17 août 2009
MICHELE MERCIER, Angélique pour toujours
Actrice Française
Michèle Mercier incarna de nombreuses héroines, mais il faut reconnaître que le public, toutes générations confondues l'a assimilé à Angélique, la Marquise des Anges, qui gagna ses galons avec la saga des Angéliques...Restera dans toutes les mémoires, le duo tout à fait exceptionnel entre la jolie demoiselle de Sancé de Monteloup, qui épousa le Comte de Peyrac.
Elle aura joué avec les plus grands noms du cinéma français : Michèle Morgan, Daniel Gélin, Bernard Blier, Charles Aznavour, Yves Montand, Charles Vanel, Jean-Paul Belmondo, Robert Hossein, Jean-Louis Trintignant, Jean Rochefort, Samy Frey, Roger Pigaut, Jean-Claude Pascal, Claude Rich, Pierre Brasseur....
Michèle Mercier est née le 1er janvier 1939 et prénommée Jocelyne, Yvonnne, Renée. Fille de pharmaciens niçois. Elle débute par la danse et devient petit rat de l’Opéra de Nice à huit ans. Michèle Mercier rencontre Maurice Chevalier, elle n'avait que 15 ans, et pourtant l'homme au célèbre canotier lui prédit sa réussite.
En 1957, Denys de La Patellière, tournant à Nice "RETOUR DE MANIVELLE", l’engage pour jouer la bonne de Michèle Morgan, c'est ainsi qu'elle tourna son premier film, un suspense bien ficellé et cela jusqu'au dénouement. Daniel Gélin en faux-amant de Michèle Mercier, obligé de rendre des comptes au commissaire de police interprétait par Bernard Blier. (Pour ménager aux spectateurs une surprise de taille, le générique omettait de mentionner Bernard Blier qui n'apparaissait qu'au milieu du film).
Léonide Moguy la remarque et lui donne le rôle principal de "DONNEZ-MOI MA CHANCE" (1957). Sa beauté illumine aussi quelques films d’aventures italiens. On la retrouve aux côtés de Romy Schneider, Henri Vidal et Jean-Paul Belmondo dans "MADEMOISELLE ANGE" (1959) de Geza von Radvanyi.
Michèle Mercier fit une rencontre cinématographique importante celle avec François Truffaut, qui lui donna l'un des rôles dans "TIREZ SUR LE PIANISTE" (1960) avec Charles Aznavour, Marie Dubois, Nicole Berger et Albert Rémy. Après une escapade dans l'univers de l'acteur-cinéaste Robert Lamoureux dans "LA BRUNE QUE VOILA" (1960). Les deux autres actrices du film sont Françoise Fabian et Pierrette Pradier, à leurs côtés Jean-Pierre Marielle et Pierre Tchernia.
On la vit également dans "AIMEZ-VOUS BRAHMS ? " (1960) du cinéaste d'origine hongroise Anatole Litvak, les trois principaux interprètes sont Yves Montand, Ingrid Bergman et Anthony Perkins.
Daniel Boulanger et Claude Chabrol
Michèle Mercier - Yves Montand - Anthony Perkins - Ingrid Bergman
Michèle Mercier travailla avec de nombreux cinéastes italiens reconnus tels que : Dino Risi avec "LES MONSTRES" (1963), ainsi que "I GIOVEDI" (1963). Il eut également Mario Monicelli pour "CASANOVA 1970" (1964), ainsi que le maître du cinéma d'épouvante italien Mario Bava avec "LES TROIS VISAGES DE LA PEUR" (1962) aux côtés de Michèle Mercier ; Boris Karloff (le meilleur monstre de Frankenstein). Ce septième film de Mario Bava est un film comportant trois histoires, dont la première s'intitule : "Le Téléphone" (avec Michèle Mercier).
Pendant le tournage du film "Casanova 70" avec Marcello Mastroianni et Bernard Blier
La carrière d’un comédien parfois se résume à la seule réussite d’un succès commercial, ce fut le cas pour Michèle Mercier avec la saga populaire des "ANGÉLIQUE". Pourtant cette comédienne avait déjà fait ses preuves dans plus de vingt films
Lorsque Michèle Mercier fut contactée pour interpréter le rôle d'Angélique, elle avait déjà à son actif plus de vingt films dans sa filmographie. Bernard Borderie l’immortalise enfin en 1964 avec "ANGÉLIQUE MARQUISE DES ANGES", premier volet d’une saga costumée et mélodramatique créée par Anne et Serge Golon. Jusqu’en 1968, durant cinq aventures, de la Cour des Miracles aux marchés d’esclaves d’Arabie, Michèle Mercier apporte l’élément érotique indispensable aux tribulations d’une courtisane amoureuse d’un Robert Hossein boiteux. Entorses historiques, action, grands sentiments et zeste de sadisme sont les ingrédients obligés de cette recette commerciale dévoilant les épaules et la chute de reins d’une voluptueuse héroïne.
Le premier film de cette saga apparaissa sur les écrans le 8 décembre 1964. Pour incarner le principal personnage masculin (Joffrey de Peyrac) Francis Cosne songea à Robert Hossein, celui-ci fut choisi avant d'avoir engagé Michèle Mercier, qui pourtant était déjà une vedette en Italie. La production la considéra comme une débutante.
Aux côtés de Michèle Mercier et de Robert Hossein, l'excellent acteur Jean Rochefort dans le rôle de François Desgrez, avocat de Peyrac dans le premier film générique, qui deviendra par la suite lieutenant de police et ne cessera de soutenir la belle Marquise.....Au générique, une brillante distribution Giuliano Gemma (Un vrai crime d'amour de Comencini), Claude Giraud (Les Av de Rabbi Jacob), Jacques Toja (Sociétaire de la comédie française), François Maistre, Robert Porte, Jacques Castelot et Philippe Lemaire (disparu tragiquement dans le métro parisien). Puis dans le second volet "MERVEILLEUSE ANGELIQUE" (1964) on y vit Jean-Louis Trintignant en "poète crotté", Claire Maurier (Les 400 coups, La cuisine au beurre), Noel Roquevert, Charles Régnier, Serge Marquand et le nain Roberto.
Le troisième volet "ANGELIQUE ET LE ROY" (1966) fut adapté par Alain Decaux, contrairement aux deux précèdents films ou Francis Cosne, Claude Brulé et Bernard Borderie avaient assuré l'adaptation. Côté distribution, seuls Samy Frey, Estella Blain, Jean Parédès, Michel Galabru, Jean lefebvre, René Lefèvre furent ajouter à la distribution. Le film sortit sur les écrans en février 1966.
Malgré la participation furtive de Robert Hossein, les chiffres d'entrée furent si élevés qu'on décida de continuer une suite aux trois premiers volets. La musique fut écrite par Michel Magne, (disparu lui aussi tragiquement après avoir lu un livre qui s'intitule "suicide mode d'emploi" dans une chambre d'hôtel). Le style bien particulier de Michel Magne contribua au succès du film, au point que l'on vit un 45 tours et 33 tours réédités quelques années plus tard.
Roger Pigaut, Ettore Manni, Jean-Claude Pascal et Jacques Santi sont aussi dans le générique des deux derniers films de la sage des "Angélique" avec "INDOMPTABLE ANGELIQUE" (1967) et "ANGELIQUE ET LE SULTAN" (1967). Les trois premiers récits se passent en France, les deux suivants se situaient en Méditerranée et au Moyen Orient...."Indomptable Angélique sortit sur les écrans français le 27 octobre 1967 et "Angélique et le sultan" le 23 août 1968. Après la sortie de ce dernier, la saga s'acheva. Nous étions à la veille de Mai 68, la libération des moeurs, et l'émancipation des femmes avaient peut être accentué la chute brutale des entrées des deux derniers volets....
Angélique est devenue un mythe du cinéma populaire, Michèle Mercier lui a donné une autre dimension humaine où se fondirent le personnage et l'actrice.
Elle tentera en vain de se diversifier, produisant "LES BAROUDEURS" (1970) de Peter Collinson et "MACÉDOINE" (1970) de Jacques Scandelari au côtés de Pierre Brasseur et qui ne connaîtront pas le succès escompté. En 1987, Michèle Mercier a publié son autobiographie : “Angélique à cœur perdu” (Éditions Carrère), préfacée par Roger Peyrefitte.
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Festival de Cannes 1951-Michèle Mercier
Jacques Chazot
Robert Webber
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- 1957
RETOUR DE MANIVELLE (Denys de La Patellère)
DONNEZ-MOI MA CHANCE (Léonide Moguy).
VHS
- 1959
LES NUITS DE LUCRÈCE BORGIA (Le notti di Lucrezia Borgia, Sergio Grieco)
MADEMOISELLE ANGE (Ein Engel auf Erden, Geza von Radvanyi).
- 1960
TIREZ SUR LE PIANISTE (François Truffaut)

LA BRUNE QUE VOILÀ (Robert Lamoureux)
LA LIGNE DE MIRE (Jean-Daniel Pollet)
LE SAINT MÈNE LA DANSE (Jacques Nahum)
LES PIRATES DE LA NUIT (Fury at Smugglers Bay, John Gilling)
AIMEZ-VOUS BRAHMS, (Good bye again, Anatole Litvak).
- 1961
LES MILLE ET UNE NUITS (Le meraviglie di Aladino, Henry Levin et Mario Bava)
LE BOUCANIER DES ÎLES (Il giustiziere dei mari, Domenico Paolella)
L’ÎLE DES FILLES PERDUES (Le prigioniere dell’isola del diavolo, D. Paolella).
- 1962
LES ANNÉES RUGISSANTES (Gli anni ruggenti, Luigi Zampa)
LES 3 VISAGES DE LA PEUR (I tre volti della paura, sketch “Le téléphone”, Mario Bava).

- 1963
SYMPHONIE POUR UN MASSACRE (Jacques Deray)
L’AÎNÉ DES FERCHAUX (Jean-Pierre Melville)
LA PUPA (Giuseppe Orlandini)
HAUTE INFIDÉLITÉ (Alta infidelta, sketch “Des gens modernes”, Mario Monicelli)
LES MONSTRES (I mostri, Dino Risi)
VIA VENETO (Giuseppe Lipartiti)
FRENESIA DELL’ESTATE (Luigi Zampa)
I GIOVEDI (Dino Risi).
- 1964
A GLOBAL AFFAIR (Jack Arnold)
ANGÉLIQUE MARQUISE DES ANGES (Bernard Borderie)
CASANOVA 70 (id., Mario Monicelli)

