Republic, dont il était la plus grande star pour, associé à Robert Fellows venu de la RKO, devenir producteur et signer un contrat d’exclusivité avec la Warner Bros. Puis, en 1954, après quatre films, Wayne racheta les parts de son associé et rebaptisa sa compagnie la “Batjac”, inspiré du nom du bateau dont il était le capitaine dans l’un de ses films préférés, "Le Réveil de la sorcière rouge" d’Edward Ludwig (1949). "L’ALLÉE SANGLANTE" (Blood Alley,1955) fut le premier film produit par la Batjac. Robert Mitchum, qui avait été engagé pour tenir le rôle principal, fut renvoyé après avoir précipité l’un des membres de l’équipe de production dans les eaux de la baie de San Francisco.
En 1954, John Wayne épouse Pilar Pallette, la fille d'un sénateur du Pérou. Le couple a en 1956, un premier enfant, une fille Aissa. Deux autres films furent à l'affiche entre 1955 et 1956, "LE RENARD DES OCEANS" de John Farrow et "LE CONQUERANT" (1956) de Dick Powell aux côtés de Susan Hayward, Agnès Moorehead et Pedro Armendariz.
Après la trilogie consacrée à la cavalerie américaine (1948-1950), "LA PRISONNIERE DU DESERT" (The Searchers,1956) traite, sur un ton différent et plus nuancé, du problème des Blancs enlevés et élevés par les Indiens,abordant sans équivoque le racisme et l'intolérance. Il s'agit d'un des plus grands westerns de tous les temps, aux côtés de John Wayne dans le rôle d'Ethan Edward, le héros tourmenté,Jeffrey Hunter, Natalie Wood, Ward Bond et Vera Miles. De l'avis des admirateurs de Ford, ce western est l'un de ses plus beaux films.
Frank Wead pilote émérite et pionnier de l'aviation pendant la Première Guerre mondiale était devenu scénariste à la suite d'un accident qui l'avait paralysé, John Wayne devait l'incarner en 1957 dans le film de John Ford qui retraçait son histoire "L'AIGLE VOLE AU SOLEIL " (The Wings of Eagles,1957). C'est la troisième fois que Maureen O'Hara est " la femme " de John Wayne dans un film de John Ford.
Jules Furthman, producteur délégué de "Jet Pilot" (LES ESPIONS S'AMUSENT,1950) était un vieil ami de Josef von Sternberg. Il fut en effet le scénariste des "Damnés de l'océan"(1928) "Morocco" (1930) "Shanghai Express" (1931), C'est lui qui le recommanda au directeur de la RKO, Howard Hughes. Féru d'aviation. Hughes voulait une comédie patriotique qui, au plus fonde la guerre froide, aurait glonflé la force aérienne américaine au détriment des " Rouges". Or, les préoccupations esthétiques de Sternberg ne correspondaient guère à ces impératifs politiques La propagande anticommuniste l'intéressait moins que l'érotisme des symboles ou la photogénie de Janet Leigh. Ayant accepté l'épreuve de la projectiontémoin devant les habitants d'un village du Kansas, Sternberg allait connaître bien des déboires. L'accueil public de son film fut franchement hostile.
Howard Hughes fit retoucher JET PILOT par un autre cinéaste, en supprimant certaines séquences et en modifiant le montage. Une seconde projection témoin dans un autre village fut tout aussi catastrophique Le film ne connut sa sortie commerciale qu'après cinq variantes qui échappaient à la volonté du réalisateur. Sternberg laissa son nom au générique, mais il ne manqua pas de déclarer : "Je renie JET PILOT ce n'est pas mon oeuvre. " Dans la version présentée en France sept ans après son tournage, il est difficile de situer exactement ce qui appartient vraiment à l'univers créatif de Sternberg. Toutefois. certaines séquences portent la griffe du Maître, comme le déshabillage de Janet Leigh ponctué de passages successifs d'avions en rase-mottes ou le ballet érotique des deux avions pilotés, par les amoureux. JET PILOT, fût la seule expérience cinématographique en couleurs de Sternberg.
Toujours en 1957, John Wayne est à l'affiche de "LA CITE DISPARUE" d'Henry Hathaway avec Sophia Loren. Les extérieurs furent tournés en Libye, dans le désert de Ghadamès, non loin des frontières algéro-tunisiennes, et dans les ruines romaines de Leptis Magna, sur la côte méditerranéenne, à l’est de Tripoli. Les intérieurs furent construits à Rome, aux studios de Cinecittà. Puis un autre tournage, un autre cinéaste John Huston avec "LE BARBARE ET LA GEISHA" (1958)
Tourné dix ans après "La rivière rouge", "RIO BRAVO" (1959) donne à nouveau l'occasion à Howard Hawks de diriger John Wayne, tout en décrivant la vie d'une petite ville frontalière westernienne.
On se souvient avec la même émotion du décor de cette ville (le tournage eut lieu à Old Tucson, en Arizona) qu'arpentait en pleine nuit John Wayne épiant le moindre bruit et prêt à faire feu des deux chansons " Rio Bravo" et " My rifle, my pony and me " et aussi d'Angie Dickinson dont ce fut le premier grand rôle. Les rapports entre personnages ont tellement marqué Howard Hawks que ses deux westerns suivants "EL DORADO" (1967) avec John Wayne et Robert Mitchum et "RIO LOBO" (1970) avec John Wayne et Jennifer O'Neill ont plus d'un point commun avec RIO BRAVO... On peut citer les autres interprètes du film.
Howard Hawks-RIO BRAVO-EL DORADO-RIO LOBO
Jugeant sans doute que l'on n'est jamais si bien servi que par soi-même, Howard Hawks n'a pas hésité à démarquer dans "EL DORADO" (1967)son précédent western, "RIO BRAVO", qu'il avait tourné en 1958. Un héros alcoolique, un jeune garçon dynamique, un vieil assistant shérif, un échange de prisonniers... les deux films se ressemblent étrangement. Interrogé à ce propos, Howard Hawks répondit imperturbablement : "Il n'y a pas de western nouveau parce qu'il n'y a pas de sujet nouveau. La manière de faire un film neuf, c'est de changer les personnages, de modifier les relations entre eux, les attitudes."


Howard Hawks n'en restera d'ailleurs pas là puisque, lorsque trois ans plus tard, il réalisera "RIO LOBO" (1970), avec John Wayne, Jennifer O'Neill et Jack Elam, il utilisera à nouveau certains détails empruntés aux deux précèdents films.C'est aussi le dernier volet de sa "trilogie westernienne. C'est le dernier film de Howard Hawks, qui prit ensuite sa retraite, se consacrant à l'élevage de chevaux dans son ranch californien. Il devait mourir en décembre 1977. Les rapports sont évidents entre ces trois films, ainsi que les analogies (outre l'échange de prisonniers et le règlement de comptes final) entre les "groupes" ou personnages principaux, interchangeables : Wayne / Dean Martin / Ricky Nelson / Walter Brennan, puis Wayne / Robert Mitchum / James Caan / Arthur Hunnicutt, enfin Wayne / Jorge Rivero / Chris Mitchum / Jack Elam.
John Wayne (image vieillissante de son personnage) accepta ce rôle sans même lire le scénario, faisant une entière confiance à Hawks. À ses côtés, la belle Jennifer O'Neill, qui, l'année suivante, fit beaucoup parler d’elle, pour son rôle dans "Un été 42" de Robert Mulligan. Le film, dont le titre de tournage était “San Timoteo”, fut tourné de mars à juin 1970 à Old Tucson (Arizona) et à Cuernavaca (Mexique).
La préparation du film "LES CAVALIERS" '(The Horse Soldiers,1959) donna lieu à l'un des contrats les plus "importants" de l'histoire hollywoodienne. Six groupes de juristes et d'avocats représentant les Artistes Associés, The Mirisch Company, Mahin-Rackin Productions et les sociétés de John Ford, John Wayne (Batjac) et William Holden furent en effet amenés à se réunir et à établir un contrat global qui ne faisait pas moins de deux cent cinquante pages... Le tournage du film fut endeuillé par la mort du cascadeur Fred Kennedy qui doublait William Holden et qui se tua en sautant avec son cheval. Cette catastrophe affecta profondément John Ford qui - ne serait-ce qu'à cause de cela - n'a jamais considère LES CAVALIERS parmi ses films préférés.
Depuis des années, Wayne est hanté par ce vieux rêve d'un film sur le Texas, dont il veut faire une inoubliable épopée patriotique. Comme Ford, il a la nostalgie d'un passé où sont enracinées les valeurs héroiques et morales traditionnelles aujourd'hui menacées -sinon révolues.
C'est dans cette perspective qu'il crée sa propre maison de production, la Batjac. John Wayne qui avait fondé huit ans plus tôt sa propre société de production "Batjac", tourne ALAMO, et hypothéquant à cette occasion la "Batjac". Il est tout à la fois le producteur, l'acteur et le metteur en scène de ce film épique dans lequel il joue le rôle de Davy Crockett.
En 1960, il engage toute sa fortune personnelle, se couvrant même de dettes,pour mener à bien "ALAMO" (1960). "Il fallait recréer, expliquera-t'il, un moment de l'histoire dans lequel on pût montrer à la nouvelle génération d'américains pourquoi quelques uns de leurs aieux, pour graver sur leur terre les mots Liberté et Egalité, avaient choisi de mourir au combat." Noble sujet, mais dangereux, dont Wayne saura pourtant éviter les principaux pièges en prouvant qu'il a indéniablement le sens du cinéma. Le film que Ford tenait en haute estime, force l'admiration par son souffle lyrique et par la violence hiératique du carnage final. Le monologue de Wayne/Davy Crokett (à l'origine Wayne pensait incarner plutôt Sam Houston) constitue une profession de foi patriotique émouvante et naive qui sera reproduite dans le 33 tours du film.
Toutefois, le budget extravagant d'Alamo a lourdement compromis sa rentabilité et Wayne, pratiquement ruiné, doit à nouveau tourner sans relâche. L'acteur assura avoir travaillé quatorze ans au projet en attendant d'avoir à sa disposition les moyens nécessaires.
La critique évoqua souvent John Ford à propos d'ALAMO. Richard Widmark souligna d'ailleurs que le cinéaste avait tourné certaines séquences du film. Mais Ford lui-même prétendait que ces plans avaient tous été supprimés dans le montage définitif. Cependant, l'analogie d'ambiance n'a rien de surprenant : John Wayne tourna plus dix films avec Ford et fut longtemps l'acteur-fétiche du célèbre Irlandais. De surcroît, William H. Clothier était le directeur de la photographie habituel de Ford...
Nommé à six reprises pour les Oscars - meilleurs film, photographie, son, second rôle masculin pour Chill Wills, musique et chanson ("The Green Leaves of Summer") - ALAMO remporta celui de la meilleure bande sonore.
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03 juillet 2009
KARL MALDEN, de Kazan à Brando
Acteur Américain
Très pince-sans-rire, Karl Malden affirmait volontiers : « Si je suis devenu comédien, c’est parce que j’avais entendu dire que les bonnes fortunes amoureuses se comptaient par dizaines pour les heureux mortels de la profession ! ». Mais ce n’est qu’une boutade car le couple qu’il forme depuis 1938 avec sa femme, l’ancienne comédienne Mona Graham, compte parmi les plus solides et les plus heureux d’Hollywood.
De cet âge d'or, avec la disparition du doyen des acteurs américains, c'est l'une des dernières figures de ce cinéma des années 40-50 que l'on a tant aimé. Il était resté une véritable légende d'Hollywood, alors qu'il a souvent été les faire-valoir de quelques uns des plus grands acteurs hollywoodien. Son magistral rôle dans "Baby Doll" à permit de révèler toutes les facettes du jeu d'acteur de Karl Malden. Et puis "Un tramway nommé désir", "Sur les Quais", (deux films d'Elia Kazan), "La loi du silence" d'Hitchock, Boomerang (l'un de ses premiers films, avec Kazan),"Marc Dixon detective (même si son rôle est bien trop court), "La vengeance aux deux visages" (de et avec Marlon Brando), et bien sûr le film de Franklin J. Schaffner : "Patton" avec George C. Scott dans le rôle principal)... La liste est longue.
Comédien américain d’origine yougoslave né Karl Mladen Sekulovich le 22 mars 1912, à Gary, près de Chicago dans l'Illinois. Ses parents, d'origine serbe, s'étaient installés dans la région et son père, charpentier de métier, devint ouvrier sidérurgique dans une usine locale.Au collège, il se passionne pour les activités sportives, pratique l’athlétisme, puis, dans les années trente, le basket-ball en qualité de professionnel. Il aura par deux fois le nez cassé en jouant au football. Après une adolescence chahuteuse, il exerce divers métiers.
Ses qualités athlétiques le prédestinaient à une carrière de sportif professionnel mais une grave blessure le dissuada de s'engager dans cette voie. Après la fin de ses études, il demeura quelques mois au chômage puis fut engagé comme ouvrier dans la même usine que son père, où il demeura pendant trois ans.
En 1934, il décida de se consacrer au métier d'acteur qui l'attirait irrésistiblement depuis qu'il avait suivi un cours de théâtre avec ses camarades de classe. Il obtint une bourse pour une école d’art dramatique de Chicago, il s’inscrit pour trois ans aux cours du Goodman Theatre. C’est à cette époque qu’il change son nom en Malden.Il rejoignit plusieurs compagnies au sein desquelles il fit ses premières armes sur les planches.
En 1937, il quitte Chicago pour New York où il travaille à la radio, et fit la connaissance du metteur en scène de théâtre Elia Kazan avec lequel il se lia d'amitié. Celui-ci l'engagea en 1937 dans les pièces "All my sons" et "A street car named Desire", jouées à Broadway, qui reçurent d'encourageantes critiques. Il fut ensuite l'un des premièrs élèves de l'Actor's Studio à suivre l'enseignement de Lee Strasberg.
A partir de 1938, il apparaît régulièrement sur les scènes de Broadway (« Key Largo », « The Gentle People », « Flight to the West », « Journey to Jerusalem », « Uncle Harry », « Counter Attack »).
Il débuta au cinéma dès 1940 dans "DROLE DE MARIAGE" de Garson Kanin avec Charles Laughton et Carole Lombard, une comédie dramatique dans laquelle il ne faisait qu'une apparition. Il participa ensuite à deux excellents films-noirs, "LE CARREFOUR DE LA MORT" (Kiss of death,1947) du cinéaste Henry Hathaway avec Victor Mature. Devenu un classique, avec ses nombreux extérieurs tournés à New York, ce film fait partie de cette série de films noirs semi-documentaires entrepris dès 1945. Puis "BOOMERANG !" d'Elia Kazan avec Dana Andrews, qui firent beaucoup pour sa réputation naissante de second rôle talentueux, capable d'évoluer dans différents registres. Ce premier film du tandem Kazan-Malden, permet à l'acteur de jouer un vrai rôle de composition