L’AMOUR EN 4 DIMENSIONS (Amore in quattro dimensione, sketch “Amore e Morte”, Mino Guerrini).
- 1965
MERVEILLEUSE ANGÉLIQUE (Bernard Borderie)
LE TONNERRE DE DIEU (Denys de La Patellière).
- 1966
ANGÉLIQUE ET LE ROY (Bernard Borderie)
LA SECONDE VÉRITÉ (Christian-Jaque)
SOLEIL NOIR (Denys de La Patellière)
LE PLUS VIEUX MÉTIER DU MONDE (sketch «L’amore attraverso i secoli», de Franco Indovina)
I NOSTRI MARITI (sketch “Il complesso di Angelotto”, L. Zampa)
COMMENT J’AI APPRIS À AIMER LES FEMMES (Como imparai ad amare le donne, Luciano Salce).
- 1967
INDOMPTABLE ANGÉLIQUE (Bernard Borderie).
- 1968
UNE CORDE, UN COLT (Robert Hossein)
ANGÉLIQUE ET LE SULTAN (Bernard Borderie).
- 1969
LES AMOURS DE LADY HAMILTON (Christian-Jaque)
UNE VEUVE EN OR (Michel Audiard).
- 1970
LES BAROUDEURS (You Can’t Win’em All, Peter Collinson).
- 1971
MACÉDOINE (Jacques Scandélari)
SCANDALE À ROME (Roma bene, Carlo Lizzani)
PER AMORE O PER FORZA (Massimo Franciosa)
LES FANTÔMES DE HURLEVENT (Nella stretta morsa del ragno, Antonio Margheriti).
- 1972
LE VIAGER (Pierre Tchernia, apparition)
L’APPEL DE LA FORÊT (Call of the Wild, Ken Annakin).
- 1978
GOTZ VON BERLICHINGEN (Wolfgang Liebeneimer).
- 1984
JEANS’ TONIC (Michel Patient).
- 1998
LA RUMBERA (Piero Vivarelli)
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27 mai 2009
ROMY SCHNEIDER, Côté photos
Romy enfant
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Avec Alain Delon
Sophia Loren
Avec Luchino Visconti "son mentor"
Jean-Claude Brialy
Mylène Demangeot -Curd Jurgens -Karl Heinz-Bohm- Romy et Magda Schneider
Curd Jurgens
Gilbert Bécaud
Yves Montand -dans sa loge 9 octobre 1958 -Jean-Claude Brialy-Romy Schneider-Alain Delon
Errol Flynn à l'air de bien aimer se faire embrasser par Romy....
Henri-Georges Clouzot (Tournage inachevé du film "L'enfer")
Henri-Georges Clouzot - Alfred Hitchcock
Yul Brynner
Yves Montand -Pendant le tournage de "Paris brûle-t'il?" de René Clément
Anthony QuinnMarguerite Duras
Festival de Cannes -avec Harry Meyen
Léa Massari-Michel Piccoli-Claude Sautet-Romy-Harry Meyen (A la première du film "Les Choses de la vie")
Boby Lapointe - Michel Piccoli
Philippe Noiret - Pierre Granier-Deferre "Pendant le tournage d'"Une femme à sa fenêtre"
Claude Sautet -"son mentor "
Retrouvailles pour le tournage de "Clair de femme" de Costa-Gavras
Bertrand Tavernier -Harvey Keitel -Tournage de "La Mort en direct"
Francis Girod -Tournage de " La Banquière"
Lino Ventura -Romy Schneider -Michel Serrault Après le tournage de "Garde à vue" de Claude Miller
Dino Risi -Tournage de "Fantôme d'amour"
Les César :Meilleure actrice (Je reconnais avoir apprécié le discours de Romy, au moment ou elle était aux côtés de Jean Marais pour informer l'Académie des César afin de leur dire que de ne point venir à la Cérémonie, pour ceux et celles qui ont été nommés, relever de l'incorrection. Que la moindre des choses était de faire honneur à la profession.
Suis totalement d'accord avec elle, je respecte la volonté de Jean-Paul Belmondo, Jean-Louis Trintignant, Miou-Miou, Brigitte Bardot, Gérard Lanvin et quelques uns d'autres...Ils se trompent, cette soirée est une fête pour le cinéma avant tout.
C'est une façon également de mieux faire connaître le cinéma français aux jeunes générations, cela permit aussi de rendre hommage, à quelques uns de nos grands acteurs français ou étrangers. Le différent qui oppose JP Belmondo et Georges Cravenne, à cause du refus de celui-ci de proposer la création de la statuette à son père, Paul Belmpondo était, je le reconnais une deception pour le comédien...Mais le temps a passé, et les français seraient heureux de le voir être honoré par la profession, de même pour ceux et celles que j'ai cité...désolé pour les fautes d'orthographe, mais ça n'a jamais été mon point fort...
Catherine Deneuve - Yves Montand- Jean Marais
Avec David, son fils
Sarah Biasini
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24 mai 2009
ROMY SCHNEIDER, Les choses de la vie...
Actrice Française
Propulsée très jeune au faîte de la gloire grâce à l'espiègle Sissi, Romy Schneider tourna le dos à ce trop joli personnage pour se métamorphoser en grande comédienne, émouvante de beauté et de talent. Claude Sautet a donné à Romy Schneider quelques uns de ses plus beaux rôles : "Les Choses de la vie", "Max et les ferrailleurs", "César et Roslalie" ou "Une histoire simple".
Claude Sautet disait en parlant de Romy : "Je ne suis peut être pas très bonne comédienne, je ne suis peut être pas très bien foutue, mais je suis photogénique, ça je le sais ! C'est ma chance ! Mon père me l'a dit !. Ainsi m'avait parlé Romy la première fois que je l'ai rencontrée.
Etre à la hauteur de sa photogénie, de sa "chance", remplir cette image de toute la vie qu'elle pouvait y mettre, tel est peut être le secret del'intense combativité de cette véritable enfant de la balle. Fille et petite fille de comédiens fameux, toute sa vie professionnelle était tendue vers son père (Wolf Albach-Retty) disparu trop tôt de sa vie.
Romy était à la fois l'émotion et la violence, la panique et la plénitude, mais avant tout une force, une force éprise d'absolu. Il y avait en elle quelque chose de la grande écuyère de cirque, altière et dure avec son métier : lorsqu'après le tournage d'une scène difficile elle s'était sentie un peu en dessous, elle était sitôt prise d'un profond dégoût d'elle-même que rien ne pouvait apaiser. Cette exigence était la même vis à vis des autres. Elle en attendait beaucoup, avec soif de netteté morale et de rigueur partagée.
Pour moi, Romy c'était d'abord l'impulsivité populaire et sensuelle mais aussi à travers la lumière de son regard cette impression de dignité qui émanait d'elle et s'imposait à ceux qui l'entouraient.
Claude Sautet
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Actrice autrichienne, née à Vienne, le 23 septembre 1938. De son vrai nom : Rose-Marie Albach-Retty, elle est la fille de Magda Schneider et de Wolf Albach-Retty, un des couples de comédiens les plus populaires d'Europe à l'époque. Romy Schneider n'était pas une figure mythique. La réelle affection que lui portait son public reposait au contraire sur une correspondance directe entre la femme et l'actrice, qui formaient une entité unique, une image évoquant à la fois la beauté de la maturité et une certaine liberté d'allure, sans pour autant cesser d'être familière et très proche. Aussi sa mort, le 29 mai 1982, a-t'elle été profondèment ressentie, mort qui mettait un terme à une carrière de près de trente ans.
À l'arrivée des nazis, la famille Schneider doit quitter Vienne et l'enfance de la jeune Romy se passe dans un petit village près de Berchtesgaden. Quelque temps après la naissance d'un fils, Wolfgang, ses parents se séparent. Après la capitulation de l'Allemagne, Romy est pensionnaire dans une institution religieuse, près de Salzbourg. À quinze ans, Romy veut devenir décoratrice : elle rentre à l'École de Dessin de Mode, à Cologne. Magda Schneider, qui a repris son métier de comédienne, va tourner "LILAS BLANC" (1953) pour lequel on cherche une adolescente qui doit tenir le rôle de sa fille dans le film : ce sera pour Romy l'occasion de faire ses débuts à l'écran.
Elle tournera plusieurs productions allemandes : "Feu d'artifice" (1953) de Kurt Hoffmann, "Mon premier amour" (1955) d'Haral Braun. C'est en 1954 que Romy connait la célèbrité internationale avec "LES JEUNES ANNEES D'UNE REINE" d'Ernst Marischka ou elle interprète déjà une souveraine, le film relatait les débuts de la reine Victoria sur le trône d'Angleterre.
Puis, en 1955, le cinéaste Ernst Marischka lui offre le rôle principal de "MAM'ZELLE CRI-CRI" (Die deutschmeister), ou elle persuade un empereur autrichien de se fournir en pain auprès de sa tante Thérèse, la boulangère ! La jeunesse, le charme, la gentillesse de la jeune comédienne - elle avait alors dix-sept ans - avaient convaincu Marischka qu'il tenait en Romy celle qui, selon ses propres termes, allait faire rêver toutes les jeunes filles d'Europe. Il savait qu'elle serait l'Elisabeth de Bavière idéale, cette impératrice d'Autriche toujours chère au coeur de ses compatriotes,
- Mais c'est avec la série des "SISSI", où elle incarne l'Impératrice Elisabeth d'Autriche, aux côtés de Karl-Heinz Böhm, dans le rôle du jeune Empereur François-Joseph, que Romy Schneider devient célèbre. "SISSI" (1955), "SISSI IMPERATRICE" (1956) et "SISSI FACE A SON DESTIN" (1957). Tous trois mise en scène par le veux routier Ernst Marischka, ils réactivents les bonnes vieilles traditions de l'opérette viennoise, revues selon les règles du roman-photo, et n'entretiennent avec la réalité historique que des rapports involontaires, mais le charme adolescent de Romy Schneider suffisait à faire passer tout cela.Avec des moyens financiers à la mesure de ses ambitions, Marischka réalise un film qui va rencontrer un succès considérable dans toute l'Europe. En France, SISSI sera vu par plus de six millions et demi de spectateurs.
Romy Schneider avait déjà manifesté quelques réticences à l'idée de s'enfermer dans cet unique personnage, elle accepte encore, succès oblige, de tourner le troisième vollet des "SISSI" à la suite duquel elle refusera obstinément, malgré la promesse d'un cachet d'un million de marks, de tourner un quatrième épisode. Tous les films qu'elle tourna jusqu'en 1959 racontent plus ou moins la même histoire : une jeune fille simple, un grand amour, de gros chagrins...
Pendant le tournage avec Karl Heinz Bohm et Otto E. Hasse
Romy tourna une nouvelle version de "JEUNES FILLES EN UNIFORME" (1958) de Geza Radvanyi aux côtés de Lilli Palmer. C'est curieusement par un remake du célèbre "Liebelei" (1932) de Max Ophuls, dont l'actrice principale n'est autre que la mère de Romy (Magda Schneider) - qu'elle entama une carrière internationale : "CHRISTINE" (1958) réalisé par Pierre Gaspard-Huit, ou elle avait Alain Delon et Jean-Claude Brialy pour partenaires. Il s'ensuit une liaison tumultueuse qui l'amena à rompre avec des rôles dont elle était déjà saturée.
En 1958, on la retrouve aux côtés du comédien chanteur Jean-Claude Pascal et Paul Guers dans "LA BELLE ET L'EMPEREUR" d'Axel Von Abesser. Puis elle récidive en 1959 avec Robert Siodmak dans une version romancée de "KATIA". Curd Jurgens, Pierre Blanchar, Gabrielle Dorziat et Antoine Balpêtré.
Elle apparait dans un sketch réalisé par Luchino Visconti "Le Travail" pour le film "BOCCACE 70" (1961). Il s'agit d'une histoire d'un cynisme réjouissant, tirée d'une nouvelle de Maupassant : lassée des infidelités de son mari, une femme du monde décide de ne plus lui accorder ses faveurs que contre argent comptant. La rupture est brutale, et sans doute voulue, avec l'univers pastellisé des "Sissi". Ce film à sketches fut présenté au Festival de Cannes 1962 où il faillit provoquer un incident diplomatique. En effet, un quatrième épisode, "Renzo et Luciana", réalisé par Mario Monicelli avec Marisa Solinas et Germano Gilioli, fut coupé pour raccourcir le film. Cet épisode n'a jamais été présenté en France où la critique remarqua que la jeune Romy Schneider, qui n'avait jusqu'alors tourné que SISSI et ses multiples séquelles, pouvait, avec un grand cinéaste, jouer sur un tout autre registre.
D'abord assistant de Louis Malle, Alain Cavalier signe avec "LE COMBAT DANS L'ÎLE" (1961), son premier long-métrage. La sortie du film, considéré à juste titre comme un film politique, fut d'abord suspendue, puis autorisée sous réserve de coupures. En particulier toutes les scènes où Clément affirme sans ambages ses tendances fascistes, d'abord au cours d'une discussion avec son père dans l'usine en grève, ensuite au cours dune bagarre avec un Noir, ont été gommées. Quant au personnage de Serge, d'autres coupures rendirent son comportement plus fou. Le film fut cependant bien accueilli par la critique et par le public. Les dialogues sont signées Jean-Paul Rappeneau. Ce fut Jean-Louis Trintignant et Henri Serre qui donnèrent la réplique à Romy.
En 1962, Romy Schneider joue dans "LE PROCES" d'Orson Welles, le personnage de Leni, la gouvernante d'un inquiétant avocat (Welles lui-même).Tourné aux studios de Boulogne, dans la gare d'Orsay et à Zagreb, "Le procès" marque définitivement, après "La soif du mal" que le producteur Albert Zugsmith modifia après son départ, la volonté d'Orson Welles de s'expatrier loin des États-Unis, son pays natal. A noter la présence d'une pléiade de comédiens : Anthony Perkins, Jeanne Moreau,Suzanne Flon, Madeleine Robinson, Fernand Ledoux, Elsa Martinelli et Akim Tamiroff.
Installée à Paris, elle fait partie de la distribution de deux pièces de théâtre : "Dommage qu'elle soit une P..." de John Ford (le dramaturge anglais) en 1961, aux côtés d'Alain Delon, dans une mise en scène de Luchino Visconti et "La Mouette" de Tchekhov, en 1962, mise en scène de Sacha Pitoëff.
Romy tourne plusieurs films aux Etats-Unis, dont "LE CARDINAL" (1963) d'Otto Preminger, entreprend sous la direction d'Henri-Georges Clouzot "L'enfer" (1964), resté inachevé. L'actrice ne supporta pas d'être giflé... Elle poursuit sa carrière cinématographique avec un film de Clive Donner "QUOI DE NEUF PUSSYCAT?" (1964-What's new, Pussycat?).C'est le premier film interprété par Woody Allen, également auteur du scénario. Depuis, Woody Allen avoue volontiers que son principal phantasme est de se croire le collant d'Ursula Andress...
Le film a été tourné en France ce qui explique la présence de nombreux comédiens du cinémas français, notamment Jean Paredes, Robert Rollis, Daniel Emilfork, Jacques Balutin, Annette Poivre, sans oublier Françoise Hardy qui y fait une très brève apparition. Richard Burton apparait d'ailleurs lui aussi sans être mentionné au générique. Peter O'Toole le croise dans la boite de nuit...
Avec Otto Preminger
Romy participa également à deux autres productions britanniques : "LES VAINQUEURS" (1963) de Carl Foreman et "PRÊTE-MOI TON MARI" (1964) de David Swift. Une autre rencontre importante, celle avec le cinéaste Jules Dassin, lequel tourna dans une co-production améroc-espagnole :"DIX HEURES ET DEMIE DU SOIR EN ÉTÉ" (1964), avec Mélina Mercouri et Peter Finch aux côtés de Romy Schneider. Jules Dassin décrivit son film comme : « une histoire d’amour moderne, celle de toutes les ambiguïtés de l’amour dans un monde qui ne veut ou qui ne peut plus vivre selon les règles et les schémas de la morale traditionnelle. » (rapporté dans “Jules Dassin”, par Fabien Siclier & Jacques Lévy, Édilig, 1986).
Avant "LA VOLEUSE" (1966), Claude Lelouch avait proposé à Romy le rôle d'Anne dans "UN HOMME ET UNE FEMME". Comme à son habitude, le cinéaste ne lui avait soumis qu'un bref synopsis et la comédienne, préférant se déterminer à la lecture d'un scénario dialogué, avait refusé. D'abord intitulé « Cheminée 4 », ce premier long métrage de Jean Chapot, est dialogué par Marguerite Duras, déjà auteur du scénario et des dialogues, d'après son roman, de DIX HEURES ET DEMIE... Le film, où Romy Schneider partageait pour la première fois la vedette avec Michel Piccoli, fut un échec critique et commercial en dépit de l'interprétation, tout en nuances, de Romy, qui trouva là un des meilleurs rôles de sa brillante carrière.
Romy complèta la distribution internationale dans "LA FANTASTIQUE VRAIE HISTOIRE D'EDDIE CHAPMAN" (Triple Cross-1967).Le titre original du film "Triple Cross", est un jeu de mots à partir de l'expression "double cross" qui signifie en anglais, "double jeu". Aux côtés de Romy, Yul Brynner, Christopher Plummer et Harry Meyen, qui deviendra son époux.
Le 15 juillet 1966, Romy Schneider épouse Harry Meyen, adaptateur et metteur en scène de théâtre. Un fils David-Christopher, naît le 3 décembre 1966. " Ma volonté, déclare-t-elle, c'est de changer de personnage à chaque film. À chaque film, une autre femme, un autre monde, c'est ma devise. J'aurais pu refaire dix SISSI. Mais, déjà à cette époque, ça m'était impossible. J'étouffais. Je ne savais rien. J'ai appris avec les années. Depuis "LA PISCINE", je choisis les sujets que je tourne en fonction du scénario dialogué et du metteur en scène avec qui je discute du film. Du film dans son ensemble, pas seulement de mon rôle, qui n'est pas forcément le principal".
Ce n'est qu'avec "LA PISCINE" (1968) de Jacques Deray, ou elle retrouve Alain Delon (après une longue séparation), qu'elle se voit offrir un rôle vraiment important."La piscine" constitua pour ce dernier d'émouvantes retrouvailles avec Romy Schneider, avec qui il avait, à la ville comme à l'écran, formé un des couples modernes les plus célèbres. Le film fut tourné dans la continuité du scénario, du 15 août au 30 octobre 1968. Le film réunit à nouveau Alain Delon et Maurice Ronet.
Tout commence véritablement avec "LES CHOSES DE LA VIE" (1970) de Claude Sautet, dont elle restera l'interprète favorite. C'est lui qui élaborera son personnage définitifif : une femme libre, ou qui s'efforce de l'être, en qui se reflète l'évolution des moeurs. Le cinéma de Sautet se veut un retour à la simplicité, au naturel. Tout cela ne va pas sans rouerie ni recours à des procédés éprouvés. Mais il y avit chez Romy Schneider une authenticité qui faisait tout passer. Sa rencontre avec Claude Sautet est décisive : le très grand succès critique et public des "CHOSES DE LA VIE", va la placer au sommet de sa popularité et révéler le talent de Claude Sautet. " Je me fais un peu peur, explique Romy Schneider, peur de lasser le public s'il me voit trop souvent. Peur quelquefois de l'épuisement nerveux. Mais je sens que je tiens bien le coup et je n'oublierai jamais que Claude Sautet, qui m'a redonné confiance en moi avec "LES CHOSES DE LA VIE", m'a dit un jour :" Continue tant que tu en auras envie, tu le peux".
Le roman de Paul Guimard avait été un grand succès : le film connut le même sort : tout en conservant soigneusement l'esprit du livre, les auteurs ont assuré une vraie transposition en images. Claude Sautet prépara méticuleusement son film, six mois durant, avant le tournage qui à Paris et à La Rochelle, se déroula au cours de l'été 1969. L'accident, qui constitue le point central de l'histoire, fut mis au point par le cascadeur Gérard Streiff. Le montage très délicat de cette séquence retarda celui du film en prenant trois nouveaux mois.
"La violence absurde de l'accident nous a obligés, Jean-Louis Dabadie et moi, à traiter tout le reste du film, c'est-à-dire les neuf dixièmes, sur le mode de la "banalité" la plus rigoureuse : des rapports normaux, entre des gens normaux, dans des situations normales. C'était un point de vue moral". (Claude Sautet).
Le film fut récompensé par le prix Louis-Delluc et rencontra un triomphe public et critique.

Romy eut Maurice Ronet pour partenaire dans "QUI ?". Le cinéaste du film Léonard Keigel,tenta de faire avec "QUI ?" une œuvre commerciale : «…mais j’ai raconté une histoire qui m’était très personnelle, complètement fantasmatique, dans un contexte qui se voulait policier et je crois que c’était l’erreur fondamentale du film : il fallait mener le combat de front et non pas faire cette concession au récit et au commerce » (in “Cinéma 77”, n° 227).
Débordante d'activité (en tout vingt cinq longs métrages de 1970 à 1981). Romy Schneider vise par ailleurs à une certaine diversification et met un style de jeu assez sobre au service de rôles tout à fait différent : l'ouvrière de "LA CALIFFA" (1970) d'Alberto Bevilacqua avec Ugo Tognazzi dans le rôle d'un patron pris dans la tourmente du monde syndicaliste...Le cinéaste, journaliste au "Messagero" était surtout connu pour ses travaux littéraires. En 1960, il avait écrit "LA CALIFFA", et, dix ans plus tard, il décida de porter son roman à l'écran, sans expérience cinématographique préalable. Toutefois, il fallait moderniser son récit et l'adapter à une nouvelle situation sociale. Le propos restait le même, et Alberto Bevilacqua se plaisait à le définir comme " le portrait de l'humanité féminine en pleine mutation, face à la suprématie séculaire du mâle. " Pour accéder à plus de réalisme, il emmena son équipe dans la région de Terni, zone industrielle du nord de lItalie. Le tournage commença par une audacieuse scène d'amour et Romy Schneider se retrouvant toute nue pour les premières prises de vues déclara avec humour qu'il s'agissait peut-être d'une " technique subtile chère aux réalisateurs italiens pour mettre tout de suite à son aise son interprète féminine".
LA CALIFFA connut les honneurs d'une sélection au Festival de Cannes 1971 pour représenter officiellement l'Italie. L'accueil critique fut plutôt réservé. A noter la magnifique mélodie du musicien Ennio Morricone.
Dans "MAX ET LES FERRAILLEURS" (1971), Romy incarne Lily, la prostituée aux côtés de Michel Piccoli et Bernard Fresson.. Ce film de Claude Sautet inaugure ce qui pourrait être appelé le cycle des prénoms, poursuivi avec "CÉSAR ET ROSALIE", "VINCENT FRANÇOIS, PAUL ET LES AUTRES" et "MADO". "Pour moi,précisa le réalisateur, le prénom c'est la première identité des personnages, il m'inspire. Parfois, au lieu de travailler sur le scénario, nous passons des jours entiers à chercher un prénom. A un moment donné, arrive un prénom qui chante et on voit le personnage s'épaissir à travers lui." (Unifrance, novembre 1974.)
Claude Sautet retrouvait ici Michel Piccoli et Romy Schneider, qu'il venait de réunir dans LES CHOSES DE LA VIE (1970), et qu'il devait diriger à nouveau ensemble dans MADO (1976).
L'actrice retrouva son ancien partenaire et ami, Alain Delon, pour interpréter la maîtresse du meurtrier de "L'ASSASSINAT DE TROTSKY" (1972).Joseph Losey et Nicolas Mosley se sont référés scrupuleusement à divers ouvrages sur la mort de Trotsky: " Je n'ai à aucun moment pris parti et chaque fois que c'était possible, f ai suivi très exactement les traces de l'Histoire". Le producteur J. Shaftel avait d'abord proposé le film au cinéaste Costa-Gavras qui refusa. Puis Delon, déjà prévu pour le rôle de Jackson, demanda à Losey de reprendre le projet. Le cinéaste hésita avant de confier le rôle de Trotsky à Richard Burton.
Avec "CESAR ET ROSALIE" (1972) Le cinéaste Claude Sautet récidive en proposant le rôle de Rosalie à Romy Schneider. Il avait écrit le scénario de ce film huit ans avant de le réaliser. Il avait d'abord songé confier le rôle de César à Vittorio Gassman qui 'était dérobé. " Ce n'est qu'il y a deux ans, un jour où j'ai croisé Yves Montand à la sortie d'une projection, que son visage m'a frappé. Je l'ai trouvé changé, avec quelque chose de vulnérable et d'enfantin. Je me suis alors décidé à lui proposer le rôle. Il a accepté immédiatement. "
Claude Sautet est un analyste minutieux des hommes de quarante / cinquante ans, au moment où ils se posent les questions de travail, d'amitié, de respect de soi-même et des autres, au moment aussi où leur vie sentimentale est à un tournant. Alors qu'il a déclaré : "Ce qui compte avant tout pour moi, c'est de chasser les références extra-cinématographiques, car moins un film nous ramène à la littérature, à la peinture, ou au théâtre, plus il est obligatoirement du cinéma ", son œuvre se lit comme un roman d'analyse contemporaine.