Mobilisé en 1943, il est caporal pendant la guerre. Rendu à la vie civile dès 1945, il renoue avec le théâtre et le cinéma. Karl Malden donna la réplique à Dana Andrews et Gene Terney dans "MARX DIXON DETECTIVE" (1950) Il s'agit d'un des meilleurs films d'Otto Preminger. Le rôle de Karl Malden est de second plan mais suffisament important pour qu'on le remarque. Il joue avec les nerfs de Dana Andrews, pour retrouver le tueur, mais quel tueur?....
Il fut ensuite le propriétaire d'un saloon dans le western "LA CIBLE HUMAINE" (The Gunfighter,1950) avec Gregory Peck (Le film est parfois répertorié "L'HOMME AUX ABOIS", mais il peut y avoir confusion avec un film du même titre réalisé en 1947 par Byron Haskin avec Burt Lancaster). Il est aussi l'un des soldats d'une escouade américaine chargée de détruire des installations japonaises dans "OKINAWA" (Halls of Montezuma,1950) de Lewis Milestone avec Richard Widmark. "OKINAWA" fut en outre l'un des premiers films à montrer les dépressions et les psychoses dont peuvent être victimes les hommes sur le champ de bataille. Prélude à l'invasion de l'archipel de Riou-Kiou, la prise d'Okinawa, située à 700 kilomètres du port de Nagasaki, marqua l'une des ultimes étapes de la guerre du Pacifique. Commencée le 1er avril 1945 elle fut aussi la plus importante opération amphibie de toute la campagne du Pacifique et l'attaque du dernier rempart de l'année nipponne avant le Japon.
Le premier véritable tournant de sa carrière se situa en 1951 lorsque son ami Elia Kazan, devenu réalisateur, lui offrit un rôle dans l'adaptation cinématographique d' "UN TRAMWAY NOMME DESIR" (A Street-car,1951) aux côtés de Vivien Leigh, Marlon Brando et Kim Hunter. Son interprétation marqua les esprits et lui valut l'Oscar du meilleur second rôle en 1952. Dès lors, il ne cessa plus de tourner même si la plupart de ses interprétations ne furent que des rôles de complément.(Lorsque cinq ans plus tard, la pièce donne lieu à un film, c'est Elia Kazan qui est à nouveau le metteur en scène et, à l'exception de Jessica Tandy qui tenait à la scène le rôle de Blanche Dubois, on retrouve à l'écran tous les acteurs qui avaient créé la pièce. Karl Malden y gagne enfin ses galons de grand comédien
Avec Elia Kazan et Vivien Leigh, sur le plateau du "Tramway nommé Désir"
Film de propagande, "COURRIER DIPLOMATIQUE" (1952) avait pour intention première de porter à la connaissance du public le rôle des du Département d'Etat américain qui transportaient des papiers trop précieux pour être transmis par radio ou par câble (les). Le film passait pour être l'un des préférés de Henry Hathaway à cause de la performance technique : bien que censé se dérouler uniquement en Europe, il fut entièrement réalisé à Hollywood, par décors reconstitués, truquages et transparences. Mais ces dernières, aujourd'hui, échappent difficilement à un œil exercé. Comme ce fut souvent le cas à l'époque pour les films antirouges doublés en France. le dialogue désignait les agents ennemis sous le nom de pour ne pas choquer la susceptibilité des élus communistes. Les adaptateurs s'étaient permis beaucoup de libertés dans la transposition du livre qui, paru en 1944, se déroulait durant la Seconde Guerre Mondiale et décrivait la lutte des agents anglais contre leurs homologues allemands. "Courrier Diplomatique" est le cinquième et dernier film de Hathaway joué par Tyrone Power.

Opération Secrète (1952) de Lewis Seiler

Dans "LA FURIE DU DESIR" (Ruby Gentry,1952) de King Vidor, il joua l'époux fortuné d'une jeune femme interprétée par Jennifer Jones, amoureuse d'un autre homme (Charlton Heston). La scène finale du marécage n'est pas sans évoquer HALLELUJAH, tourné en 1929 par King Vidor. "(...) pour "HALLELUJAH", souligne-t-il nous avions tourné en décors réels, pour "RUBY GENTRY" nous avons dû construire en studio un vrai marécage. Nous n'avions pas beaucoup d'argent et il m'était impossible d'aller tourner sur place. Puis ce fut "SERGENT LA TERREUR" (1953) de Richard Brooks avec Richard Widmark.
SERGENT LA TERREUR (1953) de Richard Brooks
Il interpréta l'inspecteur Larrue dans "LA LOI DU SILENCE" (I Confess,1953) d'Alfred Hitchcock, ou il donne la réplique à Montgomery Clift. Il retrouva Kazan et Brando dans "SUR LES QUAIS" (1954), qui fut un grand succès et lui valut une nomination à l'Oscar pour son interprétation d'un écclésiastique. Quant au film, il obtint l'Oscar du meilleur film, Oscar d'interprétation pour Marlon Brando et Oscar du meilleur second rôle pour la jeune débutante Eva Marie Saint, sans oublier le Lion d'argent à Venise et le prix de l'Office international catholique : curieux destin pour un film que Darryl E. Zanuck refusa de produire pour la Fox (" tout le monde se fout des syndicats ", dit-il à Kazan) et qui fut péniblement mis sur pieds par Sam Spiegel Kazan se remettait alors difficilement du plus gros échec commercial de sa carrière, "MAN ON TIGHT ROPE" (inédit en France), et avait quitté Hollywood.
Le film fut entièrement tourné à New York. Boris Kaufman, le directeur de la photographie, frère du cinéaste Dziga Vertov, avait été, en France, l'opérateur de Jean Vigo. Certaines réactions à l'égard de "Sur les quais" furent très violentes. On y vit l'apologie du mouchardage et une agression intolérable contre les syndicats persécutés, à l'époque, par le MacCarthysme. Le succès du film lui permit de devenir, pour ses films suivants, son propre producteur.
Il était aussi remarquable dans le rôle d'un homme marié à une jeune femme de dix-neuf ans (Carroll Baker), qui décide de perdre sa virginité avec l'ennemi de son époux (Eli Wallach) dans le mélodrame "BABY DOLL" (La Poupée de chair,1956).En 1952, alors qu'il travaillait à l'Actors Studio sur une scène de " Camino Real ", autre pièce de Williams, celui-ci vint le voir et ils discutèrent d'une idée de film a partir de quatre, puis deux pièces en un acte.
Au " Studio ", il y avait alors une jeune fille, une débutante, qui s'appelait Carroll Baker. Kazan songea à elle et lui fit improviser une scène avec Karl Malden. Williams la voulut aussitôt pour le film... qui ne fut tourné qu'en 1956 ! Kazan y était pour la première fois producteur indépendant à part entière et, en fait, scénariste, bien que non crédité au générique. Carroll Baker pour ses débuts a l'écran reçut une " nomination " à l'Oscar; autre débutant : Eli Wallach.
Le film fit scandale à l'époque et la Légion de la Décence (catholique) et le cardinal Spellman en dénoncèrent la sexualité exacerbée (anodine aujourd'hui).
En 1957, Karl Malden enchaîne avec "PRISONNIER DE LA PEUR" de Robert Mulligan et "BOMBARDIERS B-52" de Gordon Douglas. Puis il participe au tournage de "LA COLLINE DES POTENCES" (The Hanging Tree,1959) aux côtés de Gary Cooper, Maria Schell et George C. Scott. La nouvelle qui fournit le sujet du film gagna le Prix de la Meilleure histoire de western de l'année. La Warner Bros ne lésina pas sur les moyens pour la porter à l'écran : directeur photo, musicien, monteur, comédiens et réalisateur comptent parmi les personnalités les plus prestigieuses du cinéma américain de l'époque. On donna au décorateur Daniel B. Cathcart les moyens de construire un village entier de mineurs dans la montagne, à quelques 40 milles de Yakima, dans l'État de Washington, où furent filmés les extérieurs. Karl Malden a été dirigé par quelques-uns des plus grands cinéastes d’Hollywood : Kazan, Hitchcock, Vidor, Daves, Hathaway, Brooks, Frankenheimer. Il a remplacé Delmer Daves malade sur le tournage de "La colline des potences", ce qui lui donna l’occasion de goûter à la réalisation
PRISONNIER DE LA PEUR (Fear Strikes out,1957) de Robert Mulligan
La Soif de la Jeunesse (Parrish,1961) de Delmer Daves avec Claudette Colbert

En 1961, son ami de longue date, Marlon Brando qu’il connut quand ils fréquentaient l’un et l’autre l’Actor’s Studio, Karl Malden fut engagé par le célèbre comédien afin d’être son partenaire pour son unique film de réalisateur : "LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES" (One-Eyed Jacks,1961) il est remarquable dans le rôle d'un criminel devenu shérif qui subit la vengeance d'un ancien complice qu'il a trahi. Prévu pour soixante jours, le tournage débuta le 2 décembre 1958. Il dura.. six mois ! La première version du film durait 4h 42 mn ! Elle fut réduite à 141 mn (la moitié très exactement). Le budget initial de 1800 000 dollars atteignit 6 millions de dollars. Le film fut un échec financier qui ruina les espoirs de Brando de devenir un jour réalisateur. Le titre original inexplicable aux Français, fait allusion au valet des jeux de cartes qui présente un oeil unique de profil.
Karl Malden avait lui-même réalisé en 1957 le film "LA CHUTE DES HEROS" (Time Limit, 1957) un curieux film de guerre dans lequel il ne joue pas mais dirige Richard Widmark, sur la condition des prisonniers américains détenus en Corée.

Pris par ses activités cinématographiques, le comédien apparaît de plus en plus rarement au théâtre. Il joue cependant en 1955 dans « The Desperate Hours », porté la même année à l’écran par William Wyler, et dans « The Eggheads », mis en scène en 1957 par Hume Cronyn. En 1958, il quitte définitivement New York pour s’installer à Hollywood.
En 1961, il retrouve Robert Mulligan pour le tournage du film "LE ROI DES IMPOSTEURS" (The Great Impostor") aux côtés de Tony Curtis. Il multiplia ensuite les apparitions dans des productions très différentes, participant au film-monument "LA CONQUETE DE L'OUEST" (1962) d'Henry Hathaway auprès d'une mulititudes d'acteurs. Ce film est le premier scénario romancé, qui obtint d'ailleurs l'Oscar, tourné avec la technique particulière du Cinérama. L'histoire fut écrite à partir d'une série d'articles parus dans le magazine américain "Life". Une autre grande distribution avec "LES CHEYENNES" (Cheyenn Autumn,1964) de John Ford.
La réalisation du film, divisé en cinq sketches fut confiée à trois des plus importants cinéastes hollywoodiens, qui signèrent tous des œuvres mémorables dans le domaine du western. Ford réalisa le 3e sketch Marshall le 4e et Hathaway les 1er, 2e et 5e.
Il y eut également deux films mise en scène par le cinéaste John frankenheimer : "LE PRISONNIER D'ALCATRAZ" tiré de l'histoire authentique de Robert Stroud (il avait 73 ans en 1960 et avait passé plus de cinquante ans en prison!) a été racontée par le journaliste Tom Gaddis après plusieurs rencontres avec l'intéressé. Dans le film, le personnage de Gaddis est incarne par le comédien Edmond O'Brien. Réalisateur à la télévision, John Frankenheimer avait déjà pensé adapter le sujet en dramatique, mais les pourparlers de la chaîne CBS avec l'administration pénitentiaire ne purent aboutir. Burt Lancaster acheta alors les droits pour un film produit par sa propre compagnie. Mais l'acteur ne voulait plus travailler avec Frankenheimer avec lequel il s'était heurté au cours du tournage d'un film précédent, "Le temps du châtiment", en 1961. Le film fut commencé par le cinéaste britannique Charles Crichton, Mais au bout de trois semaines, Harold Hecht et Lancaster le renvoyèrent et prirent finalement Frankenheimer. Passionné par le sujet, ce dernier exigea un complet remaniement du scénario après un premier montage du film qui durait 4 h 45... Pour beaucoup de cinéphiles, "LE PRISONNIER D'ALCATRAZ" est l'un des films les plus authentiques sur l'univers pénitentiaire américain. Burt Lancaster gagna la Coupe Volpi du meilleur comédien à la Biennale de Venise 1962 pour sa composition de Robert Stroud.
Et enfin "L'ANGE DE LA VIOLENCE" (All Fall Down,1962) signé également par Frankenheimer. L'acteur Karl Malden complète l'affiche de "LA MORT FRAPPE TROIS FOIS" (Dead Ringer,1964) de Paul Henreid. Il joue également dans "LE KID DE CINCINNATI" (1965) de Norman jewison, (qui venait de remplacer le cinéaste Sam Peckinpah), avec Steve MacQueen et Edward G. Robinson.
L'année suivante Steve MacQueen et Karl Malden se retrouvent dans "NEVADA SMITH" (1966) sous la direction d 'Henry Hathaway, Malden interpréte un chef de gang de truands ayant assassiné les parents de ce dernier. Le film fut un énorme succès. Puis sa carrière cinématographique se diversifie : "Bien joué, Matt Helm!" (Murderer's Row,1966) d'Hnery Levin, "HOTEL SAINT-GREGORY" (1967) de Richard Quine, "UN CERVEAU D'UN MILLIARD DE DOLLARS" (Billion Dollar Brain,1967) de Ken Russell, aux côtés de Karl Malden, Françoise Dorléac, Michael Caine et Ed Begley. Et puis en 1968 deux autres longs métrages : "EL GRINGO" de Silvio Narizzano et "HOT MILLIONS" d'Eric Till.
EL GRINGO (Blue,1968) de Silvio Narizzano
Hollywood: Frank McCarthy, producteur du film "Patton"- Goldie Hawn -Jeanne Moreau -Karl Malden et Steve McQueen, son partenaire dans "Nevada Smith) -43ème Cérémonie des Oscars
"PATTON" (1970) de Franklin J. Schaffner relate les moments les plus importants de la carrière de l'une des figures les plus controversées de la Seconde Guerre mondiale, était un vieux projet écrit en 1951 par Frank McCarthy, un général de brigade en retraite. Ce n'est qu'en 1969 que la 20th Century-Fox parvint à mettre sur pied cette importante production. Franklin J. Schaffner, le réalisateur de la "Planète des singes", fut conseillé par le général Omar Bradley qui connut lui-même Patton et joua un rôle important dans les événements relatés. Dans le film, Bradley est incarné par Karl Malden. Le film remporta 7 Oscars dont ceux des meilleurs films, réalisateur et scénario, cosigné par le futur réalisateur du "Parrain", Francis Ford Coppola, George C. Scott, lui, refusa l'Oscar du meilleur acteur qui lui avait été décerné.
Après avoir participé au tournage du film Dario Argento "LE CHAF A NEUF QUEUES" (1970) ainsi que celui de Blake Edwards : "DEUX HOMMES DANS L'OUEST" (Wild Rovers,1971) aux côtés de William Holden et Ryan O'Neal.(M.G.M. réduisit la durée initiale de 132 minutes en coupant des scènes - dont certaines figurent dans la version exploitée à l'étranger - et, d'autre part, ajouta des effets de ralentis dans les scènes d'action).(le dressage du cheval sauvage, le combat entre éleveurs, la fusillade dans le saloon).
Meurtres au Soleil (Un Verano para matar,1973) d'Antonio Isasi
Il fit quasiment ses premiers pas à la télévision lorsqu'il accepta de tenir le rôle du lieutenant Mike Stone dans la série policière « LES RUES DE SAN-FRANCISCO » (« The Streets of San Francisco »).C’est en 1972 qu’il entame cette troisième carrière et devient une vedette de télévision fort populaire en incarnant ce flic aux côtés de Michael Douglas dans une série très prisée du public, ce fut une grand succès populaire, et qui se poursuivra jusqu’en 1977. Cette série lui value deux nominations consécutives aux Emmy Awards, en 1976 et 1977.
Depuis cette date, Karl Malden a quelque peu délaissé le cinéma pour tourner une grande quantité de téléfilms de bonne facture. Dans "Une intime conviction" (téléfilm-1984), il était le père d'une jeune femme assassinée par son mari qui tente de faire condamner ce dernier, et dans "Un bus en otage (téléfilm-1993), il jouait le rôle du chauffeur d'un bus de ramassage scolaire pris en otage avec ses passagers.
. En 1992, il retrouva son personnage de l'officier de police Mike Stone dans le téléfilm "Retour dans les rues de San-Francisco" (1992). Il tourna en 1979 dans les films "Le Dernier secret du Poseidon" de Irwin Allen avec Michael Caine et "METEOR" de Ronald Neame aux côtés de Natalie Wood et Sean Connery. Ces deux films ne furent pas de grand succès. Il revint à la télévision en tenant le rôle principal de la série "Skag" qui relatait l'existence d'une famille ouvrière de Pittsburgh. Depuis, il a tourné dans les films "L'ARNAQUE II" (1983) et "CINGLEE" (1987) où il n'avait qu'un rôle secondaire, ainsi que dans un épisode de la série "A la Maison Blanche".
Karl Malden était marié avec Mona Graham depuis le 18 décembre 1938. Ils ont eu deux filles, Mila, née en 1948, et Clara, qui naquit cinq ans plus tard. La santé de Karl Malden déclinait depuis plusieurs années et l'acteur est mort dans son sommeil, à son domicile,situé près de Los Angeles le mercredi 1er juillet 2009 à 97 ans
déjà en 1980, 21 ans avant le 11 septembre 2001, on y avait pensé....
Oscars 1951 :
Academy Awards ceremony: Bette Davis, George Sanders, Karl Malden, Greer Garson, Humphrey Bogart et Ronald Colman.
Claudette Colbert

Paul Newman, George Mathews, Karl Malden, Patricia Peardon et George Grizzard dans "La Maison des otages" (The Desperate Hours) au théâtre Barrymore .
1947- "Un Tramway nommé Désir" (A Streetcar Named Desire) au théâtre.
1975-San Francisco, - Michael Douglas, Kirk Douglas et Karl Malden
Michael Douglas - Karl Malden - Kirk Douglas (une légende vivante)
Des Légendes de l'âge d'or d'Hollywood :Lauren Bacall - Kirk Douglas-Karl Malden
Filmographie
- 1940
THEY KNEW WHAT WANTED (Garson Kanin).
- 1944
WINGED VICTORY (George Cukor).
- 1946
13, RUE MADELEINE (Id., Henry Hathaway).
- 1947
BOOMERANG (Boomerang !, Elia Kazan) avec Dana Andrews
LE CARREFOUR DE LA MORT (Kiss of Death, Henry Hathaway) avec Victor Mature et Richard Widmark

- 1950
LA CIBLE HUMAINE (The Gunfighter, Henry King) avec Gregory Peck


MARK DIXON DETECTIVE (Where the Sidewalk Ends, Otto Preminger) avec Dana Andrews et Gene Tierney

OKINAWA (Halls of Montezuma, Lewis Milestone) avec Richard Widmark



- 1951
UN TRAMWAY NOMME DESIR (A Street-car Named Desire, Elia Kazan) avec Marlon Brando et Vivien Leigh.


- 1952
LA CARTE FORCEE (The Sellout, Gerald Mayer)
COURRIER DIPLOMATIQUE (Diplomatic Courier, Henry Hathaway)
OPERATION « SECRET » (Operation Secret, Lewis Seiler)
LA FURIE DE DESIR (Ruby Gentry, King Vidor) avec Charlton Heston et Jennifer Jones .
- 1953
LA LOI DU SILENCE (I Confess, Alfred Hitchcock) avec Montgomery clift et Otto. E. Hasse


SERGENT LA TERREUR (Take the High Ground !, Richard Brooks).
- 1954
SUR LES QUAIS (On the Waterfront, Elia Kazan) avec Marlon Brando et Eva Marie-Saint



LE FANTOME DE LA RUE MORGUE (The Phantom of the Rue Morgue, Roy Del Ruth).



- 1956
LA POUPEE DE CHAIR (Baby Doll, Elia Kazan)


- 1957
LE PRISONNIER DE LA PEUR (Fear Strikes Out, Robert Mulligan)
BOMBARDIERS B-52 (Bombers B-52, Gordon Douglas).
- 1959
LA COLLINE DES POTENCES (The Hanging Tree, Delmer Daves) avec Gary Cooper et Maria Schell


- 1960
POLLYANNA (Id., David Swift)

LE ROI DES IMPOSTEURS (The Great Impostor, Robert Mulligan).
- 1961
LA SOIF DE LA JEUNESSE (Parrish, Delmer Daves)
LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES (One-Eyed Jacks, Marlon Brando)


- 1962
L’ANGE DE LA VIOLENCE (All Fall Down, John Frankenheimer) avec Warren Beatty
LE PRISONNIER D’ALCATRAZ (Birdman of Alcatraz, John Frankenheimer) avec Burt Lancaster

LA CONQUÊTE DE L’OUEST (How the West Was Won, épisode de Henry Hathaway)
GYPSY, VENUS DE BROADWAY (Gypsy, Mervyn Le Roy).

- 1963
LES FILLES DE L’AIR (Come Fly with Me, Henry Levin).
- 1964
LA MORT FRAPPE TROIS FOIS (Dead Ringer, Paul Henreid) avec Bette Davis
LES CHEYENNES (Cheyenne Autumn, John Ford). avec Richard Widmark


- 1965
LE KID DE CINCINNATI (The Cincinnati Kid, Norman Jewison) avec Steve MacQueen
- 1966
NEVADA SMITH (Id., Henry Hathaway) avec Steve MacQueen


BIEN JOUE, MATT HELM (Murderes’ Row, Henry Levin).
- 1967
L’HONORABLE GRIFFIN (The Adventures of Bullwhip Griffin, James Neilson)

HOTEL SAINT-GREGORY (Hotel, Richard Quine)
UN CERVEAU D’UN MILLIARD DE DOLLARS (Billion Dollar Brain, Ken Russell).

- 1968
EL GRINGO (Blue, Silvio Narizzano) avec Terence Stamp

HOT MILLIONS (Eric Till).
- 1969
PATTON (Id., Franklin J.Schaffner) avec George C.Scott
BLU-RAY
DVD
LE CHAT A NEUF QUEUES (Il Gatto a Nove Code, Dario Argento).

- 1971
DEUX HOMMES DANS L’OUEST (Wild Rovers, Blake Edwards) avec William Holden et Ryan O'Neal.
- 1973
MEURTRES AU SOLEIL (Un Verano Para Matar, Antonio Isasi)
- 1979
LE DERNIER SECRET DU POSEIDON (Beyond the Poseidon Adventure, Irwin Allen)
METEOR (Id., Ronald Neame).


- 1982
SUTON / TWILIGHT TIME (Goran Kagan)
- 1983
L’ARNAQUE 2 (Jeremy Kagan)
- 1986
BILLY GALVIN (John Gray).
- 1987
CINGLEE (Nuts, Martin Ritt).
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Téléfilms
-1977
CAPTAIN COURAGEOUS (Harvey Hart)
- 1980
SKAG (Frank Perry)
- 1981
MIRACLE ON ICE (Steven Hilliard Stern)
- 1984
UNE ULTIME CONVICTION (Fatal Vision- David Greene)
WITH INTENT TO KILL (Mike Rob)
- 1985
ALICE IN WONDERLAND (Harry Harris)
- 1988
L'ULTIME COMBAT (My Father, my Son-Jeff Bleckner)
- 1989
PAQUEBOT EN OTAGE (Robert E. Collins)
- 1990
LE COMBAT DE PATTY DUKE (Gilbert Cates)
- 1991
ABSOLUTE STRANGERS (Gilbert Cates)
- 1993
UN BUS EN OTAGE (Vern Gillum)
- 1992
RETOUR DANS LES RUES DE SAN FRANCSICO (Back to the streets of San Francisco)