Romy enchaîna en étant une réfugiée allemande dans "LE TRAIN" (1973) du cinéaste Pierre Granier-Deferre, ou elle donne la réplique à Jean-Louis Trintignant et Maurice Biraud. Il s'agissait du troisième film du cinéaste.
Elle retrouve aussi le personnage de Sissi entrant dans sa maturité, dans "LUDWIG, LE CREPUSCULE DES DIEUX" (1972) sous la direction de Luchino Visconti, plus rien à voir avec les précèdents "Sissi" de sa jeunesse, revue et corriger par Ernst Marischka, ici, Romy s'est transformée en grande dame volontaire et douloureuse.L'idée de tourner un film sur Louis II de Bavière était venue à Luchino Visconti au moment où il préparait "Les Damnés". Pour tenir le rôle de l'énigmatique roi, le réalisateur choisit Helmut Berger dont la ressemblance avec Louis II est frappante. C'est au Festival International du Film à Cannes 1971, que Visconti proposa le rôle d'Elisabeth d'Autriche à Romy Schneider. La production eut l'autorisation de tourner sur les lieux mêmes où vécut et mourut Ludwig. Elle reçut également l'aide de la famille des Wittelsbach qui prêta ses tableaux, bijoux et autres objets précieux. Le tournage débuta fin janvier en Autriche pour se terminer fin avril aux studios de Cinecitta. La majeure partie des prises de vues se déroulèrent en Bavière : à la Rezidenz, à Munich aux châteaux de Berg, Neuschwanstein, Linderhof, Hohenschwangau, Herrenchiemsee, sur le lac de Starnberg et l'Ile des Roses. La sortie du film fut retardée par la maladie de Luchino Visconti.
Luchino Visconti - Helmunt Berger
Après un bref passage dans le film réalisé par son ami Jean-Claude Brialy dans "Un amour de pluie" (1973) aux côtés de Nino Castelnuevo et Mehdi el Glaoui. Romy enchaîne avec "LE MOUTON ENRAGE" (1973) de Michel Deville avec Jean-Louis Trintignant, Jean-Pierre Cassel et Jane Birkin. Ce fut un succès public, puisque plus de 400 000 entrées en exclusivité parisienne.
Avec Michel Deville
Elle s'est aussi efforcée de rompre délibérement avec son image cinématographique, comme dans "LE TRIO INFERNAL" (1974) de Francis Girod, histoire féroce et burlesque d'une série de crimes commis par un escroc et ses deux maîtresses. Ce film est inspiré d'un fait divers réel. À la suite de dénonciations en cascades, Sarret fut arrêté, condamné et guillotiné le 10 avril 1934, à cinq heures du matin. Sa politique constante, dès l'instructio de son procès, de ne reconnaître aucun de ses crimes, s'était révélée inefficace. Qu'importe. Quand le procureur de la République pénétra dans sa cellule pour lui annoncer que son pourvoi était rejeté, il déclara : "Je suis victime d'une injustice".
Le principe du film, selon Francis Girod : "Je place trois monstres dans un bocal. Et je les observe. À intervalles réguliers, je jette un victime dans le bocal et regarde comment elle se fait dévorer. Mes trois monstres ne peuvent venir à bout de la dernière victime. Elle est "indigeste"...
C'est avec "L'IMPORTANT C'EST D'AIMER" (1974) d'Andrzej Zulawski, qu'elle va le plus loin en ce sens. Le film est d'une noirceur difficilement supportable : univers crépusculaire peuplé d'épaves (Jacques Dutronc est extraordinaire), mensonges, chantages, réglements de compte. Romy Schneider y incarne une petite actrice sans envergure et exprime remarquablement sa solitude face à un monde sinistre. C'est une réussite qui a parfois des allures d'exorcisme; mais l'expérience restera sans suite...
Albina de Boisrouvray possédait les droits du livre de Christopher Frank "La nuit américaine" et un contrat avec Romy Schneider. C'est lors d'une projection du film "LA TROISIÈME PARTIE DE LA NUIT" qu'elle proposa le projet à Andrzej Zulawski qui accepta.
L'adaptation de "La nuit américaine" devenu "L'IMPORTANT C'EST D'AIMER" posa beaucoup de problèmes, car il fallait absolument éviter d'en faire un film trop parisien. Un travail de collaboration de huit mois entre Zulawski et Frank a modifié totalement l'aspect initial du roman, car il était impossible de rendre à l'écran le thème assez complexe et cette méditation permanente entre le choix amoureux et le choix artistique.
C'est à une projection également que le réalisateur trouva en la personne de Jacques Dutronc le personnage idéal pour le film.
En fait c'est grâce à Romy Schneider que le film a pu être réalisé; amoureuse du scénario, elle a voulu absolument le tourner et a mis tout en œuvre poury parvenir. Le 3 avril 1976, Romy Schneider se voit décerner le "César" de la Meilleure Interprétation Féminine de l'année pour son rôle dans "L'IMPORTANT C'EST D'AIMER", sans oublier sa création dans "LE VIEUX FUSIL".
La carrière de Romy reflète assez bien l'état du cinéma français dont elle était l'une des valeurs les plus sûres. Pas de mauvais films, beaucoup d'oeuvres estimables, d'un classicisme de bon aloi. Après avoir essuyé un echec cuisant avec le film de Claude Chabrol "Les innocents aux mains sales" (1974), manifestement le courant n'est pas passé entre la fragile Romy et ce cinéaste débordant de vitalité. L'accueil de la critique fut très sévère, reprochant à Chabrol d'avoir, dans la seconde partie du film, multiplié les coups de théâtre « jusqu'aux limites de la parodie ». Partant du roman du même titre de Richard Neely ("The Damned Innocents", 1971), et se réfugiant derrière l'alibi d'un « polar féministe », le cinéaste s'en est expliqué dans un entretien avec Guy Braucourt : «... Une fois découverte la possibilité de faire un très beau portrait de femme, j'ai accumulé encore davantage les artifices : de sorte que, plus la situation devient délirante, plus le portrait devient vrai sur le plan de la physiologie féminine [...] L'artifice le plus délirant en profondeur consistant dans la construction régressive du récit qui se manifeste très visuellement et physiologiquement par le fait que Romy commence le film cuisses écartées et le finisse dans la position du fœtus. Avec cette division de l'histoire en deux parties qui fait terminer la première sur l'image clichée de la "salope blonde criminelle" et la seconde par un retournement total du spectateur en sa faveur... » (in "Écran 75" n° 36, mai 1975). Chabrol reconnaît néanmoins que "la mayonnaise n'a pas pris" à cause d'une incompatibilité d'humeur entre lui et ses interprètes, Romy Schneider et Rod Steiger (c'est Peter Finch qui avait été initialement pressenti). Le film fut entièrement tourné dans les environs de Saint-Tropez, dans la villa d'Elsa Martinelli, prêtée pour la circonstance.
puis avec Robert Enrico pour "LE VIEUX FUSIL" (1975), ou elle fait une composition magistrale. "LE VIEUX FUSIL" fut un énorme succès. L'Académie des Arts et Techniques du Cinéma lui décerna 3 Césars en 1975, récompensant le meilleur film français, la meilleure interprétation masculine à Philippe Noiret et la meilleure musique à titre posthume à François de Roubaix, décédé avant la sortie du film.
De Romy Schneider, Robert Enrico disait qu'"elle est une comédienne merveilleuse et d'une photogénie diabolique. Elle veut devenir la première. Elle sait se donner à fond dans un rôle. Dans la scène cruciale où elle est violentée, où elle se débat et où elle assiste à l'assassinat de la fille de son mari, elle était déchaînée au point qu'elle a renversé un comédien dans les escaliers. Elle était à la fin du tournage couverte de bleus, ses ongles étaient cassés et elle avait un doigt abîmé. J'ai coupé volontairement le son pour ne laisser agir que l'image, mais les hurlements étaient terrifiants" .
Des retrouvailles, d'abord avec Claude Sautet dans "MADO" (1976) ou elle ne joue qu'n petit rôle, puis avec Pierre Granier-Deferre et Philippe Noiret pour le tournage d' "UNE FEMME A SA FENETRE" (1976).
Si elle tourne sous la direction de metteurs en scène consacrés, Losey ou Visconti, elle fait aussi confiance à de jeunes réalisateurs : Francis Girod ou Andrzej Zulawski. Divorcée d'avec Harry Meyen, elle épouse Daniel Basiani, le 18 décembre 1975. Le 21 juillet 1977, naissance d'une petite fille, Sarah Magdalena. À la fin de l'année 1977, Romy Schneider commence LULU, adaptation de l'œuvre de Frank Wedekind, sous la direction de Liliana Cavani, la célèbre réalisatrice italienne. Les deux femmes s'opposent violemment sur leur conception du rôle et le film est arrêté.
"PORTRAIT DE GROUPE AVEC DAME" (1977) d'Aleksandar Petrovic, fut présenté en Compétition Officielle au Festival de Cannes 1977. Romy Schneider et Michel Galabru se donnèrent la réplique pour la première fois. Située à Berlin, à la fin de la guerre, l'action du film nécessitait des scènes de bombardement qui, sur l'écran, apparaissent particulièrement impressionnantes: "Il existait à Berlin, explique Aleksandar Petrovic, tout un quartier voué à la démolition; le Sénat de Berlin nous avait permis de nous en servir pour le film. Alors on s'est mis en rapport avec l'entreprise de démolition, et on a fait sauter les maisons, pan de mur après pan de mur. (...) D'autre part, je dois dire que j'ai acquis suffisamment d'expérience personnelle à Belgrade, pendant la guerre, pour savoir à quoi m'en tenir, en matière de bombardements!" (Cinématographe -Juin 1977).
Le moment fort de la collaboration entre Claude Sautet et Romy Schneider reste "UNE HISTOIRE SIMPLE" (1978), avec Claude Brasseur, Bruno Cremer et Roger Pigaut. Le cinéaste a écrit "Une histoire simple", en collaboration avec Jean-Loup Dabadie, pour offrir enfin un grand premier rôle à son actrice favorite Romy Schneider, qu'il avait déjà fait tourner dans trois de ces précédents films. Donc, on peut dire que ce dernier film est un hymne à la féminité rayonnante d'une comédienne. Mais c'est aussi la suite d'une longue chronique qui commence avec "Les choses de la vie" et où le cinéaste décrit avec minutie les petits et grands problèmes d'un milieu spécifique, celui des nantis. L'amitié, les parties de campagne ne résolvent pas les problèmes personnels. Une de ses plus belles créations : "J'ai voulu peindre un caractère. Un caractère inspiré en grande partie par le vrai caractère de Romy, avec cette fragilité qu'elle a, qui m'a toujours frappé, cette espèce de fierté dans le quotidien, cette noblesse." (Claude Sautet). L'univers de Sautet est celui des années soixante-dix, confort et amertume.
Le film connut un immense succès et valut à Romy Schneider un second César de la meilleure interprétation féminine. L'actrice trouve là un rôle à sa mesure, qui correspond à l'image que le public avait d'elle : femme adulte à la fois épanouie et vulnérable...
Succès et lauriers qui firent oublier l'erreur d'une apparition dans "LIÉS PAR LE SANG" (1979) à laquelle Romy consentit par amitié pour son réalisateur, Terence Young, malgrè une brillante distribution : Audrey hepburn, Omar Sharif, Maurice Ronet, Ben Gazarra, Irene Papas, James Mason et Gert Froebe. Romy Schneider avait déjà tourné sous la direction de Terence Young, en 1966, "Triple Cross"; elle était, à l'époque, enceinte de son fils David et le cinéaste s'était montré, à son égard, particulièrement prévenant sur le plateau. C'est pour lui manifester sa reconnaissance que la comédienne accepta ce petit rôle qui lui imposa, pendant une quinzaine de jours, en 1978, de tourner à Paris, à Munich et en Sardaigne. Le film ne sortit à Paris que le 16 janvier 1980, bien après "Clair de femme" et juste avant "La mort en direct l'un et l'autre réalisés plusieurs mois après.
"CLAIR DE FEMME" (1978) de Costa-Gavras fut encore l'occasion d'un grand succès public, partagé cette fois avec Yves Montand, son partenaire de "César et Rosalie". Le 15 avril 1979, Harry Meyen, le premier mari de Romy Schneider, se suicide. À compter de cette date, la vie privée et la carrière de la comédienne et de la femme vont se dérouler sous le signe de la mort. Mort cinématographique, d'abord. À la fin de "LA MORT EN DIRECT" (1980) réquisitoire contre les médias tout puissants et le voyeurisme qu'ils engendrent, Katherine Mortenhoe, malade traquée par les caméras d'une télévision avide de sensationnel se suicide. Ce film est un très beau sujet de science-fiction ou une femme condamnée par la médecine est suivie sans cesse grâce à des caméras implantées dans les yeux du témoin attaché à ses pas. C'est là encore, une histoire de solitude, que l'actrice semble avoir vivement ressentie.A propos de son film, Bertrand Tavernier déclarait : "Quand j'ai lu le livre, j'ai tout de suite vu la possibilité de faire un film qui soit à la fois lyrique et très fort par sa signification emblématique. J'ai tourné à Glasgow parce que j'y ai senti quelque chose de très évident. C'est une ville, qui depuis 1948, n'a jamais a été photographiée à l'écran, une ville à la fois victorienne, et dickensienne, qui servait parfaitement d'arrière-plan à cette histoire quand même étrange. A noter la présence dans le générique de Harvey Keitel, Harry Dean Stanton et Max Von Sydow.
Avec le cinéaste Costa-Gavras
1980 c'est l'année de la sortie de "LA BANQUIERE" de Francis Girod, un film à costumes (l'entre-deux-guerres) qui retrace la montée, puis la chute d'une femme d'affaires. Le film s'inspire de la vie de Marthe Hanau,femme d'affaires des années trente. À son propos, les auteurs entreprirent un énorme travail de recherche et découvrirent un personnage exemplaire.
À propos de "La Banquière", Le cinéaste Bertrand Tavernier déclara : "J'aime créer une fiction romanesque à partir de faits divers qui me paraissent exemplaires... j'essaie de donner à ce ciné-roman de l'histoire un éclairage moral personnel... le film joue sur plusieurs notes : à la fois "jeu de massacre", mais aussi apologie de la fidélité en amitié et en amour".
Avec Jacques Rouffio