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05 juin 2009
DAVID CARRADINE
Acteur Américain
Né le 8 décembre 1936 à Hollywood, en Californie, John Arthur Carradine est le fils aîné du comédien John Carradine et le demi-frère des acteurs Keith et Robert Carradine. Il a vécu la majeure partie de son enfance en Californie. Diplômé de l'Université de San Francisco, ou il fit des études musicales à la San Francisco State University. Il effectua son service militaire puis il parcourut le pays en solitaire avec sa guitare, sans trop se préoccuper de son avenir. Il prend la route et "écume" pendant des années le pays, travaillant comme ouvrier et donnant des récitals de chansons, dont certaines de sa composition, en s'accompagnant à la guitare, menant en quelque sorte une vie proche de celle qu'a vécue Woody Guthrie, qu'il incarnera ultérieurement dans "EN ROUTE POUR LA GLOIRE".
Après avoir joué au début des années soixante dans quelques pièces, il décida de suivre les traces de son père. David Carradine s'oriente vers l'art dramatique et commence par se produire sur les planches, où on le vit pendant quelques années dans le répertoire classique ("Un ennemi du peuple", "Macbeth", "La tempête", "Hamlet") Il joua à Broadway dans la pièce"The Royal Hunt of the Sun" de Peter Shaffer, puis il se tourn vers le cinéma. Il fit de la figuration dans les films.
David Carradine débute au cinéma dans "5000 DOLLARS MORT OU VIF" en 1965, réalisé par R. G. Springsteen et "FIEVRE SUR LA VILLE" (1965) d'Harvey Hart. Il obtint un petit rôle dans les séries "La grande caravane" et "Le Viriginien" (1964).Parallèlement, il débute sur les écrans, grands et petits. Il tient en effet des rôles épisodiques au cinéma, où il interprète souvent un méchant abattu par le protagoniste, et à la télévision où il apparaît dans des épisodes de séries telles que "Arrest and Trial" (1964), "Bob Hope Chrysler Theatre" (1965), "Alfred Hitchcock présente" (1965), "Coronet Blue" (1967), "L'Homme de fer" (1968), "The Name of the Game" (1970), "Gunsmoke" (1971) et "Night Gallery" (1971), ainsi que dans un téléfilm : "Maybe I'll Come Home in the Spring" de Joseph Sargent (1970), une dramatique : "Johnny Belinda", et une série western, dont il est le héros, "Shane", qui s'arrêtera après dix-sept épisodes diffusés à l'automne 1966. La carrière de David Carradine prend son essor au début des années soixante-dix.
Il tint un petit rôle dans "UN HOMME FAIT LA LOI" (1969) de Burt Kennedy avec Robert Mitchum, mais aussi dans "LE CLAN DES McMASTERS" (1969) d'Alf Kjellin avec Jack Palance et son père (John Carradine) et enfin "AU PARADIS, A COUPS DE REVOLVER" (1969) de Lee H. Katzin avec Glenn Ford et Barbara Hershey.
Un Homme fait la loi (1969) de Burt Kennedy
LE CLAN DES McMASTERS" (1969) d'Alf Kjellin avec Jack Palance
AU PARADIS A COUPS DE REVOLVER (1969) avec Glenn Ford

Après avoir divorcé de sa première femme, avec laquelle il avait eu une fille, Calista Miranda, née en 1962, il vécut avec Barbara Hershey avec laquelle il eut un fils, prénommé Free, en 1972. La même année, il joue le peintre Paul Gauguin dans une biographie pour la télévision puis il réalisa son premier long métrage, "YOU AND ME" (1972) auquel collaborèrent ses demi-frères Keith et Robert.
La même année 1972, il est l'interprète de "BERTHA BOXCAR" de Martin Scorsese. Son père, l'acteur américain John Carradine joue à ses côtés. Dans la foulée, il réalise, avec sa partenaire et compagne du moment, Barbara Hershey, des films "underground" qui ne seront jamais distribués, puis tourne dans les productions de Roger Corman, producteur du film de Scorsese, sous la direction de Paul Bartel, deux "road movies" qui établissent son statut de " héros de la contre-culture".
Alors que depuis le milieu des années soixante, il mène une vie rebelle, expérimentant les drogues hallucinogènes, chevauchant une moto de forte cylindrée et s'adonnant aux arts martiaux.Quelques mois plus tard, il fut choisi à la place de Bruce Lee, initialement pressenti pour le rôle, pour interpréter le prêtre Renégat Kwai Chang Caine, recherché pour le meurtre de neveu de l'empereur de Chine, dans la série "KUNG FU".
Cela débute par le tournage d'un téléfilm pilote, "KUNG FU" de Jerry Thorpe (1971), le rôle principal de la série "Kung Fu" - A qui, totalisant soixante-douze épisodes diffusés sur trois saisons (1972-1975), lui apporte la célébrité. Exilé volontairement aux Etats-Unis, celui-ci recherche son frère ainé dans l'Ouest américain de la fin du 19ème siècle et, au fil des rencontres; y découvre des coutumes et des valeurs bien différentes des siennes. Adepte de certains arts martiaux, David Carradine fit merveille dans ce rôle atypique dans lequel il s'investit profondément durant trois saisons (il en réalisa même plusieurs épisodes), une prestation qui fut récompensée par une nomination aux Golden Globes en 1974.
Il acquit très vite une grande popularité et en profita pour accepter des rôles plus étoffés au cinéma, notamment dans le film "MEAN STREETS" (1973) de Martin Scorsese avec Robert de Niro et Harvey Keitel.

En 1975, il entérine celui-ci par son interprétation remarquée d'un héros quasi-mythique de la contre-culture, l'auteur-compositeur-interprète de "folk songs" et militant syndicaliste Woody Guthrie, dans "EN ROUTE POUR LA GLOIRE" de Hal Ashby, "biopic" qui obtient un triomphe, critique et commercial, à sa sortie, en 1976. Ce film retrace quatre années, les quatre années décisives - tant en matière d'engagement politique que de création - de la vie d'un des plus importants auteurs-compositeurs américains: il est le signataire de près de mille chansons qui constituent un des plus saisissants commentaires de l Amérique des années trente. Toutefois, au-delà du portrait individuel, déjà esquissé dans "Alice's Restaurant" d'Arthur Penn, dont la vedette était son fils Arlo, Hal Ashby, avec l'aide de son chefopérateur - qui, en la circonstance, introduisait l'utilisation de la steadicam sur un long métrage de fiction - dépeignait ici l'Amérique de la Dépression. Le long métrage d'Hal Hasby remporta en 1976, les Oscars de la Meilleure Photographie et de la Meilleure Chanson de Film. David Carradine fut remarquable dans cette biographie,, il reçut une seconde nomination aux Golden Globes en 1977.
Il réalisa ensuite trois autres films qui ne bénéficièrent pas d'une distribution suffisante pour être remarqués par le public, "AROUND" (1972),"AMERICANA" (1973) ce long métrage ne fut distribué qu'en 1981 et enfin "A COUNTRY MILE" (1972).
La même année 1972, il est l'interprète de "BERTHA BOXCAR" de Martin Scorsese. Son père, l'acteur américain John Carradine joue à ses côtés. Dans la foulée, il réalise, avec sa partenaire et compagne du moment, Barbara Hershey, des films "underground" qui ne seront jamais distribués, puis tourne dans les productions de Roger Corman, producteur du film de Scorsese, sous la direction de Paul Bartel, deux "road movies" qui établissent son statut de " héros de la contre-culture".
Fort du succès de "EN ROUTE POUR LA GLOIRE", David Carradine est engagé par Ingmar Bergman pour tenir le rôle du trapéziste juif américain "prisonnier" du Berlin de 1923 de "L'ŒUF DU SERPENT". C'est après s'être expatrié à Munich pour fuir les méthodes de la police fiscale suédoise, que Bergman réalise son premier film d'exil dans les plus grands décors extérieurs jamais construits à Munich. Le producteur Dino de Laurentis lui a accordé des moyens financiers considérables. C'est ainsi que Rolf Zehetbauer, lauréat d'un Oscar pour ses décors de CABARET, a reconstruit des rues berlinoises de 1923 à partir de dessins parus dans un journal allemand d'époque et récupéré les pavés des vieilles ruelles munichoises en réparation. Bergman exigea la présence de son fidèle et talentueux technicien Sven Nykvist dont c'est le dix-neuvième film en collaboration (9 en couleurs, 10 en noir et blanc). Pour le choix de l'acteur principal, Dino de Laurentis fit envoyer à Munich trois bobines de "EN ROUTE POUR LA GLOIRE" du cinéaste américain Hal Ashby. Après visionnage, Bergman, enthousiaste, engagea David Carradine, fils de John Carradine. Pour exprimer un climat d'angoisse et de désespoir, Bergman renoue avec le réalisme et l'expressionnisme de ses premiers films. Et lorsque les personnages évoquent un certain inspecteur Lohman, on reconnaît l'hommage direct à Friz Lang, puisqu'il s'agit du nom porté par le policier du "Testament du Docteur Mabuse" et de "M le Maudit".
Il enchaîne avec le rôle d'un officier de marine dans "SAUVEZ LE NEPTUNE" (1977) de David Greene, film catastrophe à budget confortable. Alors que sa carrière semble se normaliser, il retourne chez Roger Corman où il enchaîne plusieurs films d'action de série basée sur la poursuite automobile ou les combats d'arts martiaux.
Après avoir interprété à la télévision, Tom Horn dans "Mr. Horn" de Jack Starrett (1975), et Gauguin dans "Gauguin, the Savage" de Fielder Cook (1979), David Carradine est engagé aux côtés de ses frères Keith et Robert Carradine pour interpréter les frères James, dans "LE GANG DES FRÈRES JAMES" de Walter Hill, ce film représenta les États-Unis au Festival de Cannes 1980.
Après King Vidor, Nicholas Ray et Philip Kaufman - entre autres - Walter Hill – ex-assistant et digne disciple de Sam Peckinpah – traita à son tour et à sa façon le mythe de Jesse James : pour lui, le hors-la-loi et ses complices étaient avant tout des héros sudistes, s'en prenant aux vainqueurs yankees, mais aussi des hommes comme les autres, ayant un sens profond de la famille.
D'ailleurs, fait exceptionnel, les personnages des frères sont joues par d'authentiques frères. Il était normal que le trio Carradine s'intéressât à Jesse James, puisque leur père John avait été Bob Ford dans "LE BRIGAND BIEN-AIME", d'Henry King (1938) et "LE RETOUR DE FRANK JAMES", de Fritz Lang (1940), puis le révérend Jethro Bailey dans le remake du premier signé Nicholas Ray (1956).
On le voit également dans "LA COURSE A LA MORT DE L'AN 2000" (1975) de Paul Bartel avec Sylvester Stallone.C'est entre la comédie macabre et l'allégorie politique que Paul Bartel réalisa ce deuxième long métrage.Cette réalisation s'inscrit dans la lignée des réflexions du cinéma de science-fiction sur le sport dont "Rollerball" fut l'exemple. Dans le futur, les sports voient s'exacerber la violence qu'ils secrètent déjà fortement dans le présent "DEATH RACE", présenté dans de nombreux festivals, obtint le Grand Prix en 1976 au Festival de Paris du Film Fantastique et de Science-Fiction.
Il se lance dans une sorte de stakhanovisme, ne jouant plus, sauf exception notable, que dans des productions à très petits budgets, pour l'essentiel destinées au marché de la vidéo, ou à la télévision, dans des épisodes de séries, telles "Amazing Stories" et "Matlock", et des téléfilms : "The Return of Will Kane" de Jerry Jameson (1980), "The Bad Seed" de Paul Wendkos (1982), "Jealousy", de Jeffrey Bloom (1983), "Oceans of Fire" de Steve Carver (1986), "Six Against the Rock" de Paul Wendkos (1987), "I Saw What You Did" de Fred Walton (1988), "The Cover Girl and
the Cop" de Neal Israel (1989)