Romy entreprend de jouer dans un film ou le fantastique peut rejoindre la réalité dans "FANTOME D'AMOUR" (1981) de Dino Risi, qui, renonçant occasionnellement à ses comédies grinçantes, signe là un film fantastique prenant. C'est le plus réussi des rares films qu'elle a tournés hors de France dans la seconde partie de sa carrière, bien supérieur à "Portraits de groupe avec dame". Son partenaire italien n'est autre que Marcello Mastroianni.
Pendant le tournage avec Dino Risi et Marcello Mastroianni
Romy fait une émouvante apparition d'une vingtaine de minutes dans "GARDE A VUE" (1981) réalisé par Claude Miller avec pour principaux interprétes Lino Ventura (Ce fut la première rencontre cinématographique de Ventura et Romy Schneider)C'est Michel Audiard qui découvrit le roman de Wainwright "Brainwash" (littéralement : "lavage de cerveau"), et le porta chez Ariane Films qui, à son tour, le proposa à Claude Miller. Ce dernier fit remarquer que, bien qu'il s'agisse d'un film de commande, il aurait lui-même cherché à le tourner si le hasard lui avait fait rencontrer le roman. En adaptant celui-ci, le personnage de Martinaud est devenu plus fort alors qu'à l'origine il n'était qu'un rond-de-cuir terrorisé par sa femme.
Chantal Martinaud, épouse d'un notable accusé de viol et de meurtre et se tire une balle dans la tête.... et, enfin, dans" LA PASSANTE DU SANS-SOUCI" (1982) de Jacques Rouffio, Romy n'est autre que Lina Baumstein, alias Elsa Wiener, qui est abattue par les nazis. Au générique de ce dernier film auquel Romy tenait tant et qui faillit ne pas se faire - à la veille du tournage, l'actrice subit une grave opération, l'ablation d'un rein - une mention le dédie : "A David et son père...".
Avec Gérard Klein et Jacques Rouffio
David, son fils et celui d'Harry Meyen, adolescent qui va fêter son quinzième anniversaire, s'est tué le 5 juillet 1981 dans des conditions atroces : il s'est empalé sur la pointe d'acier d'une grille qu'il avait voulu franchir d'un bond... La maladie, cette mort terrible, sa séparation d'avec Daniel Biasini, son second mari, compromirent la participation de Romy à "LA PASSANTE DU SANS-SOUCI". Déjà, Hannah Schygulla a été pressentie pour la remplacer. Pourtant, fin octobre 81, le tournage du film commence. Raymond Danon, le producteur, Jacques Rouffio, le réalisateur, ont tout fait pour que Romy en soit l'interprète, malgré les sommes considérables déjà perdues. LA PASSANTE... sort le 14 avril 1982. C'est un triomphe pour l'actrice dont le prochain film est déjà prévu : "L'UN CONTRE L'AUTRE", avec Alain Delon et sous la direction de Pierre Granier-Deferre. Mais, le 29 mai 1982, Romy Schneider est retrouvée morte à son domicile. Elle a succombé à une crise cardiaque dont les causes demeurent inconnues. À la mort de Luchino Visconti, Romy Schneider avait dit : "La vie a fait quelque chose de mal." À l'aube du samedi 29 mai 1982, la vie a récidivé...
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Avec Alain Delon, au temps des amoureux...
Jean-Claude Pascal
Luchino Visconti - Romy Schneider -Ingrid Bergman
Avec Claude Sautet
Georges Cravenne -Jean Gabin -Romy Schneider
Gala de l'Union des artistes avec Jean Marais
Romy Schneider, 25 ans après
François-Guillaume Lorrain
L'anniversaire est un peu dépassé, Romy est morte le 29 mai 1982, mais l'édition française (via les Editions Place des Victoires), propose aux éternels éplorés un nouvel objet propre à entretenir leur dévotion. Pour le texte, rien de nouveau, et l'on se reportera toujours à l'étude fine et perspicace de l'actrice qu'Evelyne Bloch-Dano avait rédigée l'an dernier dans La Biographe (éd. Grasset). L'objet, un album de près de 250 photos, rappelle à quel point Romy Schneider fut, avec Marilyn Monroe, l'actrice la plus aimée, la plus recherchée et dévorée par les photographes. Dès 1957, alors qu'elle vient tout juste de tourner Sissi et qu'elle est encore pour tout le monde la jeune fille sage, elle entame une relation visuelle étonnante avec Franz Xavier Lederle. Le décalage entre ces photos, où elle est déjà la femme qu'on connaîtra en France plus tard avec Sautet, et ce qu'elle montre à l'écran est stupéfiant. Au fond, c'est par la photo d'abord qu'elle a pu montrer son vrai visage et elle garda à cet art une éternelle reconnaissance. Il y eut bien sûr ensuite cette perpétuelle tentation de la nudité (avec les photographes George Pierre, Emil Peraner, Eva Sereny, au mitan des années 1970) chez cette femme qui ne se trouvait pas sexy, mais la séance la plus forte, la plus dramatique, demeure celle réalisée avec Will McBride. La photo de tournage sur La Piscine traduit très clairement la différence d'état. L'ouvrage égrène des citations extraites du Journal de ma vie , de Romy Schneider, mais on rappellera que l'édition française, publiée en 1989, livrait une version tronquée de ce journal que Romy Schneider tenait depuis l'âge de 14 ans. Y aura-t-il un jour une édition complète?
25 ans après sa mort, le culte demeure. Le nombre de sites consacrés à l'actrice est stupéfiant. On en trouve en hongrois, en russe et même en chinois. Après un rapide tour d'horizon, on vous conseillera l'adresse suivante : http ://site.voila.fr/RomySchneider. On y trouve un maximum d'interviews et d'anecdotes, qui rappelle que l'actrice fut la première à être contactée par Lelouch pour Un homme et une femme . Mais le "contact" ne passa pas entre l'actrice germanique et le jeune Parisien. Voilà comment Anouk Aimée, qui s'était pourtant endormie à la lecture du scénario, fut engagée. On retrouve aussi le récit par Robert Enrico de la scène de viol dans Le Vieux Fusil , où Romy Schneider joua comme une furie, griffant et battant les autres acteurs. "Ses cris étaient si terribles que je dus enlever la bande-son."
Revenons à l'album, signé Johannes Thiele : une des photos les plus parlantes concerne le tournage de La Piscine , qui marqua les retrouvailles professionnelles entre Delon et Schneider, trois ans après leur rupture. On y voit une Romy très amoureuse, heureuse de reposer sur la poitrine bronzée de son ex-fiancé, tandis que l'acteur arbore un air lointain, une mine
23 octobre 2008
BRIGITTE BARDOT, du mythe à la femme-enfant
Actrice, Chanteuse française
Pour que le temps ne vienne pas altérer son image de Vénus moderne, elle s'est depuis de nombreuses années volontairement éloignée du cinéma et goûte à la quiétude d'une vie provinciale et bourgeoise sous le ciel lumineux du midi, entourée des animaux qu'elle chérit. Mais peut-on oublier celle qui fut dans les anneés 50-60 le symbole de la femme libérée à une époque ou celle-ci ne l'était guère, la superbe incarnation de l'animalité qui défia la censure et à l'étranger une marque française aussi compétitive que la Régie Renault. Traquée par les photographes comme jamais star ne le fut, objet d'étude pour les sociologues et les romanciers, de Duras à Simone de Beauvoir, Jean Cocteau et François Nourissier qui trouvaient en elle un cas exemplaire, reçue officiellement à l'Elysée par le Général de Gaulle, impressionné par sa personnalité, immortalisé sur toile par Van Dongen et Carzou, sur pellicule par François Reichenbach, Brigitte Bardot n'a paradoxalement pas trouvé au cinéma tout ce que sa sensibilité était en droit d'attendre, prisonnière du mythe qu'elle avait contribué à créer dans "Et Dieu créa la femme", ce poème hédoniste de Roger Vadim qui révolutionna les moeurs. Outre ce film et "En cas de malheur" qui la rendirent populaire au-delà du scandale, c'est dans les exceptions, hélas trop rares, que s'inscrit sa carrière cinématographique, avec "La Vérité" ou Clouzot gratte le masque de la femme-enfant pour toucher au tragique, "Vie privée" ou Louis Malle fait l'autopsie d'un mythe tandis que Godard le transfigure dans "Le mépris", "Viva Maria" qui révèle sa pétulance et "L'ours et la poupée" qui souligne sa grâce et sa spontanéité. Gérard Langlois.
Personnellement, j'adore Brigitte Bardot, sa spontanéité, sa franchise, son côté rebelle, puis tendre, en dehors du septième art, B.B. représente l'emblème du combat pour la protection des animaux. Vive Brigitte Bardot, un véritable mythe vivant, elle restera l'un des rares sex-symbols indémodables et authentique.
Actrice française, née le 28 septembre 1934, dans le quartier de Passy, à Paris, de parents industriels. Elle a une sœur, Marie-Jeanne (Mijanou), née en 1939. La jeune Brigitte reçoit une éducation stricte et pratique la danse classique en rêvant de danser, un jour, sur la scène de l'Opéra... En 1949, remarquée par la directrice d'un magazine de mode, elle pose avec succès pour des couvertures pour le magazine " Le Jardin des Modes Junior" et refit l'année suivante des photos pour "Elle", un numéro spécial du 8 mai 1950 consacré à la mode "Jeune fille et sa mère" . Le cinéaste Marc Allégret la sollicita et fut reçu par son assistant Roger Vadim. En 1952, elle débute à l'écran dans "LE TROU NORMAND", de Jean Boyer aux côtés de Bourvil, Jane Marken et Noel Roquevert. Brigitte Bardot épousa Roger Vadim, le 21 décembre 1952.
Par amitié, elle fait une apparition dans le film réalisé par Daniel Gélin "Les Dents longues" (1953) et enchaîne deux autres films, "Le Portrait de son père" d' André Berthomieu avec le talentueux Jean Richard et elle rencontre celui qu'elle nomme le "Demi-Dieu", l'acteur Kirk Douglas pour lui donner la réplique dans un petit rôle aux côtés de Dany Robin et Serge Reggiani dans "UN ACTE D'AMOUR" (1953) du cinéaste d'origine russe,Anatole Litvak.
Brigitte Bardot débuta au théâtre, à la demande d'André Barsacq, qui lui proposa de reprendre le rôle interprétée par Dany Robin dans "L'invitation au château" de Jean Anouilh. Les critiques ne furent pas déçus du passage de l'actrice sur les planches. Elle poursuit sa carrière cinématographique en jouant le rôle de Mademoiselle de Rosille, maîtresse d'un soir de Louis XV, dans "SI VERSAILLES M'ETAIT CONTE" (1955).
Préparation du tournage
Il lui fallut attendre 1956, pour connaître la consécration au cinéma, avec "ET DIEU CRÉA LA FEMME", dans un rôle écrit spécialement pour elle par Roger Vadim et qui a immédiatement un retentissement international. Mais entretemps, Brigitte Bardot accèlère les tournages,donna la réplique à l'immense acteur, qu'était Jean Marais, dans un film de Marc Allégret "Futures Vedettes" (1955) mais aussi à Michèle Morgan et Gérard Philipe, dans "LES GRANDES MANOEUVRES" (1955) de René Clair,
Elle retrouva l'année suivante, Marc Allégret, qui avait connu un echec avec son précèdent film qui réunissait Bardot-Marais...Cette fois-ci, ses partenaires furent Darry Cowl et Daniel Gélin, dans "EN EFFEUILLANT LA MARGUERITE" (1956), il s'agissait déjà du seizième film de l'actrice et l'un de ses premiers grands rôles, on commença déjà à l'appeler "B.B.", mais la véritable bombe sexuelle allait arriver quelques mois plus tard...Ce fut aussi le dernier scénario de Vadim avant qu'il passe à la mise en scène.
Dans le film de Georges Lacombe "LA LUMIERE D'EN FACE" (1956), l'actrice fut une une épouse infidèle.Jacques Doniol-Volcroze ecrivit dans "France Observateur" : "Heureusement, il y a Brigitte Bardot, et là, la France gagne sur tous les tableaux, je ne plaisante pas : aucun pays ne peut se vanter de posséder une aussi jolie personne, aussi gracieusement provocante, avec le profil des jeunes filles d'Auguste Renoir, une démarche de danseuse, une admirable crinière d'algue et de cavale sauvage et ces exquises rondeurs qu'auraient aimées Maillol.
B.B. tourne aux côtés de Jean-Claude Pascal et Sophie Desmarets "Le Fils de Caroline chérie" en 1955, puis elle participe au premier film de Michel Boisrond "CETTE SACREE GAMINE", le film bénéficia d'une critique très favorable, au point que Jacques Doniol-Volcroze lui faisait un très beau compliment "Son jeu s'améliore nettement...Ici, elle se révèle une très bonne ingénue comique et rappelle Danielle Darrieux dans "Quelle drôle de gosse", vers 1937, qui avait alors le même genre de charme mutin..."
En 1957, B.B. retrouva le cinéaste Michel Boisrond afin d'interpréter, Brigitte, la fille du Président du Conseil qui n'est autre qu'André Luguet, Charles Boyer en Prince, Henri Vidal en prétendant... dans "UNE PARISIENNE". Brigitte Bardot semble se divertir, passant avec aisance du déshabillé à la robe du soir et de la voiture à l'avion à réaction...
Quand elle apparut, sauvageonne, ébouriffée et sensuelle, magnifiée par la splendeur du cinémascope couleur dans, "ET DIEU CREA LA FEMME" (1956) de Roger Vadim, un mythe était né...Le cinéaste lui confia le rôle d'une fille aguicheuse qui trouvera un certain équilibre -après des tribulations amoureuses sur la côté d'Azur (Saint-Tropez), elle se révèle comme un personnage absolument et insolemment nouveau dans le monde des dévoreuses d'hommes de l'écran. Les spectateurs et les professionnels du cinéma sont aussitôt conquis par cette superbe sauvageonne : tandis que le premier film de Vadim trahissait un certain manque d'assurance sur le plan de la mise en scène, le réalisateur faisait preuve d'une extrême duplicité dans celui de la direction d'actrice. Jouant sur la personnalité ambigue de cette femme -enfant tout en instinct, il en a fait une sorte de fille naturelle des éléments. Avec une "crinière" blonde et folle, ses vêtements qui révèlent savamment ses formes, elle évolue dans le décor comme un bel animal indompté. Le film provoqua un beau succès de scandale et assura aussitôt la célèbrité à sa vedette ainsi qu'à son metteur en scène.... Ce mélodrame familial eut un succès retentissant lors de sa sortie aux Etats-Unis et dans les pays d'Amérique latine
À ce propos, Vadim déclare : "Elle a montré quelque chose : la liberté du corps. Brigitte n'est ni immorale, ni amorale, elle est authentiquement libre. "BB" est née. Vadim impose avec Brigitte Bardot un nouveau type de femme moderne, libre des mouvements de son corps et de l'élan de ses désirs; à cent lieues des stéréotypes antérieurs du cinéma français.
Comme le dit Gérard Lenne dans "Le sexe à l'ecran" (editions Veyrier,1978) "Le grand choc provoqué en 1956 par "Et Dieu créa la femme"... c'est l'apologie d'un érotisme instinctif, s'épanouissant au milieu de la nature, sous le soleil de Provence. Le personnage de Juliette, qui se laisse porter par ses désirs et ses caprices, déborde d'une sensualité animale...Le mythe BB, c'est un corps à peine drapé surgissant sur une plage, une silhouette de sauvageonne dont la blouse mouillée épouse les formes, c'est une fille du soleil."
Les autres interprètes du film de Vadim sont Curd Jurgens,Jean-Louis Trintignant, Christian Marquand, (frère de Nadine Trintignant) Georges Poujouly (Michel dans Jeux interdits), Jean Tissier, et Jane Marken.
Vadim récidive avec "LES BIJOUTIERS DU CLAIR DE LUNE" (1958), il eut une critique très partagée-plutôt défavorable, dans l'ensemble. Roger Vadim s'expliqua, suite à la polémique : "Du roman d'Albert Vidalie, je n'ai gardé que la situation de base: l'amour d'une jeune fille et d'un aventurier. Je n'ai pas cherché à approfondir la psychologie des personnage, mais j'ai voulu faire un western moderne qui se passe en Espagne, le dernier pays romanesque d'Europe..." A noter la présence de Stephen Boyd et d'Alida Valli dans ce troisème film du cinéaste.
BB poursuit sa carrière cinématographique avec Claude Autant-Lara,sur une adaptation de Pierre Bost et Jean Aurenche d'après un roman de Georges Simenon "EN CAS DE MALHEUR" qui représente le type même du film français de qualité avant l'avénement de la Nouvelle Vague. Opposée à Jean Gabin, bourgeois en proie au démon de midi, Brigitte Bardot reste fidèle à son personnage de symbole sexuel qui la caractérise depuis son triomphe dans "Et Dieu créa la femme". "Je suis dit-elle, une petite femelle et il faut me laisser faire ce que je veux". Les scènes ou elle s'offre à Maître Gobillot (Jean Gabin), en relevant sa jupe, et ou elle se promène nue firent firent scandale à l'époque. Une brillante distribution hors mis Bardot et Gabin, on pouvait voir Edwige Feuillère, Nicole Berger, Franco Interlenghi, Julien Bertheau et Madeleine Barbulée (que j'ai connu).
BB achève l'année 1958 avec "LA FEMME ET LE PANTIN" de Julien Duvivier, d'après le roman de Pierre Louys. Le cinéaste ne s'estima guère satisfait du résultat. Au critique Michel Aubriant qui lui avait consacré un article aimable, il répondit : "Je vous remercie, mais mon films est totalement idiot, totalement manqué". La "danse du châle" de Brigitte Bardot fit, sensation à l'époque.
Après une escapade dans le film de Christian-Jaque, "Babette s'en va t'en guerre" (1959) B.B. se retrouve à l'affiche aux côtés de celui qui sera son deuxième époux, Jacques Charrier. Elle enchaîne avec "Voulez-vous dansez avec moi? de Michel Boisrond, tourné aux Studios de la Victorine.
Brigitte Bardot fut choqué, bouleversé à l'annonce du décès de l'acteur Henri Vidal, le 10 décembre 1959, alors que leur film respectif devait sortir dans les salles de cinéma, une semaine plus tard.."VOULEZ-VOUS DANSER AVEC MOI? de Michel Boisrond.
Avant de réaliser "LA VERITE" (1960) avec Brigitte Bardot, Le cinéaste alla, lui-même se plonger au coeur de l'univers judiciaire en assistant au procès d'une jeune femme qui a eut lieu à Draguignan en 1959. Pour interpréter le rôle de l'avocat de la défense, le cinéaste fit appel à Charles Vanel, pour celui de la partie civile, il contacte Paul Meurisse, il pense à Marie-José Nat pour celui de la soeur de Dominique (Brigitte Bardot). Après plusieurs hésitations pour le rôle de l'amant, il pensa à Gérard Blain (trop petit), Jean-Paul Belmondo (trop sûr de lui), Jean-Pierre Cassel (n'avait pas le physique idéal!), ce fut Sami Frey alors que Brigitte souhaitait Jean-Louis Trintignant!!...
Le tournage débuta au printemps 1960 au studio de Joinville, le tournage fut difficile et éprouvant, Brigitte Bardot affirma avoir été giflé pour donner un semblant de vérité et de larmes par rapport au thème tragique du film...Le film fut projecté le 2 novembre 1960 sur les écrans parisiens, ce fut non seulement un succès public mais doublé d'un succès critique. Le film obtint l'Oscar du meilleur film étranger en 1960.
"LA BRIDE SUR LE COU" devait être le premier long métrage du cinéaste Jean Aurel, . Bardot au sommet de sa popularité, avait décidé de donner une chance à Jean Aurel et réussit à l'imposer. Au cours du tournage, B.B. entra en conflit avec le réalisateur et, pour des raisons restées inconnues, cessa brusquement sa collaboration. Elle fit appel à son ex-mari Roger Vadim pour terminer le film. L'affaire fit grand bruit dans le petit monde des professionnels, alors que se multipliaient protestations et déclarations de principe. C'est donc un tournage au pied levé qu'improvisa Vadim, à partir d'un scénario qui lui était tout à fait étranger. Le tournage se fit en totale décontraction, chacun apportant des idées à utiliser dans l'instant présent. C'est ainsi que Roger Vadim prit le plaisir à utiliser certaines grandes recettes du cinéma comique, comme l'accéléré ou la tarte à la crème..
Le tandem Bardot-Delon ne purent se retrouver que dans un unique film "LES AMOURS CELEBRES" de Michel Boisrond, une pleiade de vedettes se retrouvèrent à l'affiche de ce film: Pierre Brasseur, Jean-Claude Brialy, Suzanne Flon, Jean-Paul Belmondo, Philippe Noiret, Dany Robin, Annie Girardot, Simone Signoret, Edwige Feuillère, Michel Galabru, Guy Tréjan, Jean Desailly, Marie Laforêt et bien d'autres.
Voilà comment Louis Malle interprétait son personnage par rapport à celui de BB : "Elle est arrivée à un tel point de saturation qu'à l'origine "VIE PRIVEE" (1962) était pour elle un film de plus. Elle se sentait peu concerné et d'autant moins que, tournant toujours dans un ordre chronologique, je lui demandais au début d'interpréter un rôle proche de ce qu'elle était "avant". En fait, comme elle a tendance à se présenter devant la caméra grimée en BB, j'ai eu certaines difficultés à lui faire modifier sa coiffure, à la dépouiller de tout maquillage. Puis au fur et à mesure des prises de vues, et bien que je ne m'attachais pas à recréer des épisodes vécus par elle, la crise de l'héroine rejoignait celle qu'elle avait traversée. Ce fut une période pénible jusqu'à ce qu'elle se détende tout à coup. Elle s'est alors intéressée au film, elle a senti sans doute qu'il lui permettait d'accéder à une certaine vérité et que cette expérience un peu semblable à un psychodrame, de tourment deviendrait délivrance." (A Yvonne Baby in le Monde) 1-2-1962.
A nouveau en 1962, Vadim et Bardot se retrouvèrent pour "LE REPOS DU GUERRIER", d'après le roman de Christiane Rochefort. Roger Vadim avait su exploiter la photogénie et le talent de l'actrice dès son premier film. Il l'avait observée pendant le tournage de "Futures vedettes" ou il était assistant et au cours des scènes de "Cette sacrée gamine" et "En effeuillant la marguerite" dont il avait écrit les dialogues. Il devait la retrouver dans "Les Bijoutiers du clair de lune". A signaler la musique de Michel Magne et la présence de Robert Hossein, Michel Serrault, Jean-Marc Bory, Jacqueline Porel, Macha Méril et Robert Dalban dans ce film.
Robert Hossein - Brigitte Bardot - Roger Vadim
L'un des plus grands films du cinéma français des années 60 fut "LE MEPRIS", tourné en 1963 sous la direction de Jean-Luc Godard, d'après une adaptation du roman d’Alberto Moravia. Dans le rôle de l'ecrivain engagé par un producteur mégalomane, il fait montre d'une fragilité intérieure loin de sa superbe habituelle de bourreau des coeurs. Sa solitude ne procède pas en effet de la froideur d'âme de l'homme convaincu de sa supériorité, mais d'une prise de conscience douloureuse de sa situation : tandis qu'il prostitue son talent, il est l'objet du mépris de sa femme. Son attirance taciturne contrastait avec sa sociabilité coutumière, une des raisons de sa popularité. A noter la magnifique musique de Georges Delerue qui ne fait qu'accentuer la gravité de la situation."Le Mépris" est un film sur la signification et sur les voies diverses qu'empruntent les êtres qui n'arriveront jamais à s'entendre...
Jean-Louis Bory, disparu tragiquement disait :
: « Le véritable Et Dieu... créa la femme, c'est Godard qui l'a tourné, et cela s'appelle Le Mépris. Je ne cherche pas à démêler — et peu m'importe — si Godard a respecté ou non le roman de Moravia, ou si Losey eût fabriqué un film plus moravien que Godard. Le Mépris que nous voyons, c'est du pur Godard, et, je m'empresse de le dire, de l'excellent Godard. Le prétexte, l'objet du film, plus que le roman italien, c'est BB. Ce que Vadim a imaginé dans son premier film, mais n'a plus été capable de réaliser, ce que Louis Malle a raté dans Vie privée, Godard l'a réussi. Le Mépris est le film de Bardot, parce qu'il est le film de la femme telle que Godard la conçoit et telle que Bardot l'incarne. Si le phénomène Bardot doit représenter plus tard quelque chose dans l'histoire du cinéma, au même titre que Garbo ou Dietrich, c'est dans Le Mépris qu'on le trouvera. Je ne sais dans quelles conditions le tournage a eu lieu ni si Bardot et Godard se sont bien entendus. Le résultat est là : il y a rarement eu entente aussi profonde (consciente ou non — consciente, je suppose, chez Godard) entre une actrice et son metteur en scène. »
Pendant le tournage avec Jean-Luc Godard
BB enchaîne avec "UNE RAVISSANTE IDIOTE" (1963) d'Edouard Molinaro aux côtés d'Anthony Perkins, Grégoire Aslan et André Luguet, il s'agit d'une parodie des films d'espionnage.Lorsque Louis Malle annonça qu'il allait tourner un film avec Jeanne Moreau et Brigitte Bardot, on fit des paris sur le comportement qu'auraient, pendant le tournage ces deux "monstres sacrés". il ne se passa rien d'important mise à part la santé des vedettes, fatiguées par la chaleur..Le ciéaste Louis Malle, annonça avoir décider de tourner "VIVA MARIA" (1964) parce qu'il voulait oublier la dépression que lui avait causée le tournage du "Feu follet". Je voulais faire un film d'action avec des rires, des décors exotiques et sans traumatisme de l'esprit", le sujet : la fille d'un terroriste irlandais est recrutée par une troupe de music-hall qui parcourt l'Amérique du Sud, dans des Etats troublés par de perpétuelles révolutions...Charme,gaiété...Un régal.
Dans le film de Serge Bourguignon, "A COEUR JOIE", Brigitte Bardot et Laurent Terzieff furent réunis dans une histoire de jeune cover-girl, mariée à un homme avec qui elle s'ennuie, se laisse aller, avec un amant de rencontre, à une liaison qui sera un echec. Le film aussi, qui mettra un terme à la carrière de son réalisateur...
Brigitte Bardot et Alain Delon se retrouvent pour la deuxième fois dans un film à sketches, "Histoires extraordinaires" (1967), d'après Edgar Poe, mais seul le sketch signé par Fellini s'élève au-dessus de l'esthétisme académique. Retrouvant l'esprit de "La dolece vita", il peint la décadence d'un acteur obsédé par l'image d'une petite fille...
Après avoir effectué le tournage du film "SHALAKO" (1968) d'Edward Dmytryk avec Sean Connery et Stephen Boyd, puis "LES FEMMES" (1969) réalisé par Jean Aurel. BB avait trente-six ans au moment ou elle entreprend le tournage de "L'OURS ET LA POUPEE" (1969) de Michel Deville aux côtés de Jean-Pierre Cassel et Daniel Ceccaldi. D'ailleurs BB devait retrouver la scénariste du film,Nina Companeez pour le tournage de son ultime film en 1973, "L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-chemise" ...
Mais entretemps, elle particpera à quatre autres films dont "LES NOVICES" (1970) de Guy Casaril avec Annie Girardot, "BOULEVARD DU RHUM" (1971) de Robert Enrico avec Lino Ventura, la même année, ce fut un duo totalement inédit, un faux western signé Christian Jaque avec Claudia Cardinale et Patrick Préjean, "LES PETROLEUSES" (1971). Christian-Jaque évoquant Brigitte Bardot, la mine réjouie : "Elle était, avant tout, une adorable nature, très consciente de la qualité de ses charmes, dont elle jouait à la perfection mais parfois aussi, un peu dépassée par ceux-ci. Que voulez vous, elle était provocante sans le vouloir et un simple défi à la raison. En 1959, j'ai réalisé "Babette ..." dans le but de la révéler à un jeune public qui ne l'avait jamais vue sur un écran, car ses précèdents films avaient tous été interdits aux moins de 18 ans et, pour ce faire, je l'ai dissimulée jusqu'au cou, sous un treillis. Je l'ai retrouvée pour "Les Pétroleuses", un western-camembert". L'entente entre BB et Claudia Cardinale fut excellente, même si, en grandes professionnelles, elles se sont vraiment combattues pour les scènes de bagarre!".
Je me souviens d'une anecdote plaisante ; un jour ou j'avais besoin du bas de son personnage, c'est-à-dire ses fesses, je lui ai ,dit "Ecoute, Bri-Bri, je vais te doubler pour cela..." Et elle m'a répondu: "Tu as tort car on ne va pas me reconnaître, le résultat sera moins bon et lepublic déçu! (Propos recueillis par Benoît Noel).
Brigitte Bardot chante aussi et enregistre plusieurs disques en solo, mais aussi avec Sacha Distel, Dario Moreno, Serge Gainsbourg. Bien qu'elle n'ait plus tourné depuis 1973 pour se consacrer à la défense des animaux, B.B. demeure un mythe vivace du cinéma français. Elle fut aussi une comédienne instinctive dont le talent a contribué à la réussite de films, dont certaines sont qualifiés d'oeuvre du cinéma français tels que "LA VERITE", "LE MEPRIS", "VIE PRIVEE","L'OURS ET LA POUPEE"....
En 1996, ce fut la parution de ses mémoires intitulées "Intialies B.B.
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CANNES
Kirk Douglas
Errol Flynn
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Disques Vinyls -CD
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Serge Gainsbourg
Raoul Lévy (Producteur et cinéaste) - BB - Sacha Distel
Jean-Pierre Foucault
Sacha Distel
Roger Vadim
Jeanne Moreau
Alain Delon
Christian-Jaque-Annie Cordy
Jean-Luc Godard
André Bourvil -Brigitte Bardot -Danielle Darrieux - François Périer
Pascal Sevran
Nicolas Sarkozy - Allain Bougrain-Dubourg - Brigitte Bardot
Sean Connery
BB avec Michel Drucker et Dany Saval
Brigitte Bardot - Johnny Hallyday
Brigitte Bardot - François Mitterand
Jean Cocteau
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Brigitte Bardot et la cause animale
Je vais écrire à Brigitte Bardot, puisque personne bne peut soigner mon chien, un labrador, qui n'arrive plus à marcher, du fait de ses blessures accompagné d'un gonflement de toutes les pattes. Il saigne, ne bouge plus, il est sous cortisone depuis plusieurs mois. J'ai été à l'école vétériaire de Maisons-Alfort, sans succès, et pourtant, j'ai dû débourser à trois reprises, et aucune bioxie n'a été demandé, à la grande stupéfaction d'un vétérinaire. J'ai vu plus de cinq "vétos" et y'a rien à faire, ils vous prennent des sommes folles, des bioxies qui ne donne absolument rien, on vous dit aller faut acheter des croquettes anti-allergiques, ainsi vous vous devez d'aller chaque mois, acheter la nourriture de votre animal de compagnie.
Personne n'a rien fait, je ne vous cache pas, mon énorme déception de constater que l'on laisse bien seul, quelqu'un qui demande de l'aide, pas pour lui (ça, y'a longtemps que j'ai compris, ce que sont certains humains, c'est tout un chapitre qu'il faudrait énoncer) mais pour son chien.
j'ai même connu un véto bien crapuleux, 270 euros, il n'a rien fait, il ne s'est même pas baissé pour aller voir les pattes du chien, suis resté avec mon chien, le véto est reste bien assis sur son fauteuil, et m'a dit avec une totale certitude, " a je connais de nombreux chiens qui ont le même problème, il suffit de prendre mes propres gélules frabriquées maison et tout ira bien, n'oubliez pas d'acheter mes croquettes anti-allergies et 270 euros, et votre chien pourra à nouveau gambader. quel charlantan, il demeure Rue du Caporal-Peugeot à La Varenne 94210. Et je ne vous parlerai pas de ma vie, pour ne pas embêter la vie des cinéphiles et internautes.
FILMOGRAPHIE
- 1952
LE TROU NORMAND (Jean Boyer)

MANINA, LA FILLE SANS VOILE (Willy Rozier).
- 1953
LES DENTS LONGUES (Daniel Gélin) [apparition]
LE PORTRAIT DE SON PERE (André Berthomieu)
UN ACTE D'AMOUR (Act of Love, Anatole Litvak).
- 1954
HAINE, AMOUR ET TRAHISON (Tradita, Mario Bonnard).
- 1955
SI VERSAILLES M'ÉTAIT CONTÉ (Sacha Guitry)
LES GRANDES MANŒUVRES (René Clair)
RENDEZ-VOUS À RIO / TOUBIB EN MER (Doctor at Sea, Ralph Thomas)
LE FILS DE CAROLINE CHÉRIE (Jean Devaivre)
FUTURES VEDETTES (Marc Allégret).
- 1956
LES WEEK-ENDS DE NÉRON (Mi Figlio Nerone, Steno)
EN EFFEUILLANT LA MARGUERITE (Marc Allégret)
HÉLÈNE DE TROIE (Helen of Troy, Robert Wise)
LA MARIÉE EST TROP BELLE (Pierre Gaspard-Huit)
ET DIEU CRÉA LA FEMME (Roger Vadim)
LA LUMIÈRE D'EN FACE (Georges Lacombe)
CETTE SACRÉE GAMINE (Michel Boisrond).
- 1957
UNE PARISIENNE (Michel Boisrond).
- 1958
LES BIJOUTIERS DU CLAIR DE LUNE (Roger Vadim)
EN CAS DE MALHEUR (Claude Autant-Lara) A.
- 1959
LA FEMME ET LE PANTIN (Julien Duvivier)
BABETTE S'EN VA-T-EN GUERRE (Christian-Jaque)
VOULEZ-VOUS DANSER AVEC MOI ? (Michel Boisrond).
- 1960
LA VÉRITÉ (Henri-Georges Clouzot)
L'AFFAIRE D'UNE NUIT (Henri Verneuil) [apparition].
- 1961
LA BRIDE SUR LE COU (Jean Aurel et Roger Vadim)
LES AMOURS CÉLÈBRES (sketch : "Agnès Bernauer", Michel Boisrond).
- 1962
VIE PRIVÉE (Louis Malle)
LE REPOS DU GUERRIER (Roger Vadim).
- 1963
LE MÉPRIS (Jean-Luc Godard)
PAPARAZZI (c.m., Jacques Rozier)
- 1964
UNE RAVISSANTE IDIOTE (Édouard Molinaro).
- 1965
VIVA MARIA (Louis Malle)
CHÈRE BRIGITTE (Dear Brigitte, Henry Koster).
- 1966
MARIE SOLEIL (Antoine Bourseiller) [apparition]
MASCULIN-FÉMININ (Jean-Luc Godard) [apparition].
- 1967
À CŒUR JOIE (Serge Bourguignon).
- 1968
HISTOIRES EXTRAORDINAIRES (sketch : "William Wilson", Louis Malle)
SHALAKO (Edward Dmytryk).
- 1969
LES FEMMES (Jean Aurel).
- 1970
L'OURS ET LA POUPÉE (Michel Deville)
LES NOVICES (Guy Casaril)
- 1971
BOULEVARD DU RHUM (Robert Enrico)
LES PÉTROLEUSES (Christian-Jaque).
- 1973
DON JUAN 73 (Roger Vadim)
L'HISTOIRE TRÈS BONNE ET TRÈS JOYEUSE DE COLINOT TROUSSECHEMISE (Nina Companez).
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22 septembre 2008
MICHELE MORGAN "Avec ces yeux là"
Actrice française
Michèle Morgan représente l'une des plus grandes actrices françaises du XXème siècle. Gabin mémorisa la légendaire réplique "T'as de beaux yeux tu sais"... dans "Quai des brumes" de Marcel Carné. Sa photogénie, l'intensité de son regard, son visage énigmatique contribuèrent à rendre fascinant les différents personnages qu'elle a endossé. On se souviendra longtemps de sa performance dans "La symphonie pastorale de Jean Delannoy, ou bien le chef d' oeuvre de Jean Grémillon "Remorques" avec Jean Gabin pour interpréte, avec lequel, quelques années auparavant, elle avait contribué au succès de "Quai des Brumes", sur des dialogues de Prévert.
Dans les années 50, on peut citer "Les orgueilleux" d'Yves Allégret avec Gérard Philipe, "Les grandes manoeuvres de René Clair, "Le miroir à deux faces d'André Cayatte avec Bourvil, qu'elle retrouvera en 1960 dans "Fortunat" d'Alex Joffé, (parait-il son film préféré).
De son vrai nom Simone Roussel, Michèle Morgan est née le 29 février 1920 à Neuilly, ce qui l’oblige à ne fêter son anniversaire que tous les 4 ans. Dès son plus jeune âge, elle décide que, plus tard, elle fera du cinéma. A l'insu de son père, épicier à Dieppe, mais avec la complicité de sa mère, Simone Roussel quitte en 1935 le domicile familial pour gagner Paris, ou elle entend bien réaliser son rêve...
Elle réussit à se glisser parmi les figurantes du film "MADEMOISELLE MOZART", (1935) d’Yvan Noe, avec Danielle Darrieux pour interpréte principale, qui était à cette époque, déjà une grande vedette. Le cinéaste Yvan Noe lui conseille de prendre des cours d’art dramatique chez René Simon et de persévérer. Parallèlement, elle continue à faire de la figuration, dans "UNE FILLE A PAPA", de René Guissart (avec Josette Day et Jean Servais), puis, en 1936, dans "GIGOLETTE" et dans "MES TANTES ET MOI", d'Yvan Noe, et dans "LE MIOCHE", de Léonide Moguy. C’est une collaboratrice de Marc Allégret qui lui fait faire un essai pour être la partenaire du 'grand' Raimu dans "GRIBOUILLE", en 1937, d’après la pièce de Marcel Achard. Ce sera son premier grand rôle, et un succès immédiat. C’est à cette occasion qu’elle adopte le pseudonyme de Michèle Morgan.
Gilbert Gil -Michèle Morgan -Andrex
En 1938, Marc Allégret lui confie le rôle principal d'"ORAGE", aux côtés de Charles Boyer, d’après une pièce d’Henri Bernstein. Elle n'a que 18 ans lorsqu'elle entreprend ce film, Michèle Morgan confia dans son livre "Avec ces yeux là" : "Charles Boyer a son fauteuil avec son nom derrière (...) -Quand j'entre il se lève, le geste mesuré, la parole courtoise, il a pour moi (...) un mot charmant de bienvenue, un mademoiselle...très régence. Puis il va se rasseoir (...). Impressionnant. Pas tout à fait ce qu'il faut pour me mettre en confiance."
Mais c'est avec "LE QUAI DES BRUMES" (1938) de Marcel Carné que Michèle Morgan connaîtra la consécration, coiffé d'un béret et vêtue d'un impérméable serré à la taille, ses cheveux lisses sont devenus un stéréotype du cinéma français des années 30, ce qui lui permettra de de devenir une véritable vedette. Lorsqu'elle lève son regard vers Jean Gabin, son partenaire, celui-ci murmure "T'as de beaux yeux tu sais", réplique légendaire qui définit la fascination que l'actrice va exercer sur le public, tout au long de sa carrière.
Librement adapté du roman de Pierre Mac Orlan, "LE QUAI DES BRUMES" (1938)met en scène un deserteur criminel d'occasion qui regagne le Havre afin de quitter la France, mais il y rencontre l'amour sous les traits d'une jeune femme émouvante Michèle Morgan. le film sera considéré comme un des plus grands films sur ce que l'on appelé "le réalisme poétique". Les autres protagonistes de ce film sont Michel Simon et Pierre Brasseur, on peut citer la présence de quelques uns des plus grands seconds rôles du cinéma français: Marcel Peres,Edouard Delmont,Raymond Aimos (qui disparaîtra au moment de la libération de Paris en aout 44) et Robert Le Vigan. Prix Louis Delluc en 1938, couvert de récompenses internationales, "LE QUAI DES BRUMES" fait de Michèle Morgan une vedette internationale. Prix Louis Delluc en 1938, couvert de récompenses internationales, "LE QUAI DES BRUMES" fait de Michèle Morgan une vedette internationale.
Michèle Morgan - Jean-Louis Barrault - (Charles Boyer) (2ème photo)
Pierre Brasseur -Michèle Morgan -Jean Gabin
C’est son succès aux USA qui décidera la RKO à lui faire signer un contrat en 1940. Mais, avant de partir aux USA, à cause de la guerre, elle tourne films sur films : "L’ENTRAINEUSE" (1938), d’Albert Valentin, avec Gilbert Gil et Andrex, le film fut tourné à Berlin mais ne sortit au cinéma qu'en 1940 et ne connut guère de succès.
"LE RECIF DE CORAIL", de Maurice Gleize, où elle retrouve son ami Gabin, "LA LOI DU NORD", de Jacques Feyder, avec Pierre Richard Wilm et Charles Vanel, qui ne sera distribué qu’en 1942, avec d’importantes coupures. Ce film devint initialement s'intituler "La loi du Nord", et obtint un deuxième titre "LA PISTE DU NORD". Le film était prévu pour représenter le premier Festival de Cannes, en septembre 1939. La déclaration de guerre fit annuler la manifestation et la sortie du film, qui retarda considérablement la sortie du film, puisqu'elle n'eut lieu qu'en mars 1942, dans une version ramenée à une centaine de minutes, après de nombreuses coupures. Alors que le film avait été minutieusement préparé par le cinéaste Jacques Feyder. La pureté des dialogues d'Alexandre Arnoux, de la partition de Louis Beydts, devait rejoindre la magie des images de Roger Hubert....
Pierre Richard Wilm - Michèle Morgan
Ce fut "REMORQUES" (1939), adapté d'un roman de Roger Vercel, on fit appel à Charles Spaak, puis succèda le futur réalisateur André Cayatte, avant que Jacques Prévert repris et signa les dialogues. Grémillon commença le tournage au début de l'été 1939. Il avait obtenu le concours de la Marine Nationale et disposait de plusieurs cargots et remorqueurs. Il dû se contenter d'une partie du matériel, à cause du mauvais temps. Le 11 août 1939, il s'installa aux studios de Billancout ou avait été construit le décorc du bistrot. Le 2 septembre 1939, Grémillon fut mobilisé et du coup, le film stoppé. Il ne put être repris qu'en mai 1940, lors d'une permission, il tourna d'autres séquences, de nouveau interrompu, le film fut repris en studio qu'en janvier 1941. Le film fut particulièrement bien accueilli et le public retrouva avec joie le couple Gabin-Morgan, à leurs côtés Madeleine Renaud, Fernand Ledoux et Jean Marchat.
En 1939, elle participe au tournage du film de Georges Lacombe, "LES MUSICIENS DU CIEL", d'après le roman de l'acteur René Lefèvre, paru chez Gallimard en 1938. La mise en scène eut lieu en décors naturels à Paris, à la Porte St-Ouen, rue Blanche et aux Halles.
"UNTEL PERE ET FILS", de Julien Duvivier, son dernier film français jusqu’en 1946. Elle quitte la France en 1940. Son premier film américain, "JOAN OF PARIS" (1941)(resté inédit en France, ce qu’elle ne semble pas regretter) est déjà à la gloire de la résistance française et participait à "l'effort de guerre" et sa sortie peu après que les Etats-Unis aient rejoint le conflit lui valut un grand succès. En 1942, Edwyn L.Marin la dirige dans "RENCONTRE A LONDRES" et, en 1943, elle apprend à chanter et à danser pour être la partenaire de Frank Sinatra dans "AMOUR ET SWING". Sa carrière américaine se termine en 1944 avec "PASSAGE TO MARSEILLE" de Michael Curtiz, un autre film sur la résistance française, avec Humphrey Bogart et Claude Rains. Le cinéaste avait reformé l'équipe du film "Casablanca". Michèle Morgan garda un très mauvais souvenir du tournage à cause de sa mésentente sur le plateau avec Michael Curtiz. Le film fut resté longtemps inédit en France, sa première diffusion se situe le 1er mai 1977, dans le cadre du "Cinéma de minuit" de FR3 (France 3).
Joan of Paris (1941) de Robert Stevenson
Passage to Marseille (1944) de Michael Curtiz avec Humphrey Bogart
Le 15 septembre 1942, elle épousa Bill Marshall, dont elle aura un fils, Mike Marshall, le 13 septembre 1944. Déçue par sa carrière américaine, Michèle Morgan fait son grand retour dans le cinéma français avec "LA SYMPHONIE PASTORALE", de Jean Delannoy d'après le roman d'André Gide.Ce film est le symbole du renouveau du cinéma français d'après-guerre. Les interprètes sont Michèle Morgan, Pierre Blanchar, Line Noro, Andrée Clément, Jean Desailly, Rosine Luguet. Son talent lui valut une récompense, lors du premier Festival de Cannes C'est le premier de ses six films avec Delannoy, et un triomphe qui lui vaut le prix de la meilleure interprétation féminine au Festival de Cannes 1946, le premier de l'après-guerre. Redevenue avec ce film l'actrice française numéro 1 (la "victoire" de la meilleure actrice lui sera décernée à sept reprises, en 1947, 1949, 1951, 1954, 1955 et 1956, et le triomphe Belge en 1955), elle fera désormais l'essentiel de sa carrière en France.
Michèle Morgan ne cessera de tourner entre 1946 à 1967. Après le tournage de deux films britanniques : "L'évadée" (1947) d'Arthur Ripley et de l'excellent film"Première disillusion" (1948) de Carol Reed. Elle participe au tournage du film d'Alessandro Blasetti "FABIOLA" (1947) avec Henri Vidal, le couple fit sensation.... Le film fût couteux, un budget de 400 millions de lires, 50 000 figurants, 88 décors, deux ans de préparation, une distribution internationale (Michel Simon, Louis Salou, Gino Cervi, Paolo Stoppa, Franco Interlenghi, Massimo Girotti et Gabriele Ferzetti).
Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes 1946
"AUX YEUX DU SOUVENIR" (1948) de Jean Delannoy fut le deuxième film tourné avec le concours de Michèle Morgan, Jean Marais lui donna la réplique, , le film fut selectionné au Festival de Venise 1949 et obtint la "Victoire" du meilleur film français de 1948. L'actrice se retrouva à nouveau dans les bras d'Henri Vidal, à deux autres reprises : "LA BELLE QUE VOILA" (1949) de Jean-Paul Le Chanois, et "L'ETRANGE MADAME X " (1950) de Jean Grémillon, mélodrame bourgeois indigeste, souffrira surtout d'un scénario larmoyant et nourri de conventions venues d'un autre âge, destiné à fournir des rôles sur mesure au couple alors à la mode formé par Michèle Morgan et Henri Vidal. La beauté de Michèle Morgan bien photographié par Louis Page, est d'ailleurs, un des meilleurs éléments de ce film. En 1950, elle épouse Henri Vidal; ils tourneront plusieurs films ensemble
A nouveau, Jean Marais fut le partenaire de Michèle Morgan dans "LE CHATEAU DE VERRE" (1950) de René Clément, d'après le roman de Vicki Baum "Sait-on jamais". Le film fut très bien accueilli par la critique mais dérouta le public. Le cinéaste construisit son dénouement en insérant un fragment de futur dans le présent -Michèle Morgan fait avancer la montre de Jean Marais _. A ce moment, l'auteur désamorce tout suspense, intercale l'épisode de l'accident d'avion dans lequel elle trouvera la mort et qui, chronologiquement et logiquement, prend sa place à la fin du film.
Retrouvailles entre Gabin et Morgan dans le film de Jean Delannoy : "LA MINUTE DE VERITE" (1952), elle affronte une grave crise conjugale, et part se réfugier dans les bras de Daniel Gélin.
Elle fut l'une des nombreuses interprétes du rôle de Jeanne D'Arc, dont le film à sketches de Jean Delannoy, Christian-Jaque et Marcel Pagliero : "DESTINEES" (1953). Le traitement final comprend un sketch de tonalité néo-réaliste, le second d'inspiration chrétienne, le dernier beaucoup plus humoristique et qui donne une note de fantaisie finale.Les principaux interprétes de ce film sont Claudette Colbert, Eleonora Rossi-Drago, Martine Carol, Daniel Ivernel et bien sûr Michèle Morgan.
Yves Allégret tourna au Mexique en décors naturels et en France (Studios de Boulogne) "LES ORGUEILLEUX" (1953), inspiré de "Typhus" de Jean-Paul Sartre. Ce film marqua une date dans l'histoire du cinéma français : celle de la rencontre entre Michèle Morgan et Gérard Philipe. Ces deux acteurs exceptionnels se surpassèrent durant le tournage. La séquence ou Gérard Philipe danse pour un verre d'alcool est mémorable... Les deux grands acteurs se retrouvèrent en 1955 dans "LES GRANDES MANOEUVRES" ,le premier film en couleur de René Clair. Aux côtés du couple légendaire, une débutante Brigitte Bardot, mais aussi Jean Desailly (disparu récemment), Pierre Dux, Jacques François, Yves Robert, Lise Delamare, Simone Valère, Magali Noel, Jacques Fabbri, Raymond Cordy et Olivier Hussenot.
Après le tournage du film "Les Orgueilleux"
Après le tournage d'"OBSSESSION" (1954) premier film en couleurs de Jean Delannoy, dont le scénario n'était pas assez élaboré ... Elle enchaîne dans deux superproductions de Sacha Guitry: "NAPOLEON" (1954) et "SI PARIS M'ETAIT CONTE" (1955)
En 1955, Morgan donna la réplique à Yves Montand dans "MARGUERITE DE LA NUIT" de Claude Autant-Lara, qui indiqua que son film fut découpé en plans de tournage préparés minutieusement, dessinés, calculés selon la méthode américaine.
"MARIE-ANTOINETTE" (1955) le réalisateur n'a pas su donné toute la réalité que l'histoire a laissé sur un moment de la vie de "Marie-Antoinette" même si celui-ci a été présenté en gala d'ouverture du Festival de Cannes 1956 en présence de François Mitterand, ministre de la Justice (Garde des Sceaux).
Michèle Morgan, Daniel Gélin, Michèle Mercier, Bernard Blier, Peter Van Eyck tournèrent dans "RETOUR DE MANIVELLE",Denys de la Patellière transposa le roman de James Hadley Chase "There is Always a Price Tag" sur la Côte d'Azur avec un court début à Cannes et la villa de Freminger située à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Le film marqua un tournant dans la carrière de l'actrice, "grande dame du cinéma français", auparavant fragile et vulnérable et vouée à incarner certaines héroines de l'histoire comme Jeanne d'Arc ou Marie-Antoinette, et devenue, le temps d'un film, femme fatale de la série noire. Soulignant cette métamorphose, Robert Chazal notait "On est étonné de voir comment ses yeux peuvent devenir durs, sa bouche méprisante et sa voix cruelle" ("Paris-Presse", 19 sept. 1957).
En 1957, pendant le tournage du "MIROIR À DEUX FACES" (où elle est d'abord une femme laide), elle retrouve Gérard Oury qu'elle avait perdu de vue depuis l'époque du cours Simon. Henri Vidal meurt en 1959, d'une crise cardiaque. Gérard Oury entre dans sa vie. Première rencontre de Michèle Morgan avec Bourvil, ils forment un couple aux abois. Une des meilleurs interprétations de Michèle Morgan, elle réètere avec "FORTUNAT" en 1960, sous la direction d'Alex Joffé, l'action se situe entre Toulouse et la ligne de démarcation, Bourvil est surprenant d'authenticité, face à Michèle Morgan qui démontre toute la dimension de son talent d'actrice, elle a conquis le coeur de millions de spectateurs. Rosy Varte, Fredéric Mitterand, Pierre Doris et bien sûr Rosy Varte sont de la distribution. "Fortunat" serait le film préféré de l'actrice.
Elle retrouve son partenaire du début, Charles Boyer dans un film d'Henri Verneuil "MAXIME" (1958), d'après le roman d'Henri Duvernois, sur des dialogues d'Henri Jeanson.
Michèle Morgan -Frederic (Robert) Mitterand -Alex Joffé
Le début des années 60 étant prolifique pour Michèle Morgan, elle tourne sans cesse : "Les Scélérats" (1960) de Robert Hossein, "Le Crime ne paie pas" (1962) de Gérard Oury, avec une pléiade de vedettes : Edwige Feuillère, Gino Cervi, Philippe Noiret, Louis De Funès, François Périer, Jean Servais, Danielle Darrieux, Annie Girardot, Pierre Brasseur...Puis en 1961, à nouveau Henri Verneuil la sollicite dans "LES LIONS SONT LACHES" avec Danielle Darrieux, Lino Ventura, Jean-Claude Brialy et Claudia Cardinale. "CONSTANCE AUX ENFERS" (1964) de François Villiers avec Dany Saval, Maria Pacôme et Claude Rich." LES YEUX CERNES" (1964) également de Robert Hossein.
Après "BENJAMIN OU LES MEMOIRES D'UN PUCEAU" (1968) de Michel Deville, Michèle Morgan suspend sa carrière. Elle se consacre à la peinture, à la haute couture, enregistre des poèmes. Elle est présidente du Jury au Festival de Cannes 1971, puis est décorée de la légion d'honneur. En 1976, elle fait un retour au cinéma sous la direction de Claude Lelouch, "LE CHAT ET LA SOURIS". En 1977, elle publie son autobiographie : "Avec ces yeux-là". En 1986, elle apparaît dans "Le tiroir secret", feuilleton télévisé.
Le Procès de Doges (1963) de Duccio Tessari
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Guy Béart -Michèle Morgan -Gérard Oury
Michèle Morgan -Jean Delannoy - Madeleine Sologne
Jean Gabin -Jean Delannoy - Michèle Morgan
Victoire du Cinéma 2 juin 1952
Michèle Morgan et Bill Marshall
Gérard Oury - Michèle Morgan et Barbara, la bien-aimée
Gérard Oury -Michèle Morgan
Jean Marais - Michèle Morgan - Gérard Oury
____Téléfilms__________
Jeanne Moreau - Michèle Morgan - Daniel Gélin
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Michèle Morgan et sa passion de la peinture....
Gérard Oury - Michèle Morgan -Johnny Hallyday
Archives:
Hommage à Gérard Oury
au cimetière du Montparnasse
Carnet. Les obsèques de Gérard Oury, réalisateur de "La grande vadrouille" ou de "Rabbi Jacob" ont eu lieu ce lundi en présence notamment de Michele Morgan, Dominique de Villepin et sa femme (photo).
Les obsèques du réalisateur Gérard Oury, mort jeudi 20 juillet, à l'âge de 87 ans, se sont déroulés lundi 24 juillet dans la matinée au cimetière du Montparnasse à Paris.
Parmi les personnalités présentes, les acteurs Richard Anconina, Michel Boujenah et Philippe Torreton, mais aussi le premier ministre Dominique de Villepin et le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres. La compagne du cinéaste, l'actrice Michèle Morgan, était aussi présente en costume de lin blanc et chapeau beige, de même que la fille de Gérard Oury, la scénariste et réalisatrice Danièle Thompson, et son fils, l'acteur Christopher Thompson.
L'ex-ministre de la Culture Jack Lang était également dans l'assistance, tout comme le réalisateur Alexandre Arkady, l'écrivain Marek Halter, Philippe Labro et Claire Chazal.