Dans "EPOUVANTE SUR NEW-YORK" de Larry Cohen, en 1982, il interprétait un inspecteur de police découvrant la présence d'une gigantesque créature nichant en haut des gratte-ciel new-yorkais puis il campa un trafiquant de drogue dans "OEIL POUR OEIL"(1983) réalisé par Steve Carver avec Chuck Norris, dans lequel il démontrait une nouvelle fois son habileté dans la pratique des arts martiaux face à un expert renommé.
Il tint le rôle d'un personnage cruel dans les mini-séries "Nord et Sud" (1985) et sa suite "Nord et Sud II) (1986), une interprétation couronnée par une nouvelle nomination à la Cérémonie des Golden Globes. Sa contribution à la télévision s'enrichit ensuite de nombreux téléfilms de faible intérêt à l'exception notable de son rôle de détenu cherchant à s'évader dans le téléfilm "Adieu Alcatraz" (1987) et de celui d'un shérif alcoolique sur la piste d'un assassin dans "La mort au bout de la nuit" (1990).
Il tourna aussi beaucoup pour le cinéma mais peu d'oeuvres méritent que l'on s'y attarde à l'exception de "COMME UN OISEAU SUR LA BRANCHE" (1990) de John Badham aux côtés de Mel Gibson et Goldie Hawn.Les extérieurs furent, filmés à Vancouver et Pictoria, les séquences aériennes dans l'état de Washington el la séquence du zoo dans un décor construit aux Bridge Studios de Vancouver. (Il y est un truand particulèrement violent).
David Carradine participe en 1986 au téléfilm "Kung Fu The movie" de Richard Lang (1986), avant de s'impliquer dans la création d'une nouvelle série intitulée "Kung Fu, la légende continue". Diffusée de 1993 à 1996, elle relate l'histoire du petit-fils de Caine (David Carradine) qui retrouve son fils Peter (Chris Potter) quinze ans après l'avoir cru mort lors de l'incendie de leur temple.
En 1998, il multiplia les tournages dans les séries "Profiler" "Charmed", "Voilà" "Largo Winch" et dans le film "LES NAUFRAGES DU PACIFIQUE" avec Jane Seymour. Artiste complet, David Carradine s'adonne à la peinture et à la scul, et compose de la musique. Il semble s'être débarrassé d'une accoutumance à la drogue et à l'alcool et a écrit deux livres sur l'esprit des moines Shaolin. Depuis son divorce avec Linda Gilbert en 1983 (qui lui a donné une fille, Kansas Anne, née en 1978), il fut remarié à Gail Jensen de 1988 à 1997, puis à Coco Deste entre 1998 et 2001
Le Cercle de fer (1978) de Richard Moore
Les Gladiateurs de l'an 3000 (1978) d'Henry Suso et Alan Arkush
Oeil pour oeil (1983) de Steve Carver
On retrouve David Carradine dans " KILL BILL VOLUME 2" . Le premier volume de "Kill Bill" était surtout marqué par l'influence des films chinois et japonais, ce second volume reflète surtout l'influence du western italien, essentiellement dans les scènes se déroulant dans l'Ouest américain pour lesquelles Quentin Tarantino utilise des extraits de la musique d'Ennio Morricone pour "Le Bon, la Brute et le Truand" (Il Buono, il brutto, il cattivo, Sergio Leone, 1966).
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Bruce Dern
- 1964
5 000 DOLLARS MORT OU VIF (Taggart, R.G. Springsteen).
- 1965
FIÈVRE SUR LA VILLE (Bus Riley's Back in Town, Harvey Hart).
- 1967
THE VIOLENT ONES (Fernando Lamas).
- 1969
UN HOMME FAIT LA LOI (The Good Guys and the Bad Guys, Burt Kennedy)
AU PARADIS, À COUPS DE REVOLVER (Heaven with a Gun, Lee H. Katzin)
LA VENGEANCE DU SHÉRIF (Young Billy Young, Burt Kennedy).
- 1970
MACHO CALLAHAN (id., Bernard L. Kowalski)
LE CLAN DES McMASTERS (The McMasters, Alf Kjellin) B.
- 1972
BERTHA BOXCAR (Boxcar Bertha, Martin Scorsese)
YOU AND ME (David Carradine) - AROUND (David Carradine)
A COUNTRY MILE (David Carradine).
- 1973
MEAN STREETS / LES RUES CHAUDES (Mean Streets, Martin Scorsese)
LE PRIVÉ (The Long Goodbye, Robert Altman)
AMERICANA (David Carradine; distribué en 1981).
- 1975
HOUSE OF DRACULA'S DAUGHTER (Gordon Hessler, inachevé)
LA COURSE À LA MORT DE L'AN 2000 (Death Race 2000, Paul Bartel) C.
- 1976
CANNONBALL (id., Paul Bartel)
EN ROUTE POUR LA GLOIRE (Bound for Glory, Hal Ashby) D.
- 1977
L'ŒUF DU SERPENT (Das Schlangenei, Ingmar Bergman)
SAUVEZ LE NEPTUNE (Gray Lady Down, David Greene) A
UN COCKTAIL EXPLOSIF (Thunder and Lightning, Corey Allen).
- 1978
LES GLADIATEURS DE L'AN 3000 (Death Sport, Henry Suso et Alan Arkush)
LE CERCLE DE FER (Circle of Iron, Richard Moore)
JE TE TIENS, TU ME TIENS PAR LA BARBICHETTE (Jean Yanne)
CLOUD DANCER (Barry Brown).
- 1979
FAST CHARLIE... THE MOONBEAM RIDER (Steve Carver)
ROGER CORMAN... HOLLYWOOD'S WILD ANGEL (Christian Blackwood, doc.).
- 1980
LE GANG DES FRÈRES JAMES (The Long Riders, Walter Hill)
CARRADINES IN CONCERT (doc.)
RALLY / SAFARI 3000 (Harry Hurwitz).
- 1982
ÉPOUVANTE SUR NEW YORK (Q / The Winged Serpent, Larry Cohen)
TRICK OR TREATS (Gary Graver).
- 1983
ŒIL POUR ŒIL (Lone Wolf McQuade, Steve Carver) B
THE WARRIOR AND THE SORCERESS (John Broderick).
- 1984
ON THE LINE / RIO ABAJO (José Luis Borau)
A DISTANT SCREAM (John Hough).
- 1985
BEHIND ENEMY LINES / P.O.W. THE ESCAPE (Gideon Amir).
- 1986
THE JADE JUNGLE / ARMED RESPONSE (Fred Olen Ray)
FILMHOUSE FEVER (Dominic Paris, doc.)
WHEELS OF TERROR / THE MISFIT BRIGADE (Gordon Hessler)
TROPICAL SNOW (Howard Koch, distribué en 1989).
- 1987
RUN FOR YOUR LIFE / MARATHON (Terence Young)
SONNY BOY (Robert Martin Carroll, sorti en 1990).
- 1988
ANIMAL PROTECTOR / FATAL SECRET (Mats Helge)
FUTURE FORCE (David A. Prior)
WARLORDS (Fred Olen Ray)
CRIME ZONE (Luis Llosa)
NERDS OF A FATHER, NIGHT CHILDREN (Norbert Meisel)
WIZARDS OF THE LOST KINGDOM II (Charles B. Griffith).
- 1989
NOWHERE TO RUN (Carl Franklin)
SUNDOWN : THE VAMPIRE IN RETREAT (A. Hickox)
SAUF VOTRE RESPECT (Try this One for Size, Guy Hamilton) C
FUTURE FORCE II / BACK TO THE PAST (David A. Prior)
MINISTRY OF VENGEANCE (Peter Maris).
- 1990
THINK BIG (John Turteltaub)
COMME UN OISEAU SUR LA BRANCHE (Bird on a Wire, John Badham) D
THE SECRET OF FU MANCHU-MARTIAL LAW (S.E. Cohen)
FIELD OF FIRE / BATTLE GEAR (Cirio H. Santiago)
ELIMINATOR (H. Kaye Dyal)
FUTURE ZONE (David A. Prior).
- 1991
FUTURE BOUND, DUNE WARRIORS (Cirio H. Santiago)
EVIL TOONS
LITTLE DEVILS (Fred Olen Ray)
ROADSIDE PROPHETS (Abbe Wool)
HOLLISTER (Vern Gillum)
UNDER THE GUN (James Shardellati)
OMEGA COP II - DYING TRUTH (John Hough).
- 1992
FIRST FORCE (Ted Mather)
WAXWORK II : LOST IN TIME (Anthony Hickox)
DISTANT JUSTICE (Toru Murukawa)
DOUBLE TROUBLE (J. Paragon)
ANIMAL INSTINCTS (A. Gregory Hyppolyte)
MIDNIGHT FEAR (William Crain)
NIGHT RHYTHMS (A. Gregory Hyppolyte).
- 1993
KILL ZONE (Cirio H. Santiago).
- 1994
DEAD CENTER (Steve Carver).
- 1998
LES NAUFRAGES DU PACIFIQUE (The New Swiss Family Robinson, Stewart Raffill).
- 2000
AN AMERICAN TAIL : THE TREASURE OF MANHATTAN ISLAND (Larry Latham, voix).
- 2002
WHEATFIELD WITH CROWS (Brent Roske).
- 2003
KILL BILL (id., Quentin Tarantino).
BALA PERDIDA (Pau Martinez).
- 2004
KILL BILL VOLUME 2 (id., Quentin Tarantino).
LAST GOODBYE (jacob Gentry).
DEAD & BREAKFAST (Matthew Leutwyler).
MAX HAVOC : CURSE OF THE DRAGON (Albert Pyun).
- 2005
BROTHERS IN ARMS (Jean-Claude La Marre).
MIRACLE AT SAGE CREEK (James Intveld).
- 2006
FINAL LOVE (Joey Travolta).
HOMO ERECTUS (Adam Rifkin).
LAST HOUR (Pascal Caubet).
RICHARD III (Scott Anderson).
MY SUICIDE (David Lee Miller).
TREASURE RAIDERS (Brent Huff).
THE LAST SECT (Jonathan Dueck).
WHAT WE DID ON OUR HOLIDAYS (W. Scott Peake).
HOW TO ROB A BANK (Andrews Jenkins).
BIG STAN (Rob Schneider).
CAMILLE (Gregory MacKenzie).
BLIZHNIY BOY : THE ULTIMATE FIGHTER (Erken Ialgashev).
- 2007
FALL DOWN DEAD (Jon Keeyes).
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22 avril 2009
JAMES DEAN , l'homme-enfant
JAMES DEAN 1933 - 1955
Acteur Américain
Deux grands films avaient suffi à faire de James Dean l'interprète inspiré des angoisses et des inquiétudes de la jeunesse américaine. Guidé par un instinct tragique et capricieux, son talent n'a jamais été égalé. Sa mort brutale à l'âge de 24 ans l'a fait entrer dans la mythologie du septième art. Sa légende s'empare de lui, un culte hystérique digne de celui voué à Rudolph Valentino
"Le drame de sa vie, c'était le conflit permanent entre le désir et la peur, un conflit apparu très tôt entre sa formidable impatience et son manque de confiance en soi". Nicholas Ray
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Acteur américain, né le 8 février 1931, à Marion dans l'Indiana. James Dean disparait à l'age de 24 ans, d'un accident automobile. La mort de James Dean appartient désormais à la légende. Le 30 septembre 1955, le jeune comédien se rendait au volant de sa Porsche à une course automobile à laquelle il voulait participer...Il venait d'achever le tournage du film "Géant". A un carrefour de deux autoroutes, au sud de San Francisco, sa voiture lancée à pleine vitesse s'est jetée sur celle d'un étudiant dont on a dit qu'il venait d'assister à la projection de l'un de ses films. Touché à la colonne vertébrale, James Dean devait succomber peu après à ses blessures. Abondonnée quelques jours aux abords du fatal carrefour, la Porsche fut alors l'objet d'une douteuse dévotion : pour 25 cents, les admirateurs de la vedette pouvaient toucher la relique et même s'asseoir sur le siège ensanglanté...
James Byron Dean était le fils de Winton Dean, un mécanicien-dentiste et de Mildred Wilson, fille de fermiers méthodistes. La mère de James Dean consacre la majeure partie de son temps à son fils unique. En 1936, sa famille s'installe à Los Angeles mais sa mère meurt alors que James n'avait que neuf ans. Cette disparition est une épreuve terrible pour le petit Jimmy,celui-ci est recueilli par son oncle et sa tante qui exploitent une ferme à Fairmount.
La dure épreuve du décès de sa mère traumatise l'enfant et l'on décèlera des troubles du comportement et un énorme manque affectif qui seront significatifs à l'adolescence. Durant plusieurs années il y pratiquera l'élevage, l'équitation et la chasse. En 1945, il fréquente la " Fairmount High School" et, malgré une myopie qui l'a rendu inapte au service militaire actif, se distingue dans l'équipe de base-ball et de basket du collège et remporte la médaille du meilleur athlète. Il se passionne pour l'astrologie et les voitures de courses. En 1949, il se présente, en amateur, au concours d'art dramatique de l'état d'Indiana et remporte un prix pour la meilleure expression dramatique. Couvert d'honneurs comme acteur amateur et sacré meilleur athlète, Jimmy s'en va étudier le droit en Californie au Santa Monica Collège, et vivre aux côtés de son père, qui s'est remarié. Puis il s'inscrit à l'Université de Californie, à Los Angeles, pour préparer une licence en droit mais abandonne peu après. L'anne suivante, il s'inscrit à UCLA pour y suivre des courts d'art dramatique et s'installe chez son ami et futur biographe, Bill Bast, qui indiquera par la suite, que James Dean était un garçon tourmenté, dépressif, et s'incommodant de ses sautes d'humeur...
James Dean voulait très vite faire une carrière de comédien : cette vocation est ancrée au plus profond de sa personnalité. Pour lui comme pour beaucoup d'autres comédiens, le mensonge et la simulation étaient le seul moyen d'atteindre la plus grande lucidité et l'introspection. Mais surtout, le besoin de jouer correspondait, chez lui, à une sorte de faille existentielle.
Durant l'automne 1950, il suit des cours de théâtre dispensés par le comédien James Whitmore. Le style de la formation s'apparente à celle de la "methode" du célèbre Actor's Studio. En octobre 1950, on l'aperçoit dans la pièce "Macbeth", ou il tient le rôle de Malcom. Dès mars 1951, il obtient l'interprétation de l'apôtre Jean dans un téléfilm "La colline numéro un" (Hill number one).
Santa Monica College 1951
Macbeth: 1950
Hill Number One -1951
James Dean obtient des petits rôles à la télévision et fait de la figuration au cinéma: "BAIONNETTE AU CANON" (1951) un admirable film de guerre signé par Samuel Fuller avec Richard Basehart; "LA POLKA DES MARINS" (1951) mise en scène par Hal Walker avec Dean Martin et Jerry Lewis. Jimmy se laisse gagner par la déprime et mène parfois une vie de bohème. Son co-locataire et ami Bill Bast quitte l'appartement, ce qui en résulte par le départ de l'acteur qui préfère s'installer chez Roger Brackett, publicitaire et homme de radio. James Dean s'interesse aussi à la tauromachie, il joue du bongo et quelques temps plus tard s'initiera à la photographie.
James Dean obtient des petits rôles à la télévision et fait de la figuration au cinéma: "BAIONNETTE AU CANON" (1951) un admirable film de guerre signé par Samuel Fuller avec Richard Basehart; "LA POLKA DES MARINS" (1951) mise en scène par Hal Walker avec Dean Martin et Jerry Lewis. Jimmy se laisse gagner par la déprime et mène parfois une vie de bohème. Son co-locataire et ami Bill Bast quitte l'appartement, ce qui en résulte par le départ de l'acteur qui préfère s'installer chez Roger Brackett, publicitaire et homme de radio. James Dean s'interesse aussi à la tauromachie, il joue du bongo et quelques temps plus tard s'initiera à la photographie.
En septembre 1951, encouragé par James Whitmore, homme de théâtre a s'installé à New York, et trouve des petits rôles dont "Prologue to glory" (émission de télévision produite par la US Steel Hour). Après avoir longtemps hésité, il passe finalement à l'"Actor's Studio" ou il ne fera qu'un bref passage, étant donné que ses relations avec Lee Strasberg n'étant pas des meilleurs. Mise à part sa participation dans "QUI DONC A VU MA BELLE?" (1952) de Douglas Sirk avec Charles Coburn, Jimmy Dean connait des mois difficiles.
Has Anybody Seen My Gal -1952
En 1952, Jimmy obtient le rôle de Wally Wilking dans "See the Jaguar"de Richard Wash, ou il interpréte un adolescent séquestré dans une cage. La pièce s'achève après seulement quatre représentations. Cela n'a pas empêché la critique de remarquer la prestation du jeune acteur et de le lui dire.
See The Jaguar avec Arthur Kennedy 1952
A la fin de l'année 1953, il remonte sur les planches de Broadway, il joue dans " The Immoralist " ,d'après le roman d'André Gide aux côtés de Louis Jourdan et Géraldine Page, qui lui vaudra le titre de " Meilleur Nouvel Acteur de l'Armée". Dans "A long time till Dawn" (1953) ou "I am a Fool" (1954), ou il tient la vedette aux côtés de Natalie Wood et Eddie Albert, ses improvisations ont soulevé l'enthousiasme des metteurs en scène, au grand dam de ses partenaires qu'il réduisait au rang de faire-valoir. Bousculant le texte et le plan de travail, il introduisait de véritables bouffées de réalité et de lyrisme par ses envolées inspirées.
The Immoralist
A la même époque, Elia Kazan qui vient de diriger Marlon Brando dans "Un tramway nommé désir" se laisse dire que Jimmy correspond en tout point au personnage de Cal pour son prochain film, --"A L'EST D'EDEN" (1954 - East of Eden). Elia Kazan l'engage pour jouer le premier rôle du roman de John Steinbeck, avec Julie Harris et Raymond Massey. Le tournage se passe plus ou moins bien mise à part que Jimmy se comporte mal à l'égard des personnes influantes à Hollywood. La collaboration avec l'actrice Julie Harris se déroule dans de bonnes conditions contrairement à Raymond Massey qui laisse éclater sa colère même en dehors de la scène de tournage. James Dean déclara "Toute personne névrosée a besoin de s'exprimer, ma névrose se manifeste dans le théâtre. Pourquoi devient-on acteur?. Pour laisser libre cours à ses fantasmes.". En adaptant très librement le roman de Steinbeck, Kazan compris que Dean s'était totalement identifié à la révolte de son personnage et à son sentiment d'être ignoré et incompris. Prêt à tout pour se faire aimer de son père, le jeune héros d'"A l'est d'Eden" est sans doute l'un des plus authentiques romantiques de tout le cinéma américain. Adoptant sans réserve le point de vue de l'adolescent, le film constitue un hymne à la gloire de l'esprit d'enfance. Quant à la caméra, elle se montre des plus complaisantes à l'égard de James Dean et le rythme du film paraît singulièrement affecté par son inspiration; à laquelle Elia Kazan semble avoir laissé le champ libre.... Du jour au lendemain il devient célèbre. Le film fut un énorme succès ....
Avec Louis Jourdan
Pendant le tournage : Elia Kazan - Raymond Massey -James Dean
La génération qui devait suivre ses pas allait compter non seulement Paul Newman, Dennis Hopper et Steve McQueen mais également Elvis Presley. James Dean avait incarné pour la première fois les angoisses, les désirs et les refus d'une jeunesse américaine consciente de son identité et de sa singularité dans un monde dont elle ne tarderait guère à contester globalement les valeurs et les traditions. Quand la Warner a annoncé le tournage de "LA FUREUR DE VIVRE" (Rebel Without a cause -1955), elle croyait miser sur l'impact que les phénomènes de délinquance juvénile avaient sur la société américaine.
En fait,le désenchantement dont James Dean s'était fait l'interprète dans ce film, allait beaucoup plus loin : il présageait la crise morale des années 60 et le drame de la guerre du Viet-Nam. A cet égard "LA FUREUR DE VIVRE" avait une indéniable valeur prémonitoire et débordait largement le cadre scolaire dans lequel se déroulait le récit. Pour le cinéaste Nicholas Ray, il ne s'agissait rien moins en effet, que d'exprimer une insatisfaction profonde à l'endroit d'une civilisation incapable de donner aux jeunes des raisons de vivre, et le cinéaste fut proprement stupéfait par la facilité et la spontanéité avec lesquelles James Dean avait donné corps à ses propres préoccupations, tenant à son sujet des propos particulièrement perspicaces : "Le conflit entre le désir de se donner et la crainte de céder à ses sentiments...Une vulnérablité si profonde que l'on en était presque bouleversé...Depuis l'enfance, il était déchiré entre des impulsions violentes et une grande circonspection..." Il n'est pas exagéré aujourd'hui de dire que l'acteur a bouleversé le metteur en scène et cristallisé ses intuitions : jamais Nicholas Ray ne réalisera une oeuvre aussi aboutie.
Les rapports entre Jimmy Dean et Natalie Wood sont des meilleurs, l'actrice se comporte à son égard comme une grande soeur, comme l'a fait précèdemment Julie Harris dans "A l'est d'Eden". De la position foetale dans laquelle il apparaît au début du film jusqu'à son agonie grandiloquente, James Dean ressemble à un être venu du passé ou de quelque lointaine planète, jetant sur le monde un regard d'une lucidité tragique.
Avec Nicholas Ray
James Dean achève sa carrière cinématographique avec "GÉANT" (1956) de George Stevens, d'après le roman d'Edna Ferber, avec Elizabeth Taylor et Rock Hudson. Les deux derniers films de James Dean ne furent présentés qu'après sa mort tragique survenue dans un accident d'automobile, le 30 septembre 1955, sur la route de Salinas, dans le désert de Californie. C'est le début de la légende...
Bien des années après le tournage de "Géant", le cinéaste George Stevens s'est reproché de n'avoir pas laissé plus de liberté à James Dean. Il n'en demeure pas moins que les meilleurs scènes de ce film sont précisémment celles ou James Dean fait éclater le cadre somme tout fort académique et conventionnel du récit, comme lorsqu'il arpente ses terres ou qu'il patauge dans le pétrole...
François Truffaut écrit : "Il s'agit d'autre chose, d'un jeu poétique qui autorise toutes les libertés - et même les encourage. Jouer juste ou jouer faux, ces deux expressions n'ont plus de sens avec Dean, puisqu'on attend de lui une surprise de tous les intants....En James Dean tout est grâce, et dans tous les sens du mot...Dean ne fait pas mieux que les autres, il fait autre chose qui est le contraire et le pare d'un prestige qu'il conserve dès lors jusqu'à la fin du film." (Les Films de ma vie).
La mort de James Dean allait provoquer une vague d'idolâtrie proprement dite aux Etats-Unis. A la fin de l'année 1956, près d'une centaine de clubs d'admirateurs regroupaient 3 800 000 adhérents. Et pendant les vacances de cette même année, plus de 150 000 "pélerins", vinrent se recueillir devant la tombe de leur dieu, à Fairmount.
En 1958, Xavier Grall livra un superbe portrait de l'acteur : "J'ai sous les yeux tout un paquet de photos de James Byron au moment de son entrée dans ce monde étrange, bigarré, mouvant qu'est le monde du cinéma. Ce qui ne frappe d'abord, c'est la beauté de ce visage. Les cheveux blonds, abondants, hirsutes couvrent les oreilles, car celui qui les porte déteste les coiffeurs. Les lèvres sont épaisses, rouges, sensuelles. Les traits sont fins, réguliers, grecs. Il y a dans ce visage une sorte de pureté presque paienne, quelque chose de sauvage, aussi, et de jamais vu, jamais rencontré. Je comprends maintenant que ce jeune homme ait tant plu aux femmes. Elles lisaient sur ce visage doré par la Californie la fureur et la force et elles y voyaient aussi un certain sourire qu'elles n'avaient jamais vu : en même temps charmeur et amer, moqueur et généreux."
Pour Xavier Grall, James Dean incarnait la même révolte que celle qui avait nourri Arthur Rimbaud. Au terme d'un lumineux parallèle entre l'interprète de "La fureur de vivre" et l'auteur d'"une saison en enfer", le poète breton écrit : ce qui demeure et ce qui nous émeut, c'est encore l'extrême grandeur de l'âme humaine, son inquiétude recommencée et sa faim, sa soif d'absolu incarné par deux adolescents d'Amérique et de France. A travers le temps, par-dessus l'espace, l'homme malgré tout, à travers les fluctuations, reste l'homme, et l'adolescent est là pour nous le rappeler. Age dur et doux, âge de l'amour et de la liberté, le plus bel âge de l'homme peut-être, âge de son dernier sursaut avant son engourdissement dans le pratique et le banal.
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Avec George Stevens