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Mike Marshall 1944 - 2005
Michael Marshall, plus connu sous le nom de Mike Marshall, né le 13 septembre 1944, à Los Angeles -Il décèdera le 2 juin 2005, à Caen (France). Mike Marshall était le fils de l'acteur et réalisateur américain Bill Marshall et de l'actrice française Michèle Morgan.
Il fut le demi-frère de l'actrice, scénariste et réalisatrice Tonie Marshall , fille de l'actrice Micheline Presle, deuxième épouse de son père.
Il a entamé une carrière cinématographiques dans les seconds rôles, plus d'une trentaine de films à son palmarès.
Son film le plus célèbre restera "La Grande vadrouille" de Gérard Oury, il interprétait le rôle d'un des trois parachutistes anglais, son atterissage sur le dôme de l'Opéra de Paris, reste une des scènes les plus célèbres du cinéma, accompagne du célèbre chef d'orchestre opéré par Louis de Funès.
Père de six enfants, Mike Marshall fut le père de Sarah Marshall.
FILMOGRAPHIE
films édités en DVD
- 1935
MADEMOISELLE MOZART (Yvan Noé)
UNE FILLE A PAPA (René Guissart).
- 1936
GIGOLETTE (Yvan Noé)
MES TANTES ET MOI (Yvan Noé)
LE MIOCHE (Leonide Moguy).
- 1937
GRIBOUILLE (Marc Allégret).