En 1957, "L'HISTOIRE DE JAMES DEAN" (The James Dean's Story), un film de montage et d'interviews, produit et réalisé par Georges W. George et Robert Altman, retraçait la carrière de James Dean. JAMES DEAN STORY (titre... français de James Dean : the first american teenager) est un film réalisé par Ray Connolly (1975), comprenant des interviews de Natalie Wood, Dennis Hopper, Carroll Baker, Nicholas Ray, etc. ainsi que des extraits de "A L'EST D'ÉDEN, de LA FUREUR DE VIVRE et de GÉANT". En 1976, Robert Butler signe pour la télévision américaine, un téléfilm intitulé "James Dean", où Stephen McHattie incarnait James Dean. "SEPTEMBER 30, 1955", réalisé en 1977, n'est autre qu'un film qui témoigne, à partir de la date de la mort de James Dean, des réactions émotionnelles de son auteur, Jim Bridges. "REVIENS, JAMES DEAN, REVIENS" (Come back to the 5 and Dime, Jimmy Dean, Jimmy Dean), de Robert Altman (1982), d'après une pièce de Ed Graczyk, évoque vingt ans après la mort de James Dean, la réunion de quelques membres de son Fan Club dans la petite ville texane de McCarthy, près de l'endroit où fut tourné le film "GÉANT", avec Sandy Dennis, Cher et Karen Black.
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Passions pour la photographie mais également la tauromachie....
Avec Sal Mineo
Ultime photo de James Dean vivant, peu de temps avant l'accident
Avec Elizabeth Taylor, son amie
Avec Ursula Andress
Avec Ronald Reagan
Avec Pier Angeli
Marlon Brando
Burl Ives
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Filmographie
- 1951
BAIONNETTE AU CANON (Fixed Bayonets, Samuel Fuller).
- 1952
LA POLKA DES MARINS (Sailor Beware, Hal Walker).
- 1953
QUI DONC A VU MA BELLE ? (Has Anybody seen my Gal ?, Douglas Sirk).
- 1955
A L'EST D'EDEN (East of Eden, Elia Kazan).
- 1955
LA FUREUR DE VIVRE (Rebel without a Cause, Nicholas Ray).

- 1956
GÉANT (Giant, George Stevens).
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03 mars 2009
BRAD DAVIS, une vie trop brève
Acteur américain
Acteur météore, Brad Davis passe pour avoir été l’acteur d’un film culte, MIDNIGHT EXPRESS. Disparu trop tôt, à 42 ans, il fut aussi un comédien très apprécié des scènes de théâtre new-yorkaises et des dramatiques télévisées américaines.
Né le 6 novembre 1949 à Tallahassee (Floride), Brad Davis meurt le 8 septembre 1991 à Los Angeles (Californie) des suites du sida..., il était le fils d’un dentiste, il a peu de goût pour l’école et à douze ans le théâtre lui apparaît comme le seul exutoire de ses démons intérieurs. Il participe alors à quelques spectacles estivaux puis, séduit par la comédie musicale, il rejoint Atlanta. Hélas, il lui faut vite déchanter, sa voix n’est pas à la hauteur de ses espérances et il ne trouve pas sa place dans le monde des revues. Débarqué à New York, il suit plusieurs cours d’art dramatique. L’expérience est nettement plus positive. À partir de 1973, il collabore à de nombreuses pièces off Broadway : «Crystal and Fox», «Naomi Court» et «Four Friends» de Larry Kramer.
En 1976, il s’établit à Los Angeles et son démarrage dans cette ville est plus rapide encore. En quelques mois, il enchaîne dramatique sur dramatique, ce qui lui permet de se faire un nom : «Song of Myself» de Robert Markowitz, qui relate la vie du poète Walt Whitman; «Stop Thief» de William F. Claxton, dans laquelle il a pour partenaire Howard Da Silva; "SYBIL" (1976) de Daniel Petrie, où Sally Field joue une jeune schizophrène et «The Secret Life of John Chapman» de David Lowell Rich, une comédie dont les vedettes sont Ralph Waite et Susan Anspach. Après "SYBIL", porté au cinéma, Brad Davis fait le siège du bureau du réalisateur Alan Parker et décroche le rôle écrasant de Billie Hayes dans "MIDNIGHT EXPRESS". L’histoire de ce jeune étudiant américain, Billy Hayes, condamné à moisir à perpétuité dans les geôles turques pour trafic de drogue est un succès mondial. Présenté au Festival de Cannes, le film crée l’événement car la délégation turque l’accuse de partialité. En un éclair, Brad Davis est sacré star même si cette année-là, le Prix d’Interprétation masculine va à Jon Voight pour "Retour" d’Hal Ashby. . En 1975 il réussit à s'évader et regagne l'Amérique. Il entreprend alors d'écrire le récit de son expérience, qui devient très vite un best-seller. Casablanca Record en acquiert les droits cinématographiques et entreprend l'adaptation filmée. Le scénario du film est fidèle à 80 % du livre et à l'aventure qu'il retrace.
Pour des raisons évidentes, il était impossible à l'équipe de tourner à l'intérieur de la prison turque de Sagmaleilar. C'est donc après d'intenses recherches qu'Alan Parker découvrit dans l'île de Malte le décor naturel qu'il recherchait. Sous la direction du décorateur Geoffrey Kirkland le fort de Saint-Elmo fut minutieusement transformé en copie conforme de la prison de Sagmalcilar. C'est là que fut tournée la majeure partie du film ainsi qu'au Knight's Hall et à l'église dominicaine de Rabat. Le même soin minutieux fut apporté par Milena Canonero dans l'élaboration des costumes : on connaît sa précision exigente depuis "Barry Lyndon" de Stanley Kubrick.
(voir ci-dessous, en bas de page, l'évocation du film Midnight Express")