QUAI DES BRUMES (Marcel Carné)

L'ENTRAÎNEUSE (Albert Valentin)
LE RÉCIF DE CORAIL (Maurice Gleize).
- 1939
LA LOI DU NORD ou LA PISTE DU NORD (Jacques Feyder)
REMORQUES (Jean Grémillon)

LES MUSICIENS DU CIEL (Georges Lacombe).
- 1940
UN TEL PÈRE ET FILS (Julien Duvivier).
- 1941
JOAN OF PARIS (Roben Stevenson).
- 1942
TWO TICKETS FOR LONDON (Edwin L Marin)
- 1943
AMOUR ET SWING (Higher and Higher, Tim Whelan).
- 1944
PASSAGE TO MARSEILLE (Michael Curtiz).
- 1946
LA SYMPHONIE PASTORALE (Jean Delannoy).

- 1947
L'ÉVADÉE (The Chase, Arthur Ripley).
- 1948
PREMIÈRE DÉSILLUSION (The Fallen Idol, Carol Reed)
FABIOLA (Alessandro Blasetti)
AUX YEUX DU SOUVENIR (Jean Delannoy).
- 1949
LA BELLE QUE VOILA (Jean-Paul Le Chanois)
MARIA CHAPDELAINE (Marc Allégret).

- 1950
LE CHATEAU DE VERRE (René Clément)
L'ÉTRANGE MADAME X (Jean Grémillon).
- 1951
LES SEPT PÉCHÉS CAPITAUX (L'orgueil, Claude Autant-Lara).
- 1952
LA MINUTE DE VÉRITÉ (Jean Delannoy)
DESTINÉES (épisode de Jeanne, Jean Delannoy).
- 1953
LES ORGUEILLEUX (Yves Allégret).

- 1954
OBSESSION (Jean Delannoy)
NAPOLÉON (Sacha Guitry)
OASIS (Yves Allégret).
- 1955
LES GRANDES MANOEUVRES (René Clair)
MARGUERITE DE LA NUIT (Claude Autant-Lara)
SI PARIS M'ÉTAIT CONTÉ (Sacha Guitry)

MARIE-ANTOINETTE (Jean Delannoy).
- 1956
LES VENDANGES (The Vintage, Jeffrey Hayden).
- 1957
RETOUR DE MANIVELLE (Denys de la Patellière).

- 1958
LE MIROIR À DEUX FACES (André Cayatte)
FEMMES D'UN ÉTÉ (Gianni Franciolini)
MAXIME (Henri Verneuil)

POURQUOI VIENS-TU SI TARD ? (Henri Decoin) B.
- 1959
BRÈVES AMOURS (Vacanze d'Iverno, Camillo Mastrocinque)
LES SCÉLÉRATS (Robert Hossein)
GRAND HÔTEL (Menschen im Hotel, Gottfried Reinhardt).
- 1960
FORTUNAT (Alex Joffé).

- 1961
LE CRIME NE PAIE PAS (Gérard Oury)
LES LIONS SONT LÂCHÉS (Henri Verneuil)
LE PUITS AUX TROIS VÉRITÉS (François Vilbers)
RENCONTRES (Claude Chabrol).

- l962
LANDRU (Claude Chabrol).

- 1963
CONSTANCE AUX ENFERS (François Villiers)
LE PROCÈS DES DOCES (Il Fornaretto di Venezia, Ducclo Tessari)
MÉFIEZ-VOUS MESDAMES (André Hunnebelle).
- 1964
LES YEUX CERNES (Robert Hossein)
LES PAS PERDUS (Jacques Robin).
- 1965
LES CENTURIONS (Look Commando, Mark Robson)
DIS-MOI QUI TUER (Étienne Périer).
- 1967
LA BIEN-AIMÉE (Jacques DoniolValcroze, pour la Télévision)
BENJAMIN OU LES MÉMOIRES D'UN PUCEAU (Michel Deville) A.
- 1976
LE CHAT ET LA SOURIS (Claude Lelouch).
- 1978
ROBERT ET ROBERT (Claude Lelouch).
- 1987
MARS (Maïa Simon).
- 1990
ILS VONT TOUS BIEN ! (Stanno Tutti Bene, Giuseppe Tornatore).
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01 août 2008
DANIELLE DARRIEUX
DANIELLE DARRIEUX 1917
Actrice et chanteuse française
"Avec Danielle Darrieux, tout est simple, naturel, délicat. Elle frôle les sentiments, exprime tout avec grâce et avec l'air de rien, nous emporte dans son charme qui est celui du rêve." Jean-Claude Brialy.
Danielle Darrieux fut une des plus grandes vedettes d'avant-guerre et de l'occupation, grâce à des films comme "Mayerling" (1936) d'Anatole Litvak ou elle incarnait une inoubliable Marie Vetsera, ou à ceux qu'elle interpréta sous la direction de son mari Henri Decoin :"Retour à l'aube" (1938), "Battements de coeur" (1939) et "Premier rendez-vous" (1941). Elle avait excellé dans des rôles de jeunes filles modernes, qui lui permit de tomber dans les bras du beau jeune premier. Dotée d'une voix agréable,elle susurrait souvent de jolies mélodies.
Ses plus grands succès :"Mayerling" (1936, "Abus de confiance" (1937), "Katia" (1938), "Retour à l'aube" (1938), "Battements de coeur" (1939), "Premier rendez-vous" (1941), "Ruy-Blas" (1947), "Occupe-toi d'Amélie" (1949),"La ronde" (1950), "Le plaisir" (1951), "La vérité sur Bébé Donge" (1951), 'L'affaire Cicéron" (1951), "Le bon Dieu sans confession" (1953), "Madame de " (1953),"Le rouge et le noir" (1954), "Marie-Octobre" (1958), "Les demoiselles de Rochefort" (1966), "Une chambre en ville" (1982), "En haut des marches" (1983), "8 femmes" (2002) et "Une vie à t'attendre" (2004)













































































































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