Cependant, Brad Davis résiste mal à cette pression médiatique : «J’ai sombré dans l’alcoolisme et la cocaïne. L’être humain n’est pas assez fort pour vivre une gloire aussi foudroyante…» avouera-t-il plus tard au terme d’un passage à vide de deux ans. C’est David Puttnam, le producteur de "MIDNIGHT EXPRESS", qui lui remet le pied à l’étrier en lui confiant un petit rôle dans "LES CHARIOTS DE FEU" (1981) de Hugh Hudson, vaste fresque autour de deux sportifs participant aux Olympiades de 1924.
Lors d'un séjour à Los Angeles, le producteur David Putnam découvrit par hasard un livre intitulé "L'histoire officielle des Jeux Olympiques". Il fut particulièrement intéressé par les détails très curieux des Jeux de 1924. Il confia l'élaboration du script à Colin Welland (scénariste de "Yanks"). L'histoire fut écrite en fonction des deux figures légendaires du sport britannique : Harold Abrahams et EricLiddell. Le réalisateur Hugh Hudson, qui n'avait jusqu'alors réalisé que des films publicitaires et documentaires, fut choisi pour sa sensibilité aux valeurs religieuses et aux rapports de classe et aussi pour son sens visuel. Il accorda une importance primordiale à la musique. Vangelis Papathanassiou, durant les prises de vues, joua des morceaux de sa composition, et les machinistes déplaçaient les caméras en fonction du rythme. L'opposition entre l'ancien et le nouveau se retrouve à tous les niveaux dans la structure même du film. Les dialogues, les narrations ont une saveur littéraire qui date très précisément le film. En revanche, le style est très moderne.
L'acteur Ian Holm reçut le prix du meilleur second rôle au Festival de Cannes 1981. Le film obtint les Oscars de la photo, du scénario, de la musique et des costumes.
L’année suivante, après avoir hésité, Brad Davis accepte finalement l’offre de Rainer Werner Fassbinder de devenir "QUERELLE" de Brest, le marin mythique rêvé par Jean Genet : «J’avais peur de ne plus travailler après, que la ville entière me persécute. Puis j’ai pensé : je dois vaincre cette souris bourgeoise en moi, je dois faire ce film…» (in «Studio»). La mise en scène de Fassbinder est remarquable, aux côtés de Brad Davis, on peut voir, Franco Nero, Jeanne Moreau et Laurent Malet...
Prévu initialement pour le 35e Festival de Cannes, "QUERELLE" ne fut prêt que pour la "Mostra" de Venise, Rainer Werner Fassbinder terminant le montage quelques jours avant sa mort le 10 juin 1982.
Tourné dans une vision volontairement non-réaliste, le film est tiré du livre de Jean Cenet. "De par la contradiction - soulignait R. W Fassbinder - qui existe entre l'intrigue objective et les fantasmes subjectifs qui y sont dépeints," Querelle de Brest "me paraît être le roman le plus foncièrement extrémiste de toute la littérature mondiale (...) il y a la façon dont Genet raconte cette histoire, son imagination débordante qui donnent vie à un monde qui nous paraît tout d abord étranger, un monde qui ne semble exister qu'en fonction de ses propres lois et qui trouve sa source dans une mythologie tout à fait extraordinaire."
Pour Brad Davis, " "Querelle" : Je n'ai pas pu résister une seconde quand Fassbinder m'a offert ce rôle. Pour moi travailler avec lui ne pouvait signifier qu'une chose : vivre une expérience fascinante".
tenancier du bordel.
Brad Davis et le réalisateur Rainer Werner Fassbinder
A Rumor of War "Rumeurs de guerre" (1980) de Richard T. Heffron
Par la suite, Brad Davis interprète encore à l’écran un boxeur sur le retour dans "HEART" (1987) de James Lemmo, puis un policier vengeant le meurtre de son père dans "COLD STEEL" (1987) de Dorothy Ann Puzo et enfin un paysan lunaire de l’Arkansas dans "ROSALIE GOES SHOPPING" (Rosalie fait ses courses) (1989) de Percy Adlon, pour lequel il remonte, onze ans après "MIDNIGHT EXPRESS", les marches mythiques du Palais des Festivals de Cannes, ou le film fut présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 1989. Parallèlement, il effectue son retour à la scène. En 1983, il retrouve notamment Larry Kramer, grand animateur du mouvement «Act-up !», association réactive face au danger du S.I.D.A pour «The Normal Heart», pièce à succès où il incarne, à nouveau, un homosexuel. Très actif à la télévision, il apparaît dans «A Rumor of War» de Richard T. Heffron (1980), drame ayant pour cadre la guerre du Viêt-nam; «Ouragan sur le Caine : le procès» de Robert Altman (1988), où il est le paranoïaque capitaine Queeg ou «Unspeakable Acts» de Linda Otto (1990), drame consacré aux abus sexuels commis envers des enfants.
Marié à Susan Bluestein, directrice de casting dont il avait eu une fille en 1983, Brad Davis meurt le 8 septembre 1991 du sida sans doute contracté en 1985 lors d’une prise de drogue.
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Filmographie - DVD
- 1976
SYBIL (id., Daniel Petrie).
-1977
Roots
- 1978
MIDNIGHT EXPRESS (id., Alan Parker).
What Really Happened to the Class of '65
- 1979
UN PETIT CERCLE D’AMIS (A Small Cercle of Friends, Rob Cohen).
-1980
The Greatest Man in the World
- 1981
LES CHARIOTS DE FEU (Chariots of Fire, Hugh Hudson).


- 1982
QUERELLE (id., Rainer Werner Fassbinder)
DER BAUER VON BABYLON (Dieter Schidor).
-1983
-1984
Robert Kennedy and His Times
-1986
Blood Ties
Vengeance
- 1987
HEART (James Lemmo)
SUR LE FIL DU RASOIR (Cold Steel, Dorothy Ann Puzo).
When the Time Comes
-1988
The Caine Mutiny Court-Martial
- 1989
ROSALIE FAIT SES COURSES (Rosalie Goes Shopping, Percy Adlon).
-1990
The Plot to Kill Hitler
Unspeakable Acts
-1991
HANG FIRE (Peter Maris).
Child of Darkness Child of Light
- 1992
THE PLAYER (id., Robert Altman, apparition).
-
26 novembre 2008
DECES DU PRODUCTEUR CHRISTIAN FECHNER
Décès du Producteur Christian Fechner
A 64 ans,ce grand producteur laisse derrière lui un grand nombre d'oeuvres de cinéma populaire de qualité. Certains l'auront même décrit comme un "grand producteur, d'une discrétion égale à son flair redoutable."
Né le 26 juillet 1944 à Agen (Lot-et-Garonne), ce fils d'un aristocrate autrichien en fuite après l'Anschluss avait débuté comme producteur du chanteur Antoine et des humoristes "Les Problèmes" devenus Les Charlots.
Producteur de cinéma aux doigts d'or, on lui doit des comédies populaires telles que "L'aile ou la cuisse" ou "Les Bronzés 3" : Christian Fechner, l'homme dont les films ont cumulé "500 millions d'entrées dans le monde", est mort d'un cancer, à l'âge de 64 ans.
"L'important, c'est de fabriquer des films avec le maximum de sincérité. Il n'y a pas de recette. S'il y en avait, on serait formidablement riches !", disait le producteur, mort dans la nuit de mardi à mercredi.
"Même si finalement j'ai produit plus de films populaires que de films d'auteur, j'assume tous les choix que j'ai faits", ajoutait-il.
Il était devenu producteur de cinéma par hasard, pour concrétiser l'envie de tourner des Charlots, produisant "Les fous du stade" et "Les Bidasses en folie", où il fait une apparition.
Nombre de ses productions ont été de grands succès populaires : "Papy fait de la résistance" (1983) de Jean-Marie Poiré, "Marche à l'ombre" (1984) de Michel Blanc ou plus récemment "Chouchou" de Merzak Allouache (2003) et surtout "Les Bronzés 3" (2006) de Patrice Leconte et ses 10,3 millions de spectateurs.
Grâce à ces succcès au box-office, Christian Fechner avait lancé ou conforté de nombreuses carrières, celle de Claude Zidi en particulier, de Patrice Leconte ("La fille sur le pont"), ou des acteurs Pierre Richard ("La moutarde me monte au nez", "La course à l'échalote"), Louis de Funès ("L'aile ou la cuisse") et Jean-Paul Belmondo ("L'animal).
Il s’est lancé également dans des projets plus risqués et dramatiques, comme "CAMILLE CLAUDEL" de Bruno Nuytten (1988) . Sa dernière production était "L’AUBERGE ROUGE" avec Christian Clavier et Josiane Balasko.Il a aussi produit " "LES AMANTS DU PONT NEUF" de Leos Carax (1991), qui fut un retentissant échec commercial, prenant à défaut son flair légendaire.
Le président du Festival de Cannes, Gilles Jacob, a salué "l'un des grands producteurs de l'après-guerre, un prestidigitateur de grand talent, qui avait constitué l'une des plus belles collections d'affiches du cinéma français".
"C'était un homme pudique, très discret et bienveillant" a-t-il dit à l'AFP.
"Il a fait tourner les plus grands du rire, comme De Funès et Belmondo, et ensuite Clavier et tant d'autres", a rappelé le réalisateur Jean-Pierre Mocky.
La devise de ce producteur "aux 150 millions d'entrées en France, 500 millions dans le monde" selon les chiffres fournis par sa société, était de "faire des films plus jolis que la vie".
Au fil d'une carrière à rebondissements, il avait été PDG de Gaumont Studio et directeur de la chaîne musicale TV6 lancée en 1986, avant de vendre sa société la même année, celle de son cent millionième spectateur.
En 1993 il avait pris le risque de passer derrière la caméra en tournant un film de cape et d'épée à gros budget, "Justinien trouvé ou le Bâtard de Dieu", adapté d'un livre de Michel Folco.
Magicien à ses heures, Christian Fechner avait été sacré deux fois champion du monde en 1979 au Congrès mondial de la magie, créé des illusions pour Siegfried and Roy et David Copperfield, et rédigé des ouvrages sur l'histoire de la prestidigitation.
Le président de la République Nicolas Sarkozy a dit avoir appris "avec beaucoup de tristesse" son décès, saluant un "grand producteur, d'une discrétion égale à son flair redoutable".
"Grand entrepreneur de cinéma, il aura produit les plus grands films pour le plus grand public, accompagnant des comédiens qui font partie de notre histoire commune, de Louis de Funès et Pierre Richard jusqu'à l'équipe du Splendid", a souligné le chef de l'Etat dans un communiqué transmis par l'Elysée. "Nombreux sont ceux qui peuvent citer, avec un peu de nostalgie sans doute, les grands succès populaires de notre cinéma qui étaient aussi très souvent les siens. Christian Fechner était aussi le producteur d'un cinéma d'auteur exigeant, celui de Patrice Leconte, Leos Carax, Jean Becker", a-t-il rappelé présentant ses condoléances "à sa famille, et à la famille du cinéma français". AP
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26 mai 2008
KIRK DOUGLAS le champion
Acteur, réalisateur,Producteur américain
Au moment ou j'ai concrétisé ce blog, ma première pensée, rédiger un message, certes un peu long , mais nécessaire afin de transmettre modestement à toutes les jeunes générations un évident témoignage de la passion d'un certain cinéma qui n'existera peut être plus, quoique les modes passent, les personnalités charismatiques seront toujours dans le coeur du public, ou des cinéphiles. Kirk Douglas s'est rapidement imposé à Hollywood. Il fut un comédien exigeant, tout en donnant sa place à la production et à la réalisation.
Il restera longtemps dans la légende...il est peut être le dernier grand acteur de cette époque révolue, celle que l'on appelait l'âge d'or " puis la période du Maccartysme...Il a participé à quelques chef d'oeuvres du cinéma mondial. Kirk Douglas fonde une grande part de son succès sur sa célèbre fossette, il incarne aussi une virilité physique, intelectuelle et morale. Animé d'une volonté farouche de réussite et débordant d'energie...
Il a pris des risques là ou d'autres ne l'ont pas fait... "Les Sentiers de la gloire" de Stanley Kubrick, il a participé à la production...Les autres films sont aussi important tant par la qualité que par les performances atypiques de l'acteur : "Spartacus" ,"Les Ensorcelés" "La Captive aux yeux clairs","Histoire des detective" ,"La vie passionnée de Vincent Van Gogh","Quinze jours ailleurs" ,"La rivière de nos amours", et bien d'autres...
Kirk Douglas a dit " Jouer un brave type ne m'a jamais intéressé et pourtant, c'est étrange dans mon film préféré "SEUL SONT LES INDOMPTES", j'ai joué le plus brave des hommes."
Acteur américain né Issur Danielovitch le 9 décembre 1916 à Amsterdam dans l'État de New York, Kirk Douglas connaitra une enfance difficile voir malheureuse et une scolarité médiocre. Ses parents Harry et Bryna Demsky, sont de modeste travailleurs d'origine Russe qui ont quitté leur pays en 1910.
Très jeune, en effet Kirk Douglas se passionne pour le théâtre, tout en s'adonnant à toutes sortes d'activités sportives. Kirk Douglas fait ses études à la St-Laurence University et à l'American Academy of Dramatic Art.Après deux années d'études dramatiques à New-York Il est pendant quelque temps... lutteur de foire ! Kirk Douglas fait ses débuts au théâtre en 1941 aux côtés de C. Aubrey Smith,ces petits rôles sont sous le pseudonyme de George Spelvin.
Les Etats-Unis entrent en guerre, il s'engage dans la marine, prend part au combat dans le Pacifique, puis,bléssé au cours d'une opération, il est démobilisé avec le grade de lieutenant dans l'US Navy.
En 1944, Kirk Douglas retrouve les scènes de Broadway, mais pour peu de temps. En effet,Lauren Bacall, avec qui il est lié depuis ses débuts au théâtre le recommande au producteur Hal Wallis, qui lui confie un second rôle dans " L'EMPRISE DU CRIME" (The Strange Love of Martha Ivers) (1946) de Lewis Milestone.
En quelques films, sa réputation est établie. Il est vrai qu'il a la chance de jouer dans des oeuvres particulièrement remarquables, telles que le superbe thriller romantique "LA GRIFFE DU PASSE" (Out of the past" (1947) de Jacques Tourneur (fils de Maurice Tourneur) ressorti sous le titre "Pendez-moi haut et court" (à ne pas confondre le film avec Clint Eastwood...) qui fut un des meilleurs films noirs des années 40.Il y eut aussi le célèbre " LE DEUIL SIED A ELECTRE" (1948) de Dudley Nichols avec Michael Redgrave, ou le subtil "CHAINES CONJUGALES" (1948) de Joseph L. Mankiewicz avec Jeanne Crain.
LA GRIFFE DU PASSE (1947) avec Robert Mitchum
"L'HOMME AUX ABOIS" (1947) de Byron Haskin marque la première rencontre de Burt Lancaster et Kirk Douglas, il y aura six autres films par la suite. Il s'agissait de leur quatrième film respectif, tous deux étaient sous contrat avec Hal B. Wallis, la seule différence c'est que Lancaster avait été promu vedette dès son premier rôle alors que Kirk Douglas n'était toujours que troisième ou quatrième à l'affiche, ce qui l'incita à dénoncer son contrat avec Hal B. Wallis pour tenter sa chance en "free lance", mais il dû attendre trois ans avant de pouvoir concrétiser son notoriété avec le film de Mark Robson "Le Champion".
L'HOMME AUX ABOIS (1947) avec Burt Lancaster
LE DEUIL SIED A ELECTRE (1948) de Dudley Nichols
CHAINES CONJUGALES (1949) de Joseph L. Mankiewicz
Son entrée au cinéma remonte à 1946. Les grands rôles, dès lors vont très vite lui être attribués...Mais son premier rôle important, il l'obtient avec "LE CHAMPION" (1949), réalisé par Mark Robson : le portrait sans concession d'un boxeur arriviste et forcené qui écrase tout le monde pour satisfaire son ambition.Kirk Douglas s'était initié à la boxe pour paraître un authentique pugiliste. Un rôle qui sera durant plusieurs années le prototype des personnages qu'il interprétera. A noter que le jeune Kirk Douglas avait refusé le cachet de 50 000 dollars pour accepter la proposition beaucoup plus modeste d'un producteur indépendant qui lui offrait la vedette du "Champion", le film fut produit par Stanley Kramer, un des producteurs les plus audacieux des années 50.
Arthur Kennedy
En 1950, il donna la réplique à Lauren Bacal aux côtés de Doris Day dans "LA FEMME AUX CHIMERES" de Michael Curtiz, le scénario s'inspire de la vie d'un trompettiste célèbre dans les années 20, Bix Beiderbecke, né en 1903 et mort alcoolique en 1931 alors qu'il était considéré comme un des plus grands musiciens de jazz de sa génération.
LA FEMME AUX CHIMERES (1950) avec Lauren Bacall
Il fait ensuite une création impressionnante de densité dramatique dans un beau western de Raoul Walsh "UNE CORDE POUR TE PENDRE" (1951) (Along the great divide) aux côtés de Walter Brennan et Virginia Mayo.
UNE CORDE POUR TE PENDRE (1951) de Raoul Walsh
Mais c'est toutefois après "LE GOUFFRE AUX CHIMERES" (Ace in the hole) (1951) de Billy Wilder (journaliste peu scrupuleux dévoré d'ambition) et "HISTOIRE DE DETECTIVE" (Detective story) (1951) de William Wyler, que Kirk Douglas va révéler toute la richesse de son exubérante personnalité. Le film de William Wyler est en outre une performance d'acteurs. Kirk Douglas à l'orée de sa gloirieuse carrière, y confirmait son aptitude à camper des personnages puissants et complexes.
LE GOUFFRE AUX CHIMERES (1951) de Billy Wilder
HISTOIRE DE DETECTIVE (1951) de William Wyler
Kirk Douglas ne fut pas du tout satisfait de son association avec la Warner Bros. Elle avait commencé avec "La femme aux chimères" s'était poursuivie avec "LA MENAGERIE DE VERRE" (1950) d'Irving Rapper, qui avait été un echec retentissant au box-office et "Une corde pour te pendre" que le comédien considérait avec un oeil très critique. Entre temps les deux autres films tournés pour la Paramount, "Le gouffre aux chimères" et "Histoire de detective" - avaient été des oeuvres selon son coeur : il devait encore six films par contrat mais, pour se libérer de l'emprise du studio, offrit de tourner un seul et ultime film sans salaire. La warner lui proposa "LA VALLEE DES GEANTS" (The big trees) (1952) de Felix Feist qu'il s'empressa d'accepter, mais ce film a toujours fait partie des films qu'il déteste le plus...
LA VALLEE DES GEANTS (1952) de Felix Feist
Une vitalité indépendante et joyeuse anime ainsi le personnage qu'il incarne dans "LA CAPTIVE AUX YEUX CLAIRS" (1952) (The Big sky) d'Howard Hawks. Ce fut l'une des oeuvres les plus heureuses du cinéaste dont ce fut son deuxième western. Ce film est aujourd'hui considéré comme un chef d'oeuvre du western...
LA CAPTIVE AUX YEUX CLAIRS (1952) d'Howard Hawks
Kirk Douglas confère une véritable épaisseur humaine au rôle du producteur Jonathan Shields à la fois tyrannique et fascinant, hai de tous ceux qui ont travaillé à ses côtés dans "LES ENSORCELES" (1952) de Vincente Minnelli avec pour partenaires Lana Turner, Walter Pidgeon, Dick Powell et Gloria Grahame. Ce film remporta 6 Oscars, meilleur interprétation pour Kirk Douglas, meilleur second rôle féminin pour Gloria Grahame, photographie, direction artistique,costumes et scénario.
Autant de réussites en aussi peu d'années ont fait de Kirk Douglas l'un des acteurs les plus recherchés de Hollywood, ce qui lui vaudra le privilège de jouer dans dans l'une des premières productions les plus prestigieuses de la décennie, le très spectaculaire et d'ailleurs excellent "20 000 LIEUES SOUS LES MERS" (1954) dirigé par Richard Fleischer avec James Mason, Paul Lukas et (le célèbre M le maudit) Peter Loore. Kirk Douglas joue le rôle du sympathique Ned Land. Ce film est l'une des premières réalisations de fiction joué par des acteurs, produite par les studios Walt Disney spécialisé depuis 1928 dans la confection des dessins animés.
C'est pendant le tournage d' "UN ACTE D'AMOUR" (1953) d'Anatole Litvak en France, que Kirk Douglas rencontra Anne Buydens, une jeune attachée de presse d'origine belge, engagée pour lui donner des leçons de diction française et qui devint son épouse. Le tournage eut lieu aux Studios de la Victorine à Nice, puis à Joinville le Pont et à Saint-Maurice et enfin à Villefranche-sur-mer dans les Alpes Maritimes pour les extérieurs.( a noter la présence de Brigitte Bardot dans une courte apparition).Les autres interprètes sont Dany Robin, Serge Reggiani, Fernand Ledoux, Gabrielle Dorziat et Marthe Mercadier.
UN ACTE D'AMOUR (1953) d'Anatole Litvak avec Barbara Laage
Avec Fernand Ledoux
Brigitte Bardot et Kirk Douglas
Kirk Douglas désirait tenter de nouvelles expériences et s'expatria durant près de deux ans en Europe pour y tourner trois films, outre le premier film cité ci-dessus, il y eut "LE JONGLEUR" (1953) d'Eward Dmytryk et "ULYSSE" (1954) en Italie réalisé par Mario Camerini, le film fut tourné à Rome avec de très importants moyens grâce à l'association des deux plus gros producteurs italiens, Dino de Laurentiis et Carlo Ponti. Ce fut sa première rencontre avec Anthony Quinn, avec qui il tournera deux autres films...les autres interprètes du film italien sont Silvana Mangano (épouse de Dino de Laurentiis), Sylvie, Rossana Podesta, Daniel Ivernel, Jacques Dumesnil et Franco Interlenghi.
Pendant le tournage, Kirk Douglas et Silvana Mangano
Le meilleur de Kirk Douglas restait peut être encore à venir, avec trois films qu'il tournera coup sur coup, et qui sont considérés comme des chef d'oeuvres : "L'HOMME QUI N'A PAS D'ETOILE" (Man without a star) (1955) de King Vidor à qui il impose ses idées comme réalisateur en collaborant étritement avec le cinéaste, "LA RIVIERE DE NOS AMOURS" (The Indian fighter) (1955) d'André de Toth et "LA VIE PASSIONNEE DE VINCENT VAN GOGH" (1956) de Vincente Minnelli. Réalisé par l'un des géants du cinéma américain, le premier exalte avec une force dramatique peu commune l'energie physique et morale d'un héros épris d'indépendance et d'équité, alors que le deuxième est un western antiraciste et intimiste d'une rare délicatesse. Quant au troisième, c'est assurément l'un des meilleurs films que la vie et l'oeuvre d'un artiste aient inspirés, Kirk Douglas s'identifie à Vincent Van Gogh avec une précision hallucinante au point d'être glorifié avec un Oscar pour cette merveilleuse intérprétation de Vincent Van Gogh.
L'HOMME QUI N'A PAS D'ETOILE (1955) de King Vidor
LA RIVIERE DE NOS AMOURS (1955) d'André de Toth avec Elsa Martinelli
LA VIE PASSIONNEE DE VINCENT VAN GOGH (1956) de Vincente Minnelli
Au milieu des années 50, le bilan fut extrêmement positif,Kirk Douglas devient rapidement un acteur renommé tournant avec les plus grands réalisateurs d'Hollywood : Vincente Minnelli,Joseph L. Mankiewicz, Raoul Walsh,Billy Wilder,Howard Hawks, King Vidor, Michael Curtiz, William Wyler.
En 1955, Il peut désormais fonder sa propre maison de production à laquelle il donne le prénom de sa mère : Bryna, grâce à laquelle il va assez courageusement favoriser la réalisation de films au contenu politique et historique marqué, comme "LES SENTIERS DE LA GLOIRE" (1958) (Path of glory) du jeune réalisateur Stanley Kubrick , produit entre autre par Kirk Douglas en 1958. Le film ne put se faire en France, à cause de son sujet sur la désertion au moment de l'attaque contre l'ennemi.Le film ne fut jamais interdit par la censure française mais plutôt une exploitation cinématographique annulé par les distributeurs du film, il fallut attendre mars 1975, soit plus de 17 ans après sa réalisation pour être duistribué en France.
Une année auparavant, il participe au film de John Sturges dans "REGLEMENT DE COMPTES A O.K CORRAL" (1957) (Gunfight at the O.K Corral) aux côtés de Burt Lancaster.
"LES VIKINGS" (1958) de Richard Fleischer restera comme l'un des films préférés de Kirk Douglas, producteur du film, ce fut son deuxième film avec le cinéaste Richard Fleischer, après "20 000 lieues sous les mers".
LIEU DU TOURNAGE / Norvège, Grande Bretagne et France (Fort La Latte)
Devant le succès colossal remporté par "Réglement de comptes à

































































1937






















